00:00Cela dit, on est dans une situation absolument inexplicable aujourd'hui dans laquelle Emmanuel Macron s'est mis tout seul et beaucoup disent qu'il n'y a pas de solution.
00:09C'est ce que je pense aussi. Je pense qu'il va devenir très rapidement le problème en fait.
00:14C'est-à-dire que le déblocage institutionnel ne pourrait passer que par son retrait volontaire.
00:20Il n'y aura pas d'autre solution, c'est ce que je pense, avec de nouvelles élections présidentielles.
00:24Il a aussi en grande partie perdu la main sur son groupe à l'Assemblée Nationale
00:27parce qu'il faut quand même rappeler que beaucoup des macronistes, en tout cas historiques qui ont été réélus en législative,
00:32l'ont été sans la photo d'Emmanuel Macron sur leur tract, en étant beaucoup plus proche d'un Gabriel Attal par exemple.
00:37Donc il a encore la main complètement sur son groupe.
00:40Mais question des présidentielles anticipées. Le nouveau président, il ne peut pas dissoudre ?
00:45Est-ce que je peux répondre à cette question ?
00:47Moi j'ai encore relu aussi l'article 12 de la Constitution. J'ai ma lecture, elle vaut ce qu'elle vaut.
00:52Effectivement, l'article 12 dit que le président, après avoir consulté dissous, il ne peut pas dissoudre une deuxième fois
00:57avant un an. Mais on parle du même président.
00:59Moi, je pense que si un nouveau président est élu, il n'est pas tenu par cette règle. Et quand bien même...
01:04Les constitutionnalistes disent le contraire.
01:06Oui, mais les constitutionnalistes, ce sont des juridistes, ce sont des juristes qui avaient dit aussi la même chose.
01:12Tu me permets, je termine. En 1962, lorsque Gérard De Gaulle avait aussi un peu contourné la Constitution au moment du référendum,
01:19le Conseil Constitutionnel a dit quoi ?
01:21Je ne suis pas compétent pour juger de l'expression du peuple.
01:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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