00:00 Bonjour Stephen, premièrement on aimerait savoir comment ça va, pour ceux qui ne vous
00:09 connaîtraient pas, les plus jeunes, est-ce que vous pouvez un peu vous présenter ?
00:12 Bonjour, je m'appelle Stephen Roche, je cours dans les années 80-90, et mon titre le plus
00:23 important c'est de gagner les Juros, le Tour et le Championnat du monde en 87, mais bon
00:31 ça fait quand même quelques années que je suis à la retraite maintenant.
00:34 On vous voit un peu moins dans les médias ces derniers temps, est-ce que vous pouvez
00:41 nous expliquer un peu ce que vous faites et ce que vous faites de votre vie ?
00:45 Je fais pas mal de petites choses de droite à gauche, je suis un peu moins présent dans
00:53 le vélo, mais je travaille en parallèle, je suis parti à Budapest pour aider les Anglois
01:00 à préparer le grand partenariat des Juros l'année passée, donc j'ai beaucoup travaillé
01:07 là-dessus.
01:08 Ensuite j'étais consultant pour le Tour de Hongrie, donc surtout basé en Hongrie,
01:14 c'est un peu loin du cyclisme classique, mais j'ai travaillé dans le vélo, j'ai
01:20 travaillé sur un vélodrome là-bas à Budapest, donc on est toujours dans le vélo, mais pas
01:26 sur une grande échelle parce que là-bas en Hongrie il y a beaucoup de monde qui fait
01:31 du vélo, même si c'est pas des champions, il y a deux ou trois autres coureurs de deuxième
01:38 plan, mais il y a énormément de personnes qui font du vélo, il y a des épreuves, des
01:43 cycles sportifs, des sportifs, chaque semaine, tous les coins de l'Hongrie, donc surtout
01:51 beaucoup autour du lac Balaton.
01:53 Il y a un engouement pour le vélo, mais ce que je n'ai pas compris, même à ce jour,
01:59 comment ça se fait qu'il n'y a pas plus de champions, je sais pourquoi, c'est parce
02:03 qu'il n'y a pas suffisamment de compétition, et les coureurs à leur place sont obligés
02:06 d'exploiter vers l'extérieur pour courir, parce qu'il n'y a pas suffisamment de compétition
02:13 à leur place.
02:14 Mais il y a un monde impossible qui fait du vélo là-bas, même si c'est juste pour
02:19 aller au travail, mais surtout le week-end, il y a des pistes autour du lac Balaton où
02:26 chaque week-end les gens viennent en famille, surtout en famille, c'est ça qui est intéressant,
02:30 c'est que les parents vont avec les enfants faire du vélo, mais malheureusement ces enfants
02:35 là on les perd plus tard parce qu'il n'y a pas suffisamment d'infrastructures pour
02:40 le vélo, donc après on les perd dans l'orchestre classique, le football par exemple, qui est
02:46 bien structuré là-bas.
02:47 Mais bon, c'était un travail intéressant, et puis maintenant je suis revenu en France,
02:52 donc je cherche un petit peu à revenir dans le vélo, donc j'organise là quelques stages
02:58 un peu à la carte ici entre Saint-Maxime et Cannes, donc on conjugue le vélo avec
03:06 la dégustation du vin par exemple, ou avec le golf.
03:10 Donc j'ai souvent envoyé la demande à des clients, donc là on a fait une vingtaine
03:15 de personnes, des Canadiennes qui étaient en Europe pour deux semaines, donc on a fait
03:19 une semaine ici à Saint-Maxime avec des parcours sympas.
03:23 L'autre fois on a fait un tour autour des touristes maritimes, on a fait des venues
03:29 des clients, on a visité un peu les courants, l'infrastructure du vélo, on est allé voir
03:34 les vélos sur le parcours, comme ça les gens ils viennent, ils font un peu vélo,
03:39 mais aussi dans l'occasion de voir les champions qu'ils ne voient pas chez eux, donc c'est
03:45 un concept très intéressant qui plaît aux gens.
03:48 Oui, ok, très bien.
03:50 Pour revenir un peu sur l'actualité du cyclisme mondial, on a eu bien sûr le Tour
03:56 d'Italie qui vient de se terminer.
03:57 Rapidement, qu'est-ce qu'on retient de ces trois semaines de course ?
04:02 On retient que Pogacar est très fort, mais ça on a bien vu sur les trois semaines,
04:11 chaque fois qu'il voulait enclencher le sixième, tout le monde restait au cinquième.
04:17 Mais néanmoins, ce n'est pas sa faute, il y a eu quand même quelques chutes en début
04:23 de saison qui ont décapé les coureurs les plus importants.
04:27 Donc Pogacar n'a pas eu trop de mal, il n'a pas eu trop d'opposition contre lui pour
04:35 gagner la Légion, mais ce n'est pas sa faute.
04:37 Ce qui est bien pour lui, c'est qu'il va s'enchaîner maintenant avec le Tour de France,
04:42 donc il n'a pas été obligé de puiser dans ses réserves pour gagner la Légion.
04:48 Il a fait quelques exploits individuels super, mais même ses exploits, les victoires d'étape
04:55 qui l'ont monté, il n'a pas été obligé de puiser vraiment profond dans ses réserves
05:00 pour le remporter cette étape-là.
05:03 Donc je pense qu'il sort de la Légion avec un très bon moral, bien sûr, avec la victoire,
05:09 avec tous les voyants qui sont envers pour lui maintenant, pour qu'il puisse enchaîner
05:15 un Tour de France dans les très bonnes conditions.
05:18 Pour rester un peu sur Pogacar, qui a quand même été l'homme de ce Giro, 20 jours avec
05:24 le maillot rose, 6 victoires d'étape, 9,56, c'est la marge qu'il a au général à la fin.
05:30 Justement, comment on explique une telle domination ?
05:35 Juste qu'il est beaucoup plus fort que les autres, c'est ça ?
05:38 Il faut dire que si on enlève Pogacar, on aurait vécu un Giro beaucoup plus animé.
05:48 Mais le fait que Rogelik, Ivanpour ou Winni-Gaard ne soient pas là, ce n'est pas la faute de
05:57 Pogacar.
05:59 Si ces gars-là avaient été sur place, je pense qu'ils auraient pu se battre avec Pogacar
06:05 dans la montagne et dans les chronos.
06:07 Donc ils ne sont pas là.
06:09 Le niveau en dessous, c'est un grand écart entre le niveau de Pogacar et Geraint Thomas,
06:16 qui a 38 ans.
06:18 Il y a une grande différence.
06:20 Geraint Thomas est encore un sacré champion, un coureur qui marche très fort.
06:24 Mais malheureusement, j'ai écouté une interview de Romain Bardet il y a quelques jours, qui
06:31 disait qu'il sort les mêmes boîtes maintenant qu'il y a deux ans.
06:37 Sauf qu'il aurait fait un top 10 ou un top 5 il y a deux ans, où il a sorti les mêmes
06:43 boîtes et il n'est même pas dans le top 20.
06:45 Donc le niveau a quand même beaucoup progressé.
06:49 Mais il n'y a que très peu de coureurs qui peuvent réaliser cette performance.
06:55 Pour rappel, vous avez réalisé le triplé Giro Tour Championnat du Monde en 1987.
07:03 Vous êtes le dernier à l'avoir fait d'ailleurs.
07:05 Cette année, on le sait, il y a un nouveau coureur qui se lance ce défi, Taday Pogacar.
07:11 Est-ce que vous pensez que c'est possible qu'il réalise ce triplé à son tour ?
07:17 Oui, je pense que c'est très possible.
07:19 Si depuis 37 ans, ça ne s'est pas reproduit, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de coureurs,
07:25 c'est parce qu'il n'y a pas les circonstances qui étaient réunies pour qu'il puisse le
07:29 gagner.
07:30 Parce que des coureurs comme Edurain, Armstrong, Pantani, Froome, ils ont la capacité de gagner
07:37 un triplé.
07:38 Sauf que normalement, un coureur qui gagne un Giro, qui gagne un Tour, qui gagne un
07:43 course par étape comme ça, ils n'ont pas forcément de très bons sprinters.
07:48 Donc, il suffit que tu gagnes un Giro, que tu gagnes un Tour, que tu arrives au Championnat
07:52 du monde et que c'est un parcours plat, automatiquement, tu es handicapé.
07:57 Cette année, Pogacar, c'est un coureur de tout le temps.
08:01 Il monte, il descend, il roule, il sprinte.
08:04 Il peut tout faire.
08:06 Il peut réaliser avec des très grands sprinters ou des sprinters, peut-être pas.
08:10 Mais dans un parcours vallonné, accidenté, c'est sûr qu'il va être là dans le final.
08:15 Il peut se débrouiller dans un petit groupe.
08:18 Donc, je pense que le Tour, je ne pense pas qu'il va arriver trop fatigué, déjà au
08:25 départ.
08:26 Donc, c'est un plus pour lui.
08:28 Après, on peut dire les autres, Binigard, Ivanpoul ou d'autres, on peut dire qu'ils
08:34 seront peut-être en manque de compétition.
08:36 Mais peut-être en dernière semaine, ils seront plus fraîches que Pogacar.
08:41 Donc, je pense qu'il faut maintenir l'esprit ouvert en disant que le vélo, maintenant,
08:49 c'est pas comme c'était il y a quelques années où on croyait vraiment qu'il fallait
08:53 courir pour trouver la condition, pour être en forme.
08:56 Maintenant, les coureurs, avec leur capteur de puissance, avec leur programme d'entraînement,
09:01 avec les entraîneurs qui sont très proches du coureur, ils savent à la minute près
09:05 ou à la minute près où ils sont exactement dans la préparation.
09:08 Donc, j'ai pas besoin d'avenir courir pour savoir s'ils sont en forme ou pas en forme.
09:13 Donc, je m'inquiète pas trop pour ça et je garde vraiment l'esprit ouvert parce que
09:18 c'est trop facile de dire, oui, mais les pauvres, ils vont pas être suffisamment en
09:23 condition parce qu'ils ont pas couru depuis deux mois ou ils ont fait un mois arrêté.
09:27 Je pense que, oui, ils peuvent pas être le meilleur niveau parce que quand tu fais les
09:32 blessures qu'il y a eu certaines, c'est vrai qu'on passe pas, on sort pas de là sans avoir
09:39 le cycle.
09:40 Donc, je pense que tout peut arriver encore.
09:44 On saura pas vraiment savoir avant qu'on fasse le premier chrono de tour ou le premier
09:51 étape de montagne, on peut pas vraiment savoir vraiment où sont les autres.
09:54 Mais si moi j'ai une égard, si je suis bon couture, je chercherai à faire le maximum
10:00 d'écarts dans la première semaine parce que les autres, ils risquent d'être aussi
10:05 fort, si non plus fort, dans la dernière semaine.
10:08 Pour rester sur ce doublé Giro/Tour, ces dernières années, il y a quelques coureurs
10:15 pas grand monde quand même qui l'ont tenté avec, on se rappelle Contador en 2015 qui
10:18 remporte le Giro mais qui n'arrive pas à remporter le Tour.
10:21 Pareil pour Froome en 2018.
10:23 Comment on explique justement cette difficulté de faire ce doublé ?
10:29 Je pense déjà qu'il y a beaucoup de coureurs qui ont peur de faire le double.
10:33 Pas que sur le plan physique mais aussi sur le plan commercial parce que les sponsors
10:41 maintenant ils mettent beaucoup d'argent dans l'équipe, dans la leader, ils cherchent
10:47 à tout prix de gagner un Tour de France.
10:49 Et puis tout le monde qui connaît bien les Giros, ils savent que c'est pas une course
10:54 de deuxième plan.
10:55 C'est un parcours qui est très exigeant, il y a souvent le mauvais temps, on l'a bien
11:01 vu cette année il y a eu beaucoup de mauvais temps.
11:03 Mais pour ça le physique, quand tu n'as pas le physique qui s'adapte aux mauvais temps,
11:09 tu laisses beaucoup d'énergie, tu fatigues beaucoup plus vite que d'autres.
11:14 Donc souvent quand tu arrives au Tour, tu es moins bien.
11:17 Donc un sponsor qui te paye cher, un coureur pour gagner le Tour, s'il arrive avec un
11:23 handicap, d'avoir fait un Giro qui est sorti de là fatigué, c'est pas bon, la rentabilité
11:29 n'est pas bonne.
11:30 Donc c'est pour ça que depuis quelques années, les coureurs, les primalines, on les a beaucoup
11:37 axés sur le Tour de France en disant que de toute façon le Tour c'est ça qui compte.
11:42 Donc Richard a déjà gagné deux Tours de France, donc là il a fait le Giro, il a gagné
11:48 le Giro et je pense qu'il n'y a pas que l'histoire qui coure après pour Richard.
11:59 Je crois qu'il se dit mais j'ai déjà gagné deux Tours de France, je me suis fait battre
12:05 deux fois par Vinaigrade.
12:07 Si je vais maintenant à Vinaigrade, il est encore aussi performant que moi juste devant
12:14 deux malles, mais par contre si je fais un Giro avant et que je gagne le Giro, j'aurai
12:19 beaucoup moins de pression en allant sur le Tour parce que j'ai déjà gagné mon Tour.
12:24 Donc dans les moments difficiles où il faut rouler, je peux risquer un petit peu, je peux
12:29 me dire que si vous voulez gagner le Tour, c'est votre problème, moi j'ai déjà gagné
12:33 et rempli mon contrat.
12:35 Donc il peut jouer un peu à ce côté là tactiquement.
12:38 Mais je pense qu'il a une très grande possibilité de remporter le doublé cette année.
12:45 Mais de l'autre côté, je ne vais pas non plus tuer la suspense parce que je pense que
12:51 Vinaigrade, Van Appel et d'autres vont être là pour mettre les… comment dire,
12:59 "tordre le fer", comme dit l'inspection française.
13:03 Tordre le fer.
13:04 Voilà, voilà, voilà.
13:06 Donc je ne pense pas qu'ils vont laisser gagner sur le tapis rouge.
13:10 Oui, justement, on se dit un peu qu'avec un Giro gagné relativement facilement, un
13:17 Viguegard sans préparation idéale, un parcours des Mondiaux qui lui correspond parfaitement,
13:22 est-ce que c'est vraiment l'année parfaite pour faire ce triplé ?
13:29 C'est l'année parfaite, il n'y a pas tous les ans.
13:35 Parce que là, je crois que c'est cette année… je ne dirais pas cette année ou jamais,
13:39 mais c'est clair que cette année, indépendamment des blessures les unes et les autres,
13:44 les parcours sont taillés pour quelqu'un comme lui, comme Vinaigrade.
13:49 Beaucoup plus pour lui parce que c'est un coureur qui passe partout.
13:52 Mais je pense que oui, je crois que le club de deux avec moi et Dimax risque d'être
14:01 un club à trois à la fin de l'année.
14:04 Mais bon, un championnat de monde, une course d'un jour, c'est compliqué aussi.
14:09 Parce qu'il y a des coureurs quand même, des coureurs d'un jour qui sont très forts,
14:14 qui vont viser les JO et qui vont viser aussi le championnat de monde.
14:19 Donc, c'est encore plus difficile de gagner une course en ligne parce que tu es en forme,
14:25 tu t'es réunis pour gagner ou tu ne gagnes pas.
14:28 Et une course par étape, même si on a un joueur sans un jour, on peut toujours récupérer
14:33 le lendemain.
14:34 Ce n'est pas important de gagner tous les jours.
14:36 Il faut être présent.
14:37 Donc, le championnat de monde, il faut gagner.
14:39 Ce n'est pas suffisant d'être présent parce que d'être présent, tu fais deuxième.
14:42 Donc, il y a beaucoup de choses qui doivent s'aligner pour qu'il puisse gagner le triplé.
14:47 Mais il fait les JO aussi, donc il y a quand même beaucoup de pression.
14:51 Il faut quand même qu'il maintienne cette forme pendant quelques mois encore.
14:56 Justement, vous l'avez évoqué, les Jeux olympiques.
15:00 On est dans une année encore plus spéciale avec un grand événement qui s'ajoute au calendrier.
15:05 C'est possible carrément, on laisse tomber le triplé, on va sur le quadruplé avec 10
15:12 retours JO mondiaux ?
15:14 C'est sûr que avec ce coureur-là, il est capable de tout.
15:20 Je crois qu'on a vu ce qu'il fait depuis trois ans, quatre ans maintenant.
15:25 Et ce qu'il fait, c'est quand même fabuleux.
15:27 Puis, il fait avec une aisance vraiment naturelle.
15:31 Il ne fait pas faire de vélo.
15:35 C'est vraiment un être exceptionnel sur le vélo.
15:39 Je ne suis pas par le côté humain, mais physiquement, c'est quelqu'un d'hyper unique.
15:47 Donc, maintenant, on verra jusqu'où ça va l'emmener.
15:51 Mais il est encore très jeune.
15:53 Néanmoins, il a quand même un très bon esprit.
15:56 Il récupère très bien ce qu'il a besoin pour gagner des courses par étape.
16:00 Il court très bien.
16:02 On a vu qu'au JO, il avait une équipe qui était plus ou moins bien aussi.
16:06 Puis, il a une deuxième équipe qui attend pour aller au Tour de France.
16:11 Donc, ce n'est pas comme il a fait beaucoup de travail à son équipe.
16:14 Donc, il va être fatigué au Tour.
16:16 Il a quasiment une nouvelle équipe, enfin, un nouvel membre,
16:20 d'autres équipiers qui va lui épauler pour le Tour.
16:24 Donc, je pense que ce coureur-là, je crois qu'il est capable de…
16:29 Je pense qu'il n'a pas de limites, en fait, parce qu'on voit qu'il récupère bien.
16:35 Même si l'année passée, on le trouve, il a un jour son dans la montagne,
16:40 avec les années et avec l'expérience, on gagne en endurance.
16:46 On a moins et moins de jours son.
16:48 Mais aussi, on a vu au JO, la première semaine, il a commencé déjà à partir dans tous les sens.
16:54 Et puis, on disait qu'il faut quand même qu'il garde un peu les cartouches au sec
16:58 parce que la dernière semaine, il va en avoir besoin.
17:01 Mais finalement, il s'est calmé un petit peu, mais son caractère,
17:06 c'est d'aller chercher la victoire sans trop penser au lendemain.
17:11 C'est très bien pour le spectacle, mais quand tu dois gagner,
17:15 il faut aussi aménager un peu la bête parce que quand tu l'as assez très bien,
17:21 tu fais les bons résultats, mais quand tu as un jour son,
17:25 on peut perdre le temps qui sera irrécupérable par la suite.
17:30 Pour finir, qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter à vous
17:34 dans les prochains mois et prochaines années à venir ?
17:38 Comme tout le monde, avoir la santé continue comme ça.
17:43 Là, j'avais eu quelques petits problèmes des épaules,
17:47 je suis tombé deux fois avec les chiens, pas avec la vélo, mais avec les chiens.
17:50 Et puis, je n'ai pas pu faire de vélo.
17:53 En parallèle, j'ai pris un peu de poids.
17:55 Avant, j'avais des crampes petites, là c'est plus grand.
17:59 Et puis, là, dans les prochaines semaines, je reprends la vélo.
18:03 J'espère revenir un peu dans la vélo sur le plan international cette année.
18:10 Si ce n'est pas dans le tour, c'est toujours quelque part.
18:13 La semaine prochaine, je suis présent sur le American Tour Classic.
18:17 Je suis un peu le parent.
18:19 Il y aura Bernard Tavenet qui sera là, il y aura Lucien Neymar.
18:23 C'est une épreuve qui est quand même très sympathique
18:28 et qui monte chaque année, qui monte en puissance.
18:32 Cette année, il va y avoir neuf ou dix équipes World Tour.
18:37 C'est une épreuve qui s'inscrit dans la durée.
18:40 Très, très bien organisée, très, très beau parcours.
18:44 En espérant qu'on a le bon temps, mais néanmoins, il y aura un très beau spectacle.
18:49 Là, je serai là la semaine prochaine, la première qu'été prochaine.
18:52 Et ensuite, j'espère revenir deux ou trois jours sur Dauphiney
18:55 et être présent sur le Tour de France, peut-être avec un partenaire.
18:59 Pour le moment, je cherche un partenaire pour travailler sur le Tour.
19:02 Je ne l'ai pas encore fait, mais je garde un peu d'espoir.
19:06 Très bien. Merci beaucoup d'avoir accordé cette interview à Cyclisme Actu.
19:11 On vous souhaite du coup tout ça et merci beaucoup.
19:15 Bon courage à Cyclisme Actu, parce que je suis toujours
19:19 à l'écoute de vos petits documentaires, vos petits reportages.
19:25 Je trouve ça très intéressant pour les gens qui sont des passionnés,
19:28 qui ne connaissent pas forcément tous les détails, mais je trouve ça très, très bien.
19:32 Donc, pour continuer, merci encore.
19:34 Merci beaucoup. Au revoir.
19:36 [Musique]