00:00Nous sommes aujourd'hui devant l'école d'architecture de Belleville pour un rassemblement du secteur de la culture.
00:04Initialement prévu pour dénoncer les coupes budgétaires,
00:06celui-ci s'est transformé en une mobilisation pour défendre un secteur menacé par l'extrême-droite.
00:16Cette journée, elle vient s'insérer dans la dynamique, j'espère, très positive
00:20et j'espère de plus en plus grande du nouveau Front Populaire
00:23qui concerne aussi, pas que les partis politiques, mais toute la société civile, les assos, les syndicats.
00:29Moi je suis italienne, donc je vois bien qu'est-ce que c'est que d'avoir un pouvoir fasciste à l'œuvre.
00:35Les gens qui ont percevé l'équivalent du RSA en Italie,
00:39du jour au lendemain, ils ont eu le RSA coupé et informé par SMS.
00:44Nous devons être acteurs de la création d'un Front Populaire
00:48pour offrir une alternative aux sinistres projets de l'extrême-droite et de Macron.
00:53Pour notre secteur, ce serait une catastrophe, mais pas que pour nous, on le sait bien.
00:57Pour les personnes les plus fragiles, pour les personnes racisées, pour les immigrés,
01:01pour les droits des LGBTQI+, pour tout le monde ce sera une catastrophe.
01:06Et forcément, la culture qui est censée être un vecteur d'humanité, de rassemblement, de solidarité,
01:13nous ne pouvons qu'exprimer notre mécontentement, notre colère et notre révolte face à ce qui se passe.
01:18On a une responsabilité immense de s'opposer à cette mise sous pas
01:23qui sera celle de nos métiers, de nos secteurs et des valeurs qu'on porte.
01:26On a également des préavis de grève qui sont déposés pour pouvoir monter en pression
01:32et au gré de pouvoir nous tenir prêts s'il faut partir en grève, débrayer.
01:37La priorité n'est plus aux négociations dans les entreprises,
01:42elle n'est plus à nos activités qui sont hautement importantes,
01:45mais elle est à protéger les valeurs qui sont les nôtres, y compris par la grève.
01:50Ce qu'on peut craindre c'est une sorte de resserrement, une sorte presque de censure politique
01:57où en tout cas on ne va plus soutenir les compagnies engagées sur les propos sociaux, antiracistes, écologiques, féministes
02:04et donc de se retrouver sans moyens pour pouvoir travailler et pouvoir faire voyager et réfléchir.
02:09Les artistes m'ont aidé à grandir, m'ont aidé à penser.
02:12Mon artiste auteur, autrice, comédien, comédienne, professeur de théâtre, professeur de danse, etc.
02:18Quelle société on veut pour demain ? Qu'est-ce qu'on veut laisser à nos enfants ?
02:22Enfin, je ne veux pas d'enfants, mais moi par exemple je pense à mes petites cousines qui doivent avoir 13 et 11 ans.
02:27Qu'est-ce qu'on veut leur laisser ?
02:29Je pense que surtout c'est une lutte pour nos valeurs,
02:32parce qu'on a quand même un pays qui prône la liberté, l'égalité, la fraternité.
02:37Aujourd'hui on parle d'adélphité, on parle de liberté, d'équité, on parle de justice,
02:42on parle de coopération, on parle d'entraide.
02:44Tout ça c'est des valeurs pour lutter pour une justice écologique et sociale.
02:48Donc quelles valeurs on a envie de transmettre à nos proches, à notre famille, aux générations suivantes ?
02:54On parle juste d'humanité en fait.
02:56Nous devons lutter au quotidien contre l'extrême droite, les fascistes et les capitalistes.
03:00Moi je suis contente d'être là parce que je n'ai pas souvent eu le courage de venir.
03:04Et je me dis, la culture c'est une famille très large, on n'est pas les mêmes.
03:08Il y en a c'est des industries, il y en a c'est des artisans.
03:10Il y a des artisans et je me dis mais ils sont où les Daft Punk ?
03:12Il est où Vincent Lindon ? Il est où Benjamin Milpied ?
03:15Que tous ces gens-là soient là parce qu'on a de l'impact.
03:17Donc voilà, je suis contente. Au revoir.
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