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Les 4 vérités - Boris Vallaud
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il y a 1 an
Jeff Wittenberg reçoit Boris Vallaud, Président du groupe PS à l'Assemblée nationale sur le plateau des 4 vérités.
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00:00
Bonjour Boris Vallaud, hier Yael Brune-Pivet a été reconduite à la présidence de l'Assemblée Nationale,
00:09
la gauche était unie mais la droite a rejoint l'ancienne majorité présidentielle.
00:14
Est-ce que c'est la preuve que vous ne parvenez pas à vous imposer et qu'un front anti-gauche s'est constitué ?
00:21
Qu'il y ait un front qui se soit constitué de façon parfaitement opportuniste,
00:25
sans projet politique sinon celui de se partager les postes à l'Assemblée Nationale,
00:29
ça on peut en faire le constat.
00:30
Le constat qu'on peut faire aussi c'est qu'André Chassaigne,
00:33
qui était le candidat commun de toute la gauche dans l'hémicycle pour le perchoir,
00:38
a recueilli au premier tour 200 voix.
00:40
Il était largement en tête, c'est la formation politique,
00:43
le bloc politique le plus cohérent, le plus puissant et le premier dans cet hémicycle.
00:48
Et ce qui est regrettable c'est qu'il n'en a pas été tenu compte
00:51
que c'est la traduction extrêmement précise et arithmétique du choix des électeurs le 7 juillet dernier.
00:59
Est-ce que vous estimez qu'il y aura des suites à cette nomination
01:03
et que la droite par son ralliement obtiendra un certain nombre de postes
01:08
qui sont très importants à l'Assemblée Nationale
01:10
et qu'elle fera payer en quelque sorte ce ralliement au centre ?
01:13
J'ai bien compris que tout cela n'était pas gratis si j'ose dire.
01:17
En effet, il y aurait une forme de rétribution de ce soutien à Mme Brune-Pivet.
01:23
Mais vous savez, moi je suis dans un sentiment mêlé de déception,
01:27
évidemment parce que nous avions un bon candidat,
01:30
un candidat qui était capable de rassembler au-delà de lui-même,
01:33
qui est respecté sur tous les bancs de l'Assemblée, un homme d'expérience, un terrien.
01:37
Mais j'ai aussi un sentiment de colère parce que je me mets à la place des électeurs
01:43
et qui hier se sont dit à dix jours à peu près après leur élection,
01:48
au fond rien n'a changé, Emmanuel Macron est à l'Élysée,
01:51
Gabriel Attal, tout premier ministre des missionnaires qu'il est, est à Matignon
01:55
et Mme Brune-Pivet reste à l'Assemblée Nationale.
01:58
Rien ne change ?
01:59
En réalité rien ne change et c'est au fond une forme d'aveuglement
02:05
de ce qui reste du macronisme face aux messages que leur ont envoyés les Français,
02:11
qui était d'abord un immense désaveu, un immense désaveu qui n'a pas été entendu.
02:15
Emmanuel Macron faisait de cette élection à l'Assemblée Nationale
02:18
une sorte de test qui sera rassemblé, pourra éventuellement devenir premier ministre.
02:23
Vous avez raté le test, votre tour est passé.
02:25
Nous n'avons d'abord raté aucun test, je le dis, la première formation politique dans l'hémicycle,
02:29
c'est le nouveau Front Populaire et on en a fait la démonstration au premier tour
02:32
lorsque nous nous sommes présentés unis.
02:34
Le lien qu'ensuite Emmanuel Macron fait entre l'élection au perchoir,
02:37
dans les conditions que l'on sait.
02:39
Et la nomination au poste de premier ministre, il n'y a que lui qui le fait.
02:43
En réalité si nous devons tirer des conclusions de cette élection, il y en a trois.
02:46
D'abord le fonds républicain, les Français ont refusé de donner les clés du pouvoir à l'extrême droite.
02:51
Le deuxième qui est déjà bafoué, c'est la défaite considérable d'Emmanuel Macron et de son camp.
02:57
Et puis le troisième, c'est que le nouveau Front Populaire et son projet ont été placés en tête.
03:01
Et si le premier président de la République devait n'en tirer aucune conséquence
03:05
en refusant de nommer un gouvernement de Front Populaire,
03:08
et bien il serait là aussi dans un déni démocratique qui aurait des conséquences de long terme.
03:13
Et je crois qu'il ferait une faute politique extrêmement lourde.
03:18
Mais pour l'instant vous n'arrivez à rien, ni à l'Assemblée Nationale, ni au poste de premier ministre.
03:22
Où en sont les négociations avec le Front de Gauche, avec la France insoumise ? Où est-ce que ça bloque ?
03:27
Écoutez, il y a une candidature qui est sur la table, celle de madame Laurence Tubiana.
03:33
Une personnalité de la société civile. Nous proposons que les députés votent.
03:38
Nous y sommes prêts, nous les députés socialistes, comme d'autres groupes.
03:42
Pourquoi avons-vous nous choisi ? Je voudrais y revenir.
03:44
Ce vote des députés, ce serait la solution pour sortir du blocage ?
03:47
Écoutez, quand le consensus paraît difficile à réaliser, on peut y arriver parfois.
03:51
Nous y sommes arrivés pour trouver un candidat commun à l'Assemblée Nationale.
03:54
Et bien oui, le processus démocratique peut être celui d'une élection,
03:58
et en réalité d'une majorité qui pourrait nous rassembler.
04:01
Mais je voudrais juste, simplement parce que je défends la candidature de madame Tubiana,
04:04
c'est une personnalité de la société civile.
04:06
Ce qui nous permettait de dire, au fond, le Front Populaire, c'est plus qu'un cartel de partis,
04:10
c'est un mouvement du pays, de la société civile, parce que nous avons eu le soutien du mouvement social,
04:16
du mouvement féministe, du mouvement écologiste, du mouvement mutualiste,
04:19
du mouvement d'acteurs culturels, universitaires, du peuple de gauche,
04:23
qui maintenant espère et se désespère et nous demande de trouver une solution.
04:27
Je crois qu'elle est là.
04:29
Et si nous sommes capables de construire des majorités dans le pays autour des questions du pouvoir d'achat,
04:32
notamment autour de la défense des services publics,
04:34
nous serons capables de construire des majorités sur notre programme à l'Assemblée Nationale.
04:38
Pour l'instant, vous n'y arrivez pas, même sur une élection présidentielle.
04:42
Ce n'est pas que nous n'y arrivons pas, c'est qu'à l'Assemblée Nationale,
04:45
nous avons été dominés par des combines et au fond des vieilles pratiques,
04:49
là où moi je plaide pour un renouvellement des pratiques politiques.
04:52
Je pense que si nous sommes capables de changer nos pratiques politiques,
04:54
d'avoir un gouvernement de front populaire,
04:57
parce que j'avais plaidé un Parlement de front républicain
05:00
et un front social dans le pays en rendant le pouvoir
05:03
qui était confisqué par Emmanuel Macron à la société,
05:06
aux Françaises et aux Français eux-mêmes, aux partenaires sociaux.
05:09
Mais on a le sentiment que ce qui bloque, c'est que LFI ne veut pas de vous
05:12
et que vous ne voulez pas d'LFI. Comment sortir de ça ?
05:15
Précisément, nous avons une personnalité qui n'est pas issue des partis,
05:19
qui est au-dessus d'une certaine manière des partis,
05:23
qui s'engage à défendre et à mettre en œuvre dans le cadre d'un régime
05:27
qui est devenu un régime parlementaire, notre programme.
05:29
Moi je crois que si nous sommes capables de changer nos pratiques politiques,
05:32
nous serons capables de changer la vie.
05:34
Moi c'est la grande conviction que j'ai, celle de la maturité des parlementaires
05:38
et de la classe politique.
05:40
Mais hier dans l'hémicycle, je dois dire qu'autour de Mme Brune-Pivet,
05:43
qui n'aurait pas dû en réalité se représenter,
05:46
on aurait peut-être eu un autre visage,
05:49
on aurait dit ils ont tiré quelques conclusions.
05:51
Non, en réalité aucune.
05:52
Je crois que nous avons besoin d'avancer.
05:54
C'est d'autant plus nécessaire d'avoir un gouvernement de front populaire
05:58
que d'une certaine manière, la réalité du scrutin des législatives
06:02
n'a pas trouvé d'écho du fait de certaines combines à l'Assemblée nationale.
06:07
Vous parlez d'un vote entre députés, ce vote pourrait arriver quand ?
06:11
D'un côté on a Manuel Bompard qui dit il y a le temps, on n'est pas pressé.
06:15
Je souhaite qu'il soit le plus rapide possible
06:19
parce que je sens de l'impatience.
06:21
Le plus rapide ça veut dire quand ?
06:23
Si on peut le faire d'ici la fin de cette semaine, au début de la semaine prochaine,
06:26
ce serait très bien.
06:27
Je crois que l'avis des Français appelle un certain nombre de réponses
06:31
qui sont des réponses urgentes sur la question du pouvoir d'achat,
06:34
du niveau des salaires, du SMIC, sur la question des services publics.
06:38
Dans cette campagne, j'ai rencontré beaucoup de désespérance, beaucoup de colère.
06:41
Et en même temps, j'ai le sentiment que tout est entre nos mains,
06:44
que tout n'est pas à abattre, que tout n'est pas à réinventer.
06:47
Eh bien, allons-y.
06:49
Vous êtes président du groupe du Parti Socialiste
06:52
et vous avez dans vos rangs un ancien président de la République.
06:55
Comment ça se passe le retour de François Hollande ?
06:58
Il ne veut pas être Premier ministre, il ne veut pas être président de l'Assemblée.
07:01
Qu'est-ce qu'il veut ?
07:03
Il est un parlementaire qui siège au groupe socialiste et apparenté.
07:08
Oui, il participe évidemment au débat.
07:10
Pas tout à fait comme les autres, contrenu de ce qu'il a été,
07:13
de son expérience dont il nous fait profiter.
07:16
Je dois dire que c'est assez amusant qu'il m'appelle président alors que c'était le bien.
07:20
Non, je dis ça pour la boutade.
07:22
En tout cas, on a un groupe qui est un groupe de grande qualité,
07:25
qui a été plus que doublé avec à la fois des hommes et des femmes d'expérience
07:29
et puis une jeune garde très motivée, très déterminée au service des Françaises et des Françaises.
07:33
Vous avez une petite idée de ce que veut François Hollande en revenant à l'Assemblée ?
07:36
Écoutez, ce qu'il a dit, c'est qu'il veut apporter son concours dans un moment grave
07:41
avec la menace qui était celle de l'extrême droite
07:43
et une urgence sociale à laquelle il faut répondre.
07:46
Merci Boris Vallaud.
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