00:00Daniel Obono, au Nouveau Fonds Populaire, particulièrement à la France Insoumise,
00:03qu'est-ce que vous voulez en priorité, parce qu'on entend destitution,
00:06ça concerne le président, censure, ça c'est pour le Premier Ministre,
00:08quelle est votre priorité désormais ?
00:10Les trois, la censure d'un gouvernement illégitime, celui de M. Barnier,
00:15puisqu'il a été nommé contre les urnes, contre la souveraineté populaire,
00:21une mobilisation parce que nous n'y arriverons que parce que les citoyens et citoyennes
00:25s'emparent de ce sujet et refusent de se laisser voler la victoire,
00:31et puis la destitution, ça va bien évidemment ensemble,
00:34parce qu'au-delà de M. Barnier et de ce qu'il représente comme choix politique…
00:37Mais la censure, vous ne pourrez ne la voir qu'avec la complicité
00:39du Rassemblement National d'une certaine manière ?
00:41Je termine là-dessus, parce que c'est ça le nœud du problème, c'est Emmanuel Macron,
00:45et donc oui, nous considérons qu'il a enfreint l'esprit de la Constitution,
00:51qu'il a outrepassé son rôle, et donc c'est lui qui pose problème,
00:54qui a mis le pays en crise depuis de nombreuses années, qui le met dans l'impasse,
00:57qui en fait aujourd'hui la risée au niveau international de tout le monde,
01:02qui dit bien, et quand vous lisez la presse étrangère, tout le monde dit,
01:04en fait le problème c'est Macron, il n'y a rien qui va,
01:07et donc nous, nous pensons qu'il n'est pas acceptable
01:12qu'il puisse comme ça décider, comme un monarque, comme un autocrate,
01:16de la vie des gens, parce que c'est de la vie des gens qu'il s'agit.
01:19– Mais factuellement, et je dirais même arithmétiquement parlant,
01:22l'arbitre c'est l'URN, dans le cadre d'une potentielle,
01:25d'une éventuelle censure du gouvernement de Barnier et de Michel Barnier.
01:28– Des tissus chauds aussi, des tissus chauds aussi, il faut les deux tiers.
01:31– Oui, mais ça paraît franchement moins probable.
01:34– L'arbitre en dernière analyse c'est le peuple,
01:36et c'est pour ça que nous appelons à sa mobilisation,
01:38le peuple qui a mis en tête le nouveau Front populaire,
01:41parce qu'il y a une petite musique là, de plus en plus forte,
01:44qui vise à réécrire toute l'histoire, à l'effacer,
01:47à faire croire que les gens auraient oublié
01:50leur mobilisation extraordinaire il y a quelques mois,
01:53et seraient en attente de voir ce que M. Barnier va faire, pas du tout.
01:57– C'est ce que j'allais vous demander.
01:58– Pas du tout, moi je pense qu'il faut en discuter.
01:59– Vous ne lui laissez pas le temps, et notamment pas le temps
02:03de préparer un discours de politique générale,
02:04il n'y a même pas de nature éventuellement à apporter des gages,
02:06y compris à la gauche.
02:07– Il va faire son discours de politique générale,
02:10mais la question n'est pas là.
02:11M. Barnier est l'homme de main d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen.
02:16Il s'assoit et il remet en cause la légitimité démocratique issue des urnes.
02:21Nous n'avons rien à discuter, rien à débattre, rien à négocier avec ce personnage.
02:29Je pense que vous avez tort si vous pensez réellement pouvoir tourner la page
02:34et que les Français et Françaises vont accepter gentiment
02:38de se faire tourner en bourrique, de se faire maltraiter ainsi,
02:42parce que c'est de ça qu'il s'agit.
02:43Vous vous rendez compte du message qu'il envoyait ?
02:45La démocratie, l'intervention pacifique des citoyens et citoyennes,
02:49ça ne sert à rien, parce qu'en définitive, c'est un homme tout seul
02:52qui va décider, faisant tourner tout le monde en rond pendant des mois
02:56pour finalement sortir un nom du chapeau à l'exact opposé
02:59de ce que demandent les millions de Français et Françaises.
03:02Et ça c'est inacceptable pour nous.
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