00:00 — M. le Président, vous avez entendu tout à l'heure les jeunes parler de leur détresse, de leur découragement,
00:05 de la difficulté qu'ils ressentent à éventuellement renouer entre eux, justement, les fils du dialogue.
00:12 Comment ça peut se passer, d'après vous, après de tels traumatismes ?
00:18 — Moi, j'ai été comme vous frappé, en effet, par cet accablement et cette inquiétude du jour d'après.
00:25 Et c'est pour ça que je le redis. Tous ceux qui ont pris la responsabilité de gérer un désaccord politique
00:34 par d'abord la montée des tensions verbales puis de manifestations, enfin et surtout par la violence,
00:41 ont une responsabilité immense à l'égard de leurs contemporains et des plus jeunes.
00:46 La violence, on sait toujours comment on y rentre. C'est très dur de revenir en arrière.
00:53 Et donc c'est aussi pour ça que j'ai appelé ce soir à leur responsabilité. Je me suis engagé en venant,
00:59 ce qui est inédit dans une telle crise, parce que je pensais, j'avais la conviction que c'était ce qu'il fallait faire
01:05 pour essayer justement ce réengagement, cette ouverture. Je leur ai proposé un chemin d'apaisement.
01:14 Mais ma conviction, c'est que pour répondre à l'inquiétude, l'angoisse de ces jeunes, la seule réponse qui...
01:22 C'est véritablement l'appel immédiat à la levée des blocages, le retour au calme.
01:27 Parce que nos jeunes, où qu'ils vivent, quels qu'ils soient, n'ont qu'un avenir. C'est en Nouvelle-Calédonie.
01:32 Et c'est en y trouvant la formation, l'emploi qui leur ira, pas en détruisant les capacités de formation et de production.
01:37 Ça ne mène à rien. Ensuite, il y aura un travail important de discussion, d'accompagnement.
01:43 Et il nous faudra trouver là aussi la forme politique pour le faire. Je pense que la capacité à lever les...
01:51 Et stopper les violences et à réenclencher l'accord sera déjà un signe.
01:55 J'ai aussi quand même été frappé par leur volonté de vivre ensemble et de continuer à être là.
02:00 Et j'ai été frappé par la même volonté chez les maires et les forces économiques.
02:06 Donc je suis confiant. Mais je ne sous-estime pas le temps que ça prendra.
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