00:00C'est totalement impossible parce que d'un point de vue, aujourd'hui, finance, on n'est pas du tout dans la même situation dans laquelle on était il y a un an et demi, deux ans.
00:06C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ça y est, le compteur a tourné, l'argent facile c'est fini, le père Noël c'est terminé, tout le monde a compris que ça n'existait pas l'argent facile.
00:15Tout le monde a compris qu'aujourd'hui, malgré la réforme des retraites, malgré la réforme de retraite, c'est pas 40 milliards qu'il faut trouver, c'est 60, 80, 90.
00:23Donc revenir en arrière, on aurait une sanction immédiate. Alors la sanction de l'Europe, on s'en fout un peu parce que globalement, elle ne sert à rien.
00:31On a été sous sanction pendant 9 ans, ça n'a eu aucun impact. Par contre, il y a la sanction des marchés.
00:35Et aujourd'hui, avec le niveau de dette qu'on a, si on devait emprunter un atout beaucoup plus élevé, alors là, on serait sanctionné le lendemain.
00:44Donc je n'y crois absolument pas.
00:45Dites-le aux élus de gauche et aux élus rassemblés au National qui ont voté pour cette abrogation. Ils vont le refaire à l'Assemblée.
00:51Elle sera abrogée cette réforme, vous verrez.
00:54On se retrouvera sur le plateau, elle ne sera pas abrogée, elle ne peut pas être abrogée.
01:00Comment elle ne pourrait pas ?
01:01Politiquement, parce qu'aujourd'hui, quelle que soit la famille politique, et je mettrais peut-être les LFI à part,
01:10il y a un sens de l'urgence qu'on a quand même compris.
01:13Il y a le côté théâtral, il y a le côté effet de manche et il y a la réalité.
01:19La réalité, c'est que pour faire ça, il faudrait quelque part faire voter une motion de censure.
01:24Pour faire voter une motion de censure, il faudrait qu'on ait le Rassemblement National qui soit prêt aujourd'hui,
01:29compte tenu de ce que vous avez dit en première partie de l'émission.
01:32Je ne crois pas qu'il soit tout à fait prêt aujourd'hui.
01:34Marine Le Pen ne l'a pas exclu ce matin encore.
01:36L'abrogation de la réforme de la traite, c'est un gain politique énorme, à la fois pour le RL et pour la gauche.
01:40J'ai quand même le sentiment que le Rassemblement National aujourd'hui, son souci principal,
01:44ce n'est pas de prendre les règnes du pouvoir aujourd'hui.
01:47Je ne suis pas certain.
01:48Je n'y crois absolument pas parce qu'on est, on va le dire ici, et vous le dites régulièrement,
01:53on est dans une situation inimaginable.
01:56Je ne sais pas si vous avez vu le rapport, vous avez dû en parler, de la commission du Sénat.
01:59Irresponsabilité dénie de réalité.
02:03Là, c'est le Sénat.
02:04On n'est pas dans un pamphlet d'un journal quelconque.
02:07On est dans la réalité.
02:09Quand vous voyez le séquencement des événements qui sont produits au moment des dérapages budgétaires,
02:14on se dit qu'on est sur le Titanic et que les gars sont en train de jouer avec l'orchestre.
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