00:00— Écoutez, c'est surtout la France qui est dans la mouise. Et c'est ça qui m'interpelle, c'est ça qui me gêne. C'est l'image que nous avons renvoyée.
00:07Et si, effectivement, la censure est votée, ce sont les conséquences pour l'investissement de nos entreprises, pour l'image de la France,
00:15pour notre dette, les taux. C'est ça, le plus embêtant. Effectivement, Michel Barnier s'est trompé d'une certaine manière.
00:23Et c'était la mauvaise stratégie. Mais ce que je dirais en écoutant vos commentateurs, c'est que... Vous savez, encore hier,
00:31Marine Le Pen disait, écrivait que si on lui concédait un élément important dans ce budget, personnellement, disait-elle,
00:40eh bien elle changerait d'avis. C'est ce qu'a fait Michel Barnier avec... Moi, je suis pas d'accord sur ça. Mais il l'a fait.
00:47Il est allé extrêmement loin. Et pourtant, elle n'a pas changé. Ce qui veut dire que le RN, malgré des travaux de façade,
00:55reste un parti d'extrême-droite et que leurs enjeux personnels, c'est-à-dire l'élection présidentielle pour Marine Le Pen,
01:02sont beaucoup plus importants que l'intérêt des Français.
01:05— Michel Barnier, erreur de stratégie, vous dites. Qui a nommé Michel Barnier ? C'est Emmanuel Macron, qui a attendu d'ailleurs
01:10de longues semaines avant de nommer Michel Barnier. Il a écarté l'hypothèse de nommer une personnalité de gauche.
01:16Et finalement, il a nommé Michel Barnier. Bah visiblement, c'était pas l'homme de la situation. Donc est-ce que c'est aussi
01:20l'échec aujourd'hui d'Emmanuel Macron ? — On peut toujours revenir et remonter. Effectivement, on voit bien le coup de la dissolution.
01:30Mais je voudrais quand même rappeler qu'après la dissolution, il y a eu le vote des Français. Et les Français, aujourd'hui,
01:35à l'image de notre pays, sont coupés en trois. Donc la question que je pose à ceux qui vont voter la censure mercredi ou jeudi,
01:43qu'est-ce qu'ils ont prévu, derrière ? En fait, ils ont rien prévu, derrière. Est-ce que ça va changer ?
01:49— Ils sont dans l'opposition. Ce n'est pas à eux de prévoir. C'est à Emmanuel Macron de nommer un nouveau Premier ministre.
01:55— Je ne suis pas d'accord. Je suis désolé de ne pas être d'accord avec vous. Mais s'ils votent la censure, c'est qu'ils ont une bonne idée
02:02pour les Français, derrière. C'est qu'ils ont une bonne idée pour un Premier ministre. C'est qu'ils ont une bonne idée pour un programme.
02:07Ils n'ont rien. C'est bien la stratégie du chaos. — Non, mais ils vont même plus loin, puisque Jean-Luc Mélenchon ne s'en cache pas,
02:13d'ailleurs. Il l'a encore retweeté tout à l'heure. Il veut maintenant le départ d'Emmanuel Macron. Il dit que le responsable de cette crise politique,
02:20c'est le chef de l'État, qu'on ne sortira pas de cette crise sans la démission d'Emmanuel Macron. D'ailleurs, regardez le tweet de Jean-Luc Mélenchon.
02:26« Toutes les manœuvres pour sauver le gouvernement Barnier ont échoué ». Il va tomber. Et Macron, seul responsable de la crise financière et politique,
02:33doit s'en aller pour rendre la parole au vote des Français. — Alors qui peut imaginer que faire tomber successivement, tous les 3 mois,
02:41je sais pas, 2, 3 premiers ministres en 2025 et après faire en sorte que le président de la République démissionne, qui peut penser que ça règle nos problèmes ?
02:51C'est évidemment le contraire. Moi, je crois que le président de la République, c'est au contraire d'un point de vue des institutions aujourd'hui l'instabilité.
02:58C'est lui qui incarne l'instabilité. Donc en plus, se lancer dans une élection présidentielle serait à mon avis une erreur supplémentaire
03:07par rapport à ce qui se passe. Les Français... Vous savez, moi, j'étais sur le marché d'Angers ce week-end. Qu'est-ce qu'ils me disent, les Français ?
03:15Arrêtez de l'instabilité. S'il vous plaît, arrêtez ce cinéma. Arrêtez ces enjeux personnels des uns et des autres qui ne souhaitent qu'une élection présidentielle
03:27anticipée pour, espère-t-il, prendre le pouvoir. C'est pas ce que veulent les Français.
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