00:00Je suis né au Brésil, j'ai fait plusieurs crèches et orphelinats au Brésil, donc j'ai vécu une répétition
00:08d'abandon durant ma première année. J'ai pris conscience de mon adoption vers l'âge de cinq
00:14ans. À partir du moment où j'ai su que j'étais adoptée, donc je savais bien qu'ils étaient venus
00:19me chercher quelque part. Quand je suis descendu de l'avion, j'ai tout de suite voulu rentrer au
00:23Rwanda. J'ai jamais senti en fait vraiment de différence entre le fait que moi je suis adopté
00:28et pas les autres en fait. Je me suis construite comme une enfant blanche finalement, comme une
00:32enfant blanche de l'intérieur et asiatique de l'extérieur. J'aurais dû montrer différemment
00:39que j'avais besoin d'amour. La façon que j'ai adopté c'était de faire des bêtises. Pour moi
00:44ce qui fait famille c'est les liens qu'on peut avoir avec les gens. Clairement moi c'est pas
00:48les liens du sang. Niyongira le petit Rwandais, à l'époque je dirais que je l'ai fait taire quand
00:55même. Toujours ce sentiment de n'être ni vraiment française ni vraiment coréenne, d'avoir comme on
01:00dit le cul entre deux chaises, de ne pas savoir où est vraiment sa place. Quand on parle avec
01:04les gens de l'adoption, c'est toujours grâce à nos parents qu'on a eu une famille et jamais que
01:09grâce à nous nos parents ont eu un enfant. On n'est pas une coquille vide qui arrive et tu le
01:15formates à ton image. C'était un moment clé où j'ai décidé que j'allais intégrer toute cette
01:21partie de mon histoire, en faire une espèce de grande histoire avec les deux familles. On vient
01:26de quelque part et on est le fruit d'une histoire avant et de choses avant. On vient de quelqu'un.
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