00:00 des personnes du corps judiciaire, des magistrats, étaient au courant visiblement de la dangerosité de ce détenu,
00:06 et auquel cas l'administration péritancière n'a pas été mise au courant pour pouvoir adapter sa sécurité.
00:11 Et nous, c'est là-dessus que nous sommes choqués.
00:14 – Donc ce que vous êtes en train de dire, c'est que vous, vous n'êtes pas forcément au courant,
00:17 quand la justice découvre des choses terrifiantes ou très graves sur un détenu,
00:24 vous n'êtes pas forcément tenu au courant, vous qui le fréquentez au quotidien.
00:27 – Alors nous, vous savez, on voit le détenu de par ce qu'il fait en détention,
00:33 mais la problématique, c'est que dès l'instant où il a des contacts extérieurs,
00:37 vous l'avez dit tout à l'heure, on a quand même une multiplication des téléphones portables,
00:41 des moyens de communication en téléphone qu'on essaye d'endiguer par des saisies, des fouilles,
00:46 d'ailleurs le relevé de décision que l'on vient de signer va renforcer aussi ce système de fouilles
00:52 pour pouvoir appréhender ces objets illicites.
00:54 Mais malheureusement, dès l'instant où ces objets sont présents,
00:58 ils sont des fois captés par les services judiciaires,
01:01 et des enquêtes sont menées, des écoutes, afin de recueillir un certain nombre d'informations
01:05 sur des réseaux, etc. Et là-dessus, nous, on n'est pas enquêteurs,
01:08 on n'a pas ce pouvoir de connaître malheureusement le dossier,
01:11 et inévitablement, des choses se mettent en place sans que nous, nous soyons au courant,
01:16 et du coup mis en danger. Et pour le coup, nous, clairement,
01:20 il y a des responsabilités maintenant à trouver, et on espère qu'elles seront trouvées.
01:24 - Yoann Carrard, on va s'arrêter un instant sur ces téléphones.
01:28 Neuf téléphones en cinq mois, vous l'avez dit, il y a des fouilles,
01:31 vous faites tout pour essayer de trouver ces téléphones qui ne rentrent pas dans les cellules,
01:36 mais neuf téléphones en cinq mois, ça paraît énorme !
01:40 - Mais vous savez, on retrouve des dizaines et des dizaines de milliers de téléphones par an.
01:45 Donc vous savez, oui, il y a des détenus qui en ont pas, d'autres qui en ont plusieurs,
01:49 et auquel cas, maintenant qu'on commence à connaître un peu le profil de ce détenu,
01:54 on commence à comprendre qu'il était visiblement à la tête d'un groupe, d'un réseau, d'un commando,
01:59 qui gérait encore ses affaires à l'extérieur. Donc oui, il avait beaucoup de moyens de communication,
02:03 et pour preuve, on le voit maintenant, des téléphones sont saisis,
02:07 nous avions nous aussi trouvé des téléphones, donc la fouille malgré tout fonctionne,
02:11 mais malheureusement, c'est tout ce qui se passe après qui ne fonctionne pas.
02:14 C'est-à-dire que nous, on recueille des éléments, des téléphones, etc., et on n'a aucun retour.
02:18 Et ça se traduit malheureusement par un manque de sécurité des personnels,
02:22 et une mise en danger des personnels. Et nous, on pose la question de savoir la responsabilité.
02:27 La responsabilité des gens qui sont en connaissance de ces informations, et qui ne nous les communiquent pas.
02:31 À un moment donné, il va falloir quand même changer ce paradigme,
02:34 et pour nous, c'est plus entendable à ce niveau-là.
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