00:00 Écoutez, des fois on a l'impression qu'au pays des Lumières, les Lumières sont un peu en train de s'éteindre quoi.
00:04 Parce que là, on parle de liberté de conscience, on parle de liberté d'expression,
00:08 on parle de liberté académique qui sont remises en cause par quelques agitateurs
00:12 et deux, trois élus qui se roulent dans la boue en voulant censurer absolument toute expression politique
00:17 à partir d'événements et d'éléments factuellement faux.
00:20 Je vous rappelle que tout ça a démarré sur une interprétation d'un logo d'une association étudiante
00:25 qui elle-même, malgré, est reconnue par l'université.
00:28 Donc c'est assez inquiétant. Maintenant, nous restons combattifs.
00:31 Il y a un meeting ce soir à Roubaix que je suis très heureux d'accueillir dans la ville de ma circonscription.
00:35 Et puis demain, nous maintiendrons une réunion publique sur la Palestine.
00:40 Mais est-ce que vous pensez que les universités ont cédé à une forme de pression politique ?
00:45 Tout à fait, tout à fait. Une pression politique de la part de gens qui sont des agitateurs,
00:52 mais aussi de hauts responsables parce que quand même, on a un président de région,
00:55 on a une députée, on a un député PS aussi malheureusement,
00:59 des fois on se sent seul à gauche sur ce sujet-là,
01:01 qui nous ont ciblés, critiqués, qui ont avancé des arguments qui sont faux.
01:05 Et c'est inquiétant. C'est inquiétant pour le débat démocratique,
01:08 c'est inquiétant pour la liberté d'expression.
01:10 Ce sont des valeurs qui sont censées être des chevilles ouvrières de notre démocratie.
01:15 Et là, on voit que ça importe peu.
01:17 Ça importe peu parce que ces gens sont des soutiens inconditionnels à ce qu'il se passe à Gaza.
01:21 Ce sont des soutiens inconditionnels au génocide des Palestiniens
01:24 à une armée israélienne qui est en train de massacrer des gens.
01:27 Donc nous, nous ne tairons pas. Ça ne nous fait pas peur.
01:29 Mais c'est quand même dommage pour les gens qui ont envie de discuter de tout ça.
01:32 Monsieur le député, est-ce que vous ignorez par ailleurs, on va dire,
01:35 les craintes sur les questions de sécurité et puis la sérénité des débats ?
01:38 Jean-Luc Mélenchon débat notamment avec une femme qui elle-même fait débat
01:41 dans des circonstances bien particulières.
01:43 Écoutez, regardez ce qui se passe dans nos meetings quand il n'y a pas d'agitateur.
01:49 Je veux dire, nos réunions publiques se passent globalement bien,
01:52 nos meetings se passent bien. Jean-Luc Mélenchon a fait une tournée
01:55 des universités avec d'autres députés comme Louis Boyard où ça se passe assez bien.
01:59 En réalité, il y a quelques agitateurs, c'est vrai,
02:02 mais le trouble à l'ordre public ne paraît pas constitué.
02:04 D'ailleurs, ce n'est pas ça qui a été relevé par le préfet.
02:07 Donc il n'y avait pas de risque vraiment fondamental de trouble à l'ordre public
02:10 si ce n'est une organisation, l'UEJF, qui avait annoncé en gros
02:13 qu'elle allait bordéliser pour justement créer un trouble à l'ordre public.
02:16 Bon, ce soir, je ne pense pas qu'ils viendront à Roubaix.
02:18 Ils ne viennent qu'à 5h du mat à Roubaix pour coller des affiches.
02:20 Ils repartent assez tôt, mais c'est quand même triste
02:22 qu'une poignée de gens parvienne à faire annuler des conférences.
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