00:00 Je voudrais juste revenir avant de poursuivre,
00:03 que la nuit n'a pas été aussi calme que ça
00:05 pour la commune de Nouéa.
00:07 Nous avons eu deux écoles incendiées cette nuit,
00:09 une école pillée.
00:11 Dans les quartiers Nord, aujourd'hui,
00:13 la situation, c'est qu'il ne reste plus qu'une école
00:16 sur les cinq.
00:17 Des barrages, effectivement, tentent d'être levés,
00:21 mais il faut savoir que les émeutiers
00:24 reconstruisent les barrages tout de suite après,
00:26 qu'on a eu une grosse entreprise de Ducos
00:29 qui a brûlé cette nuit,
00:30 que le concessionnaire Renault a eu 300 véhicules brûlés.
00:34 Donc, la nuit n'a pas été aussi calme que ça.
00:37 Le président de la République arrive dans ce contexte.
00:40 J'entendais votre journaliste
00:43 qui disait que c'était un signal fort.
00:45 Oui, c'est un signal fort.
00:46 Le président lui-même se déplace,
00:48 il va venir entendre tout le monde.
00:50 Mais je crois que la solution de la sagesse,
00:52 c'est vraiment de faire une pause,
00:54 parce que si nous ne faisons pas de pause,
00:57 alors tout ça va continuer.
00:59 Et je ne sais pas, on est dans une situation
01:02 qui est dramatique sur le plan social,
01:04 on est sur une situation qui est dramatique
01:07 sur le plan économique,
01:09 et les incendies,
01:12 eh bien, chaque nuit a son lot d'incendies.
01:15 Il ne va plus rien rester bientôt dans la ville.
01:18 Donc, sa venue,
01:19 je pense qu'elle est acceptée par tout le monde,
01:22 et ça va lui permettre de prendre la température
01:25 auprès des uns et des autres,
01:27 et d'écouter en particulier la société civile,
01:29 qui, elle, a aussi des choses à dire.
01:31 -Mais ce report que vous réclamez ce soir,
01:35 madame Lamère, il n'est pas du tout accepté
01:39 par beaucoup de ceux qui font partie de votre camp,
01:42 le camp que l'on appelle des loyalistes,
01:44 beaucoup considèrent que reporter ce congrès de Versailles,
01:47 ce serait céder face aux émeutiers.
01:50 -Non, mais attendez, quand vous êtes à la veille,
01:53 et ça fait des mois et des mois maintenant,
01:55 vous avez trouvé un accord,
01:56 on voit bien que les positions se sont radicalisées,
01:59 est-ce qu'on peut avoir un peu de lucidité
02:02 sur la situation qui est la nôtre ?
02:04 J'ai même entendu certains qui disaient
02:06 que ce serait un déshonneur pour la France.
02:08 Enfin, ces mots ont du sens,
02:10 il ne faut pas les utiliser n'importe comment.
02:12 Aujourd'hui, la situation, elle est tellement grave
02:15 qu'est-ce qu'on peut se poser un petit peu,
02:18 et ceux qui disent ça, je suis désolée,
02:20 c'est de l'irresponsabilité.
02:22 Quand vous êtes dans cette situation,
02:25 vous cherchez toutes les solutions,
02:27 il ne s'agit pas de déshonneur ni de quoi que ce soit.
02:29 La seule solution, à mon sens, aujourd'hui,
02:32 c'est celle de la raison.
02:33 -Oui, mais Sonia Lagarde...
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