00:00 dans le même temps qu'on rend hommage à une policière blessée,
00:03 je voulais dire ce qu'est l'activité de mes effectifs
00:06 sur l'agglomération parisienne toutes les nuits,
00:08 et qui sont, et je rebondis évidemment sur votre question,
00:11 et qui sont effectivement confrontés à une ultra-violence
00:14 qui concerne une minorité de jeunes, mais qu'on ne peut pas nier.
00:17 La part de la délinquance des mineurs dans la délinquance générale,
00:22 elle est stable, voire plutôt en baisse sur l'agglomération parisienne.
00:25 Ces cinq dernières années, on était sur 21% en 2019,
00:30 et on était à 13% en 2023 de mineurs impliqués dans la délinquance.
00:34 Donc il n'y a pas d'explosion de la délinquance des mineurs
00:36 sur votre zone de compétence ?
00:37 Il n'y a pas d'explosion pour le premier trimestre 2014,
00:38 on est même à 12%, mais attention, attention,
00:41 le Premier ministre, ce qu'il veut souligner, ce qu'il a dit,
00:45 c'est que ce qu'on constate, c'est que leur implication
00:47 dans des faits plus graves que par le passé est réelle.
00:51 Par exemple, dans les cambriolages, dans les vols de violence,
00:53 c'est 40% des mineurs qui sont impliqués.
00:56 Sur l'utilisation de ce qu'on appelle des armes par destination ?
00:58 Ce qui est beaucoup.
00:59 Donc sur certains items de la délinquance,
01:01 la part des mineurs est trop importante, trop importante.
01:05 Et puis surtout, on a de plus en plus recours
01:08 chez une minorité de jeunes, mais c'est une réalité,
01:11 à la violence, voire l'ultra-violence.
01:13 Il y a des conflits qui vont se régler directement par l'usage de la violence.
01:17 Et on le voit aussi par rapport au phénomène des bandes.
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