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  • il y a 2 ans
Kevin Bossuet, professeur d'histoire en banlieue parisienne, sur la manifestation pro-palestinienne à Sciences Po : «Quand on brandit le mot génocide pour qualifier ce qu’il se passe à Gaza, c’est une aberration historique».

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Transcription
00:00Il y a quelque chose qui me choque, c'est que Sciences Po, c'est une grande école.
00:04C'est censé être le temple du savoir, le temple de l'échange des idées.
00:09Et finalement, ça devient un temple où le sectarisme et l'obscurantisme dominent.
00:15Et moi, j'ai regardé cet après-midi ce qui se passait à Sciences Po.
00:19En tant que professeur d'histoire, j'ai été alerté.
00:21Je pensais trouver dans cette école des étudiants cultivés,
00:26des étudiants qui savent ce que c'est qu'un génocide.
00:29Quand on brandit le mot génocide pour qualifier ce qui se passe à Gaza,
00:34c'est une aberration historique, c'est une honte.
00:37Et moi, ce qui m'a choqué dans l'argumentaire, c'est la nazification des Juifs.
00:42J'ai vu, par exemple, des étudiants faire le V de la victoire.
00:46Le V de la victoire, c'est un symbole anti-nazi
00:49qu'a fait émerger notamment Churchill ou le général de Gaulle
00:52pendant la Seconde Guerre mondiale.
00:53C'est-à-dire qu'on renverse les choses.
00:55Quand, il y a quelques jours, M. Mélenchon a parlé d'Achman,
00:59un criminel nazi, pour qualifier ce président d'Université de Lille
01:03qui a interdit un débat, on est dans la nazification.
01:07On retourne les choses.
01:08On veut rendre coupables les Juifs de ce qu'ils ont vécu par le passé.
01:14C'est extrêmement grave.
01:15Voir des étudiants censés être l'élite de la nation,
01:19finalement, être dans l'émotion et non pas dans la réflexion et la connaissance.
01:23Moi, en tant que professeur d'histoire-géographie, ça me choque.
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