00:00l'institutrice filmait en train de violenter une élève de petite section
00:03la semaine de la rentrée scolaire dans une école parisienne est placée en
00:07garde à vue. L'enseignante âgée d'une cinquantaine d'années est entendue après
00:10la plainte déposée vendredi dernier, non pas pour les faits en lien avec la
00:14vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux ces derniers jours, mais
00:17pour une gifle assénée à un autre élève il y a douze ans. Gifle signalé au
00:22rectorat de Paris à l'époque, Louis Salé. Oui, dans les documents que nous avons
00:26pu consulter, une mère d'élève a alerté le rectorat en mai 2012 pour une
00:30gifle que son fils aurait reçue en mars et l'académie de Paris lui répond au
00:35mois de juillet qu'une enquête a été diligentée et que l'enfant a indiqué
00:39que personne ne l'avait giflé. Cet incident éclairci selon l'institution
00:44n'empêche pas l'avocat de la maîtresse d'écrire deux jours plus tard à cette
00:48mère pour l'inviter je cite à modifier son comportement sans quoi elle se
00:52verrait visée par une plainte pour dénonciation calomnieuse. Pour maître
00:57Vanessa Edberg, l'avocate des deux familles qui accuse l'enseignante, c'est
01:01donc à cause de ce courrier que la plainte n'est déposée que douze ans
01:04après. L'avocate, cette maîtresse, a indiqué sur les plateaux qu'elle n'avait
01:07jamais eu d'antécédents alors même qu'il avait menacé ma cliente, puisqu'elle
01:12est aussi ma cliente désormais, de porter plainte pour dénonciation
01:15calomnieuse et diffamation en tentant évidemment de l'intimider et pour
01:18qu'elle fasse silence. L'enseignante a reconnu les faits pour le coup porté à
01:22la petite fille de trois ans après la diffusion de la vidéo mais pas la gifle
01:26qui serait survenue il y a douze ans.