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Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Françoise Degois, Sebastien Menard

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.

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##LES_VRAIES_VOIX-2024-07-11##

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Transcription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Beller.
00:00:05Bienvenue sur Sud Radio, le Tour de France est en train d'arriver, donc on va teaser cette émission et puis on est en train de les regarder,
00:00:11ils sont en train de pédaler sévèrement.
00:00:13Dans un instant, on vous dit tout.
00:00:15Alors, vous souhaitez être notre auditeur fil rouge et partager vos opinions pendant nos Vraies Voix de l'été,
00:00:19vous contactez au 20 826 300 300, vous saisissez cette chance de vous exprimer librement.
00:00:24Alors nos sujets de débat d'aujourd'hui, 17h30,
00:00:27alors que le Président de la République n'a pas encore approché le nouveau Front Populaire pour le poste de Premier Ministre
00:00:32et envisage de créer une nouvelle culture politique face à la présence inhabituelle de trois blocs au Parlement,
00:00:37la CGT Cheminot met la pression et appelle à manifester le 18 juillet.
00:00:41La CFDT soutient cette action tout en précisant que son but n'est pas de perturber les Jeux Olympiques.
00:00:45D'ores et déjà, vous nous appelez au 0 826 300 300 pour participer au grand débat de 17h30,
00:00:51hashtag grève, hashtag législative, est-ce le rôle des syndicats d'influencer la nomination du Premier Ministre ?
00:00:58Vous donnez dès maintenant votre avis sur la question sur le compte X de Sud Radio, Judith.
00:01:02Oui, tout à fait, alors, et puis notre débat de 18h40, hier dans une lettre publiée dans la presse quotidienne régionale,
00:01:09Emmanuel Macron a appelé les forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines à bâtir une majorité solide.
00:01:15Le Président n'a pas précisé quelles forces seraient impliquées dans cette majorité,
00:01:18mais il a exclu la participation du RN et d'une partie de LFI pour ce projet.
00:01:22Il a ajouté que les Français ont choisi par les urnes le Front Républicain
00:01:26et que les forces politiques doivent concrétiser ce choix par leurs actes.
00:01:28J'en connais certains qui, dès la première partie de la question, diront non,
00:01:32et pourtant la deuxième partie peut vous inciter à dire oui.
00:01:35A 18h40, nous répondrons à la question pour le coup de projecteur, hashtag législative.
00:01:40Pensez-vous comme Emmanuel Macron, je continue, je continue, que personne ne l'a emporté ?
00:01:45Eh bien, vous votez évidemment sur notre compte X, et puis comme l'a dit Frédéric,
00:01:48vous nous aurez appelé au 0826 300 300, puis nos trois vrais voix du jour.
00:01:52Philippe Bilger, Président de l'Institut de la Parole et auteur de Libre Propos d'un Inclassable,
00:01:56publié à la Nouvelle Librairie, bonsoir.
00:01:57Bonsoir.
00:01:59Françoise de Goyla, notre éditorialiste qui a les yeux comme nous sur le Tour de France.
00:02:03Oh là là, moi je m'en fous, je veux juste voir Pogacar.
00:02:06Ça va bien aller pour lui aujourd'hui.
00:02:08J'espère, j'espère, tout le reste je m'en fous.
00:02:10Et Sébastien Ménard, qui est entrepreneur dans la foodtech
00:02:13et président du comité éditorial du journal quotidien Presse Libre.
00:02:17Alors, ce Tour de France, Frédéric ?
00:02:19On dit bonsoir avant.
00:02:20Bonsoir, Sébastien.
00:02:21Sébastien, en fait, je me rends compte que madame Belair me néglige, donc ça démarre pas mal.
00:02:25En même temps, ça n'est qu'à arriver à l'heure avec un sujet, j'ai envie de dire.
00:02:28Ah, elle est pas excellente.
00:02:31Agriconomie.com, le site partenaire des agriculteurs, présente
00:02:35Sud Radio fait son Tour de France.
00:02:37C'est dans le choc qu'il monte en gamme.
00:02:39Douzième étape, Aurillac, Ville-Neuve-sur-Lotte.
00:02:42203 km, 500.
00:02:44Il y a eu une très grosse chute à 15 km de l'arrivée.
00:02:47L'un des leaders, Primoz Roglic, est distancé.
00:02:50Il est pour l'instant à plus de 1 minute 30.
00:02:53Tout le monde est en peloton.
00:02:54On retrouve sur la route du Tour de France, Vincent Bartho.
00:02:57C'est le sprint, nous sommes dans les 700 derniers mètres, Vincent.
00:03:00Exactement, exactement.
00:03:01Alors le fait, vous l'avez bien dit, le fait de la journée, c'est Roglic qui a perdu beaucoup de temps.
00:03:06Pratiquement plus d'une minute 30 sur les favoris du Tour.
00:03:09Il a été victime d'une grosse chute à 15 km de l'arrivée.
00:03:12Alors que là, le sprint est lancé avec Arnaud Desmars, le coureur de Arkea,
00:03:16qui est toujours très bien placé.
00:03:18Il est emmené par un de ses équipiers.
00:03:20Est-ce qu'il va apporter une nouvelle victoire à la France ?
00:03:22Mais non, c'est Binyam Girmet, le coureur de la 1.8 Groupe Gobert,
00:03:26qui remporte sa troisième victoire sur le Tour de France.
00:03:29Il confirme son maillot vert.
00:03:32Il confirme aussi que c'est un des plus rapides sprinteurs au monde depuis le début de ce Tour de France.
00:03:38Alors on a cru à une victoire française, mais malheureusement,
00:03:41Girmet est venu sauter sur la ligne Arnaud Desmars, qui doit finir troisième à mon avis.
00:03:46Oui, alors c'est sa troisième victoire à Binyam Girmet.
00:03:50C'est exceptionnel, belle arrivée au sprint.
00:03:53Un Français qui n'était pas loin.
00:03:55C'est nouveau ça, Vincent Bartho, parce que que ce soit Brian Cocard ou Arnaud Desmars,
00:03:59jusqu'à présent, ils avaient été nettement plus éloignés du podium.
00:04:03Là, c'est très serré.
00:04:05On n'a pas encore la confirmation des trois premiers.
00:04:08Binyam Girmet consolide son maillot vert.
00:04:10C'est pratiquement gagné pour l'arrivée à Nice.
00:04:13On ne dit pas Paris cette année parce que c'est Nice.
00:04:16C'est pratiquement gagné pour son maillot vert, sauf Pépin.
00:04:18Après, est-ce qu'on a la confirmation des trois premiers ?
00:04:21Il y a vous devant Nart aussi qui n'est pas loin, Jasper Philipsen.
00:04:25Oui, je vous entends, oui.
00:04:29Bon, vous ne me répondez pas, c'est ça le problème.
00:04:32J'ai cru qu'on vous parlait.
00:04:35Effectivement, ça a été un petit peu décousu dans le final.
00:04:38Comme c'était beaucoup de chaussées au milieu de la route, de virages et autres,
00:04:42il y a eu beaucoup de confusion dans ce sprint.
00:04:45Effectivement, les équipes de Sprinter n'ont pas pu vraiment se mettre en ordre comme il fallait.
00:04:51Ça a été un peu une question de désordre.
00:04:54Arnaud Desmars a eu l'ouverture à un moment ou à un autre.
00:04:57Malheureusement, il était encore en tête à une dizaine de mètres de l'arrivée,
00:05:01mais il s'est fait sauter par Bignam Girmay juste sur la fin.
00:05:05Le maillot vert confirme vraiment la forme qu'il a du moment.
00:05:09Là, on revoit légèrement le sprint.
00:05:11Il me semble qu'Arnaud Desmars va finir exactement troisième à la photo finish.
00:05:17C'est peut-être vous devant Nart qui fait deuxième ou Philipsen.
00:05:20C'est vous devant Nart qui fait deuxième, effectivement.
00:05:22C'est vous devant Nart.
00:05:23Et puis donc, arrivé de Primoz Roglic, l'un des grands favoris du Tour de France,
00:05:26quatrième du général avec plus d'une minute trente.
00:05:29Il était blessé, victime de la chute.
00:05:31Voilà, c'était le fait marquant.
00:05:32Merci Vincent.
00:05:33Merci Vincent.
00:05:34A demain.
00:05:35A noter qu'il a fait vraiment très chaud.
00:05:37Je suis arrivé sur le Tour de France.
00:05:38Plus de 38 degrés ici à l'arrivée à Villeneuve-sur-Lotte.
00:05:42Ça a été une journée vraiment très pénible pour le peloton.
00:05:45Merci.
00:05:46Sud Radio fait son Tour de France.
00:05:50Avec agriconomie.com, le site partenaire des agriculteurs.
00:05:54Les vraies voix Sud Radio.
00:05:58Eh bien, ce sont les vraies voix Sud Radio.
00:06:00Et vous pouvez nous appeler, réagir au 0 826 300 300.
00:06:03Et puis évidemment aussi voter sur notre compte X à nos questions du jour.
00:06:07Et puis là, tout de suite, on file au répondeur.
00:06:09Oui, bonjour.
00:06:10Sud Radio, Marc de Paris.
00:06:12Bon, moi, je ne suis pas un grand connaissant en économie, en politique.
00:06:16Il est clair que le programme des insoumis et compagnie, c'est une catastrophe économique.
00:06:21Voilà.
00:06:22Après, est-ce qu'on peut augmenter les salaires ?
00:06:24J'ai entendu Pierre Gattaz parler sur Radio Notre-Dame il y a deux jours.
00:06:27Effectivement, on peut à condition de diminuer les dépenses publiques.
00:06:31Donc là, le grand secret, c'est de diminuer les dépenses publiques.
00:06:34Donc, je pense qu'effectivement, Macron serait bien inspiré à nommer un premier ministre
00:06:40et qu'il soit consensuel.
00:06:41Et c'est pour ça qu'il faudrait nommer quelqu'un qui soit intermédiaire.
00:06:44Comme, mettons, je ne sais pas, Gérard Larcher, par exemple.
00:06:47Voilà.
00:06:48A bientôt.
00:06:49Merci Sud Radio.
00:06:50Salut.
00:06:51Philippe Bilger, on vous voit faire des grimaces.
00:06:52On parle beaucoup de Gérard Larcher.
00:06:53Oui, ça n'arrête pas.
00:06:54Oui, mais il est plein de bon sens.
00:06:58Président du Sénat.
00:06:59Président du Sénat.
00:07:00Il dit que le programme du Nouveau Front Populaire est une catastrophe.
00:07:04Ça, beaucoup de gens l'admettent.
00:07:06Est-ce qu'on peut augmenter les salaires, du coup, vraiment ?
00:07:08Est-ce que c'est possible ?
00:07:09Probablement, si on descend les dépenses publiques.
00:07:12Sûrement.
00:07:13Moi, je rigole, parce qu'Anthier Agata, c'est quand même le gars, patron du MEDEF,
00:07:17qui a eu le cadeau royal du CICE par François Hollande,
00:07:21qu'il avait promis un million d'emplois, 0 plus 0, la tête à l'auto.
00:07:25Ça me fait beaucoup rire de voir ces vieux généraux, comment dirais-je, sur le retour,
00:07:29qui viennent vous expliquer que, de toute façon, on ne peut rien faire,
00:07:32que la gauche est nulle et que c'est une catastrophe.
00:07:34On ne va pas se lancer dans des cours d'économie.
00:07:36Vous dites, la plupart des gens, il y a beaucoup d'économistes qui disent non, justement.
00:07:39Si on augmente le pouvoir d'achat, on relance la consommation.
00:07:41La consommation, c'est de l'argent direct dans l'économie réelle.
00:07:43C'est Keynes, c'est Keynes.
00:07:45C'est Keynesien, complètement, il y a beaucoup de pays.
00:07:47Mais si, il y en a beaucoup, mais vous ne voulez pas les entendre, donc ce n'est pas le sujet.
00:07:50Non, non, non, mais ce n'est pas le souci.
00:07:52Moi, ce qui me fait beaucoup marrer, c'est l'archer, quoi.
00:07:56Je sais qu'il a beaucoup de cordes à son arc.
00:07:58Oh, c'est beau.
00:07:59Oh, c'est beau.
00:08:00J'allais en faire un sur le tir à l'arc.
00:08:01Mais je voulais juste dire que Gérard Larcher, de la bouche même de ses plus proches,
00:08:05m'a été dit à moi, il y a encore une heure,
00:08:07jamais il ne sera premier ministre.
00:08:09Il l'a redit ce matin.
00:08:10Non seulement il l'a redit ce matin, mais ce n'est pas une posture, c'est une vérité.
00:08:14Voilà, il ne sera pas premier ministre, et je pense qu'on peut ne pas le regretter.
00:08:18Qu'il ne soit pas premier ministre.
00:08:19Dans le contexte actuel, il vaut mieux être la deuxième personnalité de l'État
00:08:22et être, je dirais, le président du Sénat, que d'accepter d'être premier ministre.
00:08:26Nous, François Zemmour, on a décliné, sachez-le.
00:08:28Oui, oui, on a déjà dit non tout de suite.
00:08:30C'est pour ça que vous n'avez pas donné votre sujet avant.
00:08:33C'est-à-dire que vous étiez en compliance.
00:08:36En fait, ce n'est pas ça.
00:08:37C'est que j'ai passé mon après-midi à disséquer le programme économique de la nupes 2.0,
00:08:42parce que c'est comme ça que ça s'appelle.
00:08:44Et honnêtement, là où je suis d'accord avec notre auditeur pour être un petit peu plus sérieux,
00:08:49c'est qu'effectivement, on a des économistes, mais qui sont surtout des universitaires,
00:08:55qui commentent l'actualité économique, la macro-économie.
00:08:59Mais l'économie du réel, quand on est chef d'entreprise, ce qui est modestement mon cas,
00:09:02c'est qu'effectivement, on peut augmenter les salaires.
00:09:04Effectivement, on peut augmenter les salaires.
00:09:06On peut même augmenter tous les salaires.
00:09:08Mais il faut pour ça réussir à faire en sorte que nos entreprises restent compétitives.
00:09:12Et aujourd'hui, ce qui rend les entreprises françaises difficilement compétitives,
00:09:18alors il y en a certaines qui évidemment tirent leur épingle du jeu,
00:09:21c'est les charges, c'est le poids des charges.
00:09:23C'est que quand aujourd'hui, vous voulez payer quelqu'un,
00:09:25donner 1 000 euros net à quelqu'un, ça coûte au moins 2 000 euros.
00:09:31Ça sera l'objet d'un autre débat, ça c'est sûr.
00:09:33Mais c'était très intéressant, merci à notre auditeur.
00:09:36Merci, oui.
00:09:370826-300-300, vous nous appelez, vous réagissez.
00:09:40Jean-Noël, c'est vous, tout à fait, c'est pour vous.
00:09:43Vous nous appelez de Villeneuve-Loubet.
00:09:45Bonsoir Jean-Noël.
00:09:46C'est beau Villeneuve-Loubet.
00:09:47Alors vous avez un petit coup de gueule, vous aussi.
00:09:49Villeneuve-Loubet-Village ou Marina Baie-Desanges ?
00:09:53Plutôt Marina Baie-Desanges.
00:09:55Super, super, j'ai habitué.
00:09:56Allez Jean-Noël, on vous écoute.
00:09:57Jean-Noël, soyez joyeux, allez-y.
00:10:01C'est pas mal, c'est pas mal.
00:10:05Pour répondre par rapport à la question,
00:10:08par rapport à notre délection qui s'est faite au deuxième tour,
00:10:12cette hypocrisie des LR,
00:10:14qui viennent sur les plateaux venir faire des bièges et farouchés
00:10:18par rapport à l'élection du deuxième tour qui a été effectuée,
00:10:22ils ont été aidés par l'extrême gauche de la France insoumise
00:10:27à être élus au second tour.
00:10:28On va prendre deux exemples, pour M. François Hollande,
00:10:32car le candidat LFI s'est désisté,
00:10:36et Mme Elisabeth Borne.
00:10:38Non, il n'y a jamais eu de candidat LFI, François Hollande.
00:10:40Je vous inscris en...
00:10:42Non, François, il n'y a jamais eu de candidat LFI.
00:10:46Jamais eu de candidat LFI, François Hollande.
00:10:48C'est une candidature unique Front Populaire,
00:10:50il n'y a jamais eu de candidat LFI.
00:10:52Non, il a été...
00:10:54Non, il a été...
00:10:56Je ne peux pas...
00:10:58Je ne peux pas...
00:11:00Excusez-moi, Jean-Noël, laissez répondre François, s'il vous plaît.
00:11:02Non, mais je ne peux pas vous laisser dire des choses qui sont fausses.
00:11:04François Hollande a eu l'étiquette unique,
00:11:06il a eu une candidate Rassemblement National contre lui au second tour,
00:11:10plus un candidat classique de la droite classique.
00:11:12LR.
00:11:13LR, vous ne pouvez pas dire ça.
00:11:15Par contre, on ne va pas faire un débat tout de suite.
00:11:17Jean-Noël, vous restez avec nous,
00:11:19vous êtes notre auditeur fil rouge.
00:11:21Chers auditeurs, vous êtes bien dans les vraies voies
00:11:23de l'été de ce jour.
00:11:25On va vous donner la parole.
00:11:27Attendez, attendez.
00:11:28Jean-Noël, allez-y, répondez.
00:11:30Ce que je veux dire par là, c'est que les candidats,
00:11:32M. Hollande a été investi par le Front Populaire
00:11:35et l'extrême gauche, il a été élu,
00:11:37je me suis trompé sur une chose, c'est exact,
00:11:39grâce au maintien du candidat LR au second tour.
00:11:42C'est ce que je voulais dire.
00:11:43Et du RN, surtout.
00:11:45Et le RN, il est candidat du RN.
00:11:47Et pareil pour M. Darmanin,
00:11:50il a été élu grâce au désistement du candidat LFI.
00:11:54Et la troisième, c'est Mme Elisabeth Borne.
00:11:57Vous avez raison, dans ce que vous dites.
00:11:59Bien sûr que j'ai raison, je sais que j'ai raison.
00:12:03Je ne sais pas si vous réalisez ce que c'est de lutter
00:12:07aux gens de gauche, dans les votés Elisabeth Borne et Darmanin,
00:12:09mais ils l'ont fait.
00:12:11La pause, les amis.
00:12:13On retrouve Jean-Noël après.
00:12:15Restez avec nous, chers auditeurs.
00:12:16Plus de radio, vous êtes avec nous, on est avec vous.
00:12:18Et tout de suite, on écoute le procureur et son réquisitoire.
00:12:22Les Vrais Voix Sud Radio.
00:12:23Le réquisitoire du procureur,
00:12:26Philippe Bilger.
00:12:28Cher procureur, pourquoi la France a-t-elle si peur
00:12:31de prendre acte des échecs
00:12:33et de remplacer leurs responsables ?
00:12:35Vous faites référence à Deschamps,
00:12:36prolongé de deux ans sans discussion par un fait du prince,
00:12:39vous dites, le président de la Fédération Française de Football,
00:12:42Philippe Diallo.
00:12:43Oui, en fait, j'ai envie d'être contredit à nouveau par vous.
00:12:48Vous le saurez.
00:12:50Tout de même, je trouve que ce championnat d'Europe
00:12:53est très révélateur d'une certaine manie française.
00:12:57On a une équipe de France qui est battue en demi-finale.
00:13:01Tout le monde admet qu'elle a eu un jeu très médiocre.
00:13:04Deux joueurs seulement s'en sortent,
00:13:07Maignan et Saliba.
00:13:09Et à peine l'équipe de France éliminée,
00:13:14Philippe Diallo, par une décision purement solitaire,
00:13:18sans avoir consulté personne,
00:13:20n'avoir même pas discuté avec Didier Deschamps,
00:13:23et bien sûr pas consulté les spécialistes autour de lui,
00:13:27décide que Didier Deschamps est prolongé pour deux ans.
00:13:31Je trouve ça invraisemblable.
00:13:33Tout de même, voilà un homme
00:13:35qui ça fait combien, 10, 11 ans,
00:13:37qu'il est entraîneur.
00:13:39Il serait peut-être temps qu'il laisse à la place,
00:13:42maintenant qu'il sait à vide âme,
00:13:45pour qu'on ait enfin une équipe de France
00:13:47avec un jeu flamboyant, intéressant,
00:13:50et qu'elle gagne.
00:13:52Le paradoxe, c'est que le jeu était ennuyeux avant,
00:13:55mais elle gagnait.
00:13:57Aujourd'hui, le jeu est seulement ennuyeux.
00:13:59Ça pose un problème.
00:14:01Oui, je suis assez d'accord.
00:14:03En même temps, moi je suis partagé.
00:14:05Philippe, moi je suis partagé,
00:14:07parce que je pense que la punition tout de suite
00:14:09sur l'entraîneur Didier Deschamps,
00:14:11ça fait quand même gagner la Coupe du Monde 2018
00:14:13à ses joueurs.
00:14:15C'est pas rien d'être finaliste en 2022
00:14:17de la Coupe du Monde.
00:14:18Bien sûr, on perd la finale, évidemment,
00:14:20parce que l'Argentine est au-dessus de tous,
00:14:22parce que j'adore l'Argentine,
00:14:24mais au-delà de ça,
00:14:26la France, elle est en finale de Coupe du Monde,
00:14:28ça n'est pas rien.
00:14:29Là, on a joué comme des pelles à tarte,
00:14:31comme on joue, et là vous avez raison,
00:14:32depuis tant et tant d'années,
00:14:34on arrive en demi.
00:14:35Alors, est-ce qu'il faut tout de suite couper la tête à Deschamps ?
00:14:37Moi, je ne suis pas certaine,
00:14:39mais je vous l'accorde, je pense qu'elle a besoin de changer
00:14:41cette équipe de France.
00:14:42C'est vrai que Griezmann a payé très cher
00:14:44le fait d'avoir dit, on s'ennuie,
00:14:46c'est ennuyeux notre jeu.
00:14:47Je pense qu'il a payé cash avec Didier Deschamps.
00:14:49Il faut vraiment renouveler.
00:14:51Il faut vraiment renouveler l'entraîneur.
00:14:53Mais je ne suis pas heurté
00:14:55qu'on ne lui coupe pas la tête tout de suite.
00:14:57La méthode est discutable, tout de même.
00:14:59Voilà un homme, Philippe Diallo, qui ne connaît pas.
00:15:01J'ai écouté hier une radio spécialisée dans le foot
00:15:05qui disait qu'il ne connaît à peu près rien au foot.
00:15:07Je pense qu'il fait de la politique,
00:15:09parce que c'est pour couper tout de suite les demandes de démission de Deschamps.
00:15:11Oui, mais tout de même, solitaire, comme ça.
00:15:13Il est quand même président de la Fédération française de football.
00:15:16Ils sont gendis de dire qu'ils ne connaissent rien.
00:15:18Mais en football, moi j'ai été commentateur de foot à la télé.
00:15:20Tout le monde vous dit qu'il connaît tout
00:15:22et que vous, vous ne connaissez rien.
00:15:24Il n'aurait jamais dû décider seul comme ça,
00:15:26si rapidement, d'elle en main,
00:15:28en prolongeant Didier Deschamps.
00:15:30Sébastien Ménard, est-ce que c'est un problème de flamboyance,
00:15:32comme dit Philippe Bilger ?
00:15:34Flamboyance, je ne sais pas.
00:15:35Tout ce que je sais, c'est qu'effectivement, honnêtement,
00:15:37le maintien ou pas à ce stade de Didier Deschamps
00:15:41à la tête de la sélection nationale de football,
00:15:43en fait, tout le monde s'en fout, pardonnez-moi.
00:15:45On aurait pu attendre...
00:15:47Je pense que tout le monde s'en fout, en fait.
00:15:49Non, non, non.
00:15:51Vous n'avez pas...
00:15:53Vous n'avez pas...
00:15:55Ça adresse évidemment la communauté football.
00:15:58Enfin, moi j'ai regardé le match avec vous.
00:16:01Oui, c'était une soirée sympa.
00:16:04On aime tous le football.
00:16:06On a tous, évidemment, regardé ce match.
00:16:08On a tous espéré.
00:16:10On était tous agacés et déçus.
00:16:12Mais de là à...
00:16:14Moi, je trouve que la décision du président de la fédération
00:16:18est active.
00:16:20Le maintien ou le non-maintien,
00:16:22et honnêtement, je pense qu'on a suffisamment
00:16:25d'actualités sportives à venir dans d'autres sports,
00:16:28avec les Jeux Olympiques,
00:16:30il y a le Tour de France, il y a les JO, etc.
00:16:32Honnêtement, ça pouvait un peu attendre.
00:16:34Alors, c'est vrai que la décision,
00:16:36elle est jupitérienne,
00:16:38elle est verticale.
00:16:40Est-ce qu'elle est justifiée dans un sens ou dans un autre,
00:16:42je ne sais pas.
00:16:44Je pense honnêtement qu'on aurait pu attendre.
00:16:46Et encore une fois, je persiste, je signe,
00:16:48et ça n'engage que moi.
00:16:50Je pense que tout le monde s'en foutait,
00:16:52on pouvait attendre.
00:16:54Je ne crois pas que tout le monde s'en foutait,
00:16:56parce que je pense que la légende qui aime le football,
00:16:58et il y en a quelques millions en France,
00:17:00il n'y a personne, tout le monde fait comme si c'était pas...
00:17:02Vous parlez avec n'importe quelle personne, etc.
00:17:04Zidane, il est iconique,
00:17:06et les gens se disent que c'est peut-être le moment.
00:17:08Donc, je pense que tout le monde ne s'en fout pas.
00:17:10Allez, les trois mots dans l'actu, c'est tout de suite.
00:17:12Il en a envie, il en a envie.
00:17:14C'est la vraie voix sud-radio.
00:17:16Vos trois mots dans l'actu, Félix Mathieu.
00:17:18Censure, conférence et cathédrale.
00:17:20Le président du Sénat, Gérard Larcher, réclamerait la censure
00:17:22du gouvernement si Emmanuel Macron nommait un Premier ministre
00:17:24issu du nouveau Front populaire.
00:17:26Aux Etats-Unis, Joe Biden va tenir une conférence de presse
00:17:28à fort enjeu pour prouver qu'il a toute sa tête
00:17:30après son débarraté.
00:17:32Les appels à se retirer de la course se multiplient,
00:17:34y compris dans son camp démocrate.
00:17:36Et puis, la flèche de la cathédrale Notre-Dame,
00:17:38de Rouen, enflamme en milieu de journée décidément.
00:17:40L'incendie parti des plastiques du chantier
00:17:42a heureusement pu être maîtrisé
00:17:44avec des dégâts relativement limités.
00:17:46Les vraies voix sud-radio.
00:17:48Des majorités de travail
00:17:50se cherchent toujours de la gauche
00:17:52au centre-droite.
00:17:54Les négociations vont bon train pour trouver un gouvernement.
00:17:56Les responsables du nouveau Front populaire
00:17:58à arriver en tête promettent de proposer,
00:18:00d'ici la fin de la semaine, un candidat à Matignon.
00:18:02Pour autant, la Macronie n'a pas dit son dernier mot.
00:18:04Elle travaille au scénario d'une majorité centrale
00:18:06élargie, par exemple au modéré
00:18:08des deux bords. En tout cas, côté LR,
00:18:10le président du Sénat, Gérard Larcher,
00:18:12refuse radicalement l'idée d'un Premier ministre
00:18:14issu du nouveau Front populaire.
00:18:16Si le Président de la République fait ce choix, je suis clair,
00:18:18je combattrai ce choix
00:18:20et je demanderai à ce que le gouvernement
00:18:22soit censuré. Oui, je m'opposerai
00:18:24et j'appellerai mes amis
00:18:26à censurer ce gouvernement
00:18:28car ça ne correspond pas à la volonté profonde des Français.
00:18:30Mais ils sont arrivés en tête ?
00:18:32Ils sont arrivés dans la conjonction,
00:18:34on le sait, on ne va pas se raconter l'histoire,
00:18:36de faire barrage au Rassemblement
00:18:38national et j'y ai contribué.
00:18:40J'ai même dit, le lendemain,
00:18:42que nous avions fait échec au Rassemblement
00:18:44national et que c'était heureux.
00:18:46Gérard Larcher, président du Sénat
00:18:48chez nos confrères de BFM TV ce matin,
00:18:50il en appelle à enchomber les JO de l'été
00:18:52pour bâtir le futur gouvernement.
00:18:54Je voudrais juste dire qu'il n'a combattu
00:18:56rien du tout. Gérard Larcher fait partie de tous
00:18:58les dirigeants de droite qui ont dit qu'on ne choisit pas
00:19:00entre LFI et le RN. Il fait partie
00:19:02de tous ces dirigeants. Donc il peut avoir dit
00:19:04le lendemain, j'en suis heureux, c'est absolument faux.
00:19:06Il fait partie, Bruno Le Maire,
00:19:08il fait partie de tous ces dirigeants de droite
00:19:10qui ont fait ni-ni. Et puis la volonté
00:19:12profonde des Français,
00:19:14il l'a altérée
00:19:16en faisant des alliances,
00:19:18des désistements contre l'intérêt.
00:19:20Il peut bien faire une motion
00:19:22de censure, qu'est-ce qu'on s'en fiche ?
00:19:24Il est quand même président du Sénat.
00:19:26Mais c'est pas grave, c'est 62 républicains.
00:19:28Il liquidera l'expérience du nouveau Front
00:19:30populaire, c'est bien.
00:19:32On est serrés en temps.
00:19:34Deuxième mot ?
00:19:36Deuxième mot, cette conférence
00:19:38de presse a fort enjeu pour
00:19:40Joe Biden. Une conférence de presse
00:19:42de grand garçon, selon les mots de la
00:19:44Maison Blanche. Autrement dit, le président des Etats-Unis
00:19:46doit soutenir une conversation à bâton
00:19:48rompue avec tous les journalistes.
00:19:50Lui qui n'a jamais été fan de cet exercice.
00:19:52Objectif, prouver qu'il est en pleine possession
00:19:54de ses moyens et donc faire oublier ce débat
00:19:56raté face à Donald Trump il y a deux semaines.
00:20:12Je ne comprends pas ce qu'il dit et je crois que
00:20:14lui non plus a dessinglé le républicain
00:20:16alors que Joe Biden défendait sa politique
00:20:18migratoire. Débat si raté que le locataire
00:20:20démocrate de la Maison Blanche avait du s'en justifier.
00:20:24Expliquant avoir été épuisé
00:20:26lors de ce débat, notamment du fait du décalage
00:20:28horaire. Alors depuis, ce fameux débat, les appels
00:20:30à se retirer pour un autre candidat démocrate
00:20:32plus jeune se multiplient, même
00:20:34chez ses soutiens. J'aime Joe Biden
00:20:36mais il nous faut trouver un nouveau
00:20:38candidat, écrit notamment George Clooney dans le
00:20:40New York Times.
00:20:42En tout cas, Joe Biden va tenter
00:20:44de faire mentir George Clooney
00:20:46à partir de 17h30.
00:20:5023h30,
00:20:52heure française pour cette présidence de Joe Biden.
00:20:54Cathédrale avec cet incendie
00:20:56impressionnant à Rouen au milieu
00:20:58de journée. Il y a des images qui en rappellent d'autres forcément.
00:21:02Tant qu'elle aussi s'appelle Notre-Dame
00:21:04d'ailleurs, la flèche en travaux de la cathédrale
00:21:06de Rouen, Notre-Dame de Rouen.
00:21:08C'est enflammé, les flammes semblent être partie des
00:21:10plastiques du chantier. Incendie désormais
00:21:12maîtrisé par les pompiers, les dégâts sont heureusement
00:21:14limités. Un seul les planchers ont vraiment été
00:21:16menacés à un moment donné. Le ministère
00:21:18de la Culture exclut au risque
00:21:20d'effondrement de la flèche de l'édifice.
00:21:22Merci Félix.
00:21:24Alors que le Président de la République n'a pas
00:21:26encore approché le nouveau front populaire pour
00:21:28le poste du Premier ministre, la CGT Chemineau
00:21:30appelle à manifester le 18 juillet pour lui mettre la pression.
00:21:32La CFDT soutient cette action
00:21:34tout en précisant que son but n'est pas de
00:21:36perturber les JO. C'est la question
00:21:38de votre débat. Hashtag grève législative.
00:21:40Est-ce le rôle des syndicats
00:21:42d'influencer la nomination du Premier
00:21:44ministre ? Vous intervenez sur le compte
00:21:46X de Sud Radio et puis vous prenez la parole.
00:21:480 826 300 300
00:21:50Haute vous y attend. Notre invité, un
00:21:52habitué des vrais voix, Joseph
00:21:54Touvenel, référence dans
00:21:56le domaine du syndicat. Joseph,
00:21:58c'est le rôle des syndicats ? En un mot,
00:22:00en un mot pour ce qu'on appelle tiser.
00:22:02Si la
00:22:04question c'est influencer chaque
00:22:06citoyen, chaque groupe de citoyens organisés,
00:22:08donc les syndicats ont
00:22:10un rôle dans la société, donc il est normal qu'ils
00:22:12cherchent à influencer.
00:22:14Tout dépend où est la limite.
00:22:16Si c'est pour basculer dans
00:22:18confondre syndicalisme et
00:22:20politique, je pense que c'est une erreur
00:22:22et que c'est même une faute. Donc
00:22:24influencer c'est une chose,
00:22:26faire de la politique à la place du syndicalisme
00:22:28en est une autre. On se retrouve dans un instant.
00:22:30Et c'est comme nos auditeurs qui disent non à 91%.
00:22:32C'est assez clair. Allez, à tout de suite.
00:22:34Sud Radio. Parlons vrai.
00:22:36Parlons vrai.
00:22:38Parlons vrai.
00:22:40Sud Radio.
00:22:42Parlons vrai.
00:22:44Vous êtes prêts pour une aventure
00:22:46inoubliable en famille à Port Aventura
00:22:48World avec Sud Radio ?
00:22:50Plonger dans un monde d'expérience
00:22:52unique. Vos ludides bel-air.
00:22:54Et le grand débat du jour, c'est maintenant.
00:22:56On vous rappelle les 3 vraies voix avec qui
00:22:58vous avez le plaisir d'être aujourd'hui.
00:23:00Nous sommes avec Philippe Bilger.
00:23:02Et avec notre Françoise Degouin.
00:23:04Ainsi que Sébastien Ménard.
00:23:06J'ai mis du bleu pour faire semblant
00:23:08que je fais une coalition avec les bleus.
00:23:10Mais en fait, en vrai, je fais une coalition
00:23:12avec les rouges.
00:23:14À ce moment-là, Françoise montre
00:23:16ses ongles.
00:23:18Je voudrais voir la couleur
00:23:20du soutien-gorge surtout.
00:23:22Vous auriez pu faire l'effort jusqu'au bout,
00:23:24Françoise.
00:23:26Alors, les syndicats
00:23:28mettraient-ils un coup de pression à Emmanuel
00:23:30Macron alors que le président
00:23:32de la République n'a toujours pas appelé le nouveau
00:23:34front populaire pour le poste de Premier ministre.
00:23:36Et veut, je cite, inventer
00:23:38une nouvelle culture politique face
00:23:40à la coexistence inédite de 3 blocs
00:23:42dans l'hémicycle. La CGT
00:23:44Cheminot exige, quant à elle, la mise en place d'un
00:23:46gouvernement issu de la gauche et appelle
00:23:48à manifester le 18 juillet.
00:23:50Ce que la CFDT valide en précisant toutefois
00:23:52que son enjeu n'est pas de bloquer
00:23:54les JO. Parlons vrai, sur
00:23:56Sud Radio, souvent l'exemple de l'Allemagne
00:23:58est vanté. Les syndicats n'y sont pas
00:24:00politisés et seuls les intérêts
00:24:02des scélariés importent.
00:24:04Une nouvelle fois, les syndicats français
00:24:06politisent leur action et remettent
00:24:08un coup de pression sur les Jeux Olympiques
00:24:10via l'arme fatale, la grève.
00:24:12Notre question, vous y répondez,
00:24:14est-ce le rôle des syndicats
00:24:16d'influencer la nomination du
00:24:18Premier ministre ? Eh bien, vous nous répondez
00:24:20non sur X, à 91%.
00:24:22Vous n'hésitez pas, évidemment, à voter,
00:24:24à nous appeler pour réagir au 0 826 300 300.
00:24:26Le grand débat du jour, c'est parti.
00:24:28Les vraies voix Sud Radio,
00:24:30le grand débat du jour.
00:24:32Les Jeux Olympiques se profilent à l'horizon
00:24:34et tout le monde en profite. Là, tout le monde est
00:24:36tétanisé, l'impression que c'est ça, c'est que
00:24:38le gouvernement est prêt à lâcher sur énormément de choses.
00:24:40On peut faire des grèves perlées pendant
00:24:42des mois, ce qui a été le cas pendant
00:24:44la grève des retraites, ça ne suffit plus, et donc
00:24:46les gens établissent des rapports de force. Tant qu'on ne fera pas
00:24:48évoluer le service minimum,
00:24:50nous serons, en quelque sorte, sous la menace
00:24:52avant les Jeux Olympiques, de risque de grève.
00:24:54C'est facile, on prend les Jeux en otage
00:24:56et on impose ces revendications.
00:24:58Est-ce cela ou pas ?
00:25:02Eh bien, imposer les Jeux,
00:25:04prendre les Jeux en otage ou pas,
00:25:06est-ce le rôle des syndicats d'influencer la nomination
00:25:08du Premier ministre ? C'est la question qu'on vous pose sur X.
00:25:10Vous pouvez nous appeler au 0 826 300 300.
00:25:12On est avec Joseph Touvenel.
00:25:14Joseph Touvenel, vous êtes directeur de la
00:25:16rédaction de Capital Social et ancien
00:25:18dirigeant de la CFTC.
00:25:20Bonsoir Joseph.
00:25:22Bonsoir à toute l'équipe des vraies voix.
00:25:24Vous savez justement comment ça fonctionne.
00:25:26On commence par Philippe Bilger.
00:25:28On a une petite idée de la réponse, non Philippe ?
00:25:32Déjà, je suis heureux de savoir
00:25:34que Joseph est invité.
00:25:36C'est l'un des rares syndicalistes
00:25:38que je supporte.
00:25:44Ça commence dans la demi-mesure.
00:25:46Plus sérieusement, je ne pense pas
00:25:48que la CGT Cheminot
00:25:50soit dans son hall
00:25:52lorsqu'elle propose
00:25:54d'influencer
00:25:56très directement le choix
00:25:58d'un Premier ministre.
00:26:00J'entends bien qu'elle a le droit de souhaiter
00:26:02un Premier ministre de gauche
00:26:04mais lorsqu'elle le fait de cette manière
00:26:06ostentatoire,
00:26:08elle sort de sa finalité syndicale
00:26:10et à mon avis
00:26:12c'est un tout petit peu
00:26:14la tradition
00:26:16de la CGT.
00:26:18J'ajoute qu'il me semble
00:26:20que mon point de vue est d'autant
00:26:22plus admissible
00:26:24que la manière
00:26:26dont la CGT parle
00:26:28de son souhait
00:26:30de voir des transformations
00:26:32s'opérer,
00:26:34elle le fait très normalement
00:26:36dans le strict respect
00:26:38de ce qu'impose le syndicalisme
00:26:40mais sans s'immiscer
00:26:42dans la politique
00:26:44partisane.
00:26:46Joseph Tounel, finalement, il y a un problème
00:26:48entre le syndicalisme
00:26:50et la politique partisane, c'est ça qu'on entend ?
00:26:52D'abord, il y a plusieurs choses.
00:26:54S'il s'agit d'influencer,
00:26:56c'est le rôle de tous les syndicats
00:26:58de tous les corps constitués.
00:27:00Les syndicats patronaux, les syndicats agriculteurs,
00:27:02les syndicats de salariés vont tenter
00:27:04de représenter les salariés
00:27:06et donc d'influencer le politique
00:27:08et donc faire connaître ces choix,
00:27:10ça paraît tout à fait normal.
00:27:12Ce n'est pas la même chose, quand on entend
00:27:14j'exige que ça soit
00:27:16tel courant politique.
00:27:18C'est le droit de la CGT
00:27:20et de la CFDT, je rappelle que les deux
00:27:22avaient donné des consignes de vote,
00:27:24c'est leur droit, à mon sens,
00:27:26c'est une erreur fondamentale.
00:27:28C'est-à-dire que c'est mélanger
00:27:30le syndicalisme et la politique
00:27:32et les partis politiques, ce qui fait que
00:27:34quand je soutiens un parti,
00:27:36quand il est dans l'opposition,
00:27:38je le soutiens, mais quand il est au pouvoir,
00:27:40alors là, mes revendications font
00:27:42un grand pas en arrière, on l'a vu en mai 1981,
00:27:44entre des syndicats qui étaient
00:27:46très acharnés à la lutte
00:27:48et qui tout d'un coup, quand la gauche passe au pouvoir,
00:27:50regardent à droite
00:27:52et justement à gauche, c'est pas bon.
00:27:54Et on l'a vu aussi dans les pays de l'Est,
00:27:56ce mélange entre
00:27:58syndicalisme et politique n'est pas bon.
00:28:00Cela dit, encore une fois...
00:28:02Ça a donné la libération de la Pologne.
00:28:08Il ne s'agissait pas
00:28:10de syndicalisme et de politique,
00:28:12il s'agissait de citoyenneté et dictature.
00:28:14Il ne faut pas tout mélanger quand même.
00:28:18Non, non, je ne joue pas ce rôle.
00:28:20Solidarnosc, il se trouve que
00:28:22je les connais très bien
00:28:24et que je connais Solidarnosc
00:28:26depuis qu'ils existent.
00:28:28Il se trouve que je suis un de ceux qui allaient
00:28:30en l'illégalité ravitailler
00:28:32Solidarnosc, alors je connais le sujet.
00:28:38C'était un syndicat qui
00:28:40définissait l'ensemble du pays
00:28:42parce que les partis politiques étaient interdits
00:28:44et c'était la seule façon
00:28:46de faire une vie citoyenne.
00:28:48Je n'ai pas cru remarquer qu'en France
00:28:50nous étions dans une dictature.
00:28:58François, un petit peu de discipline.
00:29:00On revient voir Joseph,
00:29:02mais c'était à votre tour, François.
00:29:04Emboîtez-le pas, peut-être on sort de la Pologne
00:29:06parce que c'est effectivement...
00:29:08C'est un grand moment.
00:29:10On va dire que c'est un grand moment collectif.
00:29:14On a quand même l'impression
00:29:16que la CGT emboîte le pas d'Adrien Quatennens.
00:29:18On marche sur Matignon.
00:29:20Si je peux juste citer Sophie Binet,
00:29:22elle a plaidé pour mettre l'Assemblée nationale
00:29:24sous surveillance et appeler au respect du vote
00:29:26populaire.
00:29:28Dans n'importe quelle démocratie normale,
00:29:30je veux bien qu'on répète
00:29:32comme des perroquets le psychiatrisme,
00:29:34personne n'a gagné, personne n'a gagné.
00:29:36C'est arrivé, quand vous jouez au carcé le dimanche,
00:29:38vous avez un premier, un deux, un trois.
00:29:40Dans n'importe quelle démocratie normale,
00:29:42démocratie que je connais bien, dans laquelle je vis,
00:29:44l'Italie par exemple,
00:29:46le président,
00:29:48en l'occurrence Mattarella, aurait appelé
00:29:50la première formation arrivée en tête,
00:29:52même si c'est une majorité relative.
00:29:54Personne ne s'est senti obligé de faire ça
00:29:56dans ce pays.
00:29:58Mais revenons sur le syndicat parce que là,
00:30:00c'est l'autre débat, François.
00:30:02Dans un moment pareil,
00:30:04c'est tout ce que le gouvernement
00:30:06tombe le 17 juillet au soir, on le sait
00:30:08parce que le directeur de cabine Matignon
00:30:10a prévenu tous les ministères.
00:30:12Le 17 juillet au soir, le gouvernement tombera.
00:30:14C'est une information que vous nous donnez là ?
00:30:16C'est une information depuis ce matin, pour les gens bien informés.
00:30:18C'est Politico qui le donne.
00:30:20C'est pour permettre aux ministres
00:30:22qui ont été réélus députés de voter
00:30:24contre le Front Populaire.
00:30:26Le 18 juillet, c'est l'Assemblée qui se dessine.
00:30:28Donc ça veut dire que
00:30:30il est tout à fait normal,
00:30:32d'essayer de compter avec le boulier
00:30:34et de se dire combien on va pouvoir mettre dans la motion de censure.
00:30:36Pour le moment, vous n'avez pas les comptes mon cher ami
00:30:38et nous ne les avons pas.
00:30:40Tout le monde y travaille.
00:30:42Que les syndicats mettent la pression,
00:30:44honnêtement, franchement, ça ne me choque absolument pas.
00:30:46Le comparer à Adrien Quatennens
00:30:48qui lui-même, je le précise,
00:30:50s'est fait reprendre de volée par la direction
00:30:52de LFI. Je vous rappelle quand même que
00:30:54Adrien Quatennens a été démenti
00:30:56immédiatement par la direction de LFI.
00:30:58Direction politique.
00:31:00Adrien Quatennens, c'est pas LFI.
00:31:02Absolument pas. Et ça n'a rien à voir de mettre les cheminots,
00:31:04mettre la pression sur
00:31:06un président en fait
00:31:08qui fait l'autruche, qui essaie de gagner du temps
00:31:10avec son boulier.
00:31:12Vous pouvez répondre ce que vous voulez,
00:31:14je connais autant les négociations, donc c'est pas le sujet.
00:31:16Je vous dis juste que
00:31:18ça n'est pas si grave que ça.
00:31:20Je pense que c'est un coup de pchit.
00:31:22Et vous nous annoncez donc ce soir
00:31:24sur Sud Radio que nous connaîtrons
00:31:26le gouvernement le 17.
00:31:28Non, pas du tout.
00:31:30Je n'ai jamais dit ça.
00:31:32Je vous explique.
00:31:34Le 17 juillet,
00:31:36soyons clairs,
00:31:38Emmanuel Moulin
00:31:40qui est le tout puissant directeur de cabinet
00:31:42de Gabriel Attal, vous savez,
00:31:44dans la Constitution et dans la République,
00:31:46le directeur de cabinet de Matignon,
00:31:48c'est la chose la plus importante, c'est lui qui vise absolument
00:31:50tout, plus encore que
00:31:52le secrétaire général de l'Élysée.
00:31:54Hier soir, il a envoyé un mail à l'ensemble
00:31:56des ministres
00:31:58de ses confrères
00:32:00directeurs de cabinet en disant
00:32:02normalement,
00:32:04le 17 juillet au soir,
00:32:06le gouvernement tombe, de façon à ce
00:32:08que les ministres qui doivent choisir
00:32:10les ministres qui ont été élus,
00:32:12il y en a 17 dans le gouvernement,
00:32:14ne sont plus ministres
00:32:16et peuvent siéger à commencer
00:32:18par le premier ministre d'entre eux,
00:32:20Gabriel Attal, à l'Assemblée nationale.
00:32:22Ça ne veut pas dire qu'il y a un gouvernement.
00:32:24Ça veut dire qu'Emmanuel Macron est obligé
00:32:26d'appeler quelqu'un, ou il est obligé
00:32:28de dire, c'est lui-même d'ailleurs,
00:32:30je vais assez vite,
00:32:32si cette décision a été prise, c'est en accord
00:32:34avec Emmanuel Macron. On a une deadline,
00:32:36c'est le 17.
00:32:37Est-ce qu'il est obligé de quelque chose déjà, Emmanuel Macron ?
00:32:39On peut se poser la question, Sébastien Mélenchon.
00:32:41On revient sur les syndicats, bien sûr.
00:32:43Politiser les syndicats ou pas.
00:32:45Merci Françoise d'avoir précisé
00:32:47ce que j'avais avancé, c'est qu'effectivement,
00:32:49il y a besoin de faire voter les ministres
00:32:51qui ont été
00:32:53invités.
00:32:55Et merci à vous de nous avoir informés.
00:32:57C'est ça, c'est dingue.
00:32:59On revient à la question du débat.
00:33:01Mon cher Frédéric, ma chère Judith,
00:33:03vous allez avoir effectivement
00:33:05une démission, une démission
00:33:07technique, vraisemblablement,
00:33:09mais je rappelle que dans ce gouvernement,
00:33:11on n'a pas un Premier ministre et 17 ministres.
00:33:13Vous avez une quarantaine de
00:33:15ministres et de ministres délégués,
00:33:17donc il y a une démission technique
00:33:19pour permettre de libérer
00:33:21techniquement et légalement
00:33:2318 ministres.
00:33:25Mais il peut renommer,
00:33:27il peut renommer
00:33:29sur les syndicats.
00:33:31La question, en fait,
00:33:33je refais, attendez, excusez-moi,
00:33:35on est sur Twitter, la question qu'on peut
00:33:37sur Twitter à nos auditeurs, c'est est-ce que le rôle
00:33:39des syndicats est d'influencer la nomination du Premier ministre ?
00:33:41Est-ce que vous pouvez répondre à cette question ?
00:33:43La réponse est oui.
00:33:45Et c'est un macronien de la première
00:33:47archipelogie. C'est de la même
00:33:49manière que l'ensemble des entrepreneurs
00:33:51des patrons français sont
00:33:53vent debout, majoritairement,
00:33:55alors peut-être pas à 100%, mais
00:33:57à plus de 90%, sont vent debout
00:33:59contre le programme de la DUPES 2.0,
00:34:01l'Union pour un Front Populaire, qui est
00:34:03un programme économique qui nous mène à la
00:34:05banqueroute, en tout cas, moi je le dis en tant qu'entrepreneur.
00:34:07Et c'est normal que nous, quelque part,
00:34:09on fasse pression. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ?
00:34:11On fait pression sur tous les groupes politiques.
00:34:13On fait pression sur la Macronie, on fait
00:34:15pression sur le Front Populaire,
00:34:17on fait pression sur les LR,
00:34:19on fait pression sur le RN. Et,
00:34:21ce qui est certain, c'est que ce que font
00:34:23les syndicats, le niveau de pression n'est pas
00:34:25tout à fait le même. Nous, on le fait gentiment
00:34:27sur les réseaux sociaux, on le fait
00:34:29sur les plateaux des radios, des
00:34:31chaînes d'infos, on le fait à travers des rencontres
00:34:33informelles. Nous, on ne peut pas prendre en otage le
00:34:35pays. Voilà, c'est juste cette petite différence.
00:34:37Petite réponse rapide de Philippe Bilger,
00:34:39et puis on va aller rejoindre notre éditeur.
00:34:41D'abord, ce n'est pas la même chose d'influencer
00:34:43ou de placer sous surveillance
00:34:45l'Assemblée Nationale.
00:34:47Oui, oui, absolument.
00:34:49Et deuxième élément, je ne comparerai
00:34:51pas les associations, les syndicats
00:34:53différents des syndicats
00:34:55professionnels, qui
00:34:57ont une obligation,
00:34:59me semble-t-il, de servir
00:35:01uniquement les intérêts syndicaux,
00:35:03parce que l'argument de Joseph Stouvenel
00:35:05est assez valable. Dans la mesure
00:35:07où ils s'engagent de manière partisane,
00:35:09ils risquent de ne plus
00:35:11défendre
00:35:13des intérêts
00:35:15le lendemain, si le pouvoir politique
00:35:17qu'ils soutiennent n'est plus en place.
00:35:19Allez, 0826-300-300,
00:35:21on est avec notre auditeur Jean-Noël.
00:35:23Jean-Noël, vous avez envie de réagir
00:35:25à ce débat ? On vous écoute. Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:35:27Est-ce que le rôle des syndicats
00:35:29d'influencer la nomination du Premier ministre ?
00:35:31Les syndicats,
00:35:33il faut qu'il reste à leur place, le syndicat,
00:35:35de défendre un petit peu les salariés
00:35:37dans toutes les corporations qui puissent exister.
00:35:39À partir du moment où les syndicats sont
00:35:41subventionnés par l'État comme
00:35:43la CGT qui reçoit un peu plus
00:35:45de 20 millions d'euros par an,
00:35:47entre autres, que ce soit la CGT,
00:35:49il faut aussi qu'ils en reçoivent,
00:35:51la CFE, la CFDT aussi,
00:35:53ils sont déjà payés par nos impôts
00:35:55et en plus, ils veulent faire
00:35:57passer des idées
00:35:59politiques qui sont
00:36:01politisées, non pas à 50%,
00:36:03mais personnellement, ils sont politisés à plus
00:36:05de 100%, et surtout dans un certain
00:36:07camp, afin de pouvoir
00:36:09influencer sur notre économie
00:36:11dans le mode social que nous avons. Et grâce
00:36:13à nos syndicats que nous avons depuis des décennies,
00:36:15ce sont des syndicats politisés qui
00:36:17mettent nos sociétés, je suis
00:36:19en entreprise moi aussi, et qui mettent
00:36:21nos entreprises
00:36:23un petit peu en péril par rapport
00:36:25à d'autres pays européens où il faudrait
00:36:27des syndicats qui ne soient pas politisés,
00:36:29qui défendent simplement l'intérêt
00:36:31des sociétés. Comme l'Allemagne,
00:36:33tout à fait.
00:36:35Et nous, on a le mélange des genres,
00:36:37la CGT, c'est notre cancer,
00:36:39c'est le cancer de la France.
00:36:41Mais oui, c'est le cancer de la France,
00:36:43il faut dire les choses. Mais oui, madame,
00:36:45je t'ai dit que c'était un hasard,
00:36:47mais laissez-moi parler,
00:36:49mais bien sûr,
00:36:51mais oui, Françoise,
00:36:53c'est le cancer de la France,
00:36:55je suis désolé,
00:36:57mais oui, je suis désolé,
00:36:59il faut que les syndicats
00:37:01ne soient pas politisés,
00:37:03c'est pour tout le monde.
00:37:05Est-ce que vous pensez
00:37:07qu'Iggy Metal en Allemagne n'est pas politisé ?
00:37:09Mais vous prenez les gens pour des andouilles.
00:37:11Conclusion, Joseph Tournel.
00:37:13Conclusion, Joseph Tournel.
00:37:15Alors,
00:37:17trois choses. La première,
00:37:19Françoise m'a fait réfléchir,
00:37:21et effectivement, si je disais aujourd'hui
00:37:23les syndicats doivent prendre
00:37:25les armes pour défendre le pays,
00:37:27qu'est-ce qu'on dit ?
00:37:29Ça serait aberrant. Oui, parce que
00:37:31la situation de Solidarnosc, la CFTC
00:37:33a pris les armes pour défendre le pays
00:37:35en 1940,
00:37:37mais c'est pas la situation d'aujourd'hui.
00:37:39Alors l'exemple de Solidarnosc ne vaut pas du tout.
00:37:41C'est exactement comme si, vous disiez,
00:37:43la CFTC s'est battue dans les Maquis en 40.
00:37:45Oui, Françoise, mais c'est pas
00:37:47le débat des syndicalistes aujourd'hui.
00:37:49Deuxième point,
00:37:51syndicalisme et politique,
00:37:53je pense que c'est une erreur grave
00:37:55de les mêler, j'ai dit pourquoi,
00:37:57et ça explique sans doute
00:37:59le fait qu'il y ait si peu de syndiqués en France,
00:38:01quand on pose la question aux gens,
00:38:03ils disent oui, mais moi c'est de la politique, ça m'intéresse pas.
00:38:05L'auditeur avait en partie raison,
00:38:07que les syndicats fassent
00:38:09leur travail, qu'ils influent
00:38:11sur le politique, qu'ils l'influencent, c'est leur
00:38:13devoir. Et la comparaison avec l'Allemagne
00:38:15est très intéressante,
00:38:17parce que culturellement,
00:38:19les politiques réagissent différemment aussi.
00:38:21Il y a quelques années, je déjeunais
00:38:23avec le président du DGB,
00:38:25gros syndicat allemand.
00:38:27Merkel refaisait
00:38:29son gouvernement,
00:38:31et pendant qu'on déjeunait, Merkel
00:38:33l'appelle en direct, et il me dit, excuse-moi,
00:38:35il prend Merkel, il revient et il me dit,
00:38:37ben voilà, elle finalise son gouvernement,
00:38:39elle m'a proposé
00:38:41quatre noms de
00:38:43futur ministre du Travail,
00:38:45en me demandant mon avis,
00:38:47ceux que je barrais et ceux que j'acceptais.
00:38:49C'est-à-dire que culturellement,
00:38:51culturellement,
00:38:53si, François,
00:38:55si je peux terminer, ça serait bien ?
00:38:57Si, si je peux terminer,
00:38:59ça veut dire que,
00:39:01désolé les amis, voilà,
00:39:03ça veut dire que culturellement,
00:39:05ils sont dans une approche
00:39:07de réflexion commune
00:39:09à un moment donné, et pas
00:39:11d'opposition systématique, et on crève
00:39:13en France du syndicalisme, de lutte des classes.
00:39:15Merci beaucoup, on vous rappelle
00:39:17votre vote sur X, et la question qu'on vous
00:39:19posait aujourd'hui, est-ce le rôle des syndicats d'influencer
00:39:21la nomination du Premier ministre ? Vous dites non,
00:39:23vous, les auditeurs de Sud Radio,
00:39:2591%, et puis vous restez avec nous,
00:39:27parce qu'on va se détendre un petit peu, là,
00:39:29on a besoin d'une petite bulle de détente et d'air
00:39:31et de musique, le quiz de l'été arrive,
00:39:33restez là, tout de suite.
00:39:34126, 300, 300, vous nous appelez, vous réagissez
00:39:36évidemment toujours, et puis vous participez
00:39:38avec nous, à nos jeux, on est avec Jean-Noël.
00:39:40Oui, Jean-Noël, vous allez choisir
00:39:42votre partenaire, alors,
00:39:44tout le monde, je vais vous dire, ici,
00:39:46les gens n'attendent qu'une seule chose, c'est que vous choisissiez
00:39:48entre
00:39:50Sébastien Ménard,
00:39:52Philippe Bilger et éventuellement
00:39:54Françoise Degoy, ça serait un duo
00:39:56magnifique, mais on se marrait,
00:39:58remarque, on se marrait.
00:40:00Vous n'avez le droit de ne pas être d'accord.
00:40:01Et je vous donne juste le thème du quiz,
00:40:03parce qu'il y a un thème qui est lié à l'actualité,
00:40:05le Président Macron a envoyé
00:40:07une lettre, c'est le thème de la lettre.
00:40:09Non, ça va, ça va être facile, ça.
00:40:11Alors, Jean-Noël, avec qui ?
00:40:13Vous savez, comme je pense qu'on a beaucoup
00:40:15de relations, de beaucoup de points communs avec Françoise,
00:40:17on va prendre Françoise.
00:40:18Allez !
00:40:20Jean-Noël, je suis sûr,
00:40:22je suis sûr qu'on va les cramer,
00:40:24on va les plier, on est parti.
00:40:26Là, je ne pense pas à Françoise.
00:40:27Si, si, je gagne tout le temps ce quiz.
00:40:29Allez, on y va.
00:40:30A l'exprès, numéro 1.
00:40:32Vous cherchez l'intérêt de liberté.
00:40:37C'est moi qui l'ai dit en premier.
00:40:40Non, non, c'est moi qui l'ai dit en premier.
00:40:42Non, non, non.
00:40:44Non, c'est pas Philippe Bilger, arrête.
00:40:46Si, si, si.
00:40:47Le point va à Jean-Noël et Françoise.
00:40:50C'est pas sûr, c'est moi qui l'ai dit en premier.
00:40:52Je ne suis pas d'accord.
00:40:54Vous n'êtes pas d'accord, mais c'est la vérité.
00:40:57Allô, Françoise ?
00:40:59Allez, on y va.
00:41:00A l'exprès, numéro 2.
00:41:08Ah, je l'adore.
00:41:10Alors, c'est pas Lianne Folli, ça ?
00:41:12Oui, Lianne Folli.
00:41:15Sébastien Ménard, Lianne Folli.
00:41:181-1. Je vous rappelle que les vainqueurs sont ceux qui arrivent...
00:41:21Je peux mettre le son ?
00:41:22Non, ça va aller, Jean-Noël, vous inquiétez pas.
00:41:24Vous entendez bien, Jean-Noël, vous entendez bien.
00:41:26Oui, oui, oui, j'entends très bien.
00:41:28Mais musicalement, je suis pas très bon.
00:41:30Mais si, vous avez répondu au début.
00:41:32Allez, extrait numéro 3.
00:41:40Je lui écrivais des lettres disparues.
00:41:42Je t'aime et je t'aimerai toujours.
00:41:45Donc, ça fait 2 pour...
00:41:47Jean-Noël, on est en train de les serrer, là. Vas-y, vas-y, mon gars.
00:41:50C'est pas gagné, là, c'est pas gagné.
00:41:52Si, si, laisse tomber la neige, on a gagné.
00:41:54Numéro...
00:41:55Regarde, on fait la coalition rien qu'à nous deux.
00:41:57La gauche et la droite, normal, c'est parfait.
00:41:59Allez, extrait numéro 4.
00:42:01La droite, la droite, fort.
00:42:03François Zardy !
00:42:05François Zardy.
00:42:07Message personnel.
00:42:09J'aurais dû le dire.
00:42:12Alors, on en est à 3-1.
00:42:14Attention, Philippe Bilger et Sébastien Ménard,
00:42:16c'est une balle de match.
00:42:18Et moi, je suis un homme qui aime et je suis un homme...
00:42:21Renaud Luz !
00:42:23Renaud Luz, Philippe Bilger.
00:42:25Pas mal. Moi, ce que j'aime pas, en fait.
00:42:27Renaud Luz.
00:42:293-2.
00:42:313-2.
00:42:33Moi, je suis avec Philippe Bilger, ça fait 3-2.
00:42:35On est ensemble avec Philippe. Chut, chut, chut.
00:42:37Ne refaites pas l'histoire.
00:42:39L'équipe de Jean-Noël...
00:42:41Chut, chut, chut. L'équipe de Jean-Noël et de Françoise mènent 3 à 2.
00:42:45Et nous sommes donc à un point de la victoire pour cette équipe.
00:42:49Et ce sera donc le dernier extrait.
00:42:51En relisant ta lettre, je m'aperçois que l'orthographe de toi, ça fait 2-4.
00:42:56Oui, quel amour !
00:42:58Égalité !
00:43:00C'était l'avant-dernière extrait.
00:43:021-3 pour tout.
00:43:04C'est pas un vote que je préfère.
00:43:06On y va, on y va.
00:43:08Alors, attention, tout se joue là-dessus.
00:43:10Balle de match.
00:43:13On n'entend rien du tout.
00:43:15On n'entend rien là.
00:43:17On n'a pas l'extrait.
00:43:19On n'a pas l'extrait ?
00:43:21Attendez, je vais vous la faire.
00:43:23Puisqu'il y a un problème technique, je vais vous la faire.
00:43:25Vous me dites qui est le...
00:43:27Je suis désolé, il y a un jeu à gagner, Françoise.
00:43:29Oui, c'est vrai.
00:43:31Qui chante ?
00:43:33Monsieur le Président.
00:43:35Gérard Lenormand.
00:43:37Je vous fais une...
00:43:40Quoi ?
00:43:42C'est moi qui l'ai dit en premier.
00:43:44C'est moi qui l'ai dit.
00:43:46C'est moi qui ai dit Mauricien en premier.
00:43:48Alors ?
00:43:50Françoise Degoy a été un petit peu plus rapide.
00:43:52Je me demande encore pourquoi vous avez dit non
00:43:54quand j'ai dit je vais la chanter
00:43:56parce qu'il y avait un problème technique.
00:43:58Vous avez gagné.
00:44:00On a gagné.
00:44:02On a gagné.
00:44:04On a gagné.
00:44:06Regardez la droite et la Macronie.
00:44:09On a réussi.
00:44:11Vous avez le seum.
00:44:13Vous avez le seum.
00:44:15Bravo Jean-Noël.
00:44:17Bravo Jean-Noël.
00:44:19Bon choix, vous gagnez 4 à 3.
00:44:21Bravo.
00:44:23Vous restez avec nous Jean-Noël.
00:44:25Oui, oui.
00:44:27Dans 10 minutes, ça va être le tour de table de l'actu.
00:44:29Philippe Bilger, de quoi allez-vous nous parler ?
00:44:31Macron, en effet, était un mauvais joueur.
00:44:33Et bien voilà.
00:44:35C'est assez clair.
00:44:37C'est le tour de table de l'actu des Vraies Voix.
00:44:39Vous l'aurez bien compris et c'est tout de suite.
00:44:41Vraies Voix Sud Radio, 17h20.
00:44:43Frédéric Brindel, Judith Beller.
00:44:45Et vous êtes bien sur Sud Radio.
00:44:47C'est les Vraies Voix de l'été.
00:44:49On vous accompagne avec Frédéric Brindel.
00:44:51Oui, et nos trois Vraies Voix.
00:44:53Philippe Bilger, ici présent.
00:44:55Sébastien Ménard.
00:44:57Ensemble, c'est bien.
00:44:59On a perdu Françoise, non ?
00:45:01Oui, en fait, on a perdu Françoise.
00:45:03On l'a enfermée.
00:45:05Ah d'accord.
00:45:07En fait, elle vient d'arroser sa victoire avec notre auditeur Jean-Noël.
00:45:09C'est pour ça.
00:45:11Alors, vous avez la parole.
00:45:13Tout de suite.
00:45:15Dans un instant.
00:45:17On attend aussi.
00:45:19Félix Mathieu, mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?
00:45:21Il faut croire qu'aujourd'hui,
00:45:23il fait un peu chaud dans le studio, j'ai l'impression.
00:45:25Qu'est-ce que vous en pensez, Frédéric ?
00:45:27Je sais que Félix, il veut nous parler de la conférence
00:45:29de grands garçons de Joe Biden.
00:45:31Ah voilà, Françoise.
00:45:33Ça va être passionnant.
00:45:35Et je peux même vous dire qu'il aura Jean-Éric Branat,
00:45:37maître de conférences à l'université
00:45:39de Paris à Assas,
00:45:41auteur d'une biographie.
00:45:43Donc, ça, ça va être vraiment passionnant.
00:45:45On attend avec impatience tout ça.
00:45:47On attend, Félix, avec impatience.
00:45:49Parce que juste après, en plus, on a un débat
00:45:51et puis on a le tour de table de l'actu des vraies voix.
00:45:53Donc, Félix,
00:45:55on vous attend. Le voilà !
00:45:57Le voilà, Félix.
00:45:59C'est magnifique.
00:46:0120 ans d'antenne
00:46:03et un premier retard. C'est si beau.
00:46:05Voilà, voilà. Non, non, c'est bon.
00:46:07Il n'y a pas besoin. Allez-y, prenez vos
00:46:09petites feuilles, cher Félix.
00:46:11C'est parti. On vous a annoncé
00:46:13une conférence de presse.
00:46:15Joe Biden, attendu au tournant ce soir pour une conférence de presse
00:46:17aux allures de crashtest.
00:46:19Le président des États-Unis doit faire oublier son débat
00:46:21raté face à Donald Trump. Il y a deux semaines,
00:46:23le démocrate de 81 ans avait
00:46:25hésité, bafouillé, suite à quoi
00:46:27beaucoup, même dans son propre camp, l'appellent
00:46:29à se retirer de la course, à laisser quelqu'un d'autre
00:46:31se présenter à sa place pour le
00:46:33parti démocrate. Alors, la Maison Blanche
00:46:35promet une conférence de presse de grand garçon.
00:46:37Je cite la Maison Blanche, autrement dit,
00:46:39un vrai échange à bâton rompu
00:46:41et non pas seulement un petit question-réponse
00:46:43bordé en amont, comme ça se fait parfois
00:46:45à la Maison Blanche pour les points presse.
00:46:47Ça sera donc cette grande conférence de presse à 17h30
00:46:49heure de Washington, 23h30
00:46:51heure de l'Hexagone. Bonsoir,
00:46:53Jean-Éric Brana.
00:46:55Bonsoir. Bonsoir, Jean-Éric.
00:46:57Jean-Éric Brana.
00:46:59Est-il là ?
00:47:01Est-il avec nous, Jean-Éric Brana, maître de conférences
00:47:03à l'université de Paris-2-Assas, auteur d'une
00:47:05biographie de Joe Biden. Parce que Jean-Éric est
00:47:07un des plus grands spécialistes des
00:47:09Etats-Unis. Il les connaît très bien.
00:47:11Parce que c'est vrai qu'on se pose vraiment la question
00:47:13de savoir si Joe Biden a toute sa tête.
00:47:15Ça a été très difficile pour Joe Biden
00:47:17le... véritablement
00:47:19ce qu'a fait
00:47:21George Clooney, véritablement
00:47:23aujourd'hui dans la presse américaine, parce que
00:47:25il est iconique.
00:47:27Il est iconique. C'est un des soutiens
00:47:29éternels du Parti
00:47:31démocrate. Et dire
00:47:33« Je t'aime Joe, mais tu dois te retirer », c'est quelque chose
00:47:35quand même, c'est un effondrement. D'ailleurs, j'ai noté
00:47:37et je ne sais pas si vous l'avez vu, que
00:47:39il y a eu... ça fait breaking news
00:47:41quand même aux Etats-Unis. Alors, les Etats-Unis
00:47:43ont l'art du breaking news, mais
00:47:45quand vous avez CNN, Fox News, ABC
00:47:47qui font un breaking news sur
00:47:49la lettre et les mots de
00:47:51George Clooney,
00:47:53ça veut dire vraiment quelque chose. Alors, Biden, vous avez vu
00:47:55qu'il se défend dans son interview à CNN, il dit
00:47:57« Tous les matins, j'ai des tests cognitifs. »
00:47:59« Tous les matins. » Mais
00:48:01est-ce suffisant ? Je ne suis pas sûre.
00:48:03Sébastien, justement, pourquoi il ne se retire pas ? On a envie de savoir aussi.
00:48:05Il y a un moment donné. Il ne se retire pas parce que
00:48:07le niveau d'engagement est tel
00:48:09et il y a l'engagement politique,
00:48:11il y a l'engagement militant, il y a l'engagement
00:48:13financier, il y a l'engagement narratif.
00:48:15C'est extrêmement
00:48:17difficile. Et puis,
00:48:19quelque part, c'est aussi quel désaveu
00:48:21pour l'une des composantes
00:48:23politiques les plus influentes du monde.
00:48:25Parce que son parti n'est pas un petit
00:48:27parti, c'est un grand parti qui avait largement
00:48:29les moyens de s'organiser et qui avait aussi
00:48:31probablement une offre alternative
00:48:33à la candidature du président sortant.
00:48:35Offre alternative qu'ils n'ont même pas
00:48:37initiée. Il est extrêmement
00:48:39difficile pour une personne âgée.
00:48:41Prenons l'exemple
00:48:43très profane. Un permis
00:48:45de conduire, une personne âgée,
00:48:47vous essayez de lui démontrer
00:48:49qu'elle n'est plus en état de conduire.
00:48:51C'est très dur de la convaincre.
00:48:53Imaginez ce président
00:48:55Biden qui doit soumettre à
00:48:57des tests un peu humiliants finalement
00:48:59et qui ne peut pas admettre
00:49:01qu'il n'est plus en état pour
00:49:03présider. C'est dramatique.
00:49:05Il y a ce fameux
00:49:07extrait du débat qu'on a entendu tout à l'heure
00:49:09où Joe Biden tente de défendre sa politique
00:49:11migratoire et où Donald Trump
00:49:13lui répond, en somme, je n'ai pas
00:49:15compris ce qu'il dit, je crois que lui-même ne comprend pas
00:49:17ce qu'il dit. J'en appelle aux anglophones
00:49:19qui nous écoutent ou qui sont avec nous en studio
00:49:21est-ce qu'on
00:49:23comprend vraiment
00:49:25ce que dit Joe Biden sur la politique migratoire ?
00:49:27On y va.
00:49:39C'est exagéré, on comprend quand même.
00:49:41Alors on comprend parce qu'il appuie le trait mais
00:49:43je voudrais quand même dire une chose par rapport à ce que
00:49:45dit Philippe sur Joe Biden.
00:49:47Joe Biden, c'est un
00:49:49rouet, c'est un
00:49:51vraiment un seigneur
00:49:53de la politique, ça a d'ailleurs été, c'est
00:49:55Battling Joe, ça a d'ailleurs été un
00:49:57très grand débatteur, Joe Biden.
00:49:59Joe Biden, il ne se
00:50:01retire pas non plus parce qu'il n'a eu
00:50:03de cesse pendant quatre ans
00:50:05que de squeezer
00:50:07et de castrer complètement ses successeurs
00:50:09possibles. Joe Biden...
00:50:11Breaking news, attention. Nous avons notre invité
00:50:13Jean-Éric Branat qui est maître de conférences
00:50:15à l'Université de Paris de la SACE, auteur d'une biographie
00:50:17de Joe Biden mais aussi de Kamala Harris
00:50:19Amérique du futur qui nous rejoint à Félix.
00:50:21Bonsoir Jean-Éric Branat.
00:50:23Merci d'être avec
00:50:25nous dans les Vraies Voix sur Sud Radio. Est-ce que vous pensez
00:50:27qu'il peut lever les doutes ce soir sur ses capacités
00:50:29au cours de cette conférence de presse
00:50:31Joe Biden ?
00:50:33Écoutez, toute la presse américaine
00:50:35lui met une pression incroyable
00:50:37puisque c'est vrai que ce soir il doit
00:50:39être bon, il doit être en forme,
00:50:41il doit montrer qu'il
00:50:43n'est pas si vieux que ça et que finalement
00:50:45il peut tenir le monde
00:50:47au bout de ses bras puisqu'il a dit
00:50:49lui-même qu'il gouvernait le monde.
00:50:51Maintenant, une fois qu'on a dit tout ça
00:50:53et on voit les images à la télé depuis
00:50:55tout à l'heure, il est souriant,
00:50:57il est bronzé,
00:50:59il est dans un costume bleu qui lui donne un meilleur éclat
00:51:01que le soir du débat,
00:51:03mais malgré tout, même si ça se passe bien ce soir,
00:51:05malheureusement, c'est dans les têtes.
00:51:07Quelque chose s'est cassé le soir
00:51:09du débat. Les deux semaines
00:51:11qui viennent de se passer ont
00:51:13suscité un vent mauvais
00:51:15qui a sauté sur sa campagne
00:51:17et on nous explique
00:51:19qu'Hakim Jeffries
00:51:21qui est le futur président
00:51:23de la chambre, si jamais
00:51:25les démocrates devraient reprendre la chambre,
00:51:27va apporter ce soir
00:51:29ou demain les doléances
00:51:31des démocrates qui sont
00:51:33très inquiets, voire très en
00:51:35colère par rapport à cette
00:51:37campagne qui continue. Donc je
00:51:39pense qu'en réalité,
00:51:41cette prestation ce soir ne va rien
00:51:43changer et que
00:51:45Joe Biden va devoir donner des gages
00:51:47et encore des gages et ça va continuer
00:51:49tant qu'il restera en place
00:51:51avec le risque qu'à un moment ou à un autre
00:51:53il chute, qu'il vit,
00:51:55qu'il ait des problèmes
00:51:57et que ça remette une pièce dans la machine.
00:51:59Jean-Éric, moi j'ai quand même une question,
00:52:01je disais avant qu'on vous retrouve à l'antenne
00:52:03qu'il y a quand même quelque chose de
00:52:05très dur chez Joe Biden, c'est pas ce gentil
00:52:07papi, c'est un débatteur très rugueux,
00:52:09c'est un très grand homme politique,
00:52:11il a eu quand même une volonté
00:52:13de couper la tête à tous
00:52:15les successeurs possibles et notamment
00:52:17Kamala Harris, c'est-à-dire qu'il
00:52:19n'a pas fait exister Kamala Harris
00:52:21pendant les 4 ans ou les 3
00:52:23ans de son mandat et maintenant
00:52:25les démocrates payent cher cela.
00:52:27Parce qu'elle est brillante Kamala Harris, on est d'accord.
00:52:29Qu'est-ce que vous en pensez Jean-Éric ?
00:52:31Il a tué aussi les successeurs
00:52:33de Joe Biden.
00:52:35Moi je suis en désaccord avec ça parce que
00:52:37en réalité, c'est vrai qu'il y a eu
00:52:39un courant anti-Kamala Harris
00:52:41qui n'est pas venu de Joe Biden,
00:52:43qui est venu d'abord du camp des démocrates
00:52:45et des
00:52:47américains.
00:52:49Mais il a laissé faire Jean-Éric,
00:52:51il aurait pu la protéger et la fermer.
00:52:53Non, non, non, non, non.
00:52:55En politique, chacun est dans son couloir.
00:52:57Lui il était dans
00:52:59l'exécutif, Kamala Harris
00:53:01elle n'était pas dans l'exécutif, elle était vice-présidente
00:53:03avec un rôle très particulier
00:53:05qui est d'être en...
00:53:07On a du mal à vous entendre, n'essayez pas trop
00:53:09bouger s'il vous plaît Jean-Éric parce que ça
00:53:11décroche et on aimerait bien
00:53:13vous écouter lire
00:53:15que ce soit audible.
00:53:17Allez-y.
00:53:19Kamala Harris elle a existé
00:53:21particulièrement au Sénat
00:53:23puisque rappelons que d'après la Constitution
00:53:25elle est présidente du Sénat
00:53:27et elle a fait passer
00:53:29des lois très importantes, les lois
00:53:31du mandat Joe Biden
00:53:33chacun était dans son couloir.
00:53:35La question qu'on peut se poser c'est pourquoi
00:53:37ça n'a pas été
00:53:39présenté au public de cette façon là ?
00:53:41Et c'est vrai que
00:53:43les attaques contre Kamala Harris
00:53:45ont été extrêmement dures,
00:53:47sévères, avec des mélanges
00:53:49il faut quand même le dire quand on entend
00:53:51qu'elle est en charge de la frontière
00:53:53c'est une confusion
00:53:55énorme puisqu'elle n'était pas
00:53:57en charge de la construction de la frontière
00:53:59n'étant pas dans l'exécutif, mais elle était
00:54:01en charge d'une réflexion politique
00:54:03pour essayer de trouver des sources
00:54:05de l'immigration. Il est vraiment
00:54:07très différent.
00:54:09Juste Jean-Éric, un mot
00:54:11de Philippe Bichert pour conclure.
00:54:13Jean-Éric Bradin, imaginons que
00:54:15Joe Biden soit obligé de jeter l'éponge
00:54:17qui verriez-vous
00:54:19de plus plausible
00:54:21pour prendre la relève ?
00:54:23Ecoutez, là c'est trop tard
00:54:25pour qu'il y ait 10 000 personnes
00:54:27il y en aura qu'une, c'est Kamala Harris
00:54:29On a entendu parler de Michel Obama
00:54:31aussi, si je peux me permettre.
00:54:33C'est du fantasme de journaliste.
00:54:35Elle a déjà été candidate
00:54:37qui a été testée.
00:54:39C'est très grande, c'est vrai,
00:54:41mais elle n'est pas candidate et elle ne l'a jamais été.
00:54:43Non, non, c'est Kamala Harris qui aurait
00:54:45d'abord, elle est déjà sur le ticket
00:54:47donc elle est déjà en campagne, et puis
00:54:49c'est la seule qui peut ramasser la caisse,
00:54:51240 millions quand même, qui appartient
00:54:53aux démocrates et qui pourrait donc continuer
00:54:55cette campagne.
00:54:57Et une femme présidente de la république des Etats-Unis,
00:54:59ça serait magnifique.
00:55:01Merci Jean-Éric Brana, on rappelle que vous êtes maître de conférence
00:55:03à l'université de Paris de la SACE, auteur d'une biographie de Joe Biden
00:55:05mais aussi de Kamala Harris, l'Amérique du futur.
00:55:07Merci Félix. Avec plaisir.
00:55:09C'était un grand plaisir. Vous restez avec nous
00:55:11parce que dans un instant c'est le tour de table de l'actu
00:55:13des Vrais Voix.
00:55:24Merci d'avoir choisi les Vrais Voix,
00:55:26vous êtes bien sur Sud Radio, on entend
00:55:28Françoise de Gouard. Vous savez que vous êtes sur Sud Radio
00:55:30parce que c'est le souk en fait.
00:55:32Alors ça serait bien que ça ne le soit pas
00:55:34pour que nos auditeurs restent avec nous, même si
00:55:36ils restent avec nous les auditeurs de Sud Radio.
00:55:38Alors là c'est l'heure du tour de table
00:55:40de l'actu des Vrais Voix.
00:55:44Je vais vous raconter une histoire pas banale.
00:55:46Et vous, vous me racontez pas votre
00:55:48petite journée ?
00:55:50On a assez perdu le temps comme ça.
00:55:54Nous commençons par Philippe Bilger.
00:55:56Philippe Bilger, Emmanuel Macron,
00:55:58mauvais joueur selon Libération.
00:56:00Oui, j'ai bien aimé le titre
00:56:02de ce quotidien
00:56:04que je ne lis plus tous les jours.
00:56:06Ah bon ?
00:56:08À une certaine époque, je l'aimais beaucoup.
00:56:10Il était imprévisible.
00:56:12Il est devenu
00:56:14terriblement prévisible et
00:56:16le titre de ce matin, c'était
00:56:18mauvais joueur. Alors,
00:56:20comment dire ?
00:56:23Il n'y avait pas mille solutions
00:56:25politiques pour le président
00:56:27de la République et je pense
00:56:29que celle qu'il propose dans
00:56:31sa lettre, elle n'est pas
00:56:33complètement absurde. Elle consiste
00:56:35à dire que le front républicain
00:56:37doit trouver en réalité
00:56:39une entente
00:56:41au sein de l'Assemblée nationale.
00:56:43C'est pas cela qui
00:56:45fait que je le considère comme
00:56:47un mauvais joueur. Tout de même,
00:56:49il se place en surplomb
00:56:51et il a l'air d'oublier
00:56:53qu'il est le responsable
00:56:55de son ouvrage
00:56:57dont il espérait une clarification
00:56:59et qui est en réalité
00:57:01une terrible complexité
00:57:03et complication.
00:57:05Et donc, je n'aime pas ce sentiment
00:57:07qu'il a de
00:57:09laisser entendre qu'en réalité
00:57:11il n'est pas responsable
00:57:13du désastre qu'il a créé
00:57:15et que ce sont aux autres
00:57:17qui en sont victimes
00:57:19pour séparer les effets.
00:57:21Alors, je distingue bien
00:57:23et la lettre ne me
00:57:25paraît pas le meilleur moyen
00:57:27pour assumer sa responsabilité.
00:57:29La lettre aux français
00:57:31au moment où il est parti,
00:57:33c'est une sorte de
00:57:35manière un petit peu lâche, au fond,
00:57:37d'envoyer un message
00:57:39qui n'est pas adressé
00:57:41profondément aux français
00:57:43mais aux médias et à la classe
00:57:45politique et qui,
00:57:47une lettre, n'appelle pas
00:57:49de réplique immédiate.
00:57:51S'il avait été confronté à des journalistes
00:57:53pugnaces, ça peut exister,
00:57:55eh bien, il aurait
00:57:57été beaucoup plus difficile
00:57:59de justifier son point de vue
00:58:01dans un entretien télévisuel.
00:58:03Alors, cette lettre, tout particulièrement,
00:58:05on va y revenir dans notre grand débat
00:58:07du coup de projecteur dans un instant,
00:58:09mais Sébastien Ménard, je sens que vous avez envie de répondre
00:58:11la fille Bilge, je ne sais pas pourquoi.
00:58:13Parce que là où je ne suis pas du tout d'accord
00:58:15avec vous, Philippe, c'est que
00:58:17on peut lui reprocher tout,
00:58:19le contraire de tout, et il n'y a absolument
00:58:21aucun problème avec cela.
00:58:23Vous le savez, je suis
00:58:25de ceux qui n'étaient pas d'accord
00:58:27parmi ses proches avec
00:58:29ce processus de dissolution.
00:58:31La France n'en avait nécessairement pas besoin
00:58:33et le timing était particulièrement
00:58:35très mal choisi. Modulo,
00:58:37évidemment, les obstructions budgétaires
00:58:39qu'on aurait connues
00:58:41à l'automne. Mais moi,
00:58:43je ne suis pas du tout d'accord,
00:58:45parce que je pense au contraire qu'il est responsable de tout.
00:58:47On en a souvent parlé ici,
00:58:49il est responsable de ce qu'il a pu faire de bien,
00:58:51parce qu'il y a aussi un certain nombre de choses
00:58:53qui ont pu être parfaitement bien adressées
00:58:55depuis 2017, et puis il a toujours été responsable
00:58:57de tout ce qui déconnait,
00:58:59de tout ce qui ne fonctionnait pas.
00:59:01Là, pour le coup, il est responsable
00:59:03de la dissolution, il est aussi responsable,
00:59:05comme l'a dit le président Larcher ce matin,
00:59:07il est responsable devant
00:59:09la représentation nationale, devant les Françaises et les Français,
00:59:11pour trouver une solution.
00:59:13Moi, je ne le trouve pas irresponsable,
00:59:15je ne le vois pas en train de se défausser
00:59:17sur les uns et sur les autres.
00:59:19Non, il va prendre sa responsabilité
00:59:21de chef de l'État, de celui
00:59:23qui est le garant de nos institutions,
00:59:25il va le faire. Par contre, à un moment donné,
00:59:27là où on pourra peut-être
00:59:29s'accorder ensemble à dire, c'est que
00:59:31on ne peut pas faire n'importe quoi, n'importe comment.
00:59:33Je sais très bien que Françoise
00:59:35va me dire qu'on ne fait pas à gauche
00:59:37n'importe quoi, n'importe comment, et que
00:59:39la Macronie, la droite,
00:59:41le monde entier a perdu les élections dimanche dernier,
00:59:43et qu'eux ont une réponse
00:59:45à apporter, et que le président de la République
00:59:47doit se saisir de cette réponse. Est-ce que cette
00:59:49réponse est adaptée ou pas ? Il y aura débat,
00:59:51mais en tout cas, moi je peux vous dire qu'il est responsable.
00:59:53Il est responsable de ce qui se passe,
00:59:55et il sera responsable de la solution,
00:59:57quelle qu'elle soit.
00:59:59Je sais, Françoise,
01:00:01vous allez nous dire effectivement
01:00:03qu'il est mauvais choix. Arrêtez de me dire ce que je vais vous dire,
01:00:05soyez sympathique.
01:00:07Non, mais ce n'est pas la baronne,
01:00:09vous ne savez pas ce que je vais vous dire.
01:00:11Peut-être, attendez la fin de ma question,
01:00:13vous comprendrez pourquoi je l'ai construite comme ça,
01:00:15parce que je suis quelqu'un de construit.
01:00:17Moi aussi d'ailleurs.
01:00:19Il vaut mieux pas prendre les noms au saut.
01:00:21Et donc, allez-y.
01:00:23Françoise,
01:00:25parce que ça m'intéressait venant de vous,
01:00:27parce que j'ai beaucoup de considérations pour vous,
01:00:29est-ce qu'il est joueur,
01:00:31je le sais bien,
01:00:33c'est pour ça que je n'ai pas relevé,
01:00:35est-ce qu'il est joueur ?
01:00:37Bien sûr, c'est un gambleur.
01:00:39D'ailleurs, c'est ça le problème qu'on a avec Emmanuel Macron,
01:00:41il joue.
01:00:43Je vois bien le portrait merveilleux que Sébastien Ménard
01:00:45dresse d'Emmanuel Macron,
01:00:47il est joueur.
01:00:49Et je trouve que la une de Libé, je rejoins complètement Philippe,
01:00:51elle est malheureusement
01:00:53extrêmement pertinente.
01:00:55C'est un joueur, dans le mauvais sens du terme,
01:00:57et c'est un mauvais joueur parce que
01:00:59il a perdu.
01:01:01Je vais vous dire,
01:01:03très concrètement, sa majorité est
01:01:05défaite à trois reprises
01:01:07depuis le 9 juin.
01:01:09D'abord, il est défait en 2022,
01:01:11en majorité relative.
01:01:13Il est défait le 9 juin
01:01:15aux européennes, d'une façon
01:01:17magistrale, c'est une claque magistrale
01:01:19à peine, 14.
01:01:21Il est défait pour le premier tour.
01:01:23Il est défait pour le second tour.
01:01:25Moi, je veux bien qu'on dise que
01:01:27le soleil se lève à l'ouest et que
01:01:29la nuit n'arrive pas.
01:01:31Arrêtez avec ceci !
01:01:33Arrêtez avec ce cinéma de la classe politique !
01:01:35Vous êtes où, aux européennes ?
01:01:37Vous êtes dans les choux !
01:01:39Est-ce que je peux terminer, Sébastien Ménard ?
01:01:41Allez-y, Françoise !
01:01:43Mais il y en a marre de ce cinéma !
01:01:45Allez-y, Françoise !
01:01:47Si Marine Le Pen
01:01:49ou Jean-Luc Mélenchon
01:01:51étaient présidents de la République,
01:01:53qui se permettaient d'envoyer une lettre
01:01:55comme cela, après le
01:01:57résultat de dimanche que
01:01:59la renaissance arrivait en tête assez largement
01:02:01en nombre de sièges,
01:02:03j'aimerais entendre, Sébastien Ménard,
01:02:05ou j'aimerais entendre Philippe Bilger
01:02:07ne pas hurler à la dictature
01:02:09s'ils avaient eu le malheur d'écrire cette lettre
01:02:11sans que ni tête,
01:02:13personne n'a gagné. Vous seriez
01:02:15vent debout. Arrêtez !
01:02:17Vous seriez vent debout et vous auriez raison
01:02:19de l'être, et je vous soutiendrai.
01:02:21Dans un pays normal, ce président
01:02:23est un joueur. Il a intérêt
01:02:25de se ressaisir parce qu'on va
01:02:27mal terminer. Vous voyez que ma question
01:02:29avait du sens. Je suis très content de l'avoir posée.
01:02:31On va changer un peu de sujet.
01:02:33Un peu de légèreté.
01:02:35Vous, Sébastien Ménard, vous avez
01:02:37envie de nous parler d'un lieu incroyable
01:02:39où il y a une énorme fête.
01:02:41Je vais vous parler, en fait,
01:02:43de la référence française
01:02:45européenne mondiale
01:02:47des grands rassemblements
01:02:49planétaires, des grands rassemblements
01:02:51festifs. On va parler
01:02:53du réveil du roi Léon. Je vous donne un indice.
01:02:55Un deuxième indice.
01:02:57On jette trois clés.
01:02:59La clé des trois quartiers.
01:03:01Vous êtes basque.
01:03:03C'est les fêtes de Bayonne.
01:03:05Les fêtes de Bayonne ont démarré.
01:03:07Les fêtes de Bayonne, c'est à la fois
01:03:09la grande fête des enfants.
01:03:11On l'oublie souvent parce qu'on voit souvent
01:03:13des gens danser,
01:03:15picoler, etc.
01:03:17C'est d'abord la fête des enfants. J'ai vu tout à l'heure une photo
01:03:19de ma petite fille à Va-Victoire
01:03:21qui était avec ses copains de l'école maternelle
01:03:23en train de festoyer,
01:03:25de courir dans les rues de Bayonne.
01:03:27Vous n'êtes pas trop triste d'être avec nous là Sébastien Ménard ?
01:03:29Je vais vous quitter tout à l'heure.
01:03:31On a
01:03:33un record à battre cette année
01:03:35au Pays basque puisque l'année dernière on a
01:03:37accueilli en cinq jours 1 300 000
01:03:39personnes. Je pense qu'on atteindra
01:03:41le 1 500 000
01:03:43personnes dans les heures qui viennent.
01:03:45C'est un vrai moment de partage,
01:03:47un vrai moment de fraternité, un vrai moment de concorde.
01:03:49On en a bien besoin dans notre pays.
01:03:51Je vous invite,
01:03:53si vous souhaitez participer,
01:03:55on ne parle pas de festivaliers,
01:03:57on parle de festers.
01:03:59Je vous invite mon cher Frédéric.
01:04:01Pour toutes les infidélités radiophoniques que j'ai toujours faites.
01:04:03Oh ça c'est beau !
01:04:05Faites la fête
01:04:07en rouge et blanc, venez visiter
01:04:09le Pays basque, il y a encore de la place
01:04:11pour beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde.
01:04:13Au moins 200 000 personnes. En ce magnifique
01:04:15week-end du 14 juillet.
01:04:17C'est grandiose !
01:04:19Et c'est quoi de ces fêtes ?
01:04:21On boit, on chante, on danse,
01:04:23il y a des petits bars qui sont ouverts,
01:04:25des petits bars inférieurs, il y a les bandes russes.
01:04:27Et on refait le monde et on s'éclaire.
01:04:29Allez, dans un instant, la suite du tour de table
01:04:31de l'actu des Vraies Voix,
01:04:33avec notre chère Françoise de Gois.
01:04:35Sud Radio.
01:04:37Les Vraies Voix
01:04:39de l'été, Sud Radio continue
01:04:41avec la suite du tour de l'actu
01:04:43des Vraies Voix et on passe à vous,
01:04:45chère Françoise. Vous allez nous parler
01:04:47de duo, de duel.
01:04:49C'est le sport un peu.
01:04:51C'est-à-dire que
01:04:53chacun, vous allez pouvoir partager. Moi, je suis très heureuse
01:04:55de ce qui se passe en cyclisme, parce que je trouvais que c'était un désert
01:04:57avec des dominations très fortes
01:04:59de Lance Armstrong. Et là,
01:05:01jaillit ce que nous aimons le plus au monde,
01:05:03c'est-à-dire les duos-duels mythiques.
01:05:05Avec Pogacar,
01:05:07bien sûr, et Vingord.
01:05:09Avec ses deux
01:05:11tempéraments tout à fait différents.
01:05:13Avec quelqu'un qui est beaucoup plus lutin,
01:05:15ludique, ça c'est Pogacar.
01:05:17Et puis Vingord qui est beaucoup plus réfléchi.
01:05:19Et j'aime, je trouve que ça
01:05:21transcende véritablement le sport.
01:05:23La photo finish d'hier, elle dit
01:05:25tout de ce que va être dans les années qui
01:05:27viennent l'affrontement de ces deux. C'est magnifique, c'est des géants.
01:05:29C'est à quoi un demi-millimètre ? Vous êtes un spécialiste
01:05:31du cyclisme, mais...
01:05:33C'est extrêmement puissant.
01:05:35Ça me fait penser, bien sûr, Nadal
01:05:37fédéraire. C'est Nadal explosif,
01:05:39fédéraire entièrement en finesse. Je suis
01:05:41frappé de voir à quel point le sport se
01:05:43nourrit et la légende,
01:05:45la mystique et la mythique du sport
01:05:47se nourrissent de Messi
01:05:49et Ronaldo. Ronaldo, buteur
01:05:51génial. Messi, stratège génial.
01:05:53Distributeur de jeux
01:05:55incroyable. Et donc, ça me rend
01:05:57extrêmement heureuse parce que
01:05:59je trouve que d'un seul coup,
01:06:01on arrive à capter
01:06:03ces métas sportifs. Voilà, c'est-à-dire que
01:06:05si je vois Pogacar et Vingord,
01:06:07je connais peut-être pas grand-chose au cyclisme,
01:06:09mais je vois ce combat de
01:06:11géants et je pense que ça draine beaucoup
01:06:13plus de gens. Et on peut trouver ça dans
01:06:15tout un tas de domaines.
01:06:17Si vous aimez Camus, est-ce que vous aimez Sartre ?
01:06:19Personnellement, non. Moi, j'aime Camus et j'ai
01:06:21beaucoup plus de mal avec ça.
01:06:22Et ça marche avec Laurel et Hardy.
01:06:23Et ça marche aussi avec le Camembert et le Brie.
01:06:27Je veux dire par là
01:06:29que la dualité
01:06:31est toujours facteur de puissance.
01:06:33Est-ce que je peux provoquer
01:06:35ma Françoise encore ? Moi, je sais
01:06:37que ce que je vais vous dire...
01:06:39Ça va vous énerver ?
01:06:41Le plus beau des duos, des duels,
01:06:43c'est aussi un duel cycliste,
01:06:45c'est Coppi-Bartali en Italie.
01:06:47Bien sûr !
01:06:49Vous avez absolument raison.
01:06:51C'est magnifique. Après, c'est une époque
01:06:53que je connais moins.
01:06:55Pourquoi j'aime tellement le sport ?
01:06:57Parce que c'est la politique, le sport.
01:06:59Et la politique est du sport.
01:07:01C'est un sport de combat. En fait, c'est psychologique.
01:07:03Quand vous avez Mitterrand-Giscard,
01:07:05c'est un duel, c'est vraiment...
01:07:07Mitterrand en De Gaulle,
01:07:09c'est un duel, c'est puissant.
01:07:11Chirac-Giscard, c'est puissant.
01:07:13Quand vous avez le duel des enfants de Mitterrand
01:07:15qui se déchirent pendant dix ans.
01:07:17Jospin-Fabius, c'est vraiment...
01:07:19C'est un combat. Et je trouve que c'est magnifique.
01:07:21Là où vous avez totalement raison,
01:07:23Françoise, c'est...
01:07:25Moi, j'aime bien ces duos, ces duels
01:07:27où il y a une admiration
01:07:29réciproque, mais où tout de même,
01:07:31peu à peu, l'un domine
01:07:33l'autre. Je pense à
01:07:35l'approche Sénat, par exemple.
01:07:37Oui, c'est vrai. Après, Sénat n'a pas eu le temps.
01:07:39Oui, mais... Non, non, mais Sénat
01:07:41dominait. Oui, il avait pris
01:07:43le leadership. C'est vrai, il avait pris le leadership.
01:07:45Quoi qu'appelait le professeur,
01:07:47il était vraiment trop prudent.
01:07:49Et moi, je ne regardais plus les matchs
01:07:51entre Nadal et Federer
01:07:53sur terre battus, parce que Federer
01:07:55était battu à chaque fois et je dormais
01:07:57pas, tu vois.
01:07:59Non, mais je comprends ce que vous dites. En quipe ou leader.
01:08:01Vous avez un petit exemple, vous,
01:08:03de duo légendaire qui vous a inspiré ?
01:08:05Magic Johnson, Michael Jordan.
01:08:07Ça, c'est pas une...
01:08:09Ah oui !
01:08:11Ils étaient ensemble dans la Dream Team.
01:08:13C'est la grande époque des Lakers
01:08:15contre la grande époque des Chicago Bulls.
01:08:17Donc, non, non, ça fait partie...
01:08:19Les frères Boniface, c'est tout à fait différent.
01:08:21Quelle classe ! C'était un sacré duo.
01:08:23Mais ça, c'est autre chose, ils se combattent pas.
01:08:25Oui, oui, absolument.
01:08:27Quand vous rendez compte à quel point
01:08:29Jacques Chirac et Mitterrand se sont combattus,
01:08:31à quel point, finalement, c'est
01:08:33François Mitterrand qui fait quasiment...
01:08:35Il pousse le vent dans le dos
01:08:37de Jacques Chirac face à Balladur.
01:08:39Et à quel point,
01:08:41quand François Mitterrand
01:08:43meurt dans sa rue Frédéric Le Play,
01:08:45le premier qui vient,
01:08:47c'est Jacques Chirac. Et il pleure,
01:08:49il est très ému.
01:08:51Vous savez qu'en sport, il y a une phrase
01:08:53qui est vraiment un gimmick, c'est
01:08:55« Dis-moi qui tu as battu, je te dirais
01:08:57quel champion tu es ». Et finalement,
01:08:59de cette dualité...
01:09:01On peut parler de Mohamed Ali et George Foreman.
01:09:03C'est ça que vous remarquez.
01:09:05Avec ce duel en Afrique absolument dingue.
01:09:07Et en fait, souvent, on se
01:09:09construit dans la dualité, c'est-à-dire que
01:09:11celui qui va nous affronter
01:09:13en face à face et qui apporte
01:09:15une personnalité totalement différente,
01:09:17vous savez qu'en cyclisme, même s'ils ont un peu moins
01:09:19gagné que les grands, mais
01:09:21Pinault et Bardet, les deux,
01:09:23ils n'étaient pas du même
01:09:25niveau s'ils n'étaient pas tous les deux
01:09:27dans la même course.
01:09:29Ils sont indispensables les uns aux autres. D'ailleurs, qui a dit
01:09:31« Vole comme le papillon et pique
01:09:33comme l'abeille ».
01:09:35C'est Mohamed Ali.
01:09:37« Sting like a bee and float like a butterfly ».
01:09:39Fantastique, en fait.
01:09:41Alors, le coup de projecteur, c'est dans un instant,
01:09:43chers amis, à 18h40
01:09:45précisément, Emmanuel Macron
01:09:47a publié hier une lettre dans la presse quotidienne
01:09:49régionale dans laquelle il appelle les forces
01:09:51politiques républicaines à bâtir une majorité
01:09:53solide. Selon lui, les Français ont
01:09:55choisi le front républicain et les forces
01:09:57politiques doivent concrétiser ce choix.
01:09:59Le Président affirme qu'aucun
01:10:01groupe politique ne s'est imposé
01:10:03majoritairement lors des législatives.
01:10:05Alors, hashtag législative, la question
01:10:07c'est « Pensez-vous, comme Emmanuel
01:10:09Macron, que personne ne l'a
01:10:11emporté ? ». Une voix qui compte
01:10:13pour nous éclairer dans un instant.
01:10:15Raphaël Antoven, philosophe et
01:10:17éditorialiste à Franc-Tireur.
01:10:19Bonsoir, Raphaël Antoven. On a une
01:10:21petite question de lancement.
01:10:23Quelqu'un a-t-il gagné, Raphaël Antoven,
01:10:25après les législatives, alors ?
01:10:27Après les législatives ? Non, pas encore.
01:10:29La victoire dépendra,
01:10:31c'est ça qui est intéressant, la victoire
01:10:33dépendra de la capacité des uns ou des autres
01:10:35à se coaliser, à s'unir
01:10:37avec des anciens adversaires.
01:10:39C'est là que la victoire va se jouer.
01:10:41C'est marrant parce que ce n'est pas une victoire
01:10:43sur le tapis, ce n'est pas une victoire au finish,
01:10:45ça va être une victoire au
01:10:47calcul. C'est à qui prendra le mieux.
01:10:49En plus, vous aviez compris, mais je n'en doutais
01:10:51pas, la nuance de la question,
01:10:53ça nous allèche.
01:10:55Eh bien, nos auditeurs, eux, disent
01:10:57que non, personne ne l'a emporté. Sachez-le,
01:10:59à 65% sur notre compte X,
01:11:01vous n'hésitez pas à nous appeler au 0 826
01:11:03300 300 et à voter. Le coup de projecteur
01:11:05des Vraies Voix, c'est tout de suite.
01:11:07Sud Radio, votre avis fait la différence.
01:11:09Vraies Voix de l'été,
01:11:11Sud Radio sont avec vous, chers auditeurs.
01:11:13On est avec Philippe Bilger,
01:11:15avec Françoise Degoy, et
01:11:17Sébastien Ménard.
01:11:19Dans une lettre publiée dans la presse quotidienne
01:11:21régionale hier, Emmanuel Macron, en déplacement
01:11:23à Washington pour le sommet de l'OTAN,
01:11:25a demandé aux forces politiques de se reconnaissant
01:11:27dans les institutions républicaines,
01:11:29de bâtir une majorité solide.
01:11:31Le Président ne précise pas lesquelles seront amenées
01:11:33à construire cette majorité, mais il exclut
01:11:35la participation du RN et une partie, au moins,
01:11:37de LFI pour ce projet, en ajoutant
01:11:39que les Français ont choisi par les urnes le Front
01:11:41Républicain. Les forces politiques doivent
01:11:43le concrétiser par leurs actes.
01:11:45Parlons vrai, c'est le principe ici, sur Sud Radio.
01:11:47Le RN, le Front Populaire, Ensemble
01:11:49et LR, tous exhibent leur force et
01:11:51revendiquent des responsabilités.
01:11:53Beaucoup se voient à Matignon, et pourtant,
01:11:55personne ne détient la majorité
01:11:57absolue. Question pour
01:11:59ce coup de projecteur. Pensez-vous
01:12:01comme Emmanuel Macron que personne
01:12:03ne l'a emporté ? Et vous votez sur X
01:12:05et vous réagissez au 0,826,300.
01:12:07Sur X, vous nous dites non
01:12:09à 65%.
01:12:11Raphaël Antoven est notre invité,
01:12:13philosophe et éditorialiste à Franc-Tireur.
01:12:15Dans un instant, nous lui
01:12:17soumettons cette lettre.
01:12:19Je vous en donne juste un petit extrait.
01:12:21Emmanuel Macron dit personne ne l'a
01:12:23emporté. Cela suppose de laisser un peu
01:12:25de temps aux forces politiques pour
01:12:27bâtir ses compromis avec sérénité et
01:12:29respect de chacun. D'ici là,
01:12:31le gouvernement actuel continuera d'exercer
01:12:33ses responsabilités, puis sera en charge
01:12:35des affaires courantes, comme le veut la tradition
01:12:37républicaine. Fin de citation.
01:12:39Alors, on lance Philippe Bilger. Est-ce que vous pensez
01:12:41qu'il y a vraiment une absence de vainqueur clair, Philippe ?
01:12:43Je ne crois pas, alors.
01:12:45Je me réfugie derrière
01:12:47le grand politologue
01:12:49ou analyse politique qui était
01:12:51Brice Tinturier, qui
01:12:53le lendemain
01:12:55du 7 juillet,
01:12:57le 8 juillet, a indiqué que
01:12:59on savait au moins qui avait
01:13:01perdu. Et il considérait que
01:13:03le macronisme était le camp
01:13:05qui avait le plus perdu,
01:13:07et qu'on avait tort, finalement,
01:13:09de réduire à presque rien
01:13:11la montée des députés
01:13:13du Rassemblement National
01:13:15et la victoire très surprenante
01:13:17du nouveau Front Populaire.
01:13:19Mais il me semble qu'à partir
01:13:21du moment où on admet
01:13:23la thèse du Président
01:13:25de la République, qui consiste
01:13:27à dire qu'au fond, seul
01:13:29l'intéresse ceux qui ont
01:13:31participé au Front Républicain,
01:13:33eh bien, ce qu'il propose
01:13:35dans sa lettre, même si je n'aime
01:13:37pas le procédé qui n'appelle
01:13:39pas de réplique immédiate,
01:13:41est presque,
01:13:43je dirais,
01:13:45incontournable, comme
01:13:47diraient certains aujourd'hui
01:13:49en France, et donc
01:13:51ça n'est pas la solution
01:13:53qu'il propose qui est
01:13:55discutable. C'est cette
01:13:57manière en amont dont
01:13:59il discute un certain nombre de choses,
01:14:01notamment le fait qu'il a été
01:14:03le responsable
01:14:05exclusif du désastre.
01:14:07Chacun va évidemment intervenir.
01:14:09Raphaël Antoven, sur la question
01:14:11pensez-vous, comme Emmanuel Macron, que personne
01:14:13ne l'a emporté déjà ? Est-ce qu'on est sûr
01:14:15que, du coup, vu la situation,
01:14:17Emmanuel Macron ne l'a pas
01:14:19un peu emporté, quand on se rappelle qu'avant
01:14:21le premier tour, c'était
01:14:23a priori la voie
01:14:25ouverte pour le Rassemblement National ?
01:14:27Oui, je ne suis pas
01:14:29sûr. C'est très intéressant,
01:14:31des faits comme ça, franchement,
01:14:33il faut les souhaiter. Il faut se les
01:14:35souhaiter à soi-même. D'abord,
01:14:37avoir 170 députés après
01:14:397 années d'exercice du pouvoir,
01:14:41c'est finalement assez honorable. La gauche
01:14:43avait fait moins bien que ça quand elle avait été
01:14:45au pouvoir et qu'ensuite elle avait été confrontée
01:14:47à la cohabitation.
01:14:49D'abord, ça c'est une évidence.
01:14:51Et ensuite,
01:14:53au-delà de toutes ces considérations,
01:14:55au-delà de ces considérations arithmétiques,
01:14:57il y a 170 personnes
01:14:59qui savent ce qu'elles pensent ici
01:15:01et qui savent pourquoi elles se trouvent où elles se trouvent.
01:15:03C'est vraiment un parti qui émerge là, je trouve.
01:15:05Par ailleurs, c'est vraiment
01:15:07trois tiers.
01:15:09Personne ne peut revendiquer la victoire.
01:15:11Ce qui est très intéressant dans cette histoire,
01:15:13ce sont les gens qui tenaient Macron pour un dictateur
01:15:15parce qu'il osait gouverner avec
01:15:17une majorité relative de 250 députés
01:15:19et qui, ayant
01:15:21170 députés, en déduisent
01:15:23qu'ils doivent aussitôt appliquer l'intégralité
01:15:25de leur programme, au dépens
01:15:27des deux tiers de l'Assemblée Nationale.
01:15:29Ça va être un plaisir de parler avec
01:15:31cet art
01:15:33de la mauvaise soie, mon cher.
01:15:35Salut François !
01:15:37Je pensais qu'il allait finir !
01:15:39Salut François !
01:15:41On dit bonjour d'abord !
01:15:43Allez-y Raphaël !
01:15:45Je finis.
01:15:47Je finis.
01:15:49Au-delà de ça,
01:15:51ce qui est intéressant, il y a
01:15:53effectivement trois tiers, mais il y a trois tiers
01:15:55dont deux tiers sont homogènes
01:15:57et connaissent leur identité,
01:15:59connaissent leur champion.
01:16:01Personne ne doute au centre que c'est Attal qui les représente,
01:16:03personne ne doute à l'extrême droite
01:16:05que c'est Bardella qui les représente.
01:16:07En revanche, pour le Nouveau Front Populaire,
01:16:09on change de champion chaque semaine.
01:16:11Il y a deux ensembles qui savent
01:16:13qui ils sont, qui sont homogènes, et il y en a un
01:16:15qui est un gloubi-boulga, qui va de
01:16:17Raphaël Arnault jusqu'à François Hollande,
01:16:19qui est un monde merveilleux,
01:16:21qui est le monde d'une gauche unie,
01:16:23mais alors ce n'est pas l'union qui fait la force,
01:16:25c'est la force qui fait l'union.
01:16:27Il faut pas se méprendre sur ce qui s'est passé,
01:16:43c'est-à-dire que le gonflement artificiel de la gauche
01:16:47tel qu'elle est aujourd'hui
01:16:49est une occasion de méconnaître
01:16:51le fait que la gauche est aussi morte
01:16:53que la droite dans ce pays,
01:16:55et que le seul face-à-face, c'est celui du centre
01:16:57et effectivement de l'extrême droite,
01:16:59c'est-à-dire son antipode.
01:17:01Je vous aime Raphaël, vous savez pourquoi,
01:17:03parce que vous êtes très intelligent,
01:17:05comme toutes ces boussons qui indiquent le sud.
01:17:07Bon, ça commence mal.
01:17:09Vous vous êtes trompé dans toutes vos anticipations,
01:17:11parce que je vous lis avec attention,
01:17:13vous vous êtes trompé avant,
01:17:15et vous continuez de vous tromper.
01:17:17D'abord, je vais vous dire un truc,
01:17:19moi je fais partie des gens qui avaient anticipé
01:17:21la victoire de la gauche, tout le monde était moi ici,
01:17:23j'ai donné, battu, parce que je connais peut-être un peu
01:17:25le pays.
01:17:27Vous savez, je le redis,
01:17:29il y a un premier, un deuxième, un troisième,
01:17:31si vous n'êtes pas capables, autour de cette table,
01:17:33avec Raphaël qui fait de la politique,
01:17:35c'est très indire,
01:17:37tais-toi, très intelligemment,
01:17:39Sébastien Ménard qui ricale,
01:17:41il ricale bêtement,
01:17:43parce qu'il ricale comme, avec le psytacisme,
01:17:45c'est les perroquets depuis dimanche,
01:17:47personne n'a gagné, personne n'a gagné.
01:17:49Je dis ça gentiment,
01:17:51quand Raphaël, je reprends point par point,
01:17:53un groupe homogène de 170,
01:17:55m'enfin les bras m'en tombent, la majorité
01:17:57Macron, il est battu trois fois,
01:17:59elle part en quenouille, vous avez la moitié de l'aile gauche
01:18:01qui va se barrer pour faire,
01:18:03comment dirais-je, pour faire son groupe.
01:18:05Vous avez les macronistes de droite, j'en ai un là,
01:18:07ils ne savent plus où ils crèchent.
01:18:09Vous parlez de Sébastien Ménard.
01:18:11Vous avez 99 députés macronistes,
01:18:15il y en a à peine 60 inscrits.
01:18:17Vous allez m'expliquer qu'Horizon,
01:18:19où il crèche, vous allez m'expliquer
01:18:21que François Bayrou est particulièrement
01:18:23culinaire.
01:18:25Je ne vais rien vous expliquer.
01:18:27Il n'y a pas de groupe homogène au centre,
01:18:29je termine, il n'y a pas de groupe
01:18:31homogène au centre.
01:18:33Le fait est qu'ils ont moins de chances d'éclater que le NFP
01:18:35dans la semaine qui vient, ça ne peut pas être mauvais.
01:18:37Vous ne savez absolument rien de ce qui est en train de se passer
01:18:39au sein des députations, vous n'y êtes pas.
01:18:41La seule différence c'est qu'eux, dans une semaine
01:18:43ou dans six mois, ils seront toujours là,
01:18:45alors que le nouveau Front Populaire,
01:18:47on va donner la parole,
01:18:49s'il vous plaît.
01:18:51Non, François,
01:18:53on respecte la voix
01:18:55de chacun, s'il vous plaît.
01:18:57Je réponds à Raphaël en expliquant que
01:18:59c'est très calme, Raphaël,
01:19:01le problème que vous avez avec votre ami
01:19:03Emmanuel Macron et avec beaucoup de gens
01:19:05Mon ami Emmanuel Macron ?
01:19:07Ou pas votre ami, le problème c'est que vous
01:19:09sous-estimez complètement en permanence
01:19:11la capacité de la gauche à s'unir.
01:19:13Vous l'avez sous-estimé une fois,
01:19:15vous l'avez sous-estimé une fois.
01:19:17Je peux prendre la parole pour lui donner raison ?
01:19:19S'il vous plaît.
01:19:21Attendez, attendez, attendez.
01:19:23Stop, stop, stop, s'il vous plaît.
01:19:25Attendez Raphaël, juste un mot,
01:19:27parce que Sébastien Ménard
01:19:29souhaitait répondre,
01:19:31et après je reviens vers vous Raphaël.
01:19:33Sébastien Ménard.
01:19:35S'il vous plaît François, Sébastien Ménard.
01:19:37Moi je souhaiterais dire tout simplement
01:19:39que moi j'aurais souhaité qu'il y ait une majorité
01:19:41claire qui se dessine
01:19:43au soir du deuxième tour.
01:19:45Il n'y a pas de majorité.
01:19:47Donc gagner les élections législatives
01:19:49sous la cinquième république,
01:19:51c'est pas moi qui l'invente,
01:19:53je ne suis pas là pour réinterpréter
01:19:55l'histoire de France, c'est ceux qui gagnent
01:19:57les élections législatives et qui sont capables
01:19:59et qui sont capables
01:20:01majoritairement de proposer
01:20:03de proposer...
01:20:05Mais vous n'êtes pas majoritaire,
01:20:07votre gouvernement va tenir deux heures.
01:20:09Mais personne ne va vous gouverner d'abord.
01:20:11Regardez les déclarations
01:20:13de Macron.
01:20:15Regardez les déclarations.
01:20:17Regardez ce qui se passe.
01:20:19François, je vais aller au bout.
01:20:21Ce n'est pas Françoise de Gouin,
01:20:23c'est Françoise de Grasse.
01:20:25Laissez parler Sébastien Ménard.
01:20:27Moi je ne parle pas au nom de la NUPES,
01:20:29je parle au nom du camp politique
01:20:31de la famille politique qui est la mienne.
01:20:33Je vous dis simplement
01:20:35que même
01:20:37les plus à gauche
01:20:39d'entre nous
01:20:41ne soutiennent pas
01:20:43les plus à gauche d'entre nous
01:20:45ne soutiennent pas
01:20:47la NUPES 2.0.
01:20:49Ça c'est la première chose.
01:20:51Donc celles et ceux, pour répondre à la question
01:20:53parce qu'on est là pour répondre à la question
01:20:55qu'on a posée aux auditeurs.
01:20:57Ah ça c'est très macronien.
01:20:59Ça a été repris par la gauche.
01:21:01Celles et ceux c'est très macronien.
01:21:03Merci monsieur le philosophe.
01:21:05Je dis que celles et ceux
01:21:07qui vont gagner les élections sont celles et ceux
01:21:09qui seront susceptibles de présenter
01:21:11une majorité
01:21:13et donc de conduire les affaires du pays
01:21:15de manière, je dirais,
01:21:17convenable et durable. Et ce n'est pas le cas.
01:21:19Ma chère Françoise, en l'espèce,
01:21:21mais ce n'est pas le cas.
01:21:23Est-ce que je peux dire un mot ?
01:21:25Non.
01:21:27Tout en
01:21:29partageant
01:21:31votre hostilité
01:21:33à l'égard du
01:21:35nouveau front populaire,
01:21:37est-ce qu'il n'y a pas quelque chose,
01:21:39dans ce qu'a dit Françoise de Gouin,
01:21:41tout de même,
01:21:43d'assez convaincant lorsque vous
01:21:45affirmez que, au fond,
01:21:47le nouveau front populaire est
01:21:49dans sa structure nécessairement
01:21:51éclatée, divisée,
01:21:53conjoncturelle, contingente,
01:21:55alors que,
01:21:57au fond, on pourrait dire aussi
01:21:59que le camp
01:22:01du macronisme
01:22:03est profondément avec
01:22:05des rivalités, des tensions
01:22:07qui existent déjà aujourd'hui
01:22:09et qui vont se manifester
01:22:11encore davantage demain.
01:22:13Est-ce que je peux répondre ?
01:22:15Est-ce que je peux vous répondre ?
01:22:17Et même au sein du
01:22:19Rassemblement National,
01:22:21il y a probablement des germes
01:22:23de dissentiments
01:22:25qui vont s'extérioriser
01:22:27avec Bardella, Marine Le Pen
01:22:29et la suite. Donc, est-ce que
01:22:31vous n'avez pas un petit peu
01:22:33sureffimé les facultés
01:22:35d'homogénéité
01:22:37des deux camps
01:22:39que vous avez évoqués ?
01:22:41Je vous réponds
01:22:43sur les deux points.
01:22:45D'abord, il faut
01:22:47observer que, historiquement,
01:22:49personne ne pourra me contredire,
01:22:51du front populaire, le vrai, 1936,
01:22:53jusqu'à la gauche plurielle,
01:22:55en passant par le programme commun,
01:22:57chaque fois que la gauche a su
01:22:59s'unir pour l'emporter,
01:23:01c'était sous l'égide d'un projet
01:23:03réformiste, socialiste ou
01:23:05social-démocrate, même s'il ne le disait pas ouvertement.
01:23:07Ça ne s'est jamais fait
01:23:09sous la houlette d'une gauche radicale.
01:23:11Parce qu'une gauche radicale,
01:23:13et ce qui se passe en Angleterre en témoigne,
01:23:15une gauche unie
01:23:17sous un front social-démocrate
01:23:19a toutes ses chances aux élections.
01:23:21Une gauche unie derrière une gauche radicale,
01:23:23à mon avis, n'a aucune chance.
01:23:25Et c'est ceci qui grève considérablement
01:23:27le front populaire. Outre que
01:23:29le nouveau front populaire est
01:23:31un vélo monté à l'envers sur des questions
01:23:33aussi importantes que Israël,
01:23:35l'Ukraine ou bien le nucléaire.
01:23:37Ce n'est pas rien. Tandis que
01:23:39alors, je vous accorde qu'il y a
01:23:41des courants, des tensions, etc.
01:23:43dans la Macronie, comme on dit.
01:23:45Mais, force est de constater que
01:23:47au centre, comme au
01:23:49Rassemblement National,
01:23:51dans les deux cas, personne ne doute
01:23:53du champion qui les représente,
01:23:55ce n'est pas un hasard. Et deuxièmement,
01:23:57au centre lui-même, puisque c'est de lui qu'on parle,
01:23:59il y a des gens europhiles,
01:24:01républicains, libéraux.
01:24:03Il y a plus de
01:24:05convergence que de divergence possible.
01:24:07J'en veux pour preuve, mais...
01:24:09Et on conclura là-dessus, Raphaël.
01:24:11Je conclurai là-dessus. J'en veux pour preuve
01:24:13que le nouveau front populaire
01:24:15va très vraisemblablement
01:24:17imploser dans les jours qui viennent.
01:24:19Je doute que ce soit le cas du centre.
01:24:21Et bien voilà, ce sera la conclusion.
01:24:23C'était un débat bien.
01:24:25Est-ce qu'on peut souhaiter de bonnes vacances
01:24:27à Françoise Deloyer et à Philippe Bigère ?
01:24:29C'est bien les vacances, Françoise.
01:24:31Il faut, il faut.
01:24:33Ça va lui faire du bien, hein, cher Raphaël Antoven,
01:24:35les vacances.
01:24:37C'est important, les vacances.
01:24:39Merci Sébastien Ménard aussi.
01:24:41Je rappelle que vous êtes philosophe
01:24:43et éditorialiste à Franc-Tireur.
01:24:45Et qu'on aime pratiquer la dispute républicaine avec Raphaël Antoven.
01:24:47Et c'est ce qu'on aime sur Tide Radio,
01:24:49parlons vrai.
01:24:51Merci les vrais voix, merci Raphaël Antoven.
01:24:53Tout de suite, qui c'est qu'on retrouve ?
01:24:55Thomas Binet pour la gestion du patrimoine.
01:24:57Et bien voilà, c'est parti.
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