00:00Vous y croyez vous ? 62% des français le souhaitent si jamais il y a une motion de censure.
00:05Mais est-ce que vous croyez Emmanuel Macron démissionner jamais ?
00:08Jamais démissionner.
00:09D'abord parce que ce n'est pas son intérêt.
00:11Comme il n'aurait jamais dissous l'Assemblée nationale.
00:13Quand on a passé la campagne des Européennes à dire
00:17« C'est impossible, le Président dit jamais ».
00:20Là où vous avez raison, c'est qu'aujourd'hui on ne peut plus jurer de rien.
00:22Mais je ne vois pas Emmanuel Macron démissionner, ça ne me paraît pas être dans son état d'esprit.
00:25Moi non plus.
00:26Si le seul Président de la Ve République ait été réélu pour un second mandat sans cohabitation,
00:32puisqu'au début ça a été le cas,
00:33bon là il y a une crise politique.
00:35Cette crise politique serait résolue plutôt par la dissolution en juin
00:38qui permettrait peut-être, je ne suis pas sûr, peut-être de clarifier les choses
00:41en ayant une vraie majorité parlementaire.
00:43Fût-elle d'ailleurs la majorité parlementaire du RN ?
00:46Je pense qu'Emmanuel Macron n'était pas foncièrement contre le fait
00:49que la majorité soit à M. Bardella Premier ministre
00:51et que ça permette d'avoir au moins une clarté.
00:54On a un paysage politique qui est tellement éclaté
00:56que cette coalition finalement centriste et centre droit s'est imposée d'elle-même
01:01parce que de toute façon le NFP seul n'est pas en mesure de gouverner
01:04et le RN seul n'est pas en mesure de gouverner.
01:06Donc c'est la théorie du plus petit commun dénominateur.
01:08On a trouvé M. Barnier, c'est un fin négociateur, c'est un homme politique d'expérience
01:12et donc il a pris le mandat.
01:13Mais là aujourd'hui s'il y a une dissolution,
01:15de toute façon on va avoir un gouvernement technique
01:18qui va expédier les affaires courantes jusqu'à juin
01:20et en juin on aura une dissolution
01:22et on verra bien qui sortira des urnes.
01:24Entre temps, la situation financière de la France est absolument catastrophique.
01:27Il y a des plans sociaux qui s'accumulent
01:29et tout ça va se dégrader lentiment.
01:31Pardonnez-moi, ce n'est pas la faute de Marine Le Pen.
01:33Qui a dit que c'était la faute ? Je n'ai jamais dit ça.
01:35C'est ce que disent ses opposants.
01:37Non, ce n'est pas la faute de Marine Le Pen.
01:38C'est quoi le rapport ?
01:39Elle n'est pas au pouvoir donc on ne peut pas lui reprocher quoi que ce soit.
01:41Justement quand Elisabeth Borne dit que c'est la faute de Marine Le Pen,
01:44si il y a une censure et qu'on ne peut plus payer nos fonctionnaires,
01:47je suis désolé, ce n'est pas le cas aujourd'hui.
01:50Marine Le Pen n'est pas responsable de la dissolution.
01:53Elle n'est pas responsable de ce qui s'est passé aux législatives.
01:55Elle n'est pas responsable du budget qui est proposé par Michel Barnier.
01:59Elle a donné des lignes rouges dès le discours de politique générale.
02:03Elle n'a pas varié sur ces lignes rouges.
02:05Le problème, c'est que Michel Barnier, a priori, s'est réveillé un petit peu trop tard.
02:09Ils auraient pu travailler sur ces lignes rouges-là.
02:12Il en a proposé deux lundis.
02:15Mais il savait la situation dans laquelle il était arrivé, Michel Barnier.
02:19Oui, ça, Paul Melun, vous avez raison, il savait très bien.
02:21Michel Barnier, il ne s'en est jamais caché.
02:22Il est encore réputé au 20h de TF1 cette semaine.
02:26Merci beaucoup.
02:27Merci madame.
02:28Peut-être.
02:29C'est déjà terminé ?
02:30Merci madame.
02:34Franchement, vous êtes impayables.
02:36Des fois, on a un peu l'impression que Pascal est notre institutrice.
02:39Oui, c'est ça.
02:40Je ne sais pas pourquoi vous dites ça.
02:42C'est atroce.
02:43Il y a bien que j'adore les institutrices, les professeurs des écoles.
02:47Voilà, exactement.
02:48Qui font l'éducation des enfants.
02:50Et ça, c'est essentiel.
02:51Merci beaucoup, en tout cas, à vous deux.
02:5319h56 sur Europe 1.
02:54Une annonce en têne pour les copains.
02:56Le week-end, samedi et dimanche, Europe 1 vous donne rendez-vous à 11h.
02:59Pour 1h30 de découvertes et de gourmandises.
03:01Samedi, dans la table des bons vivants, Laurent Mariotte met la cuisine traditionnelle française à l'honneur.
03:06Et dimanche, dans Balade en France, William Lémergie vous fait découvrir le musée de Tessé au Mans
03:11et son insolite collection égyptienne.
03:14Voilà, on revient dans un tout petit instant.
03:16Le journal de 20h.
03:17Tiens, on sera avec Stéphane Berne aussi, qui nous fait l'amitié d'être là.
03:20Il est formidable.
03:21On adore Stéphane Berne.
03:22Il se connaît plus en château que Paul Melun.
03:24C'est une pique à Paul Melun.
03:26Vous êtes dans la concurrence, Jules Thorez, mais les gens qui aiment le patrimoine, on est tous amis.
03:30On n'est pas comme vous, les journalistes politiques qui essayent de tirer la couverture à nous.
03:33Est-ce que les auditeurs savent, Paul Melun quand même, pourquoi Jules Thorez le taquine là-dessus.
03:37Paul Melun, moi je trouve que c'est formidable ce qu'il fait pour le patrimoine,
03:40parce qu'il rachète des vieilles pierres, on va dire.
03:42Et je restaure du petit patrimoine local.
03:44Ce n'est pas des châteaux somptueux, mais je suis un passionné de patrimoine.
03:46Et j'aime beaucoup, beaucoup l'histoire d'un petit lavoir, une église romane, un calvaire.
03:52C'est merveilleux.
03:53Vous avez commis un très bel ouvrage.
03:55Il faut le dire.
03:56Merci, mon cher Jules.
03:57Merci au sujet.
03:58Tout est pardonné.
03:59Tout est pardonné.
04:00C'est merveilleux.
04:01Moi, je suis toujours passionnée parce que Paul Melun me raconte.
04:03Je trouve ça génial d'aller racheter un tas de pierres.
04:06J'exagère un peu.
04:07Quelque chose ruine.
04:08Un mauvais état.
04:09Et vous contribuez à conserver et à faire rayonner le patrimoine français.
04:13Merci beaucoup.
04:1419h57.