00:00On m'a parlé toute la journée de vraiment à quel point M. Barnier était exceptionnel sur les questions environnementales,
00:06parce que vraiment, il avait fait des choses grandes pour la France,
00:09mais je vais vous dire, il a parlé de dette écologique peut-être,
00:13mais là aujourd'hui, ce dont je veux vous parler, c'est de la dette démocratique.
00:18Parce qu'on ne va pas nous faire avaler la pilule de ce qui s'est passé pendant 60 jours
00:24et qui aboutit aujourd'hui par ce fiasco républicain,
00:28en nous expliquant qu'il a fait un truc en 1997 sur l'environnement.
00:31Ça ne va pas marcher.
00:32Ce qui se passe, c'est que nous sommes passés du front républicain,
00:36qui a été un moment fort, historique, d'union nationale aux législatives,
00:41à l'affront républicain.
00:42Nous sommes passés du front républicain à l'affront républicain.
00:45Je pensais que dans ce pays, il n'y avait plus grand-chose qui tenait debout,
00:48mais que cette valeur-là du front républicain était solide.
00:51D'ailleurs, il avait fallu la réexpliquer à la moitié du gouvernement,
00:54mais on y était arrivés.
00:56Et le 7 juillet à 19h30, on n'était pas sûrs,
00:58mais le 7 juillet à 20h, on était tous soulagés.
01:01On ne va pas refaire l'hommage de tout ce qui s'est passé,
01:03mais le fait est que Lucie Castex à Matignon aurait été renversée dans la seconde,
01:07et que Michel Barnier...
01:08Par qui ? Par des députés macronistes,
01:11qui menaçaient parce qu'eux, les députés macronistes,
01:13ils renversent quand c'est à leur gauche,
01:15mais quand c'est à leur droite, avec le consentement de Marine Le Pen,
01:18c'est le jeu de la démocratie.
01:20Michel Barnier, en l'état, compte tenu de ce que dit le Rassemblement national,
01:24j'ai un problème avec les gens qui retournent leur veste aussi facilement,
01:28et qui ne sont pas fermes sur ce principe essentiel qu'est le Front Républicain,
01:31et on avait bien vu entre les deux tours que ce n'était pas évident tout de suite,
01:34et pour tout le monde, et que si ça avait marché,
01:36c'était sous la pression des électeurs eux-mêmes macronistes,
01:38qui ne supportaient pas ces intermoins.
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