00:00Jean-François Copé a dit qu'il serait désormais sain et nécessaire pour la République, en gros, qu'Emmanuel Macron démissionne.
00:07Écoutez, moi je ne partage pas cet avis, les Républicains ne partagent pas cet avis.
00:11Déjà, pour une raison qui est très simple, c'est que le blocage institutionnel à l'Assemblée nationale qui fait qu'il n'y a pas de majorité
00:18ne sera pas résolu par la démission d'Emmanuel Macron, puisque le futur président, si Emmanuel Macron devait venir à démissionner,
00:25doit être élu dans un délai assez court qui est fixé par la Constitution, une quarantaine de jours.
00:29Et derrière, il ne pourrait quand même pas dissoudre l'Assemblée nationale avant le mois de juillet,
00:32probablement avant le mois de septembre, pour ne pas avoir des élections en plein pendant les mois d'août, les moments des vacances.
00:37Donc on se retrouverait dans tous les cas avec au moins six mois de blocage.
00:40Donc l'intérêt, en réalité, est assez faible, hormis vouloir se faire plaisir.
00:44Et on voit bien la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, celle qui a été présentée dans sa vidéo sur les réseaux sociaux.
00:49C'est la stratégie du chaos, c'est la même stratégie qu'il met en place depuis longtemps.
00:52Et là, aujourd'hui, le Rassemblement national devient, pardon de l'expression, l'idiot utile de la stratégie du chaos,
00:58mise en place, théorisée par Jean-Luc Mélenchon, que ce soit dans la rue, que ce soit dans certains quartiers avec un vote ultra communautariste,
01:04ou que ce soit à l'Assemblée nationale, de façon parfaitement visible, avec le brouhaha incessant, les insultes envers les ministres et les autres députés.
01:10Sans parler de démission, est-ce que vous pensez que le président de la République, vu la situation dans laquelle on est,
01:15doit maintenant reprendre la main, d'une manière ou d'une autre ?
01:18Doit s'exprimer ? Doit s'adresser aux Français ? Est-ce qu'il faut qu'il revienne au premier plan ?
01:22Déjà, il faut qu'il assume que cette situation est quasi uniquement de son fait et de sa faute.
01:27C'est lui qui a la responsabilité majeure pour au moins trois raisons.
01:30Un, ça a été dit, une présidentielle galvaudée où il n'en a vraiment pas mis du sien pour avoir un vrai débat d'idées.
01:34Et en effet, en 2022, de par la campagne menée, de par ce qui se passait également à l'extérieur, en particulier la guerre en Ukraine et la suite du Covid,
01:41il n'y a pas eu un choix qui a été fait de façon très claire sur des projets de société par les Françaises et les Français.
01:47C'était ce qu'on a appelé à l'époque l'effet drapeau.
01:49Deuxièmement, Emmanuel Macron dissout l'Assemblée, alors qu'il y avait une majorité, certes, qui n'était pas absolue, mais qui permettait de faire passer des textes.
01:55Et troisièmement, ça a été dit d'ailleurs, on ne sait toujours pas pourquoi ce qu'il a dissout, ce n'est toujours pas expliqué.
01:59Et puis troisièmement, il met deux ou trois mois à nommer un gouvernement, à nommer en tout cas un premier ministre pour être seul pendant les Jeux olympiques.
02:06C'est ce temps qu'on a perdu lors des grandes vacances, le mois de juillet, le mois d'août,
02:10où le gouvernement, les partis de gouvernement du Parti socialiste républicain auraient pu discuter d'un projet.
02:17Le budget, en réalité, c'est quoi ? Le budget d'un pays, c'est la traduction de grands objectifs politiques.
02:22Il n'y a pas eu de projet qui a été mis en place dans la coalition.
02:25C'est en gros tous ceux qui voulaient bien gouverner. Ils étaient les bienvenus au gouvernement.
02:28Et comme il n'y a pas ce projet qui a été mis sur la table, comme tout a été fait, pardon de le dire, un peu à l'arrache,
02:33parce qu'il y avait deux ou trois semaines pour présenter un budget, il y a évidemment un budget inscrit.
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