00:00C'est jusqu'où va la question isistentielle d'Israël ? Est-ce qu'elle va jusqu'à Beyrouth ou vers le Liban ?
00:05Je vous réponds tout de suite. De la même façon que dans le sud, la guerre, elle peut s'arrêter dans exactement 35 secondes.
00:11Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que s'il n'y a que 101 otages qui restent sur place, et Hamas ne règne pas,
00:17on n'a pas son autorité sur Gaza, il n'y a plus de guerre. Pareil dans le nord.
00:22Sauf qu'il y a un État souverain qui s'appelle le Liban, un État que vous respectez, que je respecte aussi.
00:27Moi, je suis quelqu'un qui respecte des États souverains. Le fait qu'on ne me respecte pas, moi, et mon existence, c'est autre chose.
00:32Sauf qu'on voit un groupe comme le Hezbollah, un groupe terroriste, un groupe qui menace la stabilité, la sécurité et la paix au Moyen-Orient,
00:42qui siège dans un parlement d'un État souverain, mais même au gouvernement. C'est quelque chose qui est inconcevable.
00:47Et moi, j'aurais préféré avoir un pays comme le Liban, un pays qui prend ses responsabilités.
00:50Par ailleurs, en 2006, on m'avait posé les mêmes questions sur est-ce qu'une solution diplomatique n'est pas meilleure ?
00:56Israël a dit oui.
00:57C'est intéressant, Boaz Bismuth, vous évoquez le précédent de la guerre de 2006, où là, pour le coup, les troupes israéliennes étaient allées beaucoup plus loin
01:03que seulement quelques kilomètres au sud du fleuve Vitani. Est-ce que l'on se dirige, là, en ce moment, vers une nouvelle offensive terrestre de grande ampleur
01:11qui, il faut le dire à ceux qui nous regardent, avait abouti à une forme de bourbier pour l'armée israélienne, sans victoire claire,
01:17ni du côté du Hezbollah, ni du côté de l'armée israélienne ?
01:19Alors justement, c'est ça la différence entre ce qui s'est passé avant et maintenant et ce qui s'est passé le 7 octobre,
01:25que l'on va commémorer demain. Le 7 octobre nous oblige à conclure cette fois-ci.
01:30Pendant des années, on est rentré dans des cycles de violence dans lesquels la victoire n'était pas claire.
01:35Et en 2006, par exemple, quand le conseil de sécurité nous propose, nous offre, et on dit oui, bien sûr, la résolution 1701,
01:42qui n'a pas été respectée le temps de votre émission.
01:44On explique la résolution 1701, qui veut qu'au sud du fleuve Vitani, qui est à une trentaine de kilomètres de la frontière du sud Liban et du nord Israël,
01:52il ne doit pas y avoir de troupes du Hezbollah.
01:55Est-ce qu'elle a été respectée ?
01:56Elle n'a pas été respectée.
01:57Est-ce qu'un pays, un état quelconque a dit, oulala, c'est dangereux pour Israël, peut-être il faut intervenir ?
02:01Non, du 1701. La seule chose que je retiens, c'est le zéro. Ça, ça n'a pas été retenu.
02:05Et c'est pour cela qu'aujourd'hui, la grande différence entre hier et aujourd'hui, c'est que cette guerre, on va la gagner, on n'a pas d'autre choix.
02:10Et pourquoi on va la gagner ? Non seulement pour nous, mais pour les Gazaouis, pour les Libanais, pour la stabilité,
02:15je ne parle pas encore de paix, pour la stabilité, pour la sécurité au Moyen-Orient, parce que c'est impossible, inconcevable
02:21qu'on continue dans ce cycle de violence tous les 1, 2, 3 ans.
Commentaires