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  • il y a 2 ans
Autour d'Ersin Leibowitch, les informés débattent de Michel Barnier, nouveau Premier ministre, qui commence ses consultations en vue de former son gouvernement.

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Transcription
00:00Les informés. Ersine Lébovitch.
00:04Bonsoir à tous. Michel Barnier, nouveau Premier ministre de la France, depuis hier, est au travail.
00:10Il a entamé ses consultations en vue de la formation de son gouvernement.
00:13Il a commencé par son propre camp, à la droite, puis le camp présidentiel.
00:17Ce midi, Michel Barnier était à l'Élysée. Ce soir, il s'exprimera sur le plateau de TF1.
00:23Nous commenterons ses propos dès que nous les connaîtrons avec les informés de France Info, que je vous présente immédiatement.
00:29Tam Tranuy est avec nous. Bonsoir. Journaliste politique sur la chaîne Public Sénat, présentatrice des questions au gouvernement.
00:36À vos côtés, Aurore Malval. Bonsoir à vous.
00:39Rédactrice en chef adjointe du site internet de l'hebdomadaire Marianne.
00:42Véronique Reyssoult. Bonsoir. Présidente du cabinet Backbone Consulting, maître de conférences à Sciences Po,
00:49auteur d'un livre intitulé « L'ultime pouvoir, la face cachée des réseaux sociaux ».
00:53C'est aux éditions du CERF.
00:55CERF et Henri Vernet avec nous. Bonsoir. Rédacteur en chef adjoint du journal Le Parisien, aujourd'hui en France.
01:01Première question. Michel Barnier a-t-il pleinement la main, d'après vous, sur la composition de ce gouvernement ?
01:09Ou alors est-ce qu'Emmanuel Macron est de nouveau à la barre ?
01:13On a dit que le président avait lui-même contacté par avance Rachida Dati et Gérald Darmanin pour s'assurer de leur présence.
01:20Quelle est, d'après vous, la marge de manœuvre de Michel Barnier dans cette affaire aurore malvale ?
01:25Oui, alors je pense qu'effectivement, on va se rendre compte dans les jours qui viennent exactement de cette marge de manœuvre.
01:34Un petit souci de micro, mais on va arranger ça. Continuez, on vous entend quand même.
01:37Et notamment, je lisais d'ailleurs dans l'excellent quotidien de mon confrère que c'était Alexis Kohler,
01:45le tout puissant secrétaire général de l'Elysée, qui avait poussé son nom, le nom de Michel Barnier, auprès d'Emmanuel Macron.
01:52Donc on peut se dire quand même que cette nomination n'est pas du tout le fruit d'un hasard ou d'une personnalité qui serait totalement étrangère à la Macronie.
02:05En revanche, il y a des signes d'ores et déjà qui sont annoncés, en tout cas par l'entourage, par l'Elysée, de dire on débranche les fils.
02:12Il y avait des conseillers partagés entre l'Elysée et Matignon qui aujourd'hui ne sont plus, qui sont progressivement mis de côté.
02:19Est-ce que ça veut dire que Michel Barnier a toute latitude ? Je ne suis pas sûre.
02:24On voit quand même qu'Emmanuel Macron, en décidant de nommer, de prendre en fait sur lui le fait de trouver un Premier ministre qui fasse consensus,
02:34ne va évidemment pas laisser à Michel Barnier le loisir de choisir tous ses ministres et de régler lui-même cette histoire.
02:42Henri Vernet, d'après vous, qui décide en réalité ?
02:45Les deux auront leur mot à dire. Mais bien évidemment, Macron le voit mal lâcher la main. D'abord, ce n'est pas dans sa nature.
02:51Alors c'est d'ailleurs assez significatif que tous ces derniers jours, avant même que le nom de Michel Barnier soit vraiment sorti du chapeau, si on peut dire,
02:59à ce moment-là, déjà, l'entourage du président insissait sur le fait. Mais si, vous verrez, ça paraît inimaginable.
03:08Mais il a quand même bien compris qu'il ne sera plus directement aux affaires, qu'il prendra un peu de champ. Il sera bien obligé de le faire.
03:15Donc le simple fait d'être contraint de dire ça de la part de son entourage montrait à quel point, en réalité, ce président qui est dans une verticalité absolue depuis 7 ans...
03:24Alors c'était déjà l'apanage de tout président de la Ve République. Ça a été notamment assez récemment sous Nicolas Sarkozy.
03:31Mais à un point qui jamais n'avait été aussi fort avec Emmanuel Macron. Donc c'est évident qu'il ne va pas changer ses habitudes comme ça du jour au lendemain.
03:39Néanmoins, je pense qu'il y aura quand même une marge de manœuvre chez Michel Barnier pour le choix de pas mal de ministres.
03:45D'abord, il faudra trouver... Il faudra que ce gouvernement... Macron, il n'a pas du tout renoncé à son rêve de faire une espèce de Dream Team.
03:52C'est ce qu'on explique demain dans nos colonnes, cette fameuse Dream Team qui irait donc de la droite républicaine jusque... Alors la gauche, ça paraît difficile à croire.
04:01Certainement pas le PS. Olivier Faure a déjà fermé la porte. Néanmoins, des personnalités ici ou là qui pourraient se réclamer de gauche, ça, c'est pas impossible.
04:09Un gouvernement, vous trouvez toujours du monde. Bon, il n'a pas renoncé à cette idée-là. Donc forcément, là-dessus, il faut quand même laisser un Michel Barnier
04:16à la manœuvre pour essayer d'arriver à convaincre diverses personnalités sans que ce soit purement du débauchage. Donc chacun aura son mot à dire.
04:25Maintenant, c'est vrai que par exemple sur ce qu'on appelle le domaine réservé, là, par exemple, Macron, il n'entend rien lâcher parce qu'à la limite,
04:31il va lui rester quand même essentiellement cela. Donc là, je parle d'affaires étrangères et défense, notamment.
04:36– Michel Barnier, d'après vous, Tamthra Nui, accepte volontiers cette situation ? Il n'y a rien d'exceptionnel là-dedans ?
04:44– C'est-à-dire ?
04:45– Le fait de partager, en fait, les décisions sur la composition du gouvernement.
04:49– Je pense que Michel Barnier, et on l'a vu d'ailleurs lors de son programme pour la primaire de la droite, a une conception assez traditionnelle
04:58de la répartition des rôles entre le président de la République qui doit présider et le chef du gouvernement qui doit gouverner.
05:03Ce sont des choses qu'il a dites très clairement. Il n'a pas du tout l'intention d'être un Premier ministre collaborateur, un Premier ministre sous-fifre.
05:12Voilà. D'ailleurs, on a senti quand même la façon dont il se comportait lors de la passation de pouvoir hier à l'égard de Gabriel Atta.
05:20Il avait quand même la volonté, par 2-3 touches, 2-3 mots, de dire qu'il avait quand même l'intention d'être le patron,
05:27qu'il avait quand même l'intention de dire qu'on pouvait lui laisser des dossiers sur la table.
05:32Il allait en faire ce qu'il souhaitait, même s'il allait certainement les regarder.
05:37Voilà. Donc Michel Barnier, on ne va pas lui apprendre son travail de Premier ministre.
05:43C'est bien ce qu'il a souhaité montrer. Après, il ne faut pas sous-estimer la façon d'être, bien sûr, d'Emmanuel Macron
05:51qui a eu une place énorme dans toute cette séquence, une place que certains ont trouvée d'ailleurs trop importante,
05:57puisqu'il y avait quelque chose de pas forcément logique à la suite du résultat des législatives,
06:03à voir tout ça se terminer par des consultations à l'Élysée. Donc on le sait, il ne peut pas s'en empêcher, Emmanuel Macron.
06:09Il y a quand même des signaux. Le premier signal, c'est qu'on avait dit que le directeur de cabinet, il était déjà quasiment choisi
06:15avant le Premier ministre, Bertrand Gomes. On a compris que ça ne serait pas forcément le cas.
06:19Pour l'instant, sur TF1, Michel Barnier dit, je le cite, il faut ouvrir la table à tous ceux qui le voudront.
06:27Vraiment tous ceux qui le voudront, Aurore Malval, d'après vous ?
06:31C'est un vœu pieux. Je pense qu'il ne peut pas dire autre chose, puisque de toute façon, il répond là, en ce sens,
06:37au cahier des charges qu'a posé Emmanuel Macron, c'est-à-dire ouvrir un gouvernement de rassemblement.
06:43Et ce, malgré le basculement auquel on a assisté hier, c'est-à-dire qu'on a eu des élections qui ont consacré, une nouvelle fois,
06:53le Front républicain, c'est-à-dire que les électeurs ont voté massivement contre le RN, et on se retrouve finalement
07:01avec un hémicycle et un premier message qui est, justement, tout sauf le nouveau Front populaire.
07:07Il dit là aussi, il ajoute à l'instant même, il faut respecter les électeurs du RN, même si, ajoute-t-il, je n'ai aucune valeur commune.
07:15Alors ça, effectivement, c'est aussi, Michel Barnier sait très bien que son futur gouvernement tient, effectivement, par la non-censure,
07:24par la neutralité bienveillante du Rassemblement national, qui est revenu, alors qu'il était gelé dans l'hémicycle, en fait, tout l'été,
07:32et là, il est revenu totalement au centre du jeu, puisque s'il vote la censure de ce gouvernement, du coup, avec les voix des députés RN additionnées
07:41à celles du nouveau Front populaire, le gouvernement tombe. Donc, effectivement, ça a été quelque chose, un message, d'ailleurs,
07:47qui a été tout de suite annoncé par un grand nombre des cadres du RN, de dire, voilà, Michel Barnier, ce n'est pas Xavier Bertrand,
07:54il respecte nos électeurs, il respecte le RN, et d'ailleurs, Jean-Philippe Tanguy, qui a été le premier à attaquer un petit peu Michel Barnier,
08:02s'est fait reprendre sévèrement à l'ordre, parce que, justement, cette non-agressivité, en tout cas, c'est un peu le...
08:08— Alors, parmi ceux qui, a priori, ne veulent pas être à la table de Michel Barnier, il y a la gauche, c'est ce qu'a dit Olivier Faure,
08:16on va l'entendre ensemble. Véronique Reyssoult, sur ce point, qu'est-ce qui se dit sur les réseaux, les militants, les électeurs,
08:24ce sentiment, sans doute, de déception, de colère, peut-être ?
08:27— Alors, les militants et le reste des Français, c'est pas tout à fait la même chose. On va dire que les militants sont plus que,
08:35pour les militants de gauche, remontés, énervés, ne comprennent pas, et avaient anticipé, dès le début de la séquence,
08:42le fait que ça ne correspondrait pas à ce qu'ils voulaient, parce que, de toutes les façons, ils étaient restés sur l'idée que c'était
08:47Mme Castex qui devait être nommée. Donc voilà, ils ont le sentiment que ça ne fonctionne pas bien. Et le fait que le RN ait un rôle important
08:55est particulièrement dénoncé. Pour autant, les Français, qui étaient pas honnêtement passionnés, autant que nous ne savons tous pu l'être,
09:02sur cette domination, ils l'attendaient. Mais voilà, il y avait peu de volume, pour vous donner une idée. Il y avait à peu près
09:07550 000 messages sur ce sujet, sur les derniers jours. En revanche, la raison pour laquelle ils ne s'y intéressaient pas, c'est qu'ils disaient
09:15que, de toutes les façons, c'est Emmanuel Macron qui va décider, donc c'est pas la peine de s'énerver, c'est pas la peine de commencer à analyser,
09:21j'ai d'autres choses à faire, attendons. Maintenant que le nom a été donné, là, pour le coup, ça les intéresse vraiment, plus de 900 000 messages
09:28simplement depuis la nomination. Donc voilà, ça les intéresse. La première des questions que se sont posées les gens, de nouveau, si on sort les militants
09:35de chacun des côtés, c'est qui est-il, parce qu'il n'est pas tant connu que ça, en particulier auprès des jeunes. Beaucoup de questions et de messages
09:43très factuels. Il y avait à peu près 80% des messages qui étaient sa nomination et son parcours. Et puis après, une demande et une curiosité
09:52sur est-ce qu'il va arriver à faire ce fameux sujet de coalition, avec pas mal de blagues sur quel est le bon mot à utiliser, visiblement.
10:00Est-ce qu'on dit coalition, cohabitation ?
10:03Sur la gauche, je suis disposé à ouvrir mon gouvernement à des gens de gauche, dit Michel Barnier. Écoutez en revanche ce que disait Olivier Faure
10:14chez nos confrères de France Inter.
10:16Je pense qu'aucune personnalité du PS ne rentrera dans son gouvernement, donc je n'ai aucun doute là-dessus.
10:21Et vous avez maintenant un Premier ministre qui est issu du parti qui a fait le score le plus faible. Il a fait 6%, et c'est lui maintenant...
10:29Mais qui va gouverner avec tout le monde, en tout cas c'est ce qu'il dit.
10:31Mais gouverner avec tout le monde. Quand il dit ça, à qui s'adresse-t-il en réalité ? A la gauche ? Non, à l'extrême droite.
10:38Donc il a très bien compris que sa survie dépendait d'elle. Et donc les clins d'œil ne sont pas tout à fait à l'endroit où vous indiquez.
10:45Les clins d'œil, ils sont pour Marine Le Pen, qui est celle qui au fond a décidé de qui serait Premier ministre.
10:51Puisqu'elle a dit que celui-là, elle ne le censurerait pas forcément.
10:54Olivier Faure sur France Inter. Est-ce que vous voyez une tentative de diviser la gauche et le front de gauche ?
11:00Henri Vernet, lorsque Michel Barnier dit « j'ouvre aux gens de gauche qui le souhaiteront ».
11:04Là, il poursuit la démarche, la tentative de Macron lui-même depuis le 7 juillet au soir.
11:08De toute façon, c'est son rêve, c'est son objectif. Il essaye de fracturer le NFP et en tout cas de diviser si possible le PS.
11:14Écoutez, ça n'a pas marché pendant 90 jours. Il n'y a absolument aucune raison que ça marche aujourd'hui.
11:19D'autant moins avec, en effet, qu'on le veuille ou non, le quitus qui a été donné à Michel Barnier à Matignon par l'ERN.
11:25Donc ça ne marchera pas, c'est évident. Non, quand Michel Barnier dit ça, il ne pense évidemment pas à des gens du PS et encore moins du NFP de manière assez globale.
11:32Il pense à des personnalités. Vous savez, vous avez toujours des gens. Mais c'est ce qu'on appelle.
11:35Regardez, M. Sarkozy avait fait ça. Il avait trouvé un Kouchner. Il en avait trouvé quelques autres qui sont marqués, qui sont estampillés.
11:41À gauche, PS ou pas. Et par exemple, Emmanuel Valls, vous l'appelez, il est peut-être déjà à son téléphone en train d'attendre.
11:47Ségolène Roya serait preneuse aussi. Je veux dire, vous trouverez toujours. Simplement, est-ce que ça sera utile ?
11:54Est-ce que ça aurait la moindre signification politique ? A priori, non. Ce serait une assez faible valeur.
11:59Alors on va parler dans un instant du dossier phare qui est celui de la réforme des retraites.
12:05Ça l'était pour la gauche. Michel Barnier dit qu'il est disposé à ouvrir ce débat pour les personnes les plus fragiles.
12:12Vous allez commenter cette phrase juste après le fil info d'Emmanuel Langlois. Il est 20h15.
12:18— Les discussions avec les forces politiques se passent très bien, commentaire de Michel Barnier tout à l'heure, au lendemain de sa nomination.
12:25Et alors que les tractations pour composer le futur gouvernement commencent, le nouveau Premier ministre invité ce soir du 20h de TF1,
12:33c'est le moment que chacun retroute ses manches, a dit le nouveau locataire de Matignon tout à l'heure,
12:39qui promet que son gouvernement ne sera pas seulement de droite mais aussi ouvert aux gens de gauche.
12:44Le sectarisme est une forme de faiblesse, a lancé le Premier ministre, qui précise encore qu'il n'a rien de commun avec les thèses
12:51et les idéologies du Rassemblement national. Il n'y a pas un professeur devant chaque classe à la rentrée.
12:57Il manque des enseignants dans plus de la moitié des collèges et lycées. C'est le constat fourni ce soir par le SNES-FSU,
13:03le premier syndicat du second degré qui a mené une enquête dans un millier d'établissements.
13:08Selon ses résultats, certaines grosses académies sont particulièrement touchées comme celle de Versailles, de Lyon ou encore de Créteil.
13:17Et puis de nouvelles médailles françaises aux Jeux paralympiques de Paris 2024.
13:20Kevin Lecumf décroche l'argent en paracyclisme dans la course en ligne, de l'argent aussi pour Heidi Gauguin qui décroche sa troisième médaille dans cette discipline.
13:30Et on va commenter maintenant cette phrase que Michel Barnier, nouveau Premier ministre, vient de prononcer sur TF1 à propos de la réforme des retraites.
13:49C'est vraiment le dossier qui était au cœur de la campagne de la gauche notamment.
13:54Michel Barnier se dit, je le cite, disposé à ouvrir le débat sur la réforme des retraites pour les personnes les plus fragiles.
14:02Comment entendez-vous cette phrase, Tam Tranhuy ? Là, c'est Michel Barnier le négociateur ?
14:08Oui, c'est le négociateur qui parle. On peut un petit peu améliorer la réforme des retraites mais on ne touche pas évidemment à l'essentiel de la réforme.
14:18On ne va pas toucher à l'âge de départ à la retraite.
14:21C'est un sujet d'une extrême complexité politique. On a l'URN d'un côté et le Nouveau Front Populaire de l'autre qui ont tous les deux dit qu'ils voulaient absolument
14:34la première chose qu'ils feraient s'ils arrivaient au pouvoir, c'est l'abrogation de la réforme des retraites.
14:38Évidemment que ce n'est pas possible. Si vous voulez quand même garder le rassemblement national, il va falloir faire des choses.
14:45Et puis ça, s'occuper de la réforme des retraites pour les personnes les plus fragiles, ce n'est pas quelque chose sur lequel les personnes peuvent voter réellement contre.
14:52On se rappelle très souvent, c'est ce que font d'ailleurs les gouvernements au début quand ils commencent à être nommés, à l'été généralement, ils ont fait beaucoup de cadeaux.
15:02Et là, c'est quelque chose que l'on lâche pour montrer un petit peu la bonne volonté.
15:08Alors que Michel Barnier, on sait bien que ça va aussi à l'encontre de sa culture politique, de ce qu'il aurait souhaité faire.
15:14Il proposait un débat à 65 ans.
15:17Exactement, lors lui-même de son programme. Donc ça veut dire qu'il sort de sa position d'homme de droite et de ce qu'il a fait jusqu'ici dans son politique.
15:25Pour entrer dans ses négociations. Et ça, c'est un sujet qui est très important pour les Français, Véronique Reissoult.
15:30Qui était un point qui avait été extrêmement clivant, qui avait été extrêmement commenté et qui n'avait finalement pas...
15:36Enfin voilà, la colère que avait suscité cette réforme n'avait finalement jamais réellement été clos.
15:43Et dans les rares... Parce que la campagne législative, dans les commentaires qu'il pouvait y avoir, c'est que les gens trouvaient qu'ils avaient été pressés.
15:51Et qu'il n'y avait pas eu tant de débats de fond sur les projets et sur ce que les uns et les autres voulaient faire passer.
15:57Le seul sujet qui était à chaque fois un peu débattu, c'était justement ce sujet des retraites.
16:02Avec effectivement un point sur lequel à peu près tout le monde était d'accord, c'est que les plus faibles doivent être protégés.
16:07Que ce soit des internautes à droite ou à gauche, ils étaient tous d'accord.
16:10En revanche, le sujet de tout remettre à plat, c'est un sujet extrêmement clivant et c'est un sujet de discussion qui...
16:18Alors il dit qu'il ne s'agit pas de tout remettre en cause, notamment pour la maîtrise des déficits.
16:25Mais là, on a l'impression que peut-être les choses peuvent bouger.
16:29Aurore Malval ou c'est simplement une formule d'après vous ?
16:32Moi je ne suis pas sûre et je trouve que la formule est quand même très timide.
16:36C'est-à-dire qu'en tout cas à gauche, même Bernard Cazeneuve qui n'est pas passé pour un grand radical,
16:44qui est même plutôt figure de modéré, a été justement, a-t-on dit, intransigeant sur cette réforme des retraites.
16:52A dit, voilà pour moi, c'était clair, et pourtant sans faire partie du Nouveau Front Populaire,
16:56il avait dit je suis pour l'abrogation de cette réforme des retraites.
17:00Et c'est d'ailleurs ce qui visiblement a dissuadé finalement Emmanuel Macron de le nommer.
17:05Donc ça, je trouve que de dire voilà sur les plus fragiles, ça ressemble presque finalement à ce que Eric Ciotti avait fini par accepter en se ralliant au RN,
17:15en disant que pour les carrières longues, on pouvait envisager une remise en cause de la réforme des retraites.
17:20Donc je trouve quand même que c'est très timide.
17:22Ça ne me semble pas susceptible de pouvoir rallier une personnalité de gauche qui voudrait peser justement dans cette réalisation,
17:29parce que ce serait très très en deçà de tout ce que la gauche de façon assez unanime défend par rapport à ce point-là.
17:34En tout cas, on en revient à quelque chose qu'on a déjà entendu et qu'on a évoqué tout à l'heure,
17:39c'est que si Emmanuel Macron a choisi Michel Barnier, c'est peut-être aussi pour préserver justement son bilan, et particulièrement cette réforme des retraites.
17:48On sait qu'il a une obsession effectivement, c'est qu'on ne tricote pas l'ensemble de son bilan d'ici 2027.
17:55Dans ce bilan, il y a bien sûr la réforme des retraites, il y a aussi le sujet de l'immigration,
18:01il y a le sujet plus globalement de l'économie.
18:05Emmanuel Macron a cette obsession de garder son héritage, il ne veut pas voir l'ensemble qui partirait ensuite en fumée,
18:13et donc on sait bien que c'est une des raisons pour lesquelles quelqu'un comme Michel Barnier a été effectivement nommé.
18:19Parce que finalement, il est aussi, d'une certaine façon, je trouve qu'il ne faut quand même pas oublier qu'il y a une sorte de prolongement.
18:26On joue beaucoup, oui voilà, ça a été très compliqué, après cette élection législative, ça va être la rupture avec Michel Barnier.
18:31Bon, ben non, finalement, rappelez-vous, en 2017, on a eu Edouard Philippe, un homme de droite,
18:38qui l'a dit la première fois qu'il est arrivé, qui a mené plutôt une politique de droite,
18:42qui avait déjà Gérald Darmanin, qui avait déjà Bruno Le Maire.
18:45Là, qu'est-ce qu'on nous dit ? Michel Barnier, un homme de droite, qui s'assume de droite,
18:49qui va bien entendu faire des concessions.
18:52De qui est-ce qu'on nous dit qu'il va plutôt rester ? Peut-être Gérald Darmanin ? Peut-être Rachida Dati ? Peut-être Catherine Vautrin ?
18:59Bon, ce sont plutôt des personnalités qui étaient déjà là, qui sont des personnalités marquées à droite.
19:04Donc tout cela, je pense, va finalement plutôt dans le prolongement de ce que l'on a vu,
19:08c'est-à-dire une alliance, les Républicains, le Centre, qu'on a vu se tricoter au fur et à mesure des mois.
19:14Henri Vernet, en tout cas, dans les mots, là, j'ouvre la table, on peut rediscuter de la réforme des retraites.
19:19Ce fameux négociateur.
19:21Oui, alors le négociateur, oui, mais avec qui ?
19:23Un homme qui a négocié le Brexit, on se dit, il peut tout faire.
19:26Oui, enfin, avec ces limites-là, que quand vous négociez le Brexit, vous avez affaire à des gouvernements,
19:30à des pays, à des gens qui sont extrêmement établis.
19:32Négocier le Brexit, certes, c'est compliqué, parce que vous avez aussi en face de vous des menteurs patentés,
19:37qu'était le Boris Johnson, le Premier ministre britannique de l'époque,
19:40parce que vous avez, comment dire, des intérêts extrêmement éclatés,
19:43et que tout le jeu consistait à diviser les Européens.
19:45Donc là, la méthode...
19:46Donc vous dites, là, ça va être plus difficile ?
19:47Mais bien sûr, ça va être plus difficile, parce que là, vous ne discutez pas avec des gouvernements ou des dirigeants établis,
19:51vous discutez avec un chaudron politique, une assemblée telle qu'on ne l'a jamais vue depuis le début de la cinquième.
19:57Donc oui, un instant quand même sur votre question, le négociateur.
20:00Oui, c'est quand même le négociateur, parce que c'est vrai que cette concession, elle est vraiment minime.
20:04C'est le minimum qu'il dit, là, sur les retraites.
20:07À la limite, c'est presque un décret d'application d'une loi, une fois qu'elle est votée.
20:10Simplement, on se rend compte que, ah ben non, ça ne marche pas très bien,
20:12et donc on ajuste, c'est comme ça que marche notre système politique.
20:16Et donc, c'est aussi en réalité une parole qui s'adresse aux syndicats, parce qu'il a besoin d'eux aussi.
20:20C'est là qu'on verra cette méthode, et le négociateur, et peut-être que là, la référence au Brexit, en effet, devient tout à fait pertinente.
20:28C'est vrai que quand il dit qu'il veut mettre tout le monde autour de la table,
20:30c'est aussi apaiser le climat dans un pays qui est sous tension extrême depuis des années.
20:34Et donc, c'est ramener autour de cette fameuse table des leaders syndicaux, des partenaires sociaux.
20:41C'est quand même vraiment ça qui manque.
20:43Donc là-dessus, oui, là, ça part pas mal.
20:45Mais juste quand même, si on reste sur cet exemple de la retraite, sur lequel, en effet, il ne bougera pas,
20:50et ils sont totalement en phase, lui et Emmanuel Macron, là-dessus.
20:53C'est vrai que là, on touche quand même le paradoxe, l'anomalie assez extraordinaire.
20:59C'est-à-dire que des gens, des millions de Français, ont voté les 30 juin et le 7 juillet, justement, dans, comment dire, il y avait...
21:07Pour la brogation, c'est très fort.
21:08Mais bien sûr, mais bien sûr, il y avait un côté alternance.
21:11C'est-à-dire que c'était presque un vote pour une alternance politique, une présidentielle, finalement, avant l'heure.
21:16Et donc, ils votent pour ça.
21:17Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils ont ?
21:19C'est vrai, ça a été...
21:20Alors là, pour le coup, il faut acter la justice du constat, quand même, des adversaires, soit de la gauche ou d'occurrence.
21:27Bah oui, c'est vrai que c'est le parti qui est arrivé quatrième.
21:30Oui, alors là, c'est quoi ?
21:31C'est Emmanuel Macron, prestidigitateur...
21:33Mais c'est Emmanuel Macron qui ne veut pas être prestidigitateur.
21:35Prestidigitateur, s'il était aussi doué que ça, il aurait sorti du chapeau un Premier ministre.
21:38C'est quelque chose qui tenait la route bien avant.
21:40Donc prestidigitateur, un petit peu, comment dire, un petit peu enmanché, quand même.
21:44Donc c'est pas si brillant.
21:48Non, on a un Emmanuel Macron qui, décidément, ne veut rien lâcher de, comment dire, de son septennat,
21:54puisque c'est un quinquennat de plus de 2 ans, et malgré, quand même, un démenti électoral.
21:59Donc c'est vrai que ça, ça pose question.
22:01Et ce sera toute la fragilité de Michel Barnier et de l'équipe qu'il mettra sur place.
22:05Aurore Malval.
22:06Je trouve que c'est très révélateur, en fait, de quelque chose qui est en train de s'imposer, en fait, avec le macronisme,
22:10qui est, finalement, qu'Emmanuel Macron sort du champ politique l'économie.
22:14Et comme si, justement, le suffrage universel, les caprices du suffrage universel,
22:20ne s'appliquaient pas à ce qui concernait l'économie.
22:23Et donc la réforme des retraites, la question de la hausse du SMIC, tout ce qui est de la dette, etc.
22:28Ça doit sortir, pour lui, véritablement, des choix, en fait, qu'ont les électeurs.
22:33Et il faut des gens raisonnables qui décident pour ça.
22:37Et ça sort vraiment du champ du politique.
22:39Et ça, je pense que c'est très grave.
22:40Parce qu'effectivement, les Français ne l'entendent pas comme ça.
22:43Véronique Ressous, ce sont des commentaires que vous lisez beaucoup.
22:46Ça, on a voté pour quelque chose, et puis, en fait, on a le contraire, au final.
22:49Le sentiment de tout ça pour ça ressort, quand même, énormément.
22:53C'est même l'expression qui était la plus utilisée avant les JO,
22:57au moment où les gens étaient encore dans les résultats.
22:59Et là, on voit bien dans les commentaires, hormis quelques personnes qui se disent
23:03« Ben, voyons ». Mais globalement, la notion de...
23:06Alors, l'expression de déni de démocratie, elle est plutôt utilisée par les militants.
23:09Mais globalement, le sentiment que ça ne va pas changer et qu'on a l'impression
23:13que tout ça va de nouveau mener au coup de tout ça pour ça.
23:16Donc, une espèce d'impuissance.
23:17Une impuissance.
23:18Une espèce d'inservi.
23:19Et puis, effectivement, les gens ont l'impression d'avoir fait un effort de se déplacer,
23:23de se mobiliser, d'avoir exprimé un certain nombre de choses
23:26sur la réforme des retraites.
23:27Parce que, je vous dis, c'était le seul point qui avait été un peu discuté
23:29pendant les législatives.
23:31Et puis aussi pour faire front face au Rassemblement national.
23:35Et ils disent « Ben, en fait, les deux points qui nous ont mobilisés... »
23:38Et il y a quand même près de 67% des gens qui se sont bougés et qui ont été votés.
23:43Ils disent « Ben, on n'en tient pas compte ».
23:45Donc, en fait, ils ont l'impression qu'on leur demande leur voix,
23:49mais on n'écoute pas beaucoup leurs besoins et leurs envies.
23:52Alors, le rapport au syndicat, justement, et notamment autour de la réforme des retraites.
23:57Écoutez ce que disait, sur France Info, Cyril Chabanier, président de la CFTC.
24:02La demande était toujours la même, mais avec tout de même peu d'espoir
24:07que le Premier ministre évolue sur ce point.
24:10Nous aimerions retourner vers une discussion pour aller,
24:15ce qui a été initialement prévu par le président de la République,
24:18c'est-à-dire par un système universel par points.
24:21Mais je vous avoue que sur ce côté-là, j'ai peu d'espoir.
24:24J'ai beaucoup plus d'espoir de pouvoir trouver des compromis
24:28sur la question de l'assurance-chômage qui redonne la main aux partenaires sociaux.
24:33Voilà, Cyril Chabanier, le président de la CFTC.
24:36Voilà, peu d'illusions là-dessus.
24:39Et effectivement, ce que dit Michel Barnier ce soir, semble le confirmer.
24:43Tame Trannuy, ça ne bougera pas vraiment à la marge.
24:46Non, on ne voit pas le retour non plus de la réforme des retraites par points,
24:49malgré le fait qu'Emmanuel Macron l'ait dit.
24:52C'est un de ses grands regrets, c'est de ne pas avoir fait cette réforme
24:55au moment où il en avait encore la possibilité,
24:58où il avait une vraie majorité au Parlement.
25:00On se rappelle comment ça s'est passé, la retraite par points.
25:03On a commencé à amorcer les discussions quelques mois avant le Covid.
25:08Ça a déjà entraîné un certain nombre de mouvements, de grèves, etc.
25:12On sait qu'Edouard Philippe n'y croyait pas trop,
25:15que lui, il était vraiment pour des mesures d'âge beaucoup plus simples.
25:19Pas ce grand bouleversement qui aurait permis pourtant
25:22de se mettre une partie des syndicats dans la poche,
25:25notamment les syndicats réformistes, la CFDT.
25:27On sait que la réforme par points, c'était le projet de Laurent Berger.
25:31Une véritable révolution sur le système des retraites.
25:34Et sans doute que ça aurait permis de voir le système des retraites
25:37autrement qu'une simple manière d'essayer de remplir des caisses
25:41qui sont éternellement vides.
25:42Parce qu'aujourd'hui, on ne les voit que comme ça.
25:44Et d'ailleurs, on a bien vu que cette réforme est tout à fait insuffisante.
25:47Et que d'ailleurs, au moment où on est en train de parler du grand glissement,
25:50du déficit, on voit ce qui nous attend pour l'horizon à 2030.
25:54Ça ne suffira pas pour combler les caisses.
25:56– Le président de la CFTC évoquait également l'assurance chômage.
25:59Est-ce que là, vous pensez qu'il y a davantage de marge de manœuvre, Henri Vernet, ou pas ?
26:05– Là aussi, c'est quand même quelque chose qui tient à cœur.
26:08En plus, ça a été le cas sur plusieurs gouvernements d'Emmanuel Macron.
26:13Elisabeth Borne n'était pas la première.
26:14Déjà, avant elle, il y a eu des projets là-dessus.
26:16Donc non, ce serait assez étonnant de le voir.
26:20Et justement, si on reprend en plus Michel Barnier.
26:23Michel Barnier, quand il était dans sa campagne aux primaires de 2021,
26:26donc les primaires LR, lui, il avançait un système, il avait une proposition
26:32voulant qu'au bout de deux offres d'emplois raisonnables refusées,
26:36un chômeur perdait automatiquement ses indemnités.
26:40Donc ce n'est pas non plus ce Premier ministre sur ce terrain non plus.
26:43Je dirais qu'il ne sera pas prêt à tout détricoter.
26:45Donc non, ça paraît pas très bien engagé.
26:48– On fait une pause dans cette émission France Info, 20h30.
26:52– L'Info avec Sophie Echelle.
27:00– À la Fondation, Abbé Pierre va changer de nom et le lieu en Normandie
27:03dédié à la mémoire d'Henri Grouet.
27:05Le vrai nom de l'abbé restera définitivement fermé.
27:08Cela fait suite à de nouveaux témoignages
27:10qu'il accuse de violences sexuelles dans un rapport publié aujourd'hui,
27:13près de deux mois après un précédent document qui recensait des faits similaires.
27:17La préfecture du Tarn annonce la fin des opérations de déboisement
27:21et interdit tout rassemblement jusqu'à lundi midi à Saïs,
27:24sur la zone à défendre du chantier controversé de l'autoroute A69.
27:28Plus de 400 policiers et gendarmes mobilisés cette semaine
27:31pour faire évacuer le secteur.
27:33Ils ont interpellé une vingtaine de personnes.
27:35Deux militants ont été hospitalisés aujourd'hui
27:37après être tombés d'un arbre lors de cette opération.
27:40Elle est frappée par une sécheresse extrême et a subi de violents feux de forêt.
27:44La Grèce connaît en ce moment l'été le plus chaud de son histoire,
27:48un degré au-dessus du précédent record de chaleur
27:51selon l'observatoire météorologique du pays.
27:53Par ailleurs, l'Institut de surveillance du climat Copernicus
27:56estimait un peu plus tôt que cette année allait probablement être la plus chaude
28:00jamais enregistrée sur la planète.
28:03En France, c'est notamment d'une conséquence de la météo défavorable.
28:06Les vents d'Ange 2024 seront moins importants que l'année dernière.
28:10Le ministère de l'Agriculture s'attend à une baisse de près de 20%.
28:14La qualité du raisin, en revanche, sera au rendez-vous selon les producteurs.
28:18L'équipe de France de football fait sa rentrée ce soir.
28:21Premier match des Bleus en Ligue des Nations face à l'Italie au Parc des Princes.
28:25Le coup d'envoi sera donné d'ici un petit quart d'heure.
28:33Les informés.
28:34Ersine Lébovitch.
28:40Michel Barnier qui poursuit ses consultations dans le but de former son gouvernement.
28:47Il était tout à l'heure l'invité du 20h de TF1.
28:51On va l'entendre sur un point précis qui est l'immigration et la maîtrise de l'immigration.
28:57Il en a déjà parlé dans son discours au moment de la passation de pouvoir.
29:02Certains y ont entendu un gage donné au RN.
29:05Il a évoqué cette expression maîtrise de l'immigration.
29:07Voici ce qu'il a dit tout à l'heure sur TF1.
29:10Il y a toujours le sentiment que les frontières sont des passoires
29:14et que les flux migratoires ne sont pas maîtrisés.
29:18Donc nous allons en effet maîtriser les flux migratoires,
29:21pas avec de l'idéologie, pas avec des discours et des phrases,
29:24mais avec des mesures concrètes.
29:26Je m'inspirerai naturellement des propositions législatives,
29:29des propositions concrètes de mon propre parti,
29:33mais il y a d'autres propositions un peu partout.
29:36Voilà, sentiment que les frontières sont des passoires.
29:39Ça c'est reprendre le discours du RN, Tame Tranui.
29:43C'est aussi aller dans la continuité de son propre discours, celui de 2021.
29:46Un discours qui avait déjà étonné à l'époque,
29:49en raison des fonctions européennes de Michel Barnier.
29:52On ne s'attendait pas à l'époque à ce qu'il ait une position aussi dure sur l'immigration.
29:56Il avait déjà à l'époque proposé un moratoire, un référendum sur l'immigration.
30:00Il faut dire que c'est un sujet sur lequel LR et RN,
30:03au fur et à mesure, se sont de plus en plus rapprochés.
30:06On voit les mesures qui ont été proposées par Laurent Wauquiez
30:10dans son pacte législatif, les mesures qui sont proposées très régulièrement
30:14au Sénat sur l'immigration ou encore sur des sujets comme la transformation
30:18de l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence.
30:21Il y a des sujets de convergence entre les deux,
30:24mais évidemment qu'on ne peut pas l'entendre autrement non plus
30:27que l'idée qu'il essaie de trouver finalement les points communs,
30:30les points d'accord sur lesquels il peut former des majorités,
30:33en l'occurrence avec le RN aussi.
30:36Parce qu'il en aura besoin à l'Assemblée.
30:39Il fait des consultations où il essaie de voir les points communs
30:43entre tout ce qu'on est en train de lui dire.
30:46Il essaie de trouver une voie de passage pour reprendre l'expression
30:49qu'il pourrait utiliser comme grimpeur et comme montagnard,
30:52puisqu'il est de Haute-Savoie, Michel Barnier.
30:55C'est ça qu'il est en train de faire. Il est en train de voir sur quoi
30:58on peut essayer de se mettre d'accord. Et c'est sûr que sur l'immigration,
31:01ça fait longtemps que l'on observe des convergences.
31:04Ce n'est pas pour rien que la gauche parle et estime qu'il y a
31:07une extrême droitisation de l'avis politique sur ce sujet.
31:10– Aurore Malval. – Effectivement, c'est intéressant
31:13parce que Michel Barnier, on se souvient surtout de lui à l'époque
31:17pour ce qu'il proposait justement, avant les élections présidentielles
31:22de 2022, pour ce qu'il proposait en matière d'immigration.
31:25Il avait tenu un discours particulièrement dur,
31:28se démarquer de ses candidats.
31:31Et d'ailleurs, ça avait un petit peu surpris à l'époque
31:34parce qu'il parlait même de s'affranchir des règles
31:37de l'Union européenne, des décisions de la Cour de justice européenne,
31:40en citant un petit peu en exemple quasiment ce que faisait
31:43la Pologne ou la Hongrie, qui sont rarement cités par des européistes
31:49convaincus tels que M. Barnier, qui certes, il a commencé
31:52avec Philippe Seguin, a quand même voté de bon cœur le traité de Maastricht
31:56et ensuite a considéré que le refus des Français de voter le traité de 2005
32:01était une incompréhension.
32:04– Et là aussi, on a voté non et puis finalement c'était oui.
32:08– C'est ça. – C'est un peu le même processus.
32:11– On était tout à fait d'accord à l'époque.
32:14Et donc voilà, par rapport à l'immigration, je pense qu'il a une position dure
32:18et c'est d'ailleurs, à mon avis, une des raisons qui a fait partie
32:22de celles qui ont décidé, l'ERN, à l'accepter ou en tout cas à dire
32:27attendons de voir quel va être le discours de politique générale,
32:30comment tout cela va s'articuler.
32:32– Alors ça, la validation entre guillemets par le Rassemblement national,
32:36Véronique Raissoul, c'est très commenté ça ?
32:39– C'est commenté, surtout, ça fait un moment qu'on n'entendait plus
32:42ou qu'on ne lisait plus beaucoup d'expressions des militants
32:45du Rassemblement national, je ne sais pas si c'était des consignes ou pas,
32:48mais les volumes avaient nettement baissé et là,
32:51quand je regardais pendant l'interview et ses différents points,
32:54là c'est le point sur lequel il est soutenu ou salué par les militants
32:58du Rassemblement national qui prennent bien le soin, je vois, à chaque fois
33:02de dire que c'est sur ce point-là mais que le reste,
33:05ils ne cautionnent pas l'ensemble.
33:07On est forcés de constater qu'ils sont plutôt d'accord et non seulement
33:10ils sont plutôt d'accord mais on voit bien que c'est même le sujet,
33:13cette fameuse sortie, puisque le web a de la mémoire,
33:17donc les uns et les autres ont été chercher des vidéos
33:20où on le voit déclaré pendant la primaire ce point de vue
33:23qui est assez radical, les réactions qu'il y avait eu à l'époque
33:26des différents partenaires européens qui étaient étonnés
33:29parce que ça ne ressemblait pas à M. Barnier,
33:31et donc il y a beaucoup de gens qui disent,
33:33en fait, ça n'est pas celui que l'on imagine,
33:35le fameux négociateur qu'on met en avant
33:37n'est pas tout à fait celui qu'on imagine
33:40et c'est ce qui fait le plus réagir,
33:42en particulier des sympathisants de gauche
33:44qui, je ne sais pas si vous vous posez la question tout à l'heure,
33:47s'il y a une division qui a réussi à être opérée
33:49avec les militants et les politiques,
33:51mais c'est vrai que chez les sympathisants,
33:53ils sont un peu déroutés en disant, mais pourquoi est-ce qu'il n'y a pas eu
33:56plus de soutien de M. Cazeneuve ?
33:58On sent bien que chez les sympathisants, c'est un peu plus délicat
34:01et le point sur lequel ils critiquent instantanément,
34:03c'est ce point-là qui est le point de crispation le plus fort
34:07parce que c'est radical et parce que, de nouveau,
34:10le Rassemblement National est d'accord.
34:12– Et alors, dans ces conditions, Henri Vernet,
34:16est-ce que le RN aujourd'hui, à l'Assemblée,
34:20puisqu'on comprend bien que Michel Barnier,
34:22on aura sans doute besoin sur certains textes,
34:25a de fait, sinon le pouvoir, du moins vraiment le rôle d'arbitre ?
34:30– Le rôle d'arbitre, par rapport à qui vous voulez dire ?
34:32– À l'Assemblée, par rapport au projet.
34:34– Oui, le rôle d'arbitre.
34:36– Oui, c'est vrai, il ne faut pas non plus peut-être exagérer,
34:40je pense qu'il ne faudrait pas non plus laisser penser
34:42qu'il y a une réelle connivence entre le RN, entre Marine Le Pen
34:46et Bardella d'un côté et Michel Barnier de l'autre
34:49parce que c'est même un petit peu parfois, les commentaires
34:52qu'on peut entendre sont même un peu injurieux
34:54parce que c'est un homme, alors certes, il est allé très loin,
34:56notamment on l'a dit, c'est vrai, sur ce côté,
34:58sur ce point de l'immigration, c'est vrai qu'il a en quelque sorte
35:00à son point bien précis, presque renié son engagement européen,
35:04encore que, il se trouve que l'Europe de manière générale
35:07a tendance à se durcir elle-même sur ce thème et d'ailleurs,
35:11le pacte migratoire qui a été adopté par l'Union Européenne
35:13en tant que tel est bien plus dur que ce qui prévalait
35:16auparavant parmi les 27.
35:18Mais bref, je veux dire qu'en cela, il rejoint une espèce de mouvement
35:23et d'ailleurs, il avait justifié ça à l'époque en disant
35:25non, non, je ne renie pas l'Europe, il se trouve que l'Europe,
35:27si elle veut vraiment survivre et continuer à intéresser les citoyens,
35:30elle doit la protéger.
35:32Mais bref, pour revenir au RN, donc là, c'est vrai qu'il y a une convergence,
35:35néanmoins, quand je disais qu'il ne faudrait peut-être pas non plus
35:38lui faire l'injure d'avoir un pacte avec Marine Le Pen,
35:42c'est quand même la frontière, elle est assez claire,
35:44c'est-à-dire qu'il n'est absolument pas question
35:46qu'il y ait une participation de ministres RN, par exemple,
35:50au sein de son gouvernement, la part des choses,
35:52elle est quand même vraiment faite.
35:53Maintenant, c'est vrai qu'il a cette espèce de quitus.
35:56Pour l'instant, on verra bien ce que ça dure,
35:58parce que le RN, là-dedans, joue aussi son jeu,
36:00c'est-à-dire qu'aujourd'hui, autant on a vu un PS,
36:03plus largement un nouveau Front populaire,
36:05donc avec les trois autres composantes du NFP,
36:09jouer quand même un rôle dont Anne Hidalgo a souligné tout à l'heure
36:13à quel point ça a été bloquant, et le résultat, c'est que,
36:15le premier, ce n'est pas Cazeneuve, c'est Michel Barnier.
36:17Donc autant on a vu un petit peu ce côté vraiment bloquant,
36:20autant c'est vrai que le RN, comme il l'a fait
36:22pendant les deux premières années de législature,
36:24là, essaie de se poser un peu comme,
36:26écoutez, nous, on est responsables,
36:28là, on ne clame pas qu'on va censurer par avance
36:32le premier ministre qui, finalement, a été nommé.
36:34Donc, il joue aussi son propre jeu.
36:36– Oui, des diabolisations, la suite.
36:38– Bien sûr, bien sûr, c'est la posture qu'il essaie de se donner.
36:41Mais justement, c'est une posture, c'est une tactique politique,
36:44on verra bien le temps qu'elle tiendra.
36:46On peut penser que Michel Barnier aura quand même
36:49une espèce de délai de grâce, même si c'est quelque chose
36:51qui est réservé en principe au président.
36:53Mais disons que peut-être pourra-t-il passer un budget,
36:55peut-être aura-t-il quelques mois devant lui,
36:57mais de toute façon, il aura en permanence
37:00cette épée de Damoclès d'une censure,
37:02c'est-à-dire que le RN, d'un seul coup,
37:04n'est pas tombé dans « embrassons-nous Fauvelville,
37:06on va gouverner ensemble ».
37:07Je pense que ce n'est pas ça, l'histoire.
37:09– Aurore Malval, là-dessus, c'est un moment important pour le RN.
37:13– Tout à fait, comme l'a dit, justement…
37:17– Henri Vernet.
37:19– Henri Vernet, pardon.
37:21Mais en fait, le RN, au début, s'était mis dans une position,
37:25cet été, très en retrait, en disant « voilà, moi,
37:29ce micmac électoral, cette tambouille, très peu pour nous ».
37:33Ce qui d'ailleurs avait transparu au moment de l'attribution
37:37des fameux postes à l'Assemblée nationale,
37:39où effectivement le RN avait joué un peu en disant
37:41« voilà, nous, on veut bien jouer le jeu ».
37:43Et en même temps, s'était exclu de ce jeu de façon assez maligne
37:45en disant « voilà, vous voyez, on ne veut pas de nous,
37:47encore une fois, les autres font leur micmac électoral,
37:49et nous, nous sommes en dehors de ça ».
37:51Et regardez un petit peu, tout ça s'effondrait.
37:53Avant, je dirais, d'adopter finalement, au gré,
37:57l'été avançant et les négociations avançantes,
38:01de se glisser dans la posture, comme vous l'avez dit,
38:03de l'opposant responsable, en fait, de dire « bon ben, encore une fois,
38:07les autres ne bougent pas, mais nous, nous allons accueillir,
38:09avec bienveillance, enfin en tout cas, en responsabilité ».
38:13Effectivement, ce qui va, encore une fois,
38:17on a eu, au cours de la dernière législature,
38:19un petit peu deux groupes qui ont suivi des trajectoires opposées.
38:23C'est-à-dire qu'on a eu à gauche, au contraire,
38:25une radicalisation du discours, et quelque chose, voilà,
38:29la gauche d'ailleurs, même PS là, en l'État,
38:33ne veut surtout pas apparaître comme molle, comme hollandiste,
38:37en rappelant un petit peu, je dirais,
38:39quasiment les pierseurs du PS à mémoire courte.
38:42Donc voilà, il y a ce désir, en tout cas, de radicalité.
38:45Au contraire, l'ERN, même si ça n'a pas vraiment marché
38:48pour les élections législatives, puisque la diabolisation,
38:51la rediabolisation a quand même fonctionné à plein
38:53avec les profils, un petit peu, on ne reviendra pas
38:55sur ces bruits de galère.
38:56Oui, qu'on a découvert à cette occasion.
38:58Voilà, mais n'empêche que c'est effectivement, là,
39:00la continuité de cette notabilisation,
39:03de « nous sommes les opposants responsables ».
39:06Et finalement, là, ce qu'est en train de faire l'ERN,
39:08c'est quasiment se glisser dans les chaussons de LR
39:11avant, en disant « voici nos lignes rouges,
39:14voici ce que nous vous proposons »
39:16et dresser véritablement des lignes rouges
39:21sur lesquelles...
39:22Avec un pouvoir, c'est un pouvoir.
39:23Voilà, avec un pouvoir, en disant « attention,
39:24nous serons très vigilants sur ce point-là,
39:25et à mon avis, nous ne se contenterons pas
39:27de parler d'immigration, ni du retour de la proportionnelle. »
39:29Tante Ranhuy.
39:30Moi, je voulais dire qu'on est dans ce moment
39:33de la première interview de Michel Barnier,
39:36des premiers discours où il essaye
39:38d'être très englobant pour tout le monde.
39:39Le problème, c'est que Michel Barnier,
39:41il n'a pas beaucoup de temps.
39:42Il va devoir agir très rapidement,
39:44parce que qu'est-ce qui lui arrive dans la figure, là ?
39:46Immédiatement, il va avoir les actes,
39:48il va avoir le budget.
39:49Le budget, oui.
39:50Il va dire beaucoup de choses de ses priorités.
39:52Voilà, on a parlé d'une épée de Damoclès
39:53de la motion de censure.
39:54Elle est d'autant plus forte, cette épée de Damoclès,
39:57que le budget, il va être extrêmement difficile.
39:59Ça va être, il l'a dit lui-même,
40:01il va dire la vérité sur la dette écologique
40:03et sur la dette financière.
40:05On a vu ce qui nous a été...
40:07ce qui a été communiqué aux commissions des finances
40:09de l'Assemblée nationale et du Sénat
40:11sur l'exercice 2024,
40:13sur les prévisions pour 2025.
40:15C'est un véritable dérapage du déficit public.
40:17Donc, il va falloir faire des choix,
40:19des choix qui vont être douloureux,
40:20qui vont être compliqués
40:21et qui ne vont pas être populaires non plus.
40:23Donc, sans doute que pour Michel Barnier,
40:25c'est là que ça va être très difficile
40:27de mettre en lien sa stratégie,
40:29qui va consister notamment à essayer
40:31de peut-être faire plaisir,
40:33faire un certain nombre de cadeaux.
40:34On voit le RN qui demande des mesures
40:36à travers du pouvoir d'achat, etc.
40:38Et en même temps, mettre cela en adéquation
40:40avec le budget et le dérapage du déficit.
40:42Le budget, ça va être le moment
40:44de vérité ou du moins de réalité,
40:47Henri Vernet, Michel Barnier.
40:49Oui, bien sûr. Comme ça vient d'être dit,
40:50c'est vrai que ce sera un budget
40:51qui sera forcément...
40:52Il n'y aura pas de cadeaux.
40:53Je veux dire, étant donné l'état
40:54des finances de la France,
40:56il y aura forcément des choix
40:58assez douloureux.
40:59Donc oui, c'est un moment de vérité.
41:01Néanmoins, je redis que
41:03pour le coup, là, on voit quand même
41:05assez mal.
41:06Cela dit, la vie politique française
41:08est devenue tellement imprévisible
41:09et chaotique que tout est possible.
41:10Néanmoins, un RN qui aujourd'hui
41:13donne valide cette nomination
41:15et donc a priori le futur gouvernement,
41:17on le voit mal censurer
41:19dès l'annonce du budget.
41:20De toute façon,
41:21qui que vous mettiez à Matignon,
41:22le budget, il sera extrêmement difficile.
41:25Parce que c'est quand même un pays
41:26dont, rappelez-vous ce que disait Fillon
41:28il y a déjà une douzaine d'années,
41:29les caisses sont vides.
41:30Oui, j'allais vous poser la question.
41:31Est-ce qu'avec tout ça,
41:33Michel Barnier est certain
41:35d'éviter une censure rapide ?
41:37Qu'est-ce qu'il dit sur les réseaux,
41:40Véronique Reyssoult ?
41:41C'est surtout que le sujet
41:42de préoccupation des Français,
41:44sachant qu'ils ont bien compris
41:45que les caisses sont vides
41:46et qu'il n'y aurait pas de cadeaux,
41:47ils comprennent quand même
41:48pas si mal que ça,
41:49pour les trois quarts,
41:50la réalité de comment fonctionne ce budget
41:52et comment il a été calculé.
41:53Et leur préoccupation,
41:55la seule vraiment,
41:56c'est autour du pouvoir d'achat.
41:58On a parlé tout à l'heure de l'immigration.
42:00Certes, c'est un sujet,
42:01mais ce n'est pas le principal sujet
42:02dont les Français parlent.
42:04Si on leur pose la question,
42:05ils ont un point de vue,
42:06mais ce n'est pas leur principal.
42:07Le principal sujet,
42:08c'est le pouvoir d'achat.
42:09Et au sein du pouvoir d'achat,
42:10c'est le logement.
42:11Donc en fait,
42:12ils attendent d'avoir des mesures
42:13et ils ont bien compris
42:14que le budget va leur raconter
42:15la réalité de comment les choses
42:16sont faisables ou pas faisables.
42:18Ils tiennent énormément
42:19au service public,
42:20qu'il soit à droite ou à gauche.
42:22On voit bien que c'est un sujet
42:23de préoccupation important,
42:24avec aussi beaucoup,
42:25beaucoup de messages
42:26autour de la santé.
42:27Donc là encore,
42:28ils vont être très attentifs
42:29à la réalité du budget sur la santé
42:31et les marges de manœuvre
42:32ne vont pas être colossales.
42:33Et comme ça vient d'être dit,
42:34il va y avoir des décisions
42:35peu populaires qui vont être prises
42:37parce qu'il y a un principe...
42:38Mais donc une censure rapide,
42:39en un mot,
42:40vous dites que c'est assez peu probable
42:41Henri Bernay,
42:42mais ce n'est pas impossible non plus.
42:43Bon, il faut éviter
42:44de l'être péremptoire
42:45dans ces périodes.
42:46Mais en tout cas,
42:47disons que ce ne serait pas
42:48logique politiquement.
42:49En plus,
42:50il y aura tellement de sujets,
42:51tellement d'occasions
42:52pour le coup,
42:53pour le bloc,
42:54de facto,
42:55NFP d'un côté,
42:56RN de l'autre,
42:57de censurer,
42:58que peut-être que le budget
43:00peut attendre quelque chose.
43:02Ça ne mettrait pas ma main à couper.
43:03Oui.
43:04Alors, on va y revenir tout à l'heure.
43:06On va faire une pause pour l'info
43:07puisqu'il est 20h46.
43:09Voici Emmanuel Longlois.
43:12Et aux leurs mains de sa nomination
43:13à Matignon,
43:14Michel Barnier était tout à l'heure
43:15l'invité du 20h de TF1.
43:17L'ancien négociateur du Brexit
43:18promet d'ouvrir partiellement
43:20le débat pour une amélioration,
43:22a-t-il dit,
43:23de la réforme sur les retraites,
43:24en particulier pour les personnes
43:26les plus fragiles
43:27dans cette première interview
43:29depuis son arrivée à Matignon.
43:31Il a fixé parmi ses priorités
43:32la maîtrise des flux migratoires
43:34avec des mesures concrètes,
43:35la revalorisation du travail
43:37et ne pas augmenter la dette
43:39de la France, a-t-il dit.
43:41Quant à sa future équipe,
43:43il se dit disposé à l'ouvrir à droite,
43:45mais aussi à des gens de gauche.
43:46Il a enfin vanté sa capacité
43:48à négocier et à mettre les gens ensemble
43:50et a affirmé que le gouvernement
43:52gouvernera en bonne intelligence
43:54avec le président de la République.
43:56Des baisers imposés,
43:58des fellations forcées,
43:59des propos à caractère sexuel.
44:01Cette semaine, après l'onde de choc
44:03provoquée par de premières révélations,
44:05l'abbé Pierre est visé par une nouvelle salve
44:07d'accusations de violences sexuelles.
44:09Dans un rapport rendu public ce vendredi,
44:11la fondation Emmaüs,
44:13qui l'a fondée, annonce
44:14qu'elle va changer de nom.
44:16Et puis dans le nord de la Cisjordanie,
44:18le directeur de l'hôpital de Naples,
44:20nous annonce la mort d'une militante américaine
44:22pro-palestinienne,
44:23âgée de 26 ans.
44:24D'après l'ONU, la jeune femme a été tuée
44:26d'une balle dans la tête
44:27par un tir d'un soldat israélien.
44:41Et un détour par le Parc des Princes
44:43pour commencer,
44:44puisqu'en ce moment,
44:45en Ligue des Nations,
44:47la France affronte l'Italie.
44:49Et la France a ouvert le score,
44:51Xavier Monferrand.
44:52Exceptionnel !
44:53Dès les premières secondes du match,
44:55le ballon est arrivé
44:56sur le côté gauche de Barcola,
44:57qui met le feu,
44:58encore une fois,
44:59dans la défense italienne.
45:01Il a frappé ce ballon,
45:03qui est allé se loger
45:04sous la barre de Donnarumma,
45:06à quelques secondes à peine de jeu.
45:08Et les Bleus qui mènent déjà
45:101 à 0.
45:12Exceptionnel,
45:13vraiment ce but,
45:14ce but de Bradley Barcola
45:16dans son jardin,
45:17face à son propre gardien,
45:18puisque les deux jouent ensemble
45:20au Paris Saint-Germain.
45:22Et du coup,
45:24ce premier but inscrit
45:26par Bradley Barcola ici,
45:28pour l'équipe de France,
45:29qui mène donc 1 à 0.
45:30Le match a commencé
45:31il y a à peine quelques minutes.
45:32Ah oui, c'est allé très très vite.
45:34Ça arrive parfois,
45:35Xavier Monferrand.
45:36Merci.
45:37En direct du Parc des Princes,
45:38retour à nos informés du soir.
45:40On est toujours avec
45:41Tam Tranui,
45:42Aurore Malval,
45:43Véronique Reys-Soult
45:44et Henri Vernet,
45:45à propos du travail
45:46de composition du gouvernement
45:47que mène en ce moment
45:48Michel Barnier.
45:49Il a donné quelques indications
45:51tout à l'heure sur TF1.
45:53On l'écoute.
45:54Il y aura des gens
45:55de ma famille politique,
45:56il y aura naturellement
45:57des hommes et des femmes
45:58de bonne volonté
45:59qui appartiennent
46:00à la majorité sortante
46:01et puis au-delà...
46:02Des ministres sortants,
46:03même, vous l'envisagez ?
46:04Peut-être, peut-être,
46:05mais je ne vais pas
46:06aujourd'hui faire le casting
46:07parce que ça ne serait pas bien.
46:08Vous ne vous l'interdisez pas ?
46:09Je ne m'interdis pas
46:11de réunir autour de la même table
46:13des hommes et des femmes
46:14qui ont des compétences.
46:15Mais si vous me demandez
46:16quel est le critère...
46:17Des gens de gauche ?
46:18Il y a de bonnes idées partout.
46:19Il faut aller les chercher partout.
46:21Les ministres sortants,
46:23on l'a évoqué tout à l'heure,
46:25et peut-être des gens de gauche,
46:27Tame Tranuy...
46:29Alors, on ne pense pas
46:30à des personnes qui ont assisté
46:32au bureau national
46:33du Parti Socialiste
46:34mardi dernier.
46:35Pas forcément des personnes
46:37qui sont dans le chaudron
46:39politique actuellement.
46:41Mais on l'a dit,
46:42prenant l'exemple de Bernard Kouchner
46:44comme l'avait pu faire Nicolas Sarkozy
46:46lorsqu'il avait pratiqué
46:47l'ouverture.
46:48Il y a des noms qu'on entend,
46:50mais à peu près tous ceux qu'on entend,
46:52on peut être sûr que ça ne marchera
46:53sans doute pas.
46:54On parle de Didier Migaud,
46:56ancien président de la Cour des Comptes,
47:00ancien député socialiste.
47:02On a vu que Ségolène Royal
47:03avait déjà fait des offres de services,
47:06même pour être nommée
47:07première ministre.
47:09Certains parlent de Pierre Moscovici.
47:11Honnêtement, on imagine plutôt ça,
47:14des personnes qui ne sont
47:16plus actuellement dans les appareils,
47:19les mains dans le cambouis.
47:21Certains ont pu penser à des élus locaux.
47:23La semaine dernière,
47:25j'avais discuté avec certains sénateurs
47:27qui m'avaient dit
47:28qu'on pourrait penser à des élus locaux
47:30qui ne portent pas la politique
47:32de la même façon.
47:34Certains ont peut-être pensé
47:36à Carole Delga,
47:38à Michael Delafosse,
47:39qui sont des personnes
47:40qui sont plutôt au centre-gauche.
47:42Il ne faut quand même pas oublier
47:43qu'il y a des élections
47:44qui vont se profiler,
47:45des élections locales, etc.
47:47Qu'est-ce qu'il y a à gagner,
47:48actuellement,
47:49à rejoindre un gouvernement
47:50sans doute en sursis,
47:52pour faire une politique
47:53qui serait peut-être
47:54un petit peu de droite ?
47:55Là, je pense que...
47:56Vous pensez que la gauche
47:57a intérêt à rester un peu à l'écart,
47:59Aurore Malval ?
48:00Oui.
48:01La gauche, en tout cas,
48:02n'a pas du tout intérêt à venir,
48:05sachant qu'elle a justement refusé
48:07de trahir son programme.
48:09Ce serait une compromission, en réalité.
48:11De participer à ce gouvernement-là,
48:13je ne vois pas effectivement
48:14une personnalité estampillée de gauche
48:16qu'elle ait d'ailleurs été pleinement
48:18dans le Nouveau Front Populaire
48:19ou à côté,
48:20comme l'ont pu l'être,
48:21des personnalités
48:22comme, justement,
48:23M. Cazeneuve.
48:24Non, je ne vois pas vraiment
48:26ce qu'elle irait faire
48:27dans cet attelage
48:28où, en fait, quand même,
48:29la gauche avait apporté
48:31des propositions économiques
48:33pour le pouvoir d'achat
48:34fortes,
48:35mais qui sont liées à un tout,
48:37c'est-à-dire que
48:38revaloriser le SMIC,
48:40renégocier, refaire,
48:42abroger la réforme des retraites,
48:44ce n'est pas un truc
48:45qu'on lâche comme ça
48:46au milieu de la pièce.
48:47C'est un financement,
48:48ça implique de repenser globalement
48:50toutes les finances.
48:51Et là, je ne vois pas
48:52comment ça s'inscrirait d'ailleurs.
48:53Et puis, de toute façon,
48:54Emmanuel Macron, encore une fois,
48:55a été très clair par rapport à ça.
48:57Et je pense qu'il n'y a aucun,
48:59c'est le mot dans la Macronie,
49:01aucun bougé possible
49:03sur ces thématiques économiques.
49:06Donc après, on revient sur quoi ?
49:07Des mesures un peu sociétales,
49:09un peu d'affichage
49:10en disant,
49:11regardez, on fait quelque chose de gauche
49:13pour les jeunes,
49:15ou à destination...
49:16Je ne vois pas vraiment ce que...
49:18En tout cas, on n'est pas...
49:19Pour eux, en tout cas,
49:20Véronique Reys-Soult,
49:21ça se confirme sur les réseaux.
49:23Il y a déjà une question
49:24qui est récurrente
49:25depuis le début de la semaine
49:26qui est, c'est quoi être de gauche ?
49:28Donc, vous avez deux heures
49:29pour répondre,
49:30parce que visiblement,
49:31ce n'est pas si simple que ça.
49:32Ce qu'on note,
49:33c'est que dans les remarques
49:34des uns et des autres,
49:35il y a des profils de personnalités
49:37dites de gauche
49:38qui ne sont pas PS,
49:39et pourquoi pas,
49:40mais souvent,
49:41ne sont pas si connus que ça.
49:43C'est plus un sujet
49:44sur l'écologie
49:45qui revient beaucoup
49:46en disant,
49:47depuis le début,
49:48alors ça ne fait que 48 heures
49:50qu'on est sur ce sujet,
49:51mais que l'écologie
49:52est peu évoquée,
49:53que beaucoup disent,
49:54dans le fond,
49:55alors si c'est de gauche
49:56ou de droite,
49:57ce n'est pas le fond du sujet.
49:58L'écologie,
49:59c'est une action importante
50:00et urgente.
50:01Et on voit bien
50:02que d'aucuns réclament
50:03qu'il y ait des écologistes
50:04qui viennent,
50:05comprenant qu'il n'en sera pas question
50:07parce que le Nouveau Front Populaire
50:09dit que non,
50:10et que ceux
50:11qui se sont exprimés
50:12disent que non,
50:13et donc il y a
50:14une forte inquiétude
50:15d'énormément de personnes
50:16qui sont,
50:17et des jeunes en particulier,
50:18qui sont concernés
50:19par ces sujets,
50:20qui trouvent qu'on n'en parle
50:21pas tant que ça,
50:22pas suffisamment,
50:23et qu'il serait important
50:24qu'il y ait des personnalités
50:26écologistes
50:27qui montent au créneau
50:28en disant,
50:29mais c'est un état d'intérêt.
50:30Michel Barnier
50:31qui se revendique écologiste.
50:32Et justement,
50:33c'est pour ça que...
50:34Mais aussi libéral.
50:37Et alors,
50:38certains disent
50:39mais c'est totalement incompatible
50:40compte tenu des défis.
50:41Pourquoi ?
50:42Regardez en Allemagne...
50:43Compte tenu des défis aujourd'hui.
50:44Non, en Allemagne,
50:45les écologistes travaillent
50:46avec les libéraux.
50:47Vous savez,
50:48il y a ce concept français
50:49de libéral.
50:50C'est une horreur
50:51dès que vous dites libéral,
50:52tout de suite,
50:53tout le monde s'enfuit
50:54et pousse des cris d'enfraie.
50:55Non, en plus,
50:56franchement,
50:57libéral,
50:58Michel Barnier,
50:59il est libéral à la française,
51:00c'est-à-dire que
51:01comme tout homme d'État,
51:02surtout de sa génération,
51:03il est d'abord étatiste,
51:05c'est l'État qui dirige.
51:06Et quand il était
51:07commissaire européen
51:08en marché intérieur,
51:09en plus,
51:10dans une période critique
51:11puisque c'était après
51:12la grande crise financière
51:13de 2008,
51:14il était vilipendé
51:15non seulement par les Britanniques
51:16qui, à l'époque,
51:17étaient encore dans le club
51:18mais également
51:19par tous les pays
51:20qui sont un peu libéraux
51:21ou en tout cas
51:22n'ont pas notre économie d'État
51:23européenne.
51:24Donc,
51:25il est libéral,
51:26oui,
51:27dans le sens où
51:28il n'est pas d'extrême gauche
51:29où il n'est pas
51:30pour l'administration
51:31des prix,
51:32etc.
51:33Précisément,
51:34c'était Clément Trinotin
51:35qui le disait ce matin
51:36sur France Info.
51:37Oui,
51:38mais c'est tout ça
51:39dans le langage.
51:40Mais d'abord,
51:41en plus,
51:42autre chose,
51:43c'est que l'écologie
51:44de toute façon
51:45n'appartient ni au NFP
51:46ni même au Vert
51:47ni même à ELV.
51:48Donc c'est pareil.
51:49Regardez,
51:50par exemple...
51:51Il ne dit pas
51:52d'écologie punitive,
51:53par exemple.
51:54Tout le monde dit ça.
51:55Exactement,
51:56tout le monde dit ça.
51:57C'est un code brisé
51:58de l'écologie de droite.
51:59Ecologie de droite.
52:00En tout cas,
52:01c'est un petit tapot
52:02pour dire
52:03attendez,
52:04nous,
52:05on n'est pas
52:06les écolos radicaux
52:07de gauche.
52:08On va vous proposer
52:09une idéologie
52:10sympathique
52:11qui ne vise pas
52:12à pointer du doigt
52:13en tout cas
52:14pour des comportements
52:15notamment individuels,
52:16etc.
52:17Mais c'est effectivement
52:18quelque chose
52:19qu'on retrouve plutôt
52:20du côté droit
52:21de l'échiquier politique.
52:22En tout cas,
52:23de critiquer
52:24cette écologie punitive
52:25que l'écologie
52:26qui serait portée...
52:27Quand on parle d'écologie,
52:28il faut penser
52:29aussi à l'agriculture.
52:30Michel Barnier
52:32et de la pêche d'ailleurs.
52:33Et de la pêche.
52:34Écoutez ce que dit
52:35Arnaud Rousseau
52:36qui est le président
52:37de la FNSEA,
52:38le principal syndicat agricole.
52:39On a le sentiment
52:40que clairement
52:41il attend
52:42Michel Barnier
52:43au tournant.
52:44On va l'entendre
52:45dans une seconde.
52:46Voilà, le voici.
52:47On a porté
52:48tout l'été
52:49la nécessité
52:50de mettre en place
52:51un PGE agricole.
52:52Vous savez,
52:53un prêt garanti par l'État
52:54parce que
52:55dans les productions végétales,
52:56dans les productions animales,
52:57en viticulture,
52:58il y a des problèmes
52:59extrêmement graves
53:00cet été.
53:01On a besoin aussi
53:02d'accompagner
53:03le drame que vivent
53:04les productions d'élevage
53:05frappées par
53:06les maladies sanitaires,
53:07que ce soit
53:08la FCO,
53:09que ce soit la MHE,
53:10la grippe aviaire
53:11qui est revenue.
53:12Et puis ensuite,
53:13on a besoin
53:14de deux choses complémentaires.
53:15Une loi
53:16pour l'agriculture.
53:17Il y avait une PLOA.
53:18Nous, on a nous-mêmes
53:19avec les jeunes agriculteurs
53:20mis sur la table
53:21un projet de loi
53:22entreprendre en agriculture.
53:23Il faut le faire vite,
53:24avec des mesures fiscales,
53:25avec des mesures de compétitivité.
53:26Et puis enfin,
53:27on attend
53:28de Michel Barnier
53:29dans l'agriculture
53:30ne pas répondre
53:31à ces questions
53:32très rapidement.
53:33C'est évidemment
53:34s'exposer au retour
53:35de la colère.
53:36Mais probablement,
53:37cette fois-ci,
53:38dans des proportions
53:39plus importantes encore.
53:40Alors, il y a deux choses.
53:41D'abord,
53:42le fond des sujets.
53:43Et puis,
53:44la menace de la rue.
53:45Henri Vernet,
53:46ça, ça pèse sur
53:47Michel Barnier ?
53:48De toute façon,
53:49on voit bien
53:50que quel que soit
53:51le gouvernement,
53:52dès que les agriculteurs
53:53seront dans la rue,
53:54en général,
53:55le gouvernement recule
53:56et assez vite
53:57et aligne des milliards
53:58de dollars.
53:59C'est comment voulez-vous
54:00avancer réellement
54:01dans l'écologie ?
54:02Parce que c'est vraiment
54:03une urgence.
54:04Alors, il dit quoi, lui,
54:05sur les pesticides,
54:06la préservation des sols ?
54:07Ben justement,
54:08ce n'est pas inintéressant,
54:09figurez-vous.
54:10Parce que quand il était,
54:11et d'ailleurs,
54:12les associations écologistes
54:13lui ont donné quitus,
54:14en tout cas pour certaines,
54:15quand il était ministre
54:16de l'Agriculture,
54:17il avait justement
54:18résisté un peu au lobby.
54:19Notamment,
54:20il avait agi sur les pesticides
54:21au niveau français
54:22puis au niveau européen.
54:23Évidemment,
54:24ce n'est pas un grand écologiste.
54:25Néanmoins,
54:26il a cette fibre.
54:28Bref,
54:29il n'est pas dénué
54:30d'esprit écologique.
54:31Il pourra toujours,
54:32vous disiez,
54:33un peu.
54:34Oui, un peu.
54:35Mais c'est dans un univers
54:36qui ne l'est pas.
54:37Écoutez,
54:38franchement,
54:39ça fait combien de temps
54:40que Macron,
54:41dès qu'il parle d'écologie,
54:42sans qu'en réalité,
54:43on ait vraiment avancé ?
54:44Si quelqu'un allait un peu
54:45et peut faire boucher
54:46un peu les choses,
54:47ça serait toujours mieux.
54:48Ben oui,
54:49exactement.
54:50Il y a quand même
54:51un mot à dire
54:52sur le projet de loi agricole
54:53qui n'a fait qu'attendre.
54:54C'était quand même
54:55la très grande urgence
54:56et tout a été interrompu.
54:57C'est un des textes
54:58qui était considéré
54:59comme une énorme urgence.
55:00Il est toujours sur la table
55:01de Matignon.
55:02Et évidemment,
55:03les agriculteurs
55:04n'attendent que ça.
55:05Arnaud Rousseau a dit
55:06tous ces sujets
55:07de préoccupation.
55:08Il faut rajouter à ça
55:09les récoltes
55:10qui ont été très mauvaises.
55:11On a sans doute
55:12tous constaté
55:13sur nos fruits et nos légumes
55:14cet été.
55:15Merci aux informés
55:16du soir de France Info
55:17avec nous ce soir
55:18Tame Tranui
55:19de la chaîne Public Sénat,
55:21Aurore Malval
55:22du site internet
55:23de l'hebdomadaire Marianne,
55:25Véronique Reyssoult
55:26président du cabinet
55:27Bad Bones Consulting
55:28et Henri Vernet
55:29rédacteur en chef
55:30adjoint.
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