00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:04Et à 19h30, on reviendra sur la situation au Proche-Orient avec Israël attaqué désormais par l'Iran
00:09et des centaines de missiles qui se sont abattus, des missiles iraniens sur Israël.
00:14Je salue Gilles-William Goldnadel, bonsoir.
00:16Bonsoir.
00:17Bonsoir à Jules Torres, journaliste politique au JDD.
00:20Bonsoir Priska Tevno.
00:21Bonsoir Pierre.
00:22Député EPR des Hauts-de-Seine, ancienne ministre porte-parole du gouvernement,
00:25vous avez suivi l'heure et 23 minutes du discours de Michel Barnier
00:31sous les colibés, les injures, les sifflements.
00:34De la France insoumise, rien de nouveau sous les tropiques.
00:37Effectivement, on a retrouvé la même chose que d'habitude,
00:41c'est-à-dire la France insoumise qui vocifère, qui crie au point de ne pas écouter ce que dit le Premier ministre
00:46alors que c'était un moment attendu par les députés, mais également par l'ensemble d'une nation.
00:52Franchement, je ne vais pas polémiquer longtemps dessus parce que je pense que c'est ce qu'ils attendent.
00:56C'est cette cohésion qu'il appelle, Michel Barnier, à la fin de son discours,
01:01que tous les partis puissent travailler avec lui, vous y croyez ?
01:04Oui, mais il l'a très justement dit aussi dans son discours,
01:06Michel Barnier a rappelé qu'il voulait s'inscrire et il s'inscrivait dans une démarche de respect
01:11de l'ensemble des forces politiques de l'hémicycle,
01:13mais que visiblement une partie des forces politiques de l'hémicycle n'étaient pas dans ce respect-là.
01:18Et je vais le dire franchement, je plussois le Premier ministre quand il dit ça.
01:22Et quand vous plussoyez également le Premier ministre quand il parle des différentes choses qu'il veut faire,
01:28notamment sur l'immigration, sur les frontières, sur les peines courtes avec des établissements spécialisés,
01:36vous n'avez pas l'impression d'avoir failli sur ces sujets-là ?
01:39Je ne pense pas, et en plus je vais vous le dire de façon très globale,
01:43c'est-à-dire que oui, je ne fais pas partie de la même famille politique que Michel Barnier,
01:47et pourtant je pense qu'il y a un certain nombre de personnalités politiques des LR
01:51qui devraient prendre exemple sur la démarche dans laquelle s'est inscrite et s'inscrit le Premier ministre de notre pays.
01:57Une démarche qui est sur le fond extrêmement respectueuse de nos valeurs et des ambitions
02:01que nous devons porter collectivement et qui est sur la forme très constructive.
02:04Il l'a dit sur la méthode, il veut consulter, travailler et s'appuyer effectivement
02:10sur les missions d'évaluation qui peuvent avoir lieu au sein du Parlement.
02:12Et sur le fond, il a aussi dit un certain nombre de sujets importants,
02:16rappelé des sujets sur lesquels nous avons alerté au cours des dernières heures,
02:20notamment sur l'état de droit et sur notre capacité à travailler sur des sujets importants,
02:25tels que l'immigration, mais en le faisant avec une capacité à dire clairement les choses
02:29sans avoir à mépriser une partie de la population.
02:32Donc moi je vous le dis très clairement, en tant que membre du groupe Ensemble pour la République,
02:37je trouve que c'est un discours constructif qui va dans le bon sens.
02:40Jules Therese, vous avez l'impression qu'il y a une différence aujourd'hui
02:43entre les propos qu'a pu tenir Bruno Retailleau et la ligne de fermeté que souhaite donner Michel Barnier ?
02:49Une déclaration de politique générale, ce n'est pas une avalanche de mesures,
02:53c'est plutôt une vision, contrairement à ce qu'a fait Bruno Retailleau,
02:55qui lui a fait plutôt une avalanche de mesures qu'une vraie vision.
02:57Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a une différence entre les deux ?
02:59Attendez, moi j'ai plutôt entendu M. Retailleau...
03:02Je pense qu'il faut déjà rappeler quelque chose, et je vais répondre à votre question.
03:05Le premier ministre de la France, ce n'est pas Bruno Retailleau, c'est Michel Barnier.
03:09Et donc je pense qu'aujourd'hui, le cadre qui a été donné
03:12et les lignes qui ont été données par Michel Barnier seront celles que va suivre...
03:16Vous ne retrouvez pas les mesures annoncées par Bruno Retailleau
03:21dans le discours de politique générale de cet après-midi ?
03:23Déjà quand Bruno Retailleau a expliqué, et puis il a rétro-pédalé ce matin,
03:28mais quand il a expliqué...
03:29Si, il a fait un petit communiqué de presse...
03:30Il maintient ses positions.
03:31Voilà, sur l'état de droit par exemple.
03:34Non mais bon...
03:35Non non, c'est pas grave, c'est important.
03:37Mais Michel Barnier nous a montré qu'il pouvait recadrer ses ministres sans aucun problème,
03:42pas en leur faisant écrire un communiqué.
03:43On ne va pas parler de cette déclaration sur l'état de droit.
03:48Je pense que c'est honnêtement, effectivement, vous l'avez dit,
03:51et vous l'avez justement dit,
03:54Michel Barnier a dit les choses aujourd'hui, et le sujet est clos.
03:58Aujourd'hui, quand il dit par exemple qu'il va falloir peut-être revoir des traités
04:02qui n'ont pas été revus depuis,
04:04et puis on pense évidemment aux traités entre l'Algérie et la France en 1968,
04:08qui a été vaguement amendé en 2001, c'est-à-dire il y a 20 ans,
04:12et pour l'instant il ne se passe rien avec les pays réciproques sur l'immigration.
04:17Est-ce que vous vous retrouvez dans cette politique qui est une politique dure sur l'immigration ?
04:23Ça veut dire quoi une politique dure sur l'immigration ?
04:25Ça veut dire lutter contre l'immigration irrégulière et mieux contrôler l'immigration régulière ?
04:30Pardon, mais qui va être contre ça aujourd'hui ?
04:32Peut-être Lucie Castex, et c'est tout, mais elle n'a pas de mandat.
04:35Mais est-ce que vous avez l'impression d'avoir failli puisque vous avez vu le nombre de QTF qui sont réalisés chaque année ?
04:39Mais d'ailleurs, excusez-moi, mais vous avez entendu comme moi l'heure et demie de discours de politique générale du Premier ministre,
04:46il a dit qu'il n'y aura pas de miracle, mais cette capacité à avancer point par point et méticuleusement.
04:50Et d'ailleurs il n'est pas venu dire que Gérald Darmanin avait failli dans sa mission jusqu'à présent en tant que ministre de l'Intérieur.
04:57Je pense qu'aujourd'hui, et vraiment, encore une fois Michel Barnier ne s'est pas inscrit dans un discours où il cherchait des coupables.
05:02Il est traité, il est visa consulaire, c'est plutôt le ministre des Affaires étrangères.
05:05Et il n'a pas non plus mis au pilori le ministre des Affaires étrangères ou le Président de la République qui l'a nommé.
05:11Donc je pense qu'aujourd'hui on peut s'amuser à regarder dans le rétroviseur toute la journée, je pense que ce n'est pas à la hauteur de l'événement et du contexte.
05:18En tout cas vous suivez, vous plussoyez.
05:21Ça se dit, vous plussoyez ? Gilles Williams.
05:24Ecoutez, moi d'abord je me réjouis du caractère constructif de l'analyse de Priscille Attevneau.
05:30C'est difficile, très sincèrement, comme exercice de caractériser la manière dont a parlé M. Barnier.
05:38On va effectivement ne pas dire que la lutte contre l'immigration massive ait été un grand succès.
05:46Et je ne me jurerais pas que malgré sa bonne volonté et le talent de M. Retailleau,
05:55un gouvernement minoritaire avec des contre-pouvoirs médiatiques, constitutionnels, idéologiques très forts, y arrive davantage.
06:06Donc tout cela est difficile.
06:09Nous allons dans le bon sens, et j'observe effectivement l'attitude de la France Insoumise qui, sur le plan tactique si je comprends bien,
06:17comme le RN se construit de manière constructive, enfin se conduit de manière constructive,
06:23a peut-être intérêt à montrer que le seul groupe qui finalement résiste envers et contre tout,
06:30ça soit la France Insoumise.
06:34Ceci étant, si c'est par l'invective, l'illettrisme et la violence, je ne suis pas sûr que ça marche, c'est tout.
06:44Mais oui, je vais aller plus loin que vous. La France Insoumise résiste à quoi ?
06:49Elle fait un acte de résistance contre notre République, contre notre pays, contre notre unité nationale,
06:55contre tout ce qui fait que nous sommes français aujourd'hui.
06:57N'oublions pas, et je l'avais déjà dit à ce micro-là, la France Insoumise c'est quand même ce groupe politique
07:02qui a pour égérie une femme qui nous dit qu'elle se sent menacée par la photo d'un bébé retenu en otage.
07:09C'est quand même un groupe politique qui a pour égérie un jeune homme qui assume et qui revendique
07:17d'avoir eu à dealer dans sa vie plutôt que d'aller chercher à travailler pour pouvoir se payer ce dont il avait envie.
07:23Donc aujourd'hui que la France Insoumise se met à vociférer, à crier, ils le font juste pour qu'on entendent parler d'eux.
07:31Mais force est de constater qu'elle s'appuie malheureusement sur une partie de la population,
07:37pas seulement immigrées d'ailleurs, qui a la France et les français en détestation.
07:43Donc malheureusement, ça ne repose pas sur du vent.
07:47Si ils sont élus, ça ne reposerait pas sur du vent.
07:50Chris Ketevno était notre invité, on va dans un instant parler de l'actualité très inquiétante et très tendue en Israël.
07:57Restez avec nous, 19h26 sur Orpain.