00:00Moi, l'ultimatum que j'entends aujourd'hui, c'est celui d'abord de tous les travailleurs,
00:10les ingénieurs, les agriculteurs qui me disent « tenez bon, on a besoin de stabilité,
00:20on a besoin de visibilité pour pouvoir investir ».
00:25Ça, c'est l'ultimatum que j'entends et que je comprends.
00:31Il y a aussi l'exigence de cette stabilité pour notre capacité à emprunter de l'argent,
00:42pour payer un déficit malheureusement trop profond,
00:49et d'emprunter cet argent à des taux raisonnables,
00:53ce qui n'est plus vraiment le cas aujourd'hui puisqu'on atteint des taux d'intérêt
00:57qui sont équivalents à ceux de la Grèce en raison des incertitudes, des turbulences.
01:03Voilà les ultimatums que j'entends.
01:06Pour le reste, je ne suis pas dans cet état d'esprit à l'égard des forces politiques du Parlement,
01:12du Sénat et de l'Assemblée nationale.
01:14Nous sommes dans l'état d'esprit de respect, de dialogue.
01:17C'est ce que j'ai voulu exprimer en recevant Marine Le Pen lundi longuement,
01:22mais aussi hier les dirigeants du Parti communiste et avant ce, du Parti socialiste.
01:27Il est vert et comme naturellement, j'ai reçu les dirigeants avec lesquels je travaille chaque semaine,
01:34pratiquement chaque jour, du socle parlementaire qui soutient le gouvernement,
01:40qu'il s'agisse d'Ensemble pour la République, des Républicains, du Modem et d'Horizon.
01:47Je suis dans cet état d'esprit d'écouter, de respecter,
01:51d'écouter les Français qui veulent que ça marche et qui veulent que ça continue.
01:57Et s'agissant du budget à lui-même, dont j'ai dit dès le premier jour,
02:02après l'avoir fabriqué en deux semaines, deux semaines qu'il était perfectible,
02:07nous continuons de l'améliorer, de l'aménager, comme je l'ai encore dit hier,
02:13de tenir compte des votes, des demandes des différents groupes,
02:17pas seulement d'un seul groupe mais de tous les groupes,
02:20et de finalement trouver un point d'équilibre qui nous permette de garder cette ambition
02:27de réduire le déficit pour être capable un jour de réduire notre dette.
02:32Mesdames et Messieurs, vous êtes contribuables, citoyens les uns et les autres,
02:37nous allons payer l'année prochaine 60 milliards d'euros d'intérêts pour la dette.
02:4560 milliards d'intérêts.
02:47Moi je préfère que cet argent soit investi dans l'industrie, dans l'agriculture,
02:52dans la sécurité, dans l'éducation.
02:55Voilà l'ultimatum.
02:58C'est celui d'une France qui doit travailler, qui doit réduire sa dette,
03:03qui doit préserver ses emplois.
03:05Pour le reste, j'écoute tout le monde et j'essaie de répondre à tout le monde.
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