00:00Je trouve que pour le coup, ce budget est assez équilibré.
00:04Il faut juste rappeler le contexte quand même, parce que la situation est gravissime.
00:08On est face à un mur de la dette et des déficits.
00:10Je rappelle que 6% de déficit, c'est le double de la règle budgétaire européenne
00:15et qu'on emprunte plus cher que la Grèce aujourd'hui.
00:18Vous savez à combien sont les taux d'intérêt de la charge de la dette ?
00:2153 milliards cette année et ce sera l'an prochain 70 milliards.
00:25Et si jamais on y arrive, alors ce sera le premier budget de l'État.
00:29Tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui...
00:30Les deux tiers, un tiers qui avaient été promis par M. Barnier, on n'y est pas vraiment.
00:34Là, ça va être beaucoup plus.
00:35D'ailleurs, Marine Le Pen, c'est ce qu'elle dit dans un tweet, elle dit que c'est l'inverse.
00:38Absolument, mais reconnaissez aussi que 40 milliards de réduction des dépenses publiques,
00:43c'est absolument inédit.
00:4440 milliards avec 20 milliards qui sera pris en charge par l'État,
00:4715 milliards sur l'administration de la Sécurité sociale
00:50et 5 milliards sur les collectivités légales.
00:52Et le deux tiers, un tiers, alors évidemment,
00:53d'ailleurs le ministre l'a dit hier en commission des finances au Sénat,
00:56c'est une copie qui pourra être perfectible.
00:59Bien sûr, ça n'est pas parfait, mais il va y avoir des discussions budgétaires
01:02et là, on pourra discuter.
01:04Donc, moi, ce que je dis juste, c'est qu'attention, aujourd'hui, la situation,
01:08c'est 60 milliards de trous dans la caisse, c'est absolument gigantesque.
01:12Et aujourd'hui, nos créanciers nous regardent.
01:14Et donc, la France doit prendre en charge son destin.
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