00:00Oui, j'écoute, oui j'écoute.
00:14Voilà, c'est Nathalie Donio d'Handicap International.
00:18L'Handicap International ?
00:21Oui, madame.
00:22Oui, c'est pour quel sujet ?
00:24En fait, c'est une compagne de sensibilisation.
00:27Les sensibilisés ? Pour qui les sensibilisés ?
00:30Pardon, madame ?
00:31Les sensibilisations, pour qui ?
00:33Donc, en fait, on mène une compagne de sensibilisation.
00:36C'est une agitation humanitaire.
00:38Ah, l'humanitaire, c'est pour les Palestiniens à Gaza ?
00:42Exactement.
00:43Ah, les pauvres, les Palestiniens, les pauvres, ils ont beaucoup de problèmes.
00:47Exactement.
00:48Donc, madame, sachez justement que le combat majeur d'Handicap International
00:51est une lutte contre les armes explosives qui font encore aujourd'hui
00:55Ah, ben oui, les morts, il y en a toujours des morts de partout.
00:58Regardez en France, c'est la délinquance de partout.
01:00Tous les petits jeunes de 15 ans, ils sont poignardés.
01:03Ils n'arrêtent pas de faire des poignardages en France.
01:06Malheureusement.
01:07Ce n'est pas normal, ça.
01:08Je suis complètement d'accord avec vous.
01:09Ben oui, le gouvernement, il ne fait rien du tout.
01:11Et puis après, on fait des trucs pour...
01:14Moi, ça me fait de la peine.
01:15Oui, je suis complètement d'accord avec vous.
01:17Le congé Girac, là, qui s'est fait les fautes de suicide,
01:20que sa femme, elle voulait le quitter.
01:22Ce n'est pas normal.
01:23Oui, j'en ai entendu parler.
01:25Oui, vous aussi.
01:26Moi, tous les journaux, ils en parlent.
01:28Oui, je suis d'accord avec vous.
01:30Ce n'est pas normal.
01:31Oui, j'ai vu.
01:32J'ai suivi l'affaire un petit peu de près.
01:34Je suis d'accord avec vous.
01:35Nous sommes dans un bien triste monde.
01:37Donc, vous savez très bien ce qui se passe actuellement.
01:39Ben, de partout, c'est la guerre.
01:40Malheureusement, en Ukraine, c'est la guerre.
01:44En Ukraine, en Afghanistan aussi.
01:46Et puis, la guerre qui descend, elle est grande de partout.
01:49Exactement.
01:50Justement, Madame, pour aller droit au but,
01:52et sans trop vous retenir,
01:53l'Ontario international intervient dès que possible
01:55pour apporter en premier lieu des soins post-traumatiques,
01:58avec notamment du soutien psychologique.
02:00Ils vont faire l'hôpital à domicile pour les malades ?
02:04Non.
02:05Alors, je vous explique justement, Madame.
02:07Nous avons des unités mobiles sur place.
02:09Ah, les mobilités qui vont d'un hôpital à l'autre ?
02:14Non, en fait, on vient en aide aux victimes sur place.
02:17Ah, sur place.
02:18Ah oui, sur place.
02:19Parce que, Madame, vous savez, là où on agit,
02:20il n'y a malheureusement pas de structure hospitalière.
02:22Et les structures gouvernementales forment tellement de principes...
02:25Ben, en France, c'est la pénurie dans les hôpitaux.
02:28Pour aller faire...
02:29Moi, je voulais prendre un rendez-vous pour me soigner les oreilles,
02:33et il me fait...
02:34J'ai des tumeurs dans les oreilles.
02:36Vous savez qu'est-ce qu'ils me disent, les médecins,
02:38pour prendre les rendez-vous ?
02:39On est au mois d'aujourd'hui, on est le 28, 29 avril.
02:43Ils me prennent les rendez-vous le 20 septembre.
02:46C'est pas normal ?
02:49Oui, je suis là-bas avec vous,
02:50j'essaie qu'il y ait une pénurie de médecins.
02:51Des pénuries de partout, les médecins de partout.
02:53Prendre un rendez-vous, c'est un petit peu logique.
02:55Oh là là, je dis au mois de septembre, il me dit
02:57qu'il est de cancer, il peut venir 50 000 fois.
03:01Ben, ah !
03:03Ben oui.
03:04Vous vous en dites pas ?
03:05Oui, vous vous rendez compte ?
03:06Ben, c'est terrible.
03:07Ben, c'est terrible, c'est terrible.
03:09Les médecins d'aujourd'hui...
03:12Et après, on parle des bêtises.
03:14Monsieur Pelloux, il a trapité les petites jeunes filles à l'hôpital.
03:19Mais ils ont toujours fait ça, des petites caresses, gentiment.
03:22Qu'est-ce qu'ils respectent, les gens ?
03:24Les bonnes femmes, quand ils se faisaient des caresses,
03:26et qu'ils rigolaient, qu'ils buvaient des coups,
03:28ou faisaient des arrosages,
03:29eh ben, ils étaient contents, ils riaient tous.
03:31Et puis, 20 ans après, ils vont se plaindre.
03:33Il n'y a pas de problème, là.
03:37Oui, voilà, voilà.
03:38Comme ça, tout est...
03:39Moi, j'ai fait, madame, j'ai fait des photos,
03:41tant de photos comme il faut,
03:43de l'hôpital, que j'ai travaillé dans l'hôpital.
03:45J'ai fait des jolies photos avec des copines et tout,
03:48que je me fais arroser des champagnes de partout,
03:50parce que c'était la fête et tout.
03:52Mais attendez, on soignait bien les malades.
03:54Ça, c'était en dehors des malades.
03:56Eh ben, tout le monde, on riait tous comme il faut.
03:59Mais si maintenant, je montre les photos, maintenant,
04:01les filles qui ont mon âge, qui ont plus de 70 ans,
04:03elles vont me porter plainte contre moi ?
04:05Parce qu'on s'amusait, qu'on riait tous ?
04:08Non, ils veulent gagner du pognon.
04:10Voilà, le problème, c'est maintenant,
04:11tout le monde, il veut gagner des sous.
04:13La notice, ça ne gagne pas.
04:15Les tierces, ça ne gagne pas.
04:16Les jeux de grattage, ça ne gagne pas.
04:18Alors maintenant, ils font la facilité,
04:20ils font les problèmes de 20 ans en arrière,
04:22et voilà, et voilà.
04:30Ben, bien sûr, bien sûr, j'ai tout compris.
04:37Non, moi, je n'ai jamais joué dans les grattages.
04:41Oui, c'est des vices.
04:42Ça, c'est des vices.
04:43Les vices, c'est pas bon.
04:44Parce qu'après, la dame à la maison,
04:46elle n'est pas femme, elle est pleurée
04:48parce que le mari, il a été jouer à la tierce,
04:51il a joué aux tierces, il a joué au grattage,
04:53et puis après, il ne ramène plus l'argent à la maison.
04:59Oh là là, on vit dans un monde de chiens,
05:01dans ce moment.
05:02J'ai dit, moi, je suis RFI.
05:07Je suis d'accord avec vous.
05:08Alors, revenons-en, revenons-en à nos moutons.
05:11Je vous avais contacté, justement.
05:13Oui, attendez, je vais vous appeler ma bonne,
05:15Serafina.
05:16Madame Martine, l'infirmière qui vient.
05:19Ah ben, t'appuies elle.
05:20Serafina, tu peux prendre la conversation pour moi,
05:23parce qu'il paraît que l'infirmière,
05:25elle va venir pour me soigner.
05:27C'est bien, le valet de chambre, il s'est fini.
05:30Serafina, tu viens là deux minutes, s'il te plaît.
05:34Oui.
05:35Oui.
05:38Ben, je vous soutiens, moi, je vous soutiens à 100%.
05:40Il n'y a pas de problème.
05:42Moi, je soutiens, je soutiens, oui.
05:44Comment?
05:47Mais, vous m'envoyez le courrier, moi, je soutiens.
05:50J'ai fait le soutien-gorge, je ne l'ai pas,
05:52aujourd'hui encore, en parlant du soutien.
05:59Je n'ai pas mis le soutien.
06:00Je n'ai pas mis le soutien.
06:02Je n'ai pas mis le soutien.
06:03Et vous savez comment je m'appelle?
06:07Oui, ben, appelez-moi Madame Nardine, je préfère.
06:09C'est comment votre prénom, ma fille?
06:11Oulala, c'est Serafina qui fait du bruit là-bas,
06:14dans la cuisine.
06:17Elle n'est pas fermée, la porte?
06:20Eh, monsieur, il faut ouvrir la porte pour l'infirmière.
06:22S'il vous plaît.
06:23L'infirmière, elle est en dehors.
06:25Il faut ouvrir la porte, il a fermé la porte.
06:28Attendez, je vais parler à ma bonne Serafina.
06:30Elle va aller ouvrir le portail.
06:32Parce que l'infirmière, elle va me faire la piqûre.
06:36Moi, c'est Madame Nardine.
06:38Nardine?
06:39Oui, Nardine, oui.
06:40On m'appelle Nardine.
06:41Appelez-moi Nardine.
06:42Je l'aime bien, ce prénom.
06:43C'est le prénom de mon baptême, de mon papa et de ma maman.
06:47Ah, d'accord.
06:48Et votre nom, s'il vous plaît?
06:50Basiat.
06:51Basiat.
06:53Je suis née.
06:54Je suis née en Tunis, moi.
06:55Basiat.
06:56Oui.
06:57Vous pouvez me l'appeler, s'il vous plaît?
06:58B-A-S-I-A-T.
06:59Non, B-A-B-A-S-I-A-T.
07:06S-I-A-T.
07:07Basiat, Basiat.
07:10Nardine Basiat.
07:12Madame Nardine Basiat, votre adresse, s'il vous plaît?
07:15Oui, j'ai toujours la même adresse, pas de problème.
07:18Je n'ai pas l'adresse, s'il vous plaît, si vous pouvez me la communiquer.
07:21L'adresse, il est sur le boîte aux lettres, l'adresse.
07:26Est-ce que vous connaissez votre adresse?
07:28Ben, je ne me rappelle pas, je sais que je réhabite dans le...
07:30dans le barrier Montgracon,
07:32les côtés de la fictue, les abrières indéfinies.
07:36D'accord, est-ce que vous connaissez le numéro de rue?
07:3838, 38, 490.
07:41Il n'y a pas de rue, il n'y a pas de rue chez moi.
07:43C'est une route, c'est tout.
07:45C'est une route qui s'appelle la route.
07:47D'accord.
07:48Il n'y a pas de nom.
07:49Allez, il fait 38 490.
07:50Tu fais, tu tapis, tu dis 38 490.
07:54Tu trouves, tu trouves le numéro de la rue de Mme Nardine Bassiac.
08:01D'accord.
08:02Tu vas regarder sur le site.
08:03D'accord, très bien, donc.
08:05Tu vas trouver, tu trouves sur le bouton, tu trouves Mme Bassiac, tu vas trouver.
08:09Je m'excuse, cher Madame, il est venu, l'infirmière, il est venu pour le parcours.
08:13Oui, oui, c'est bon, il n'y a pas de souci.
08:15Voilà, vous me rappelez, Madame.
08:16Merci beaucoup.
08:17Merci beaucoup.
08:18Prenez soin de vous, au revoir, vous êtes formidable, au revoir.
08:20Merci, Madame, vous êtes gentille, hein.
08:22Ben, vous aussi, vous aussi, croyez-moi, ça m'a fait plaisir de discuter avec vous.
08:26Merci beaucoup.
08:27Merci beaucoup, hein.
08:28Merci, au revoir.
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