00:00« Bonjour, Mathieu Asselineau, je suis le député. »
00:04La mécanique est souvent la même, le député du RN reçoit des poignées de mains très
00:08chaleureuses à travers les étals avant d'aborder le sujet qui fâche.
00:11« Est-ce qu'on appuie sur le bouton rouge ? Est-ce qu'on renverse le gouvernement ? »
00:14« L'abcès, il faudra bien le crever un jour, ça devient urgent quand même. »
00:18A quelques mètres de là, même question, même réponse.
00:20« C'est obligé, on n'est pas écouté. »
00:22« Pour l'instant, on ne l'a pas fait, mais dans 2-3 semaines, il y a une fenêtre de tir. »
00:26« On ne veut pas manifester, rien, mais rien n'est fait dans le bon sens. »
00:31« Vous comprenez qu'on vous demande de censurer ? »
00:33« Bien sûr, s'il y a une majorité de nos électeurs qui nous disent qu'il faut censurer,
00:36c'est sûr que ce n'est pas neutre dans la balance. »
00:38Rares sont ceux qui comprennent le dilemme du RN, peu redoutent de voir l'image du parti
00:42écorné ou de l'instabilité, car une réponse revient au micro.
00:46« Qu'est-ce qu'on peut avoir de pire ? Il n'y aura pas grand-chose de pire. »
00:48« Il faut payer, payer, payer. »
00:50« On est des vaches, allez. Les impôts augmentent, tout augmente, on n'y arrive plus. »
00:53Certains en arrivent à douter de leur parti.
00:55« D'habitude, ils sont là pour le peuple, puis là, il n'y a rien qui se fait.
01:00S'ils hésitent, rien ne va avancer. »
01:0216 électeurs fondent très peu d'espoir sur le rendez-vous entre Marine Le Pen et Michel Barnier.
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