00:00Oui, ce déplacement acte le réchauffement qui est à la mesure de la glaciation qui a duré au moins trois ans.
00:07Nous avons vu le roi, bien que malade ou fatigué, venir en famille, se déplacer sur le tarmac de l'aéroport pour accueillir son hôte en famille.
00:21Et c'était une première de présenter sa fille Khadija pour la première fois qui apparaît en public et en majesté en quelque sorte.
00:28Et ça veut dire qu'on oublie ce qui s'est passé, notamment l'affaire Pécasus où le Maroc a écouté Emmanuel Macron, tout ça est derrière nous ?
00:35Je crois que oui, la page est tournée et la réconciliation est établie. En plus, il y a une projection, pardon, une dynamique vertueuse qui s'installe dans les relations entre les deux hommes, c'est important, et entre les deux pays.
00:49Alors on va parler de ce qui s'est passé pendant ces deux jours. D'abord, ces contrats signés pour un montant allant jusqu'à 10 milliards, c'est ce que dit l'Élysée, est-ce qu'on est dans du gagnant-gagnant entre les deux pays ?
01:00Forcément, le Maroc ne va pas offrir des cadeaux. Le Maroc a besoin d'infrastructures, a besoin d'expertise et la France dispose de cette expertise, de ce savoir-faire.
01:11Le TGV qui a déjà été créé, installé par la France va être prolongé par les entreprises françaises et donc du coup c'est du gagnant-gagnant. Il n'y a pas de cadeau en l'occurrence.
01:24Mais le Maroc avait intérêt économiquement à se tourner vers la France ou il avait d'autres choix ?
01:30Évidemment, il y a des concurrences étrangères, à commencer par l'Espagne en Europe, la Chine. Oui, la concurrence existe, mais le Maroc a décidé de donner à la France des contrats majeurs
01:45pour seler un peu la réconciliation et dire que la France a intérêt à soigner le Maroc comme le Maroc a intérêt à nouer des relations économiques avec la France.
01:55Emmanuel Macron s'est exprimé hier devant le Parlement marocain. Est-ce qu'il a trouvé les bons mots, le chef de l'État ?
02:01J'ai trouvé qu'il a trouvé le bon mot. Les Marocains l'ont applaudi debout quand il a parlé du Sahara occidental en disant que l'avenir du Sahara est dans la souveraineté marocaine.
02:15Et donc ce mot magique était attendu. Il avait déjà été formulé en juillet dernier et il a été reconfirmé hier.
02:27Et donc c'est à ce moment-là que les députés, les élus l'ont applaudi debout et pendant longtemps.
02:33Est-ce que ça veut dire, quand il dit ça, Emmanuel Macron, que l'avenir du Sahara occidental s'inscrit dans la souveraineté marocaine ?
02:40Est-ce que ça veut dire que la France, après avoir longtemps hésité entre le Maroc et l'Algérie, a définitivement choisi le Maroc ?
02:46La France ne se renie pas dans cette affaire. La France a toujours été dans le soutien au Maroc, dans la défense des positions marocaines au Conseil de sécurité.
02:57Elle a parfois bataillé avec la Maison-Blanche pour sauvegarder cette hypothèse.
03:03Évidemment, après la reconnaissance de Trump en décembre 2020 de la marocanité du Sahara, la France était apparue en recul.
03:12Mais elle est toujours dans la bonne dynamique, dans la dynamique qui débouche sur la reconnaissance du Sahara.
03:20Donc il n'y a pas d'uniment, c'est de la continuité. Mais c'est un fort signe que le Maroc a fait.
03:26Il avait conditionné les relations avec cette reconnaissance, avec tout pays, y compris la France.
03:36Et donc la France est venue à cette position sans être l'otage du Maroc, parce que c'est dans la continuité de sa ligne.
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