00:00 Ces violences sont multifactorielles, pour partis politiques.
00:04 Elles sont aussi appuyées par des délinquants qui ont parfois dépassé leur commanditaire.
00:10 Ça a été dit ce matin d'ailleurs très clairement dans le débat par plusieurs responsables.
00:14 Et puis une délinquance, je dirais opportuniste, qui s'est agrégée sur ces derniers.
00:20 Et donc les facteurs sont multiples.
00:22 Mais il y a un désaccord politique qui s'est cristallisé, qu'il faut regarder en face,
00:27 en sous-jacent celui du dégel du corps électoral pris comme un élément séparé du reste.
00:32 Cette réforme, je veux ici le rappeler, j'en ai parlé en juillet dernier quand j'étais ici,
00:41 en indiquant ma préférence pour un accord global, mais la nécessité, conformément aux accords précités,
00:47 et au chemin qui avait été prévu par les signataires même,
00:51 de la nécessité de passer les trois référendums d'un dégel du corps, avec des critères et des restrictions,
00:57 qui préservent d'ailleurs la solidité, la continuité de l'île et la reconnaissance pleine et entière du peuple kanak.
01:05 J'avais donc dit que ma préférence allait à un accord complet,
01:10 mais que si celui-ci n'était pas trouvé, dans un délai raisonnable,
01:13 nous devrions au moins aller, en vue des provinciales, vers ce dégel.
01:17 Cette réforme ensuite, même si elle a fait l'objet d'un rejet par certains ici,
01:24 et a pu nourrir les violences, elle a une légitimité démocratique.
01:28 Le texte proposé par le gouvernement a été voté avec une majorité claire,
01:34 et à l'Assemblée et au Sénat.
01:36 Je le dis en tant que président de la République,
01:39 on ne dispose pas de la souveraineté populaire comme d'un simple papier.
01:44 Néanmoins, dans le contexte actuel,
01:48 j'ai appelé ce soir tous les responsables à une forme d'engagement collectif,
01:54 et volonté d'aller de l'avant pour tenir cet équilibre que j'évoquais,
01:59 ne rien céder à la violence, mais ouvrir le dialogue et l'apaisement.
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