00:00Je tiens à remercier le président Traoré pour l'accueil chaleureux qu'il a été,
00:17particulièrement à ma personne et à la dédication qui m'accompagne.
00:20Aussi, je voudrais saluer les liens de fraternité et de bon voisinage entre nos deux Etats,
00:28le Burkina et le Mali.
00:29Nous sommes non seulement liés par la géographie, la culture, mais surtout par les défis.
00:35Nous avons fait le point des situations de notre coopération sur le plan bilatéral.
00:40Nous avons abordé les questions sécuritaires, les questions sur le plan du développement
00:47économique.
00:48Mais surtout, nous avons parlé des défis, des défis auxquels nous sommes confrontés
00:52et comment élaborer la stratégie afin de pouvoir gérer ces défis.
00:57Et nous avons aussi dégradé les perspectives orientées non seulement vers la civilisation
01:04de nos populations, mais surtout vers le développement socio-économique de nos Etats.
01:08La situation sécuritaire au Mali est sous contrôle.
01:12Comme on le dit dans le jargon militaire, les famines gardent l'initiative sur le terrain.
01:16Le Mali vient de loin.
01:19Il fallait déconstruire tout un système qui nous avait été imposé.
01:25Pour cela, il fallait adopter des postures intraitables pour nous permettre de prendre
01:32notre destin en main.
01:33Aujourd'hui, la force est de constater que les famines sont déplacées sur tout l'étendue
01:38du territoire national.
01:40Et ça, c'est un premier aspect.
01:41Le deuxième aspect, aujourd'hui, il y a eu le retour de l'administration, que ce soit
01:47le gouverneur, les préfets, les sous-préfets, et ça c'est le deuxième aspect.
01:50Le troisième aspect, aujourd'hui, on est en train de faire revenir les services sociaux
01:54de base.
01:55Et on est parvenu aujourd'hui à organiser et à sécuriser les grandes activités, notamment
02:02le référendum pour la nouvelle constitution, mais surtout le dialogue intermalien, aujourd'hui,
02:08qui a été déroulé sur tout l'étendue du territoire national, et cela a été sécurisé
02:12par les famines.
02:13Il y a environ dix ans, ce n'était pas possible, aujourd'hui, de nouveler un autonome.
02:19Au-delà de ça, les actions offensives se sont menées au long de la journée, et il
02:24y a eu beaucoup de destruction de bases logistiques des groupes terroristes, il y a eu beaucoup
02:30de neutralisation des leaders terroristes, dont les récents, il y a IGO, qui a l'ému
02:33du détail islamique au Sahel, mais surtout, aujourd'hui, c'est la rédition de beaucoup
02:40de terroristes, même pas plus tard que hier, il y a eu des terroristes qui ont déposé
02:45leurs armes.
02:46Malheureusement, ce sont des enfants de 15 ans, mais ce sont des guettards.
02:49Donc, force est de constater que la peur a changé de camp aujourd'hui au Mali.
02:53Concernant le Sahel, je suis confiant que la situation est sous contrôle.
02:58Quand vous regardez aujourd'hui avec la dynamique de la création de l'AIS, mais le plus important,
03:06c'est que les gens ne doivent pas perdre de vie.
03:08Le Sahel a été un train d'affrontement, des jeux politiques, des jeux économiques,
03:17des jeux stratégiques des pays, des présences étrangères, et dont nos pays sont victimes
03:23aujourd'hui de ce train d'affrontement.
03:25Et quand vous regardez, cela s'explique aisément par la présence de différents groupes terroristes
03:30qui sont soutenus, ce n'est pas un secret, pas des présences étrangères.
03:35Mais aujourd'hui, nous avons pris notre destin en main.
03:37Et quand nous avons pris cela, le Mali, le Niger, le Burkina, nous avons décidé de
03:42prendre notre destin en main.
03:44Nous avons décidé de sortir dans des partenaires effaçables.
03:48Nous avons décidé de quitter les partenaires non efficaces et nous sommes orientés aujourd'hui
03:54vers des partenaires sincères, telles que la Russie, la Chine, la Turquie.
04:00Et cela nous a permis effectivement de nous équiper et de mener avec efficacité les
04:06opérations contre les groupes armés terroristes.
04:09Et dans le cadre de la création de l'AIS aujourd'hui, on a une très bonne dynamique
04:13au sein de nos trois États et cette dynamique nous permet aujourd'hui de mener les opérations
04:19de façon congène.
04:20Il y a eu beaucoup de neutralisation des groupes terroristes, beaucoup de bases ont été détruites.
04:25Donc pour vous dire aujourd'hui, c'est vrai qu'il va toujours y avoir une certaine
04:30relation, une certaine communication, que j'appelle le terrorisme informationnel-médiatique
04:36qui va toujours essayer de nuire à nos activités, à nos succès.
04:39Mais cette situation est sous contrôle parce qu'aujourd'hui nous menons nos opérations
04:45sans pression et sans pourtant demander la permission à qui que ce soit et cela avec
04:50des résultats escomptés.
04:51Donc je pense qu'aujourd'hui la situation dans les salles est stable.
04:55Mais il va toujours y avoir des incidents parce qu'il n'y a pas de sécurité à 100%.
04:59Cette coopération sous le plan de sécurité avec les groupes armés, s'est beaucoup améliorée
05:04et renforcée avec l'arrivée du président Traoré.
05:07Aujourd'hui cette coopération se situe à trois niveaux.
05:10D'abord le premier volet, c'est le volet de la formation.
05:13Nous menons des formations congènes entre nos deux États en vue de renforcer nos capacités
05:19opérationnelles, que ce soit à terre ou à rien.
05:21Aussi il y a le volet partage de renseignements entre nos différents services de renseignement.
05:28Mais aussi il y a la mutualisation de nos moyens.
05:31L'une des difficultés dans lesquelles la LITCOM l'introduit, ça c'est d'abord
05:38la procédure des frontières, mais la difficulté principale c'est le droit de poursuite.
05:45Mais ce droit de poursuite aujourd'hui c'est un acquis au niveau de nos États.
05:49Aujourd'hui le Burkina est autorisé à mener des opérations, à poursuivre les
05:54terroristes et les militants maliens.
05:56Les femmes aussi sont autorisées à mener des opérations, à poursuivre les groupes
06:01terroristes à l'entrée du Burkina Faso quand cela est nécessaire.
06:05Nous avons cette dynamique et nous devons continuer à renforcer.
06:09Le terrorisme aujourd'hui est devenu un enjeu géopolitique dans la main de certains
06:13partenaires stratégiques.
06:15Ce défi de la LITCOM sur le terrorisme aujourd'hui, qui est manipulé, financé par certaines
06:23puissances étrangères, est loin de répondre aux aspirations de nos populations.
06:30Raison pour laquelle nous avons décidé non seulement, comme j'ai tantôt dit, de quitter
06:36des partenaires des façades, de s'organiser entre nous, de mutualiser nos moyens.
06:42Nous savons aujourd'hui qu'aucun pays ne peut faire face, seule face à la menace terroriste.
06:48Nous avons besoin de mutualiser nos moyens, nous avons besoin de partager les informations.
06:53Vous le savez comme moi, il y a eu beaucoup de leaders terroristes qui ont tué au Burkina
06:58ou au Mali ou au Niger, et dont le plus récent, EGO, qui a été recherché par l'armée américaine.
07:04Mais aujourd'hui, nous sommes parvenus à neutraliser avec succès.
07:08Donc c'est pour ça qu'aujourd'hui, nos décisions sont liées et on a pris un chemin de non-retour.
07:14Que cela soit clair, nos décisions sont liées et nous allons travailler à répondre aux
07:20aspirations de nos peuples, mais surtout faire intégrer les deux autres volets concernant
07:27la création de l'AS, qui est le volet de la diplomatie et le volet du développement.
07:33Comme on l'a dit, il n'y a pas de sécurité sans développement, comme il n'y aura pas de
07:36développement sans sécurité. Donc le plus important pour nous, effectivement,
07:40c'est de sécuriser et de développer pour que nous puissions vraiment répondre aux aspirations
07:45de nos différents peuples.
07:46Quand on regarde les trois pays de l'AS, le Niger et l'Ugur, les ressources stratégiques,
07:51comme le Mali, comme le Burkina, et regarder en termes d'immacilité, on ne peut pas parler
07:56de développement sans parler de l'agriculture, sans parler du commerce, sans parler des
08:01infrastructures et surtout de l'industrialisation. Aujourd'hui, nos experts sont en train de
08:05travailler et vont nous faire des propositions et nous allons voir dans quelle mesure nous
08:09allons mettre en oeuvre ces différentes propositions pour le bien-être de nos populations.
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