00:00On va peut-être écouter une petite bande annonce qui va nous mettre dans l'ambiance de cette
00:07émission qui est programmée les grands du rire chaque samedi après-midi sur C8 et on reçoit
00:14Bernard Montiel, c'est toujours un plaisir d'être avec lui. On vous a préparé un programme plein
00:20d'étoiles. On va revivre des instants qu'on aimera toujours. Sur C8, les grands du rire font leur
00:24retour avec Karine Chéril et Bernard Montiel. On revisite le patrimoine de l'humour. On adore la
00:34musique. Sketch, chansons, invités exceptionnels. On a le plaisir d'accueillir les chevaliers du
00:41fiel. On a supprimé le lundi de Pentecôte. On essaie d'avoir le mardi. Nostalgie, stars et
00:47fourrir garanti. On va rêver avec vous tous les samedis après-midi sur C8. Les grands du rire,
00:54samedi à 14h10 sur C8. Finalement c'est une émission pour nous parce qu'il y a des chansons,
01:00il y a de la variété française manifestement, il y a également des grands du rire. Il y a tout ce que
01:06vous aimez, Pascal. Alors est-ce que vous avez, vous Bernard Montiel, un type d'humour ou de
01:12fantaisie qui vous touche plus que d'autres ? Parce que c'est tellement large l'humour, ça peut être
01:19l'absurde, ça peut être le comique, ça peut être les textes, etc. Est-ce qu'il y a quelque chose auquel
01:24vous êtes le plus sensible ? Alors franchement c'est une question à laquelle je ne m'attendais
01:28pas mais je vous dirai tout de suite spontanément Raymond Devos. Le cycle de l'absurde, quand il
01:33parle comme ça, jongler avec les mots, avec une telle intelligence, une telle force, je trouve ça
01:37extraordinaire. Autrement, au niveau de l'humour plus classique, plus, comment dirais-je, méditerranéen,
01:42c'est Elikaku qui me faisait hurler de rire. Et j'adore, dès que je vois Elikaku, ça me fait rire.
01:46Et physiquement, et dans ce qu'il dit, et les expressions, ça me rappelle aussi une enfance que
01:50j'ai vécue au Maroc. Moi j'ai remarqué qu'au-delà du texte, le plaisir qu'on peut avoir à voir et
01:58revoir un sketch, c'est l'interprétation qui nous fait jubiler. C'est-à-dire qu'on connaît par
02:06cœur mais on revoit ses rôles et puis on revoit et le texte, si on le lisait à plat ou si même un
02:13autre le lisait, n'aurait pas ce même effet. L'interprétation est décisive.
02:20Essentiel, bien sûr, mais c'est pour ça que ce sont de grands artistes de l'humour et pas moi et pas
02:24nous. Moi j'estime que j'ai pas beaucoup d'humour. J'arrive à le comprendre, j'essaie d'en avoir un
02:30peu parfois, notamment dans TPMP le soir.
02:32Il y a de l'humour, on le reçoit ou on le donne, mais déjà le recevoir c'est une forme d'humour,
02:37le comprendre c'est de l'humour.
02:38Oui, c'est en tout cas une ouverture d'esprit, en tout cas c'est déjà quelque chose.
02:41Mais il y a des gens par exemple qui ne rient jamais, mais ceux-là effectivement c'est compliqué de parler
02:46avec eux, c'est parce qu'ils sont allergiques à l'humour. C'est une langue étrangère, disait Guy Bedos.
02:50Non mais il est vrai que moi en plus je suis très positif si vous voulez, moi j'ai eu une bonne vie
02:56jusqu'à présent, des parents merveilleux, j'ai été très bien élevé, je le dis. Vous savez ça devient
03:01une chose rare quand on écoute tout ce qu'on entend à droite à gauche. Donc j'aime mes parents, j'ai
03:06aimé mes parents en tout cas qui ne sont plus là, mais je trouve que j'ai été bien élevé, que donc
03:10j'ai été ouvert très vite aux différentes cultures de par mes origines et de par ce que j'ai vécu en
03:17France et j'étais huissier de justice. Vous savez, quand on arrive à faire tellement de choses
03:21différentes dans sa vie... C'est l'un des métiers les plus drôles du monde.
03:24Vous savez quoi, si je vous racontais vos anecdotes, vous allez réaliser que oui.
03:29Chacun sait que c'est tordant comme métier. Tu arrives chez les gens, tu leur piques leur main,
03:34j'imagine qu'ils doivent être très heureux de vous accueillir en plus.
03:38Il n'y a pas que ça, il y a les constats d'adultère, je me suis beaucoup amusé.
03:41Ça existait encore les constats d'adultère ?
03:43Oui, à mon époque oui.
03:45Parce que ça, ça n'existe plus.
03:47Si, ça existe toujours, mais ça ne compte pas autant qu'avant.
03:51Vous avez été huissier de justice de quand à quand ?
03:53Alors c'était deux ans, j'y suis resté deux ans parce qu'après j'étais trop malheureux justement dans ce métier-là.
03:59C'était à Libourne, Bordeaux. Et je l'ai fait, c'était les années 80. Je ne sais plus exactement parce que
04:06j'ai dirigé une salle de cinéma avant, je suis parti aux Etats-Unis entre-temps un an.
04:10Et au retour, pour faire plaisir à mes parents, j'ai fait des études de droit.
04:13Donc je suis parti là-dedans, je voulais être avocat, c'était trop long.
04:15Je ne gagnais pas assez de fric pour payer mes études.
04:17Enfin bon, donc huissier, c'était quand même intéressant.
04:20Et vous étiez plutôt de cette région du sud-ouest ?
04:22Je suis du sud-ouest, oui.
04:24Vous êtes notamment au Cap-Ferret l'été, régulièrement au Pilat ?
04:28Pilat-sur-Mer.
04:29Ah, je pensais que vous étiez de l'autre côté.
04:31Bon, dans ces grands du rire, est-ce qu'on sait par exemple le programme de samedi, ce qu'on va pouvoir réécouter ?
04:38Bien sûr. Alors d'abord, il y a une nouveauté, c'est que la semaine dernière, où on a eu un succès colossal,
04:43qui était quand même une surprise, parce qu'on va quand même le dire, quand on passe à 16h un samedi après-midi,
04:46on rêvait pas sur les audiences. Moi, je suis très honnête, je le dis, on espérait au moins 200 000.
04:52Et on est arrivé à 570 000.
04:54Est-ce que les gens ont envie de rire ?
04:56Les gens ont envie de s'amuser et de se divertir.
04:58Alors là, on va voir ce que ça va donner.
05:00C'est pas très beau, en plus.
05:02Là, il va faire meilleur, à priori, ce week-end.
05:04Non, pas terrible. Je prie, je fais la danse indienne pour cela.
05:08Mais on va démarrer exceptionnellement à 14h, samedi prochain, où on va rediffuser l'émission qui a été diffusée samedi dernier.
05:14Et à 16h, on va passer à un inédit.
05:16La première, je le rappelle, c'était Anne Roumanoff, où on rendait hommage à Claude Barzotti,
05:21qui nous a quittés il n'y a pas très longtemps, qui était un ami, à Abba.
05:23Et la seconde, il y aura Roland Magdane comme invité.
05:27Et là aussi, on va parler de Céline Dion, on va parler de beaucoup de choses,
05:31Florent Pagny, Véronique Samson.
05:32Et vous savez, comme j'ai la chance de faire partie de ce métier,
05:3540 ans de télé, certes, mais j'étais avant à la radio aussi,
05:38et j'ai dirigé un complexe de cinéma à Bordeaux, Le Français, qui existe toujours,
05:41je connais tous ces gens depuis très longtemps.
05:43Donc j'ai plein d'anecdotes que j'essaie de nourrir, d'enrichir dans l'émission.
05:46Et puis les gens vous aiment bien ?
05:48Vous aimez vous-même ?
05:50Je suis bienveillant, vous savez, je crois que la vie est difficile pour tout le monde,
05:53on ne va pas emmerder les gens.
05:55Il y en a qui sont malveillants par nature, on en connaît, dans notre métier.
05:59Et puis il y en a qui sont parfois malveillants professionnellement,
06:03parce qu'il faut parfois poser des questions qui ne sont pas faciles, bien évidemment.
06:06Mais vous avez fait beaucoup de choses, on peut vous entendre sur une des radios du groupe, régulièrement.
06:11Oui, je peux la citer.
06:12Oui, RFM Week-end, tous les samedis et dimanches, évidemment.
06:15Et puis il y avait une radio à Saint-Tropez, où vous faisiez tous les jours...
06:20Alors là, c'était énorme, c'est marrant que vous parliez de ça.
06:22Parce que moi, je vous écoutais et je trouvais ça formidable, les rencontres,
06:26parce que comme les gens vous adorent...
06:28Oui, tout le monde est venu.
06:29Oui, tout le monde.
06:30C'est parce qu'on se dit, à Saint-Tropez, il y a déjà toutes les stars,
06:33comment les faire descendre sur la place des lices, en plus, en public ?
06:36Johnny, qui était mon pote, il venait, alors lui, toutes les semaines d'abord,
06:40parce qu'il s'emmerdait chez lui.
06:41Donc il me dit, écoute, je m'emmerde, je peux venir à ton émission ?
06:44Bien, viens, tu parles le bonheur, je lui fais rencontrer Faye Denoué.
06:47Ensuite, j'ai reçu Gérard Houry, Michel Morgan,
06:51j'ai reçu Barbra Streisand, j'ai reçu Don Johnson, j'ai reçu Oprah Winfrey.
06:55Il y a des enregistrements de ça ?
06:58Je suppose, oui.
06:59C'était sur quelle radio ?
07:00C'était Europe 2, à l'époque.
07:02Et ça, c'est en quelle année ?
07:04Alors, 95 et 96, précisément.
07:06Bon, vous avez fait énormément de choses.
07:08En 88, vous étiez déjà à l'antenne sur TF1, le samedi matin,
07:12pour une émission très moderne, d'ailleurs, très avant-gardiste.
07:14Absolument, j'ai démarré en 85 à FR3 à Quitaine,
07:18où j'avais déjà des émissions sur le cinéma, qui est ma véritable passion.
07:21C'est ce qui m'a amené là où je suis, c'est le cinéma.
07:23Et ensuite, en 87, j'ai envoyé les cassettes à l'époque à tout le monde,
07:26Pascal Brugnaud m'engage, Dominique Ancien estimait que j'avais trop l'accent bordelais,
07:30que ça ne pouvait pas marcher.
07:31Donc, Pascal Brugnaud me fait faire la première émission sur les coulisses de la télévision,
07:35ça s'appelait Téléconnexions.
07:36Je recevais, par exemple, Anne Sinclair qui nous expliquait comment se fabriquer un 7 sur 7,
07:40Etienne Mougeot, président de TF1, nous expliquait comment ça se passait
07:44de diriger une grande chaîne comme TF1, etc.
07:47Donc, j'ai vécu de nombreuses expériences et des émissions très différentes depuis 87.
07:51Et puis, vous êtes avec Cyril, qui est un événement, un ovni télévisuel.
07:55Dans notre métier, il y a très peu d'animateurs qui seront aussi des phénomènes de société.
08:03Christophe De Chavannes l'a été, dans les années 80, 90.
08:06C'est vrai, il avait porté un ton très nouveau.
08:09Exactement, et tout le monde regardait, non pas la fièvre du sabdi soir, mais son émission
08:15qui était très moderne.
08:18Et c'est vrai que ce n'est pas si fréquent.
08:20Il y a beaucoup de gens qui passent, qui ont beaucoup de talent d'ailleurs,
08:22mais d'être un phénomène de société.
08:24De la rue aussi.
08:26Vraiment, De la rue était un talent inoubliable, passé par cette maison européenne.
08:30Et Cyril l'est évidemment, et vous êtes tous les soirs avec lui.
08:33Alors, ce qui m'amuse toujours, c'est qu'en début de saison, il y a plein de nouveaux chroniqueurs.
08:37Et puis, un mois plus tard, il reste Verdez, Montiel et Valérie Bédaïd.
08:43C'est le syndrome Rachid Arabe.
08:45Voilà, il en reste trois, parce que vous êtes depuis le départ.
08:50Ou presque depuis le départ, je suis arrivé un peu plus tard moi.
08:53Mais j'avoue que travailler avec Cyril, d'abord c'est une sacrée expérience.
08:57Moi qui ai travaillé avec tous les plus grands producteurs à l'époque,
08:59que ce soit les Guilux et tant d'autres.
09:01Mais travailler avec lui, c'est quelque chose de rare.
09:03Il est d'une incroyable spontanéité.
09:05Bon bah écoutez, on vous retrouvera donc samedi, les grands du rire,
09:08chaque samedi après-midi sur C8.
09:11On salue évidemment Isabelle Morizet,
09:13qui apparaît sous le nom de Karen Cheryl dans cette émission.
09:16Bien évidemment, qu'on adore.
09:18Qui est l'ADN de cette émission.
09:19Et qu'on embrasse, et avec qui on peut chanter des chansons de Karen Cheryl.
09:24Oui, il y en a plein.
09:25Par exemple, Cheri Cheri ?
09:26Oh Cheri Cheri !
09:30C'est terminé !
09:31Le débrief !
09:32Merci à vous.
09:33Merci Bernard Montiel.
09:34A tout de suite avec Pascal Frausse sur Europe 1.
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