00:00Mars 1998, un millier de personnes rassemblés spontanément pour demander la démission de Charles Millon.
00:09Colère de la rue, car malgré l'interdiction de Jacques Chirac de pactiser avec le Front National,
00:14Charles Millon, ancien ministre de la Défense, accepte les voix du FN,
00:19nécessaires pour lui assurer une victoire à la présidence de la région Rhône-Alpes.
00:23Quelques années plus tard, en 2002, percée inédite du parti d'extrême droite,
00:28coup de tonnerre dans la classe politique française.
00:30Il est 20h, Jacques Chirac 20% des voix, énorme surprise Jean-Marie Le Pen,
00:35semble devoir être le second avec 17% des voix.
00:39Dans la foulée, Jacques Chirac refuse le traditionnel débat de l'entre-deux-tours.
00:44Pas plus que je ne l'ai accepté dans le passé, je n'accepterai demain de débat avec son représentant.
00:51Lorsqu'il quitte le pouvoir en 2007, l'ancien président de la République avertit une nouvelle fois.
00:56D'abord, ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre.
01:05En 2012, les signes de l'érosion de la digue entre les partis républicains et de l'extrême droite
01:10semblent bien tangibles. Lors des élections législatives de la même année,
01:14le parti UMP de Jean-François Copé exclut tout désistement en faveur du parti socialiste,
01:20toute alliance avec le Front National, et prône ce que les observateurs ont appelé le Nini,
01:25ni Front National, ni Front Républicain.
01:28Depuis, le Front National n'a cessé de polir son image, d'abord en changeant de visage et de nom,
01:34une stratégie payante, car plus que jamais, le cordon sanitaire entre la droite et l'extrême droite
01:39semble aujourd'hui un temps révolu.
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