00:00Vous avez pas mal de retraités qui n'ont pas de mutuelle ou de gens qui n'ont pas les moyens d'avoir de mutuelle.
00:04Donc évidemment, le reste à charge globalement, que ce soit sur les médicaments ou sur les consultations,
00:10vous pouvez appeler ça comme vous voulez, mais c'est une forme d'impôt.
00:14C'est une forme d'impôt en réalité. Quand vous dé-remboursez quelque chose qui était remboursé,
00:18si vous ne le faites plus, vous le sortez de votre poche en réalité.
00:21Donc on peut appeler ça comme on veut, mais c'est une forme d'impôt déguisé.
00:24Maintenant, il y a quand même une alerte rouge, on en a dit deux mots hier,
00:28c'est que le dérapage de la sécurité sociale est beaucoup plus important qu'il n'était prévu.
00:33On est passé de 12 à 18 milliards d'euros, si ma mémoire est bonne, je suis l'économiste.
00:36Pour l'instant, il dit 16, mais peut-être que ce sera 18, on verra bien.
00:38J'ai vu des projections jusqu'à 18, donc on n'est pas du tout non plus dans les coups.
00:42Il manque plusieurs milliards d'euros. Mais comme d'habitude, on ne fait pas de réformes structurelles.
00:47On ponctionne, on ponctionne. On a un modèle social qui est à bout de souffle sur son financement, on peut le dire.
00:53Et en même temps, il faut quand même le dire aussi, on a un modèle redistributif en France
00:57qui permet d'avoir les écarts de salaire entre les plus riches et les plus pauvres,
01:01pratiquement le plus faible de l'OCDE.
01:03On a un système de redistribution grâce à toutes les prestations sociales,
01:07dont on peut s'honorer, mais qui coûtent très cher.
01:10On a une redistribution qui nous honore, il faut le dire.
01:14Souvent, on vous parle des écarts de salaire, mais en fait, ça, c'est important.
01:17Bon, maintenant, sur les médicaments, le risque est terrible, terrifiant.
01:22Vous avez 9 millions de pauvres, vous avez vu la campagne des Restos du Cœur qui redémarre.
01:26Avec des familles monoparentales, avec des gamins qui ne mangent pas.
01:29Et là, vous allez avoir des gens qui ne se soignent plus.
Commentaires