00:00La gauche, vous confirmez, va déposer une motion de censure ?
00:02Oui, oui, je vous le confirme.
00:03Les socialistes la voteront ?
00:05Bien sûr.
00:06Et vous acceptez les voix du RN pour faire chuter le gouvernement ?
00:09Moi comme d'autres, on vous a déjà répondu à cette question.
00:11On ne se détermine pas par rapport au RN,
00:13on se détermine par rapport à ce qui nous est proposé.
00:16Je voudrais quand même rappeler par rapport à la discussion qu'on vient d'avoir,
00:18on est dans une économie de marché, c'est vrai, avec des risques financiers,
00:22tout ça existe, mais on est aussi, la France, dans une démocratie.
00:25Et la situation que nous vivons aujourd'hui,
00:27c'est celle d'un gouvernement minoritaire,
00:29minoritaire depuis le premier jour en réalité,
00:31qui essaye d'imposer un budget qui est minoritaire à l'Assemblée nationale,
00:36et qui veut en plus l'imposer par une procédure autoritaire qui s'appelle le 49-3,
00:41et qui fait qu'on n'a pas la possibilité de refuser ce budget
00:45sans faire tomber le gouvernement.
00:47Donc c'est tout, on applique les règles démocratiques prévues par notre Constitution.
00:51Et on n'a aucun état d'âme par rapport à ça,
00:53parce que si la gauche avait été un peu entendue,
00:56vous voyez, dans la discussion qu'il vient d'avoir,
00:58à aucun moment, Barnier n'a réellement discuté avec nous.
01:00– C'est-à-dire que Michel Barnier était tourné vers le Rassemblement national,
01:03jamais vers la gauche ? – Bien sûr, bien sûr.
01:05– En même temps, on se souvient des mots de Jean-Luc Mélenchon
01:08le soir du second tour des législatives,
01:11le programme, rien que le programme du Nouveau Front Populaire,
01:14ça coupe court à une négociation ça ?
01:16– Je ne sais pas si vous avez conscience
01:18que vous n'avez pas invité un député insoumis.
01:19– D'accord. – Moi je suis socialiste, je n'ai jamais…
01:21– Oui, mais vous étiez dans le Nouveau Front Populaire.
01:22– Oui, mais je n'ai jamais dit tout le programme, rien que le programme.
01:25Depuis le début, ça a été une différence et une divergence.
01:27Donc nous, on est ouverts à la possibilité de compromis,
01:31on est bien conscients que dans cette Assemblée telle qu'elle est,
01:33il n'y a pas personne à la majorité absolue,
01:35donc il y a forcément des discussions.
01:37La gauche l'avait fait adopter pas mal de choses en première lecture,
01:40y compris dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale.
01:43Barnier aurait pu ouvrir une discussion sur deux, trois mesures importantes
01:47qu'il aurait pu essayer de garder.
01:48– Vous auriez pu voter le budget, en tout cas ne pas le censurer.
01:50– On aurait au moins eu un début de discussion.
01:51Reconnaissez que ça, ça n'a même pas existé en vérité.
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