00:00 RTL bonsoir, Julia Selye, Isabelle Choquet et Cyprien Signe.
00:04 Allez RTL bonsoir, émission olympique, vous l'avez compris, ce soir J-100 avant les JO.
00:09 On vous rappelle que deux showmans, le judoka Walid Kiar et le sauteur en longueur Erwann
00:14 Konaté seront avec nous dans la deuxième heure.
00:16 En attendant, le décompte est vraiment lancé au Grand Palais, éphémère au pied de la
00:20 Tour Eiffel en ce moment même, soirée de gala avec là aussi certains de nos plus grands
00:24 sportifs.
00:25 Avec notre invité événement que nous allons rejoindre, c'est le président de Paris 2024,
00:29 triple champion olympique de canoë, bonsoir Tony Estanguet.
00:32 Bonsoir.
00:33 On a l'impression que ça y est, les jeux sont lancés.
00:36 On vous a senti très ému d'ailleurs hier quand la flamme a été allumée devant vos
00:40 yeux à Olympie en Grèce.
00:42 Oui c'est vrai que c'était la première fois que je vivais cette cérémonie d'allumage
00:45 à Olympie.
00:46 C'était fort en émotion effectivement parce que vous le savez j'ai un lien particulier
00:50 avec les jeux olympiques qui ont un peu changé ma vie quand même en tant qu'athlète.
00:54 J'ai fait quatre fois les jeux.
00:56 Voilà et donc c'est vrai que de me retrouver à Olympie là où tout a commencé il y a
01:01 2800 ans, de voir un peu le poids de l'histoire, de cette tradition, c'était fort.
01:07 C'était aussi symboliquement le début du relais de la flamme de Paris 2024.
01:12 On était ému et en même temps très enthousiaste parce qu'on sent que c'est la dernière ligne
01:18 droite et qu'on a hâte quoi.
01:20 Il y a vraiment de l'envie que ces jeux arrivent.
01:23 On recevra des athlètes tout à l'heure.
01:25 Vous les côtoyez au quotidien ou en tout cas très régulièrement.
01:28 Pour eux aussi c'est un peu la dernière ligne droite.
01:30 Vous sentez monter la pression, l'excitation chez eux aussi ?
01:33 Oui forcément c'est vrai qu'un J-100, j'en ai vécu aussi quelques-uns en tant qu'athlète.
01:37 C'est un moment assez fort quand on est dans une carrière comme ça.
01:41 On sent vraiment la dernière ligne droite arriver.
01:44 En général on ressent plein de choses quand on est athlète au J-100.
01:47 Il y a un mélange d'impatience, il y a de l'ambition parce qu'on a envie de gagner,
01:52 d'aller chercher cette médaille qui approche.
01:55 Il y a la pression qui monte aussi parce qu'on parle beaucoup de ça, on ne pense qu'à ça.
02:00 En même temps il faut rester calme, rester dans l'action.
02:02 Et les athlètes, moi je les sens effectivement aujourd'hui très motivés.
02:06 Je les sens bien nos bleus là.
02:08 Je ne sais pas s'ils sont complètement prêts.
02:10 Je ne suis pas sûr qu'ils faillent être prêts d'ailleurs à J-100.
02:12 C'est pas forcément très bon d'être prêt trop tôt.
02:14 Il faut être bon le jour J.
02:16 Mais je ne sais pas, je trouve qu'on a une belle génération.
02:19 On entend votre enthousiasme.
02:20 Quand on regarde les chiffres, ce n'est pas toujours réciproque parce qu'il y a un Français
02:25 sur deux qui ne s'intéresse pas pour l'heure, mais pour l'heure à l'événement.
02:28 Un Français sur deux pense que la France ne sera pas prête.
02:30 Il y a des Français un peu grâcheux.
02:32 On sait qu'on est un peuple de râleur.
02:33 Qu'est-ce que vous avez envie de dire à tous ceux qui râlent avant les JO ?
02:37 Écoutez, moi j'ai envie de leur dire qu'on sera prêts.
02:40 Je pense qu'il faut avoir confiance.
02:41 C'est ça aussi qu'on apprend quand on est athlète.
02:44 À J-100, il faut avoir confiance en soi.
02:46 C'est sûr que ce n'est pas facile d'organiser les Jeux.
02:48 C'est le plus grand événement qu'on ait jamais organisé.
02:51 Il y a beaucoup de questions, beaucoup d'inquiétudes.
02:52 En plus, on n'a pas choisi la facilité, on va se le dire.
02:56 Vous avez vu les sites de compétition que l'on a au château de Versailles, au pied
03:00 de la tour Eiffel, aux Invalides, au Grand Palais, sur les Champs-Élysées, Place de
03:03 la Concorde.
03:04 C'est sûr que ce sont des sites qui n'ont pas été imaginés pour accueillir des compétitions.
03:10 Donc, il y a des contraintes, il y a des impacts.
03:11 Il faut les anticiper, il faut rassurer.
03:13 Je ne suis pas complètement surpris que ces inquiétudes soient encore là.
03:18 J'ai envie de les rassurer.
03:20 Il faut qu'on ait confiance dans notre pays.
03:22 On a quand même régulièrement été présents, que ce soit pour la réussite de l'Euro 2016
03:26 ou le lendemain des attentats.
03:27 - Pour revenir sur cette cérémonie d'ouverture, on l'a entendu cette semaine, Emmanuel Macron
03:32 veut toujours cette cérémonie comme prévue sur la scène, mais il l'admet.
03:35 Il y a un plan B au Trocadéro, un plan C au Stade de France.
03:38 Je sais ce que vous allez me dire, que l'objectif c'est évidemment le plan A.
03:41 Est-ce que les plans B, est-ce que les plans C, ils sont étudiés depuis longtemps et
03:45 ils sont prêts aussi au cas où ?
03:47 - Oui, mais c'est là où effectivement il faut qu'on fasse attention.
03:51 Quand on est athlète, vous parliez tout à l'heure des athlètes, l'objectif pour atteindre
03:55 son objectif et pour gagner, c'est d'exprimer ses points forts.
03:58 Et donc, il faut qu'on mette de l'énergie sur nos points forts.
04:01 Aujourd'hui, tout le monde le dit, le président de la République l'a redit, l'objectif c'est
04:04 d'organiser cette cérémonie sur la scène.
04:06 Restons concentrés sur cet objectif.
04:09 Bien évidemment que notre métier en tant qu'organisateur, c'est de s'adapter jusqu'au
04:14 bout, au contexte qui peut évoluer.
04:17 - Si je vous pose la question, c'est aussi que ça peut rassurer les gens de savoir qu'il
04:20 y a un plan B et un plan C qui sont prêts.
04:22 - Oui, mais ça fait quelques mois qu'on nous pose la question et je vois bien que ça ne
04:25 marche pas de rassurer parce qu'aujourd'hui, vous voulez en permanence essayer de creuser
04:31 tous les risques.
04:32 Mais à force de parler de tous les risques qui, pour l'instant, ne sont aucunement confirmés,
04:37 on ne parle plus du projet qui nous attend.
04:41 Et aujourd'hui, on est prêts.
04:43 Et bien évidemment que la sécurité, c'est la priorité absolue.
04:46 C'est pour ça qu'on se prépare.
04:47 On ne va pas commenter nos plans de contingence.
04:50 On en a, que ce soit pour les cérémonies ou pour les compétitions.
04:53 On a des plans de contingence, mais on ne les commente pas parce que sinon, on va creuser
04:58 et on va passer notre vie à imaginer si le plan B ne fonctionne pas bien, le plan C.
05:04 Et après, le plan C, c'est quoi ? Le plan D ?
05:05 Le plan C, il y a des matchs entre eux au Stade de France, Tony Estanguet, le jour J.
05:10 - Justement, on vous sent un peu dépité par rapport à ça.
05:13 Ça vous désole finalement de pouvoir être totalement maître du destin ce coup d'envoi
05:16 des jeux ? Parce que plan A, plan B, plan C, vous venez de le dire, ça se décidera
05:19 au-dessus finalement, en fonction de la sécurité ?
05:21 - Non, c'est normal que la sécurité soit toujours orchestrée par le pays organisateur.
05:27 Encore une fois, moi j'ai confiance dans l'État français pour garantir la sécurité de ces
05:33 jeux.
05:34 Il y a un dispositif de sécurité sans précédent.
05:37 Ça fait 4 ans qu'on travaille sur la sécurité des jeux.
05:39 Il y a un dispositif sans précédent et c'est pour ça que moi je suis plutôt en confiance
05:44 parce que la France, elle sait faire.
05:46 - Alors Tony Estanguet, on va parler des athlètes, oui, mais on va aussi parler de ce qui les
05:50 habille, les tenues des sportifs qui sont très élégantes.
05:53 Un costume Berluti se sera présenté tout à l'heure justement à ces sportifs.
05:57 Le patron de la maison Berluti était ce matin sur RTL.
06:00 Vous les avez essayés, vous, ces costumes ?
06:02 - Ah ben non, moi je suis organisateur, j'accueille les 200 délégations.
06:06 Donc moi je ne suis pas habillé en bleu blanc rouge aux couleurs de l'équipe de France.
06:12 - Ça vous aurait plu à l'époque ?
06:13 - Mais ça m'aurait plu forcément.
06:16 Je trouve que c'est aussi quand même quelque chose d'être accompagné par une maison de
06:22 luxe français.
06:24 Ces athlètes, il faut qu'ils se sentent bien, il faut qu'ils soient très élégants.
06:27 Ça donne aussi pour les athlètes un témoignage de force, de confiance.
06:32 - Puisqu'on en est au rayon couleurs, vêtements, mode, etc., on découvre aussi que la piste
06:38 d'athlétisme au Stade de France sera bleu lavande, pour ne pas dire violet.
06:42 C'est quoi ce choix du bleu lavande ?
06:44 C'est un hommage à ma Provence natale à la lavande ?
06:47 - Je ne crois pas.
06:48 - Dommage.
06:49 - Je ne suis pas sûr, mais si ça vous fait plaisir, on peut essayer de l'expliquer comme
06:54 ça.
06:55 - Je pense que ça fait partie aussi de l'esprit de Paris 2024.
07:01 Il faut qu'on comprenne que c'est un événement un peu exceptionnel, hors normes, qui n'est
07:05 pas habituel.
07:06 Donc effectivement, les couleurs, le visuel, ça fait partie de cette expérience un peu
07:12 inédite.
07:13 - Et puis vous mélangez du bleu avec du rouge et un peu de blanc, ça fait du violet lavande.
07:17 Donc ça marche.
07:18 - C'est un bon story-tale.
07:19 - Pour la qualification.
07:20 - C'est gratuit.
07:21 - Pour terminer, Tony Estanguet, finissons en musique parce qu'Emmanuel Macron a clos
07:26 une polémique, une de plus.
07:28 Ayanna Kamoura chantera bien à l'occasion des Jeux.
07:31 Est-ce que vous vous en félicitez ?
07:32 - Alors moi, vous savez, je ne confirme aucune de ces sortes de sensations.
07:38 - Ah, même ce que dit le président !
07:41 - Écoutez, moi, je ne confirme pas, je laisse les observateurs commenter.
07:46 Moi, je vous donne rendez-vous pour cette très belle cérémonie d'ouverture.
07:50 Il y aura des grands artistes.
07:53 Effectivement, on peut faire confiance à Thomas Joly qui est en train de faire un fantastique
07:58 travail pour mettre à l'honneur les artistes français.
08:02 Je pense que ça va vraiment être chouette.
08:04 - On n'a pas eu la confirmation.
08:05 Même quand le président dit quelque chose, vous ne confirmez pas.
08:07 Vous êtes très fort, Tony Estanguet.
08:09 Merci beaucoup, Tony Estanguet, président de Paris 2024, patron de l'organisation,
08:13 vous le triple champion olympique.
08:14 Merci d'avoir été ce soir notre invité événement à 100 jours des JO et dans la
08:18 deuxième heure, puisque vous le disiez, il faut mettre à l'honneur nos champions français.
08:22 Viendront nous rejoindre dans ce studio le judoka Walid Kiar, moins de 66 kilos, et le
08:27 sauteur en longueur très prometteur Erwann Konaté, double champion du monde junior.
08:31 On va apprendre à les connaître et on testera leur connaissance aussi en JO.
08:34 Merci Tony Estanguet.
08:35 - Merci à vous.
08:36 A bientôt.
08:37 - RTL, bonsoir.
08:38 - Et l'émission continue avec votre RTL Inside.
08:42 - RTL a essayé d'acheter un billet pour le concert du rappeur Jul.
08:46 - Il y a presque un million de personnes dans la file d'attente.
08:49 On va vous expliquer ce phénomène.
08:50 - Et puis la visioconférence de Clément Charton cette semaine.
08:53 Le menu ce soir Clément.
08:54 - On va parler économie et chipulation.
08:56 - A tout de suite.
08:57 - François Langlais sort de ce corps.
08:58 - Julien Célier, Isabelle Choquet et Cyprien Signe.
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