00:00L'agriculture n'est pas une variable d'ajustement commercial.
00:03Voilà le message que va porter Michel Barnier à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen,
00:10qui est issue de la même famille que lui, ici à Bruxelles, le PPE, le parti de droite,
00:15dans un système qu'il connaît bien, aussi par son parcours, en connaissant les rouages,
00:20il sait ce qu'il faut faire pour défendre les intérêts de la France, me dit l'un de ses proches.
00:25Cette rencontre, c'est un premier gage que veut envoyer le Premier ministre au monde agricole,
00:31même s'il vient aussi pour défendre son budget, ses 60 milliards d'économies,
00:35pour commencer à rentrer dans les clous et donc éviter des sanctions financières au niveau européen.
00:41La position de la France est extrêmement nette, on s'oppose à l'accord du Mercosur,
00:45Martel, l'entourage du chef du gouvernement, qui se prépare à faire face à une nouvelle fronde,
00:49à une nouvelle crise, même si, nous dit-on encore, le contexte est différent.
00:53Le Premier ministre connaît bien les agriculteurs, nous, on ne prépare pas de mise en scène,
00:58on veut apporter des réponses, des solutions, nous précise son entourage,
01:03toujours dans cette volonté de se démarquer de son prédécesseur,
01:07dont les engagements ont tous été repris par le gouvernement, nous précisons encore.
01:12C'est vrai qu'on entend très peu Michel Barnier sur ces sujets-là, ça tombe bien,
01:17il est à Bruxelles, nous aussi, on aura l'occasion de l'interroger à l'issue de ces entretiens.