Passer au playerPasser au contenu principal
7info est la première chaîne d'information en continu en Côte d'Ivoire. Retrouvez ici en replay nos programmes et restez informés en temps réel en vous abonnant à nos différentes plateformes :

Site web : https://www.7info.ci
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCYHo...
Dailymotion : https://www.dailymotion.com/7info
Facebook : https://www.facebook.com/7infoci/
Twitter : https://twitter.com/7info_ci

#7INFO #VUDECOTEDIVOIRE

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le VIHIDA, un mot qui fait peur à plus d'une personne car trop souvent perçu comme lié
00:12à la mort, pourtant avec les avancées mondiales dans la recherche d'un remède, l'espérance
00:17de vie des personnes atteintes par la maladie a été sensiblement rallongée ces dernières
00:21années et la Côte d'Ivoire ne fait pas exception avec une espérance de vie pouvant atteindre
00:27les 70 à 80 ans avec des soins optimaux.
00:30L'accès aux soins des personnes atteintes du VIHIDA, c'est justement la thématique
00:35de ce nouveau numéro 2, c'est-à-dire une thématique que nous abordons avec le professeur
00:40Solange Kakou, chercheur senior à l'Institut Pasteur, responsable de plateforme de biologie
00:45moléculaire en charge du diagnostic de la charge virale.
00:49Professeur, bienvenue.
00:50Merci.
00:51Merci à vous d'avoir accepté notre invitation.
00:54Qu'est-ce qu'on peut dire aujourd'hui de la situation, ou plutôt de la lutte contre
00:59le sida en Côte d'Ivoire ?
01:01En Côte d'Ivoire, les chiffres sont très, très, très, très bons pour le moment.
01:05Depuis 10 ans, on a eu une reconnaissance des cas de VIH en Côte d'Ivoire parce qu'il
01:09y a eu beaucoup d'actions, il y a eu beaucoup d'activités, dont on a réussi à baisser
01:14la prévalence du VIH en Côte d'Ivoire.
01:17Donc je peux dire qu'il y a eu beaucoup de dépistages massifs, il y a eu des campagnes,
01:22il y a eu aussi la prise en charge, il y a eu la disponibilité des malades et des quits.
01:27Donc si vous avez tous ces systèmes-là, c'est sûr que vous aurez de bons résultats.
01:31Vous avez parlé de la dernière décennie, justement, 70%, professeur, c'est le taux,
01:37c'est le pourcentage, pardon, de baisse des décès liés au VIH-sida ces dix dernières
01:42années, du moins, c'est ce que le ministre Pierre Darbin a annoncé.
01:45Comment on explique de telles avancées ?
01:47On explique de telles avancées parce qu'il y a eu l'initiative 90-90-90.
01:52C'est-à-dire ?
01:53C'est-à-dire depuis 2015-2016, on a mis en place le système de détecter en Côte d'Ivoire
02:0190% des populations et de ces 90% qu'ils aient accès tous au dépistage, à 90%, et
02:09aussi aux antirétroviraux, à 90%, on appelle l'initiative 90-90-90, donc ça a permis
02:18de retrouver les malades, de dépister, de donner des médicaments.
02:22C'est important.
02:23Donc ça a coupé la chaîne de transmission.
02:26Mais il y a un paradoxe qui subsiste, c'est que les 15 à 25 ans sont les plus touchés
02:33par les infections.
02:34Alors, comment d'un côté, le nombre de décès diminue, mais de l'autre, les infections
02:41augmentent ? Comment on explique ça ?
02:42Oui, on explique parce que la jeunesse aujourd'hui n'est pas consciente de ce qu'on appelle
02:46le VIH, parce qu'ils pensent que ça n'existe pas.
02:50Donc nous devons encore reformer, nous devons sensibiliser les élèves qui ont des vies
02:55risquées et qui ne considèrent pas les virus, ni même les maladies.
02:59Donc il faut repartir à l'école, expliquer aux élèves, aux lycéens, aux collégiens,
03:05le VIH est une réalité.
03:07Donc il faut des mesures de prévention pour tout le monde, même pour la jeunesse.
03:12Mais est-ce qu'il faut repartir, selon vous, dans des extrêmes, des réalités comme les
03:21campagnes que nos parents ont pu voir, avec des gens qui étaient amégrés, qui présentaient
03:26une très mauvaise vie, une très mauvaise mine, pardon ?
03:29Est-ce qu'on doit arriver dans ce qu'on considère aujourd'hui comme une forme d'extrême ?
03:34Moi, je ne pense pas qu'on va revenir en arrière.
03:36On a des moyens aujourd'hui qui peuvent expliquer, il faut que des personnes infectées puissent
03:40témoigner pour que ça soit une réalité.
03:43Parce que nous avons beaucoup de gens qui ne peuvent pas témoigner de leur statut VIH,
03:48et donc, en conséquence, ça n'existe pas.
03:50Mais si nous avons des témoins, ceux qui sont sous les médicaments, ceux qui se portent
03:55bien, les bienfaits même des antirétrovirus, on peut en parler.
04:00Il faut qu'on en parle.
04:01Donc il faut avoir vraiment une autre politique de sensibilisation.
04:06Les jeunes sont très sensibles, mais il faut vraiment les éduquer, il faut expliquer.
04:12Le VIH est une réalité.
04:13Ce n'est pas de fake news.
04:16C'est une réalité.
04:17Donc il faut des témoins, parce qu'il faut qu'ils voient.
04:20Donc nous avons maintenant besoin d'une campagne avec des témoins, avec des personnes qui
04:24peuvent témoigner publiquement qu'ils ont un statut VIH, et qu'ils sont sous des médicaments,
04:31et que ça fonctionne, et que ce n'est pas la fin du monde, et qu'on ne meurt plus de
04:35sida.
04:36Parce que c'est aussi, dans la tête de beaucoup, une idée qui est ancrée.
04:41Voilà, exactement.
04:42Dès qu'on a le sida, on va mourir.
04:43Il faut casser les murs, il faut casser les théories qui existent.
04:47On peut vivre avec le VIH, avoir une bonne qualité de vie.
04:52Donc je pense qu'il y a la science à avancer par rapport à ce dossier, mais ils ne sont
04:57pas vraiment convaincus.
04:58Donc je pense que c'est ça qui bloque un peu les jeunes.
05:03Mais aujourd'hui, professeure, c'est vrai, on a avancé, on a les avancées scientifiques,
05:07on a tout ça.
05:08Mais mine de rien, on appelle encore malheureusement les personnes atteintes de VIH, sida, les
05:14CD1, et ça c'est que la partie visible de l'iceberg concernant la stigmatisation.
05:19Alors comment faire pour que les personnes atteintes puissent s'affirmer ?
05:25C'est vraiment délicat, parce que nous avons aussi une culture, nous avons une société
05:30qui a beaucoup de codes.
05:32Je pense qu'il faut trouver une stratégie bonne pour les populations, aussi bonne pour
05:39les malades.
05:40Parce que les gens ne veulent pas se faire identifier de CD1.
05:45Donc tout cela, il faut les protéger.
05:47Donc je pense qu'il faut des espaces vraiment fermés où on peut aller écouter ces gens-là,
05:54soit anonyme et sortir de là avec de nouvelles idées.
05:58Mais publiquement, c'est encore compliqué.
06:00C'est même d'ailleurs pourquoi beaucoup de gens ne disent pas leur statut en famille.
06:04Ils prennent leurs médicaments sans qu'on soit au courant.
06:07Et donc je pense que le problème est encore là.
06:10En Afrique, on a peur des maladies, on a peur de dire on est malade, parce que ça change
06:16le regard dans la société.
06:17Et donc il faut trouver des moyens, comment parler, et comment parler du VIH en Afrique.
06:23C'est pas encore un sujet gagné.
06:26Je sais que la communication évolue, donc je pense qu'il faut faire beaucoup de capsules.
06:31Beaucoup de capsules, soit anonymes, beaucoup d'informations, beaucoup de publicités.
06:36Il faut qu'on en parle, mais d'une manière, comment dire...
06:40Terre à terre.
06:41Terre à terre.
06:42En famille, dans des églises, dans les universités, il faut beaucoup de campagnes.
06:46Justement, vous avez cité les églises, non pas pour les pointer du doigt, mais l'aspect
06:53religieux aussi rentre en compte.
06:55Oui, vraiment en Afrique, on vit dans l'aspect religieux.
06:58Même déjà beaucoup de malades ne prennent pas leurs médicaments, parce qu'ils pensent
07:02qu'ils seront guéris à l'église.
07:04Moi, je ne dirais pas que Dieu ne guérit pas.
07:06Ou dans d'autres lieux religieux, pour ne pas les pointer du doigt.
07:08Mais je dis, Dieu aussi a créé les molécules, il a créé les médicaments, il a permis
07:12que des chercheurs puissent nous trouver des médicaments.
07:16Donc si on croit en Dieu, croyons aussi aux créatures, aux créateurs, qui sont des scientifiques.
07:23Les médicaments sont aussi des bénédictions de Dieu.
07:26Je dis souvent que Dieu a tout créé.
07:28Il a créé l'homme intelligent qui peut trouver des solutions à des problèmes.
07:33Tout cela est aussi la main de Dieu.
07:35Mais il faut qu'on le redise dans les églises, qu'on le redise aux croyants, qu'on le redise
07:40à ceux qui ne croient pas à la médecine moderne.
07:44Parce qu'il y en a aussi qui ne croient pas à la médecine moderne, qui ne croient pas
07:48aux molécules qui viennent de l'Occident.
07:50Il y a aussi ça.
07:51Il y a ces barrières-là.
07:52Donc, c'est beaucoup de travail derrière.
07:55Il faut des sociologues, il faut des anthropologues, il faut faire comprendre aux gens que la maladie
08:02est une réalité de l'homme, que l'homme doit vivre avec.
08:05Même s'il y a le bon Dieu, Dieu aussi a créé toutes ces choses-là.
08:08Donc c'est vraiment, moi je ne suis pas, je suis scientifique, je ne parle que de la
08:12science.
08:13Mais la science n'existe pas sans le bon Dieu, j'aime le dire.
08:18Voilà le problème du VIH, on a eu le problème de la pandémie, les mêmes problèmes sont
08:23là.
08:24Est-ce que nous croyons aux maladies ? Est-ce que nous croyons que les virus existent en
08:28Afrique ? Est-ce que nous croyons que tout cela existe ? Parce que si tu ne crois pas
08:32à ça, tu ne peux pas lutter contre.
08:34C'est ça, moi, mon problème, est-ce qu'on croit vraiment aux microbes ? Parce que je
08:38suis dans l'infini petit, les virus, ça existe.
08:41J'en ai vu au laboratoire, j'en vois au microscope.
08:45Donc ce n'est pas des fake news des microbes, ça existe vraiment.
08:49Et le VIH est un virus, les virus existent, je suis désolée.
08:55L'accès aux soins pour les personnes vivant avec le VIH, on le sait, c'est un droit fondamental,
09:01quels sont les principaux défis rencontrés pour garantir cet accès en Côte d'Ivoire,
09:05surtout dans les zones rurales ?
09:07Moi je ne pense plus, il n'y a pas un Côte d'Ivoire de zone rurale.
09:11L'accès aux diagnostics, aux médicaments a été décentralisé, nous avons dans toute
09:22la Côte d'Ivoire des laboratoires pour le dépistage, des centres, des cliniques qui
09:26ont des médicaments et tout cela est connu.
09:30Moi je ne pense pas qu'on a un problème d'accès, on a déjà tout établi, il faut juste permettre
09:37le chemin, il faut que les populations aillent vers ces centres-là pour aller demander ce
09:42service.
09:43Sinon tout est prévu en Côte d'Ivoire, ce n'est pas abidjan, on peut avoir la prise
09:48en charge à Gagnois, à Korogo, à Mang, à Guiglou, à Bengourou, c'est possible, tout
09:54a été décentralisé pour le VIH en Côte d'Ivoire, donc on n'a pas de problème d'accès
09:59ni aux diagnostics ni aux médicaments, moi je vous le garantis.
10:04Est-ce qu'il existe des programmes spécifiques qui sont dédiés aux populations les plus
10:09vulnérables, c'est-à-dire les femmes, les enfants, il faut le dire, les travailleurs
10:13et travailleuses du sexe ? Est-ce qu'il y a des programmes qui leur sont dédiés ?
10:21Il y a des ONG qui ont mis en place ces programmes-là, il y a des ONG qui s'occupent des femmes
10:27vulnérables, des enfants, donc en Côte d'Ivoire l'information est là, mais comme je le dis,
10:33il faut aller vers l'information, tout a été mis en place pour que nos populations
10:39vulnérables aient accès aux médicaments, aient accès aux soins, mais c'est l'acceptabilité
10:46des populations à ce système-là qui doit être effectif, sinon l'État a mis en place,
10:54il y a beaucoup d'ONG qui travaillent sur le VIH en Côte d'Ivoire, il y a beaucoup.
10:58Alors je le disais en introduction, vous travaillez à l'Institut Pasteur, c'est d'ailleurs,
11:03il est souvent à l'avant-garde de l'innovation, je dirais même que c'est son objectif premier.
11:08Quelles avancées récentes au projet de recherche pourriez-vous partager en matière de traitement
11:13ou de diagnostic précoce du VIH ?
11:15Pour le diagnostic précoce, on a étendu maintenant le diagnostic à toutes les populations,
11:21c'est-à-dire aux jeunes enfants, aux nouveaux-nés, aux femmes, le diagnostic est accessible.
11:26Au niveau de la recherche, nous travaillons sur la résistance, parce qu'il y a aussi
11:31la résistance, les virus ont des mutants, et donc il y a des personnes qui ne réagissent
11:38pas aux médicaments qu'on a, donc la science travaille pour améliorer toujours de nouveaux
11:44antirétrovirus parce qu'il n'y a pas assez de médicaments pour ceux qui sont résistants.
11:49Donc c'est le problème de la recherche aujourd'hui, il faut qu'on trouve des alternatives pour
11:54ceux qui ne sont pas, comme on dit, qui n'arrivent pas à prendre ces médicaments que nous avons
11:58sur le marché, donc on doit étendre les molécules, il faut plus de molécules, parce
12:04que les virus font des mutations, c'est le grand challenge de la recherche aujourd'hui,
12:10d'avoir vraiment accès à de nouvelles molécules, parce qu'il y a beaucoup de résistances qui
12:14apparaissent.
12:15Voilà ce que l'Institut Pasteur fait pour le moment, c'est, nous avons des médicaments
12:20mais il faut les améliorer, il faut améliorer, il faut toujours avoir des alternatives.
12:25Oui, il faut multiplier les alternatives, les exercices.
12:28Exactement, et donc nous travaillons en partenariat avec d'autres institutions internationales
12:34à cause de la recherche qui coûte excessivement cher en Afrique, et donc nous n'avons pas
12:38tout ce panel de recherche, mais on est en collaboration avec d'autres partenaires qui
12:44nous soutiennent dans la recherche par rapport à la résistance aux antirétrovirus.
12:49Avec l'objectif mondial de mettre fin au SIDA d'ici 2030, est-ce que vous pensez que la
12:54Côte d'Ivoire est sur la bonne voie?
12:56Je pense que oui, mais on ne dira pas que ce sera fini, parce que comme j'ai dit, on
13:01a des problèmes d'acceptabilité.
13:03La Côte d'Ivoire peut atteindre l'objectif, mais il y a encore du travail.
13:082030, ce n'est pas demain, c'est dans cinq ans.
13:12Donc, si dans cinq ans on met le paquet, si dans cinq ans on arrive à convaincre les
13:18populations, venez vous faire dépister, parce qu'on ne peut pas éradiquement dire qu'on
13:22n'a pas dépisté.
13:24Il faut que la population fasse du dépistage massif, qu'on connaisse le statut de tout
13:29le monde et qu'on sache qu'il n'y a plus de virus qui circule en Côte d'Ivoire.
13:33Là, on a éradiqué, et donc on est encore loin de ça, donc il y a encore beaucoup d'efforts
13:37à faire.
13:38Et 2030, c'est bientôt, donc moi je prends toujours qu'on travaille encore plus activement,
13:46qu'on soit encore plus efficace, qu'on soit vraiment proactif.
13:50Allons vers les populations, allons dans tous les milieux, allons dans tous les lieux
13:55où sont les populations.
13:57C'est de ça qu'il s'agit.
13:59Donc l'objectif doit être atteint, mais il faut encore beaucoup de travail.
14:02Alors, est-ce que l'objectif zéro, éradiquer la maladie, c'est une utopie ou c'est une
14:09réalité?
14:10Ça, c'est un objectif.
14:11Oui, mais est-ce qu'il est réalisable?
14:15Moi, scientifiquement, il n'y a pas de zéro chez nous.
14:19Il n'y a pas de zéro en science.
14:21Même quand vous dites zéro, on trouve encore un, deux, trois.
14:250,001.
14:26Exactement.
14:27Donc il n'y a pas de zéro scientifiquement, ça n'existe pas, mais on dit c'est juste
14:32atteindre un seuil acceptable, on parle de seuil acceptable.
14:37Vous avez dit, nous pouvons dire en Côte d'Ivoire qu'il y a 5000 nouvelles infections
14:44et non 10 000 ou non 20 000, dont sont des chiffres.
14:48Ce n'est pas zéro.
14:49Il faut des seuils acceptables.
14:51Bon, je ne dirais pas zéro, ce n'est pas zéro.
14:53Juste, on veut diminuer le nombre de nouvelles infections.
14:56On veut diminuer le nombre d'enfants qui naissent avec le VIH.
14:59On veut diminuer, ce sont des indicateurs, mais indicateur zéro en science, c'est très
15:06compliqué, c'est très compliqué.
15:08Je ne dirais pas ça.
15:09Très, très brièvement, professeure, est-ce que vous pourriez nous rappeler les symptômes
15:14du VIH-SIDA?
15:15On sait que c'est une maladie pernicieuse, mais est-ce qu'il y a des symptômes qui
15:18peuvent nous permettre de nous dire, ah, bon, peut-être que...
15:24Il y a beaucoup de symptômes.
15:25Il y a la fatigue, il y a des douleurs articulaires, il y a aussi des maux de tête.
15:31Il y a beaucoup de symptômes.
15:33Moi, j'aime dire aux gens, faites-vous dépister chaque trois mois, chaque trois mois, six
15:38mois ou même une fois par an, parce que beaucoup vivent sans statut.
15:44Ils n'ont pas fait aucun dépistage et c'est de ça qu'il s'agit.
15:47Les symptômes sont multiples et comme nous sommes en zone tropicale, il y a d'autres
15:52infections, dit, tu as une grosse fatigue, ça peut être le paludon.
15:58Moi, je dis toujours la prévention, c'est le meilleur moyen pour moi.
16:02Faites-vous dépister une fois par an, minimum, ou si vous avez des vies risquées, faites-vous
16:09dépister chaque trimestre ou chaque semestre.
16:12Moi, c'est mon conseil autant que faire ce que voilà, parce que les symptômes peuvent
16:16être confondus à d'autres symptômes et le sida est une maladie qui a une longue
16:20incubation, donc vous pouvez l'avoir deux ans, trois ans après l'état, l'état se
16:26dégrade. Déjà, si vous faites dépister très tôt, on vous met sous traitement, ça
16:31vous stabilise.
16:33Mais si vous attendez deux ans, trois ans, vous avez des fatigues qui se répètent et
16:39vous n'arrêtez pas.
16:40Faites-vous dépister.
16:41Moi, c'est mon seul conseil.
16:43La prévention, c'est le meilleur chemin.
16:46Mieux vous prévenir que guérir.
16:49Et c'est sur ces mots que nous allons terminer cet entretien.
16:51Merci, professeur Solange Kakou, d'avoir répondu à nos questions.
16:54Je rappelle que vous êtes chercheur senior, responsable de la plateforme de biologie
16:58moléculaire, en charge du diagnostic de la charge virale à l'Institut Pasteur.
17:03Merci à vous, chers téléspectateurs, d'avoir suivi ce nouveau numéro de C'est à dire.
17:07Il est important de savoir qu'en Côte d'Ivoire, le dépistage du VIH SIDA est gratuit et
17:12accessible.
17:13Prenez soin de vous.
17:14L'actualité se poursuit sur cette info et sur cette info.
17:17Pensez.
Commentaires

Recommandations