00:00Quand on regarde depuis les dernières années, on voit que les refus d'obtempérer, c'est le fléau de notre époque.
00:05Moi, quand je suis rentré dans la police en 1998, on me disait, attention aux différents familiales,
00:10quand vous arrivez chez les gens, vous ne savez pas ce qu'il y a derrière la porte.
00:13Aujourd'hui, c'est quand vous arrêtez une voiture, vous ne savez pas si vous allez en réchapper,
00:16vous allez finir sur le capot de la voiture ou pas.
00:18Voilà, donc c'est toutes les 20 minutes, on le répète, mais il faut le répéter.
00:22Toutes les 20 minutes, il y a un refus d'obtempérer.
00:24Et en fait, un refus d'obtempérer sur cinq est aggravé,
00:27c'est-à-dire qu'il met en péril soit des citoyens dans la rue, soit des policiers ou des gendarmes.
00:32Et c'est augmenté en dix ans de 95 %.
00:36Je ne sais pas si on se rend compte, d'un seul coup, il y a un pic d'aggravation,
00:39justement, de refus d'obtempérer dangereux.
00:42Voilà, il y a le refus d'obtempérer tout simple, où vous n'arrêtez pas, mais vous ne mettez personne en péril,
00:47et la personne qui fonce, comme on a vu là.
00:49Donc, en fait, on a un système judiciaire, comme je disais, des fois on est un peu schizophrène.
00:57C'est-à-dire que d'un côté, on durcit la loi, parce que la loi a évolué sur le refus d'obtempérer,
01:01et de l'autre côté, effectivement, on organise un aménagement de la peine.
01:05Alors, d'un côté, les politiques et les législateurs disent
01:09« Voyez, on a répondu aux attentes, on va être très durs, très durs ».
01:13Et de l'autre côté, on a des magistrats à qui on demande, parce qu'il y a des notes qui sont faites en ce sens,
01:17d'aménager les peines, parce que la prison, c'est l'exception.
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