00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, on commence ce matin par des adieux.
00:07Il a le doigt pointé vers nous, l'air déterminé, mais c'est la dernière fois, sans doute, qu'il a droit à la une de l'équipe.
00:15Car cette fois, il tire sa révérence. La dernière coupe, c'est le titre du quotidien sportif, dernier tournoi pour Raphaël Nadal, un événement planétaire.
00:24David Lauriau raconte que 462 journalistes ont été accrédités pour cette coupe Davis.
00:30Le billet d'entrée pour voir une dernière fois le grand Raphaël sur le cours s'élève à 3373 euros, et même pas sûr qu'il joue.
00:38Plein d'humilité, il admet qu'il est juste au service de l'équipe d'Espagne.
00:42Il n'y a pas d'adieu idéal, déclare Nadal. L'adieu idéal, c'est réservé aux films américains, et je ne sais pas, et je sais que je n'en aurai pas.
00:51Oh, ça c'est pas certain. On passe à la situation en Ukraine, où il n'y aura pas d'adieu aux armes idéales, films américains ou pas.
00:571000, le chiffre claque à la une des journaux. 1000 jours que la guerre en Ukraine a commencé, et c'est l'occasion pour la presse de reparler un peu de ce conflit qui a fini par lasser.
01:07Au bout de 1000 jours, où en est-on Olivier ?
01:09Alors si vous voulez entendre que la Russie est exsangue, lisez le papier d'Yves Bourdillon des échos.
01:13L'armée russe devait être à Kiev en 4 jours, rappelle-t-il. Deux ans et demi plus tard, elle continue à piétiner dans le Donbass en 1000 jours.
01:21L'armée russe s'est largement discréditée, poursuit-il. Elle a perdu au moins la moitié de ses blindés, le tiers de sa flotte en mer Noire.
01:28Moscou n'a atteint quasiment aucun de ses objectifs.
01:31Si en revanche vous voulez lire que c'est l'Ukraine qui est au bord du gouffre, plongez-vous plutôt dans l'article d'Isabelle Lasserre du Figaro.
01:38Selon les services secrets américains, écrit-elle, 50 000 soldats préparent une contre-offensive pour reprendre les territoires conquis par les Ukrainiens.
01:45Le Kremlin préparerait aussi un assaut sur le front sud.
01:49Alors, quelle est la vérité de la situation ?
01:51Eh bien sans doute que ce sont deux pays exsangues dans le Parisien.
01:55Jean-Baptiste Isaac avance même le chiffre d'un million de morts ou de blessés dans les deux camps.
02:00La grande question c'est comment cette guerre peut-elle s'arrêter ?
02:02Et la grande réponse est à chercher du côté des Etats-Unis.
02:05Dans tous les journaux, vous lirez que la décision de Biden d'autoriser les Ukrainiens à balancer ses missiles longues portées sur les Russes va être un plus pour eux.
02:13Mais que ce cadeau de départ d'un président qui fait ses cartons ne sera pas décisif.
02:18Et puis maintenant le dossier va incomber à Donald Trump.
02:20Alors parviendra-t-il à débloquer la situation comme il l'a promis ?
02:24S'interroge Jean-Dominique Merchel à une de l'opinion.
02:27Au-delà de ces fanfaronnades, répond-il, on ne peut cependant pas exclure qu'ils y parviennent rapidement.
02:33Une chose est certaine, depuis son élection, les cartes sont redistribuées.
02:38En échange des territoires actuellement sous l'emprise de Moscou et d'engagement sur le statut de l'Ukraine,
02:43il pourrait exiger et obtenir un cessez-le-feu immédiat.
02:46Dans ce contexte, conclut Merchel, les Européens auraient intérêt à rester unis s'ils veulent peser,
02:52même s'ils n'ont ni les capacités ni la volonté de s'opposer frontalement au bulldozer Trump.
02:58Pendant ce temps-là en France ?
02:59Eh bien, on s'enfonce tranquillement, mais sûrement dans la crise économique, Dimitri.
03:03Dernière mauvaise nouvelle en date qui fait la une des échos,
03:05les groupes internationaux revoient à la baisse leurs investissements en France.
03:09En fait, depuis la géniale dissolution, les entreprises étrangères ont le pied sur les freins.
03:14Et puis ne manquez pas cette semaine la tribune de l'historien Pierre Vermeerenne dans le Figaro,
03:18panorama économique de la France depuis 2008, c'est très brillant et très déprimant.
03:23Oui, c'est vrai.
03:24Quoi qu'en disent les dirigeants politiques, la désindustrialisation de l'Hexagone,
03:28comme le retour du chômage de masse sont des réalités de plus en plus traumatisantes
03:32pour les classes moyennes et populaires, explique-t-il.
03:35Toujours pendant ce temps-là et toujours dans la série « Les choses vont de mieux en mieux »,
03:39Charlie Hebdo a décidé d'organiser un nouveau concours de caricatures intitulé « Rire de Dieu »,
03:45une façon, nous dit le journal, de s'insurger contre l'emprise de toutes les religions sur la société.
03:50Pour paraphraser des proches, disons que l'on peut rire de tout, mais pas avec n'importe quel lieu.
03:54Et puis, je vous ai quand même trouvé un petit rayon de soleil ce matin, écoutez ça.
03:59C'est une poupée qui peut non, non, non, non, non...
04:06Bon, dis ça, vous connaissez ça ?
04:07Michel Polnareff, bien sûr.
04:09Et alors, est-ce que ça, vous connaissez ?
04:10Chixetera, chixetera, chixetera...
04:14Pas du tout.
04:15Chixetera, chixetera...
04:17Pas du tout ?
04:18Non, ça...
04:18Vous êtes sûr ?
04:19Mais qui s'agit-il ?
04:20Eh bien, c'est aussi du Polnareff.
04:21Ah oui ?
04:22Ah oui, le nouveau Polnareff.
04:23Oui, c'est le Parisien qui nous l'annonce, le rockeur à cheveux blancs et lunettes noires
04:27sort un nouvel album, s'appelle donc Sexxetera, à 80 ans.
04:31À 80 ans, c'est à mon avis plus cetera qu'autre chose, mais cela ne nous regarde pas.
04:36De toute façon, en matière de chansons, c'est comme pour la bagatelle.
04:39Comme disait Nadal, il n'y a pas d'adieu idéal.