00:00Vous écoutez Culture Média sur Europe 1 9h30 11h avec Thomas Hill et votre invité ce matin Thomas.
00:05Et oui je reçois ce matin le présentateur du journal de 13h de France 2, Julien Bugier, ça fera quatre ans en janvier c'est ça Julien ?
00:12Oui, quatre ans.
00:12Que vous présentez ce journal. Et alors un des premiers rendez-vous que vous avez créé en arrivant aux 13h, c'est une idée pour la France
00:18portée par Valérie Hurtel. L'idée c'était d'apporter un petit peu de positif dans votre journal ?
00:23Oui de montrer la France telle qu'elle est au fond et de montrer qu'il y a plein de gens qui font des trucs formidables partout en
00:28France, des citoyens, des hommes, des femmes, des associatifs, des élus, des entrepreneurs qui participent à
00:35aider les autres
00:37pour vivre ensemble, pour vivre mieux. Et donc c'est une rebelle qu'on a instauré le lundi et le jeudi.
00:42Valérie est formidable parce qu'elle a
00:44un feeling avec les gens qui est assez unique et elle parcourt la France à la rencontre de ses personnages et de ses
00:51initiatives et elle les met en lumière à travers des très beaux sujets. Et puis ensuite elle fait quelques apports d'éléments, d'informations
00:58en plateau, en chronique, et c'est un rendez-vous qui marche du tonnerre et en fait...
01:00Alors c'est ça que je voulais vous demander, est-ce que vous avez observé un pic d'audience à ce moment-là pour pouvoir en faire un livre aujourd'hui ?
01:04Un pic de retour de téléspectateurs, en tout cas, vous savez c'est compliqué de voir les audiences à la minute, mais un retour de téléspectateurs
01:09inouï et à chaque fois qu'on fait des délocalisations, parce que c'est aussi un élément qu'on a mis en place depuis que j'ai pris le 13h
01:15il y a 13 ans avec les équipes,
01:16régulièrement, une fois tous les deux mois, on part dans une commune, dans une ville de France, avec les équipes du 13h,
01:22autour d'une thématique et donc Valérie à chaque fois est là et
01:25montre les initiatives qui sont mises en place sur le territoire dans lequel on se trouve et les retours de gens qui sont autour de
01:30nous, mais aussi les gens qui nous écrivent régulièrement,
01:32nous disent c'est formidable ce que vous faites, ça fait du bien, on a aussi besoin de ce journalisme-là de construction, de solution.
01:38Et souvent on nous dit, on n'arrive pas à les retrouver vos initiatives, donc il faudrait en faire un livre, voilà,
01:44l'idée de ce livre. Sans idée pour dépenser moins et vivre mieux, alors il y a des choses
01:49pour économiser qu'on connaît un peu, comme les thermostats connectés, les jardins partagés,
01:53ou le fait de faire ses produits ménagers soi-même, par exemple.
01:56Les renégociateurs de contrats, ça c'est un truc qui intéresse tout le monde, vous savez que dans une famille avec deux enfants, dans une famille
02:02quelconque avec deux enfants, on a à peu près une trentaine de contrats, entre l'assurance, les téléphones portables, etc, etc.
02:07Et vous faites appel à des renégociateurs
02:09qui prennent une petite commission sur la renégociation qu'ils font de vos contrats et vous arrivez à gagner à peu près entre
02:141.500 et 1.900 euros par an.
02:16Ils se payent là-dessus, ils se payent sur la réduction ?
02:18Ils se payent sur la renégociation.
02:20Mais c'est formidable et moi je l'ai fait à titre personnel, vous leur donnez tous vos contrats,
02:23ils s'occupent d'appeler tous les opérateurs, de faire jouer les concurrences, vous savez qu'il y a une loi qui est passée
02:28relativement récemment et qui permet de faire jouer la concurrence, donc de changer
02:32d'opérateur ou d'assureur plus facilement que ça n'était le cas auparavant, et à la clé, je vous dis, entre 150 et
02:38190 euros d'économie par mois.
02:40Et puis il y a des idées géniales, on se dit qu'il faudrait les généraliser, comme par exemple à Val-de-Rueil,
02:45en Normandie, le Woodybus, sorte de mini bus scolaire en bois,
02:50qui avance grâce aux élèves qui pédalent.
02:52C'est génial !
02:54Oui, vous vous souvenez des Rosalie,
02:56qui sont vieux comme le monde, qui sont nées à New York, je crois, à la fin du 19e siècle.
03:00L'idée c'est celle-ci, alors c'est pas un truc qui va révolutionner le transport scolaire évidemment, mais ce sont des initiatives qui font du bien,
03:05qui apprennent aussi aux enfants d'autres modèles de transport, des slow transport comme on dit, c'est en bois, c'est made in France,
03:13ça fait vivre des petites entreprises locales, et c'est assez ludique, il y a même du ramassage maintenant
03:18d'ordures ménagères qui se fait avec des chevaux, avec des chevaux-trais, avec des Woodybus, enfin voilà, ce sont des micros, là pour le coup ce sont des...
03:26qui jouent pas tant sur le pouvoir d'achat, mais qui jouent sur le lien social.
03:30Et dans un autre style, vous pouvez aussi traverser les océans en bateau-stop, alors c'est plus écolo que l'avion,
03:36même si c'est un poil plus long, c'est un tout petit peu plus long,
03:39pour ne pas avoir le mal de mer.
03:41Non mais il faut prévoir une bonne période de RTT, ça doit être moins cher.
03:43Non mais là ce qui est génial aussi, vous savez, c'est l'idée de ces jeunes entrepreneurs,
03:48qui sont passionnés de voiles, d'océans, de voyages, et qui mettent en relation, il y a des plateformes,
03:53qui sont le plus souvent gratuites, des gens qui veulent voyager, des gens qui ont le pied marin, mais qui n'ont pas de bateau, parce qu'ils n'ont pas
03:58les sous pour avoir un bateau, qui n'ont pas forcément l'expérience d'un skipper professionnel, et qui peuvent embarquer à bord d'un voilier,
04:05avec d'autres professionnels, voilà, ça file un coup de main aux équipes, et puis ça permet d'avoir un voyage, et là aussi ça permet de rencontrer des gens, donc
04:13cet aspect-là de lien social, à un moment où le pays est quand même
04:16très fracturé, de permettre à des gens qui a priori ne se rencontraient pas, de vivre une expérience commune ensemble, voilà, ça aussi c'est
04:24c'est assez salutaire, et ça fait du bien.
04:25Et puis Jean-Luc le disait, il y a plein de petites infos à picorer dans votre livre,
04:29Julien Bugier, est-ce que vous savez les amis, par exemple, quel est le premier objet à être passé à la télé, dans une pub, en
04:351952 ? Le premier jouet, pardon, le premier jouet. Le premier jouet ? En 1952,
04:39c'était M. Patate.
04:42La star des jouets. Qui est devenue ensuite la star de Toy Story. M. Patate, il a plus de 70 ans, vous êtes en train de me dire ça ce matin, c'est parfait.
04:49Et voilà, et ça c'est des thématiques aussi que vous abordiez
04:52dans votre émission, je me souviens de tout compte fait que vous faisiez sur France 2, Julien Bugier,
04:58moi-même j'ai pas mal exploré ces thématiques, jadis dans la quotidienne sur France 5, mais aujourd'hui il n'y a plus d'émission qui aborde ces
05:04questions de consommation à la télé, alors que le pouvoir d'achat c'est quand même une des préoccupations majeures des français aujourd'hui, comment vous l'expliquez ?
05:10Ça a infusé quand même l'ensemble des programmes, au fond, avant il y avait des programmes dédiés, quand j'ai monté tout compte fait, c'était il y a
05:14dix ans maintenant, on l'a arrêté il y a quatre ans, moi j'ai pris le trésor, enfin trois ans et demi pour être exact,
05:18et pendant six ans on a parlé de façon hebdomadaire de ces thématiques-là, et l'idée que j'avais au départ c'était un peu l'idée du
05:25livre en fait, c'était de raconter les évolutions de la société de consommation,
05:29le fait qu'on a envie de consommer plus proche de chez soi, on a envie de mieux rémunérer le producteur, on a envie de faire attention
05:35à son porte-monnaie, et au fond
05:36d'aller un peu à rebours de cette injonction contradictoire qui est de dire que pour bien consommer,
05:40ça coûte forcément plus cher, et ce qu'on montre dans le livre, et ce que je montrais à l'époque dans l'émission,
05:45à travers des sujets d'ailleurs qui sont repris dans le livre, parce que ces grandes tendances de consommation maintenant elles sont
05:49installées dans le quotidien des familles et des ménages français,
05:52c'est de montrer que c'est possible en fait, ça prend un peu plus de temps certes, mais on peut consommer des légumes au bout du champ,
05:57qui permettent de mieux rémunérer, par exemple, son producteur, on est à un an maintenant de la crise agricole qui malheureusement repart aussi
06:06avec les manifestations qu'on sait, et donc c'est possible en fait, c'est possible grâce à des applications, grâce à des bonnes idées,
06:14par exemple le déstockage de fruits et légumes,
06:16c'est un truc, moi je m'y étais intéressé il y a six ans à travers des applications qui permettent de récupérer les invendus chez les restaurateurs,
06:22chez les maraîchers, même parfois chez les agriculteurs directement, vous savez que le gâchis alimentaire c'est vraiment une problématique énorme,
06:29et bien aujourd'hui c'est possible, vous vous connectez le matin sur votre application, ça vous dit où aller chercher
06:35les invendus,
06:36moi je l'ai testé aussi, vous allez à la ferme à côté de chez vous, dans le magasin à côté de chez vous, et vous récupérez
06:41des cagettes de fruits et légumes hyper garnis pour quelques euros, là où normalement ça coûte plusieurs dizaines d'euros.
06:46Et ces thématiques là, vous allez les aborder dans une nouvelle émission, si j'ai bien compris, sur France 5, qui va s'appeler C'est demain,
06:54C'est le titre de travail, C'est demain,
06:56on verra si on le maintient, moi j'aime bien parce que ça s'inscrit dans la lignée des émissions en C,
07:00C'est à vous, c'est à dire, etc, etc.
07:06Et l'idée c'est plutôt de
07:09reprendre
07:10et de réinvestiguer ce champ de la consommation à travers les initiatives, comme je le fais dans le livre,
07:15mais par le biais du documentaire. Moi j'avais très envie de retourner sur le terrain, j'avais envie de
07:20casser un peu ce que je faisais à l'époque de Tout compte fait, avec une émission de, non pas de plateau, parce que j'étais
07:25en extérieur, mais qui était au fond des lancements de sujets, dans des univers qui étaient sympathiques, mais
07:29là ce que j'ai envie, c'est d'aller à la rencontre de ces gens, parce que moi ce que j'aime, c'est la curiosité, les rencontres, les échanges.
07:36Est-ce que vous craignez de vous contraindre un peu dans un exercice un peu formaté, qui est l'exercice du présentateur de JT ?
07:42C'est un truc qui vous inquiète ça ?
07:44Non, mais j'aime bien la diversité de nos univers, le métier de journaliste permet de rentrer dans des univers, moi j'ai toujours dit,
07:51et c'est vrai que c'est une conviction que j'ai, que j'aime faire ce métier par le
07:54biais des rencontres, et j'ai toujours aimé faire ce métier, parce que ça nous permet de rentrer dans des univers, de rencontrer des gens, et moi
08:00j'ai grandi à la campagne, je viens
08:03d'un milieu pour lequel un sou est un sou, voilà, où on fait attention à l'argent, et donc
08:08j'ai envie aussi de mettre en avant cette France là, voilà, qu'on voit assez peu au fond, sur les antennes et à la radio.
08:14Dernière petite question sur le 13h, on a vu que c'était Julien Arnaud désormais le joker du 20h, qui est votre joker officiel au 13h, Julien Bougie ?
08:23C'est Nathanaël de Rungsyn, jusqu'à présent c'était Nathanaël,
08:29vous me posez une colle parce que je ne sais pas s'il y aura du changement dans les mois à venir, c'est une bonne question,
08:34on verra aux prochaines vacances.
08:36On suivra ça, et ce sera peut-être dans le journal des médias de Julien Pichenay prochainement, journal qui arrive dans un instant.