00:00Les grandes lignes seront données la semaine prochaine. Nous, on prend un engagement.
00:03C'est de ne pas faire peser la contrainte sur les classes moyennes qui travaillent.
00:08J'entends beaucoup parler de hausse d'impôts.
00:10Je voudrais redire aujourd'hui devant vous qu'il est hors de question, hors de question,
00:13d'augmenter les impôts des classes moyennes, des classes populaires, des gens qui travaillent.
00:17Pourquoi ? Parce qu'on sait que c'est déjà difficile pour beaucoup de Français.
00:22Et donc, ce n'est pas à eux de faire des efforts.
00:24On va terminer sur les baisses de dépenses publiques.
00:27Pour l'instant, les grandes lignes, on les connaîtra dans les prochains jours.
00:29Mais Michel Barnier a parlé de fusion de services publics.
00:32Donc, on pourrait fusionner des services publics. Est-ce que vous avez des exemples ?
00:36En tout cas, il y a besoin d'être davantage efficace dans le fonctionnement de l'État.
00:39Vous savez, la dépense publique, elle a doublé depuis l'an 2000.
00:43Est-ce que les Français, aujourd'hui, considèrent qu'ils en ont pour leurs impôts ?
00:47Pas nécessairement.
00:49Donc, on a augmenté la dépense sans mesurer l'efficacité.
00:52Et aujourd'hui, on a besoin de se pencher sur l'efficacité des différents services publics.
00:56On a 170 000 fonctionnaires depuis 2017, depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
00:59170 000 fonctionnaires en plus. Ça coûte.
01:02Il faut qu'on regarde ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins bien.
01:05Ne mettons pas tout dans le même sac.
01:07Dans les 170 000 fonctionnaires, il y a par exemple 10 000 créations de places pour les forces de l'ordre.
01:14Je pense qu'on s'accorde pour dire que ça, c'est nécessaire.
01:16Augmenter et recruter davantage d'enseignants, on s'accorde pour dire que c'est nécessaire.
01:21Donc, ce n'est pas tout noir, tout blanc.
01:23Mais on a besoin de davantage d'efficacité.
01:25Au fond, mettre davantage d'argent dans le service public, ce n'est pas toujours un gage d'efficacité.
01:30Sur les hausses d'impôts sont visées 300 grandes entreprises
01:33et les Français qui ont des gros revenus, même des très gros revenus.
01:37Mais des revenus du travail.
01:39Vous allez donc augmenter les impôts de Français qui travaillent.
01:41On parle de 500 000 euros par an pour un couple sans enfant.
01:46On estime que dans la mesure où la réduction des dépenses est le premier levier qui va être utilisé,
01:52il est légitime et juste de demander un effort ciblé, exceptionnel et temporaire,
01:59à ceux qui le peuvent le plus, de qui on parle.
02:01On parle, par exemple, pour un couple de gens qui gagnent plus de 500 000 euros net par an.
02:08Je pense que dans vos auditeurs et dans vos téléspectateurs, ces news européens,
02:12il n'y a pas une majorité de gens.
02:14Ce sont des très gros revenus, j'en conviens.
02:16Mais ce sont des revenus du travail.
02:19Ce n'est pas tout à fait ce que j'appelle la classe moyenne.
02:22On est d'accord.
02:23Mais vous aviez dit que vous n'augmenteriez pas les impôts pour les Français qui travaillent.
02:27C'est du revenu du travail.
02:28Pour les classes moyennes qui travaillent.
02:29Ce n'est pas tout à fait la classe moyenne.
02:31Un moment où on arrive à 6 % de déficit cette année, 7 % l'année prochaine si on ne fait rien.
02:38Il y a un effort national à produire.
02:42Demander des efforts ciblés et exceptionnels, qui ne sont pas des efforts pérennes,
02:48qui sont temporaires, ça nous semble juste.
02:51Après, la méthode Barnier, c'est de mettre des propositions sur la table.
02:55Nous, on propose une équation qui fonctionne.
02:57Entre 40 milliards d'euros de réduction de dépenses et 20 milliards de contributions exceptionnelles.
03:03Si d'autres groupes politiques ont des idées pour faire plus efficace et mieux,
03:07ils vous les envoient.
03:11Réalisé par la communauté d'Amara.org
Commentaires