00:00 vous êtes sur RTL.
00:03 Julia Selier, Marion Calais et Cyprien Séni.
00:07 RTL bonsoir jusqu'à 20h.
00:10 Allez RTL bonsoir, on s'occupe de vous jusqu'à 20h bien entendu.
00:14 Nous accueillons maintenant notre invité événement.
00:15 C'est le président du comité d'organisation des JO de Paris 2024,
00:20 triple médaille olympique de canoë.
00:22 Bonsoir Tony Estanguet.
00:23 Bonsoir.
00:24 Alors J-240, on compte les jours.
00:26 Le CIO, le comité international olympique
00:28 est d'ailleurs en ce moment en visite dans la capitale.
00:30 Et dès demain, 400 000 nouveaux billets seront mis en vente.
00:34 Donc ce sont potentiellement de jolis cadeaux de Noël.
00:37 Tony Estanguet, vous rouvrez la billetterie pour quoi ?
00:39 Pour tous les sports ?
00:40 Est-ce que vous pouvez nous préciser
00:42 quels moments des jeux vont être mis en vente ?
00:44 Oui, c'est vrai que c'est une très belle opportunité.
00:46 C'est peut-être d'ailleurs la dernière avant les JO de Paris 2024
00:49 de pouvoir de nouveau acheter dans tous les sports,
00:52 à tous les prix, des sessions.
00:54 On va remettre 6000 places pour la natation
00:58 et assister peut-être aux épreuves de Florent Manoudou
01:00 ou de Léon Marchand.
01:02 On va remettre 2000 places pour le judo.
01:04 Il n'y en avait plus des places pour le judo.
01:06 De nouveau, vous pourrez peut-être acheter des places.
01:08 Il n'en reste plus beaucoup, on va en mettre 2000 pour le judo.
01:10 Oui, mais j'en ai pas eu pour le judo.
01:11 Pour être rapide demain, pour accéder le 3 août par exemple
01:15 à l'épreuve par équipe de Teddy Riner.
01:17 Et donc, voilà, vraiment de belles opportunités
01:20 à vivre dès demain, à la fois olympique et paralympique.
01:22 Alors là, il n'y a pas de tirage au sort, si je comprends bien.
01:25 C'est premier arrivé, premier servi.
01:26 Ça va être la guerre à 10h du matin.
01:28 Il faut bien s'échauffer les doigts
01:31 pour cliquer rapidement sur la plateforme.
01:33 Et vos serveurs sont prêts ?
01:34 Et nos serveurs sont prêts.
01:36 Alors, vous le savez, on va dire la troisième phase de vente un petit peu.
01:39 Et ça va être parfaitement bien tenu.
01:41 Donc, vous pouvez venir nombreux demain à 10h.
01:44 Ça va bien se passer.
01:45 Et à quel tarif ?
01:46 Parce que les prix avaient fait tiquer,
01:48 ceux qui n'avaient pas été tirés au sort très tôt.
01:50 Oui, c'est une très bonne question.
01:52 Effectivement, sur ces 400 000 billets,
01:54 je peux vous dire qu'il y en a un tiers à moins de 50 euros,
01:57 un tiers entre 50 et 100 euros
01:59 et un tiers à plus de 100 euros.
02:01 Puisqu'on parle de budget, Tony Estanguet,
02:03 on a appris il y a quelques jours que le prix du ticket de métro
02:05 allait atteindre 4 euros pendant les Jeux.
02:07 Je ne vous cache pas que ça a fait réagir beaucoup d'auditeurs de RTL.
02:11 D'ailleurs, la promesse initiale,
02:12 c'était un accès au transport gratuit
02:14 quand on avait un billet pour les Jeux.
02:16 Pourquoi elle ne peut pas être tenue ?
02:17 Cette promesse, ça fait un petit moment déjà qu'on l'a revue.
02:21 Puisque dès l'année dernière, effectivement, en 2022,
02:23 quand on avait fait notre réévaluation budgétaire,
02:26 vous le savez, nous, le comité d'organisation,
02:28 on est une entité privée qui se finance par de l'argent privé.
02:31 L'organisation des Jeux olympiques est financée par de l'argent privé.
02:34 Globalement, cette promesse de transport gratuit
02:38 avait été collectivement, entre guillemets, réarbitrée
02:43 en disant, vu effectivement le montant en jeu
02:46 et l'impact que ça peut avoir pour le spectateur
02:50 au regard du prix du séjour globalement,
02:54 l'achat de la place, le ticket de transport,
02:57 on avait décidé de ne plus l'offrir.
03:00 Donc, pour essayer encore une fois d'avoir un budget à l'équilibre,
03:03 vous le savez, c'est vraiment l'enjeu pour nous.
03:05 Donc, c'est un engagement qu'on a pris déjà,
03:08 qui a été modifié l'année dernière, fin 2022.
03:11 Et aujourd'hui, effectivement, Valérie Pécresse,
03:14 à la tête notamment d'Ile-de-France Mobilité,
03:17 a mis en place une nouvelle politique tarifaire
03:20 pendant la période des Jeux Olympiques et Paralympiques.
03:23 - Alors, ces derniers jours, Tony Astanguay,
03:24 on a aussi assisté à des joutes verbales
03:27 entre la maire de Paris et le gouvernement.
03:29 Anne Hidalgo estimait que tous les transports
03:33 ne seront pas prêts.
03:34 La ministre des Sports sur RTL lui a répondu
03:37 "s'il faut livrer les Jeux sans ailes, on le fera".
03:40 Qu'est-ce qui se passe ? Plus personne ne travaille main dans la main pour ces JO ?
03:43 - On ne s'ennuie pas. On ne s'ennuie pas à Paris 2024.
03:46 Vous savez, ça fait quelques années qu'on travaille ensemble
03:49 et collectivement. Moi, très honnêtement,
03:52 en ma qualité de président du comité à l'organisation,
03:54 je travaille au quotidien, que ce soit avec la ville de Paris
03:57 et Anne Hidalgo, que ce soit avec la région et Valérie Pécresse,
04:00 avec le gouvernement. Ce que je peux quand même témoigner,
04:03 c'est que tous ont envie que ça marche.
04:04 Et donc, oui, il y a des joutes verbales, politiques.
04:07 On est dans un pays démocratique où on n'est pas complètement hors sol.
04:11 Il y a des échéances régulièrement électorales
04:15 qui font qu'il peut y avoir des tensions ici ou là.
04:19 - Mais ce n'est pas compliqué pour vous de vous retrouver
04:22 au milieu de ces frottements, justement ?
04:24 - Écoutez, c'est une expérience.
04:26 Je le vis avec intensité.
04:29 Moi, honnêtement, encore une fois,
04:32 je veux quand même saluer leur implication.
04:34 Ce n'est pas forcément évident pour eux
04:36 d'être non plus en première ligne sur ces sujets-là.
04:38 C'est complexe d'organiser les jeux.
04:40 C'est le plus grand événement que la France ait jamais organisé.
04:42 Ça ne peut pas se faire sans contraintes.
04:44 Ça ne peut pas se faire qu'avec des décisions populaires,
04:48 faciles à prendre.
04:49 - Non, mais c'est vrai que ça occupe beaucoup
04:51 l'espace médiatique, ces joutes verbales.
04:54 Quand on a les ministres Clément Beaune et Amélie Houdek, etc.,
04:56 qui sur RTL disent "La maire de Paris, elle n'assiste pas aux réunions"
05:00 ou alors "Elle y quitte précipitamment",
05:01 c'est vraiment la réalité ?
05:03 Vous qui la côtoyez quasiment quotidiennement ?
05:05 - Non, franchement, je trouve que c'est un mauvais procès
05:09 parce que pour le coup, la maire de Paris, elle est très impliquée.
05:12 Depuis le début de l'aventure, elle a voulu ses jeux,
05:15 elle a fait ce qu'il fallait pour apporter son soutien.
05:17 Et on travaille régulièrement avec elle et ses services
05:20 et ça se passe bien.
05:22 Encore une fois...
05:23 - Donc vous êtes sur la même ligne avec Anne Hidalgo,
05:25 il n'y a pas de tirage entre vous ?
05:26 - Non, il n'y a pas de tirage avec Anne Hidalgo.
05:28 Il n'y a pas de tirage non plus avec le gouvernement.
05:30 Le gouvernement, l'État, jouent un rôle majeur
05:32 dans la réussite des jeux.
05:34 Et quelque part, on a besoin de tout le monde dans cette aventure.
05:36 C'est une aventure collective.
05:38 - Est-ce que c'est plus dur de ramer sur un canoë
05:40 au milieu des courants ou de ramer au milieu des politiques ?
05:45 - Écoutez, encore une fois, c'est une nouvelle expérience.
05:48 Je ne sais pas si je gagne la médaille d'or à ce niveau-là.
05:53 Non, mais honnêtement, moi, j'ai fait les Jeux Olympiques
05:57 en tant qu'athlète.
05:58 Je n'imaginais pas à quel point cet événement
06:01 était assez, aussi plutôt "grandiose"
06:05 dans sa capacité à mobiliser autant d'acteurs.
06:09 Et le niveau d'ambition, il est quand même incroyable.
06:12 Encore une fois, cette carte décide.
06:14 Elle fait rêver.
06:15 Elle fait rêver dans le monde entier.
06:16 J'étais encore à New York la semaine dernière
06:18 pour faire passer la trêve olympique à l'ONU.
06:20 Et l'ensemble des nations ont apporté leur soutien
06:24 aux Jeux de Paris en disant, plus que jamais,
06:26 on a besoin de ces Jeux qui sont un espace de paix.
06:29 Donc, il y a une attente internationale qui est très forte.
06:31 On a vendu des places dans 170 pays.
06:33 Vous vous rendez compte ?
06:34 Donc oui, forcément, c'est complexe, mais on va y arriver.
06:36 - Vous parlez d'un espace de célébration de la paix.
06:38 C'est vrai qu'on est à 240 jours d'envoi des Jeux.
06:41 En ce moment, le monde est plus que jamais troublé.
06:44 Tony Estang est à guerre en Ukraine,
06:46 guerre maintenant au Proche-Orient.
06:47 Cette trêve olympique, vous militez pour.
06:49 L'ONU milite pour.
06:51 La Russie n'y semble pas favorable pour l'instant.
06:53 - Oui, ça ne fait peut-être pas complètement l'unanimité.
06:56 Mais encore une fois, j'étais présent, moi.
06:57 J'ai assisté à ce vote des Nations unies.
07:00 En dehors de deux voix, l'ensemble des nations
07:02 se sont prononcées en soutien de cette trêve olympique
07:06 et avec des prises de parole très fortes
07:08 sur le rôle que le sport peut jouer dans notre monde aujourd'hui.
07:13 - Alors, ces Jeux, ce sont évidemment une vitrine
07:15 pour la France dans le monde entier.
07:18 Il y a un prix à payer.
07:20 Le préfet a dévoilé aujourd'hui
07:21 les restrictions de circulation pendant les Jeux.
07:23 Bon, en clair, puisqu'il y a des périmètres élargis autour des sites,
07:26 quand on est parisien, il vaut mieux laisser sa voiture au garage
07:29 pendant la quinzaine, parce que c'est une question de sécurité.
07:32 Il faut des périmètres élargis.
07:33 Tiens, écoutez, il y a quelques jours, nous avons reçu Thomas Joly.
07:35 C'est le metteur en scène des cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux
07:38 et écoutez ce qu'il nous disait justement au sujet de la sécurité.
07:41 - La question de la sécurité, elle est quotidienne
07:43 depuis que moi j'ai commencé le travail
07:45 et elle était déjà même présente
07:47 avant que moi j'arrive dans cette aventure.
07:49 Elle conditionne, c'est sûr,
07:51 tout ce que cette création,
07:54 moi, tout ce que je génère comme idée.
07:56 Et elle doit être prise au fil de l'actualité.
07:59 Et moi, du coup, je l'intègre comme toutes les autres contraintes.
08:01 - La cérémonie d'ouverture sur la scène,
08:04 elle s'annonce évidemment superbe,
08:05 mais est-ce qu'il y a tout de même un plan B,
08:07 Tony Estanguet, alors que la France
08:09 est repassée en urgence attentat récemment ?
08:12 - Comme le disait à l'instant Thomas Joly,
08:14 depuis le début de ce projet,
08:16 on a mis au top des priorités
08:19 la sécurité.
08:20 C'est-à-dire qu'on sait qu'on a lancé un projet Paris 2024
08:26 au lendemain des attentats de 2015.
08:29 Quand on décide de faire une cérémonie d'ouverture en ville,
08:32 on ne l'a pas décidé dès la phase de candidature.
08:34 Ça nous trottait déjà un peu dans la tête.
08:36 Mais quelque part, on voulait prendre le temps
08:38 pendant plus d'une année
08:40 pour s'assurer de la faisabilité en termes de sécurité.
08:44 - Donc, il n'y a pas de plan B,
08:45 c'est un plan A qui va être très sécurisé en fait ?
08:47 - Exactement. C'est ce plan qui est en permanence adapté
08:51 pour, encore une fois, qu'il permette de garantir la sécurité
08:54 de tous les spectateurs, de tous les athlètes,
08:56 de tous les journalistes, de tous ceux qui sauront
08:59 et qui vont vivre ce moment-là.
09:00 - Merci beaucoup Tony Estanguet d'avoir été ce soir
09:02 notre invité événement dans RTL.
09:04 Bonsoir vous, le président du comité d'organisation
09:07 des JO de Paris 2024 à 240 jours
09:10 du coup d'envoi de ces jeux. Merci.
09:12 - Merci beaucoup.
09:12 - Et RTL, bonsoir la suite.
09:14 C'est dans quelques secondes.
09:15 Alors avec bien autre chose,
09:17 RTL Inside, la COP 28, vous le savez,
09:20 la conférence pour sauver le climat va s'ouvrir demain.
09:23 - Et RTL vous emmène dans les couloirs des COP.
09:25 Ça ressemble à quoi ? Qui s'y trouve ?
09:27 Notre spécialiste maison, Virginie Garin,
09:29 en a couvert 15 et elle sait de quoi elle parle.
09:32 - Et puis une nouvelle visoconférence,
09:33 lui ne sait pas toujours de quoi il parle,
09:35 c'est Alex Vizorek.
09:37 Conférence autour de qui ? De quoi ce soir ?
09:39 - Petit retour sur l'interview de Marion Maréchal ce matin.
09:42 - Ah ce matin ?
09:43 - Ah oui sur RTL.
09:44 - Dans la matinale de RTL, tout de suite.
09:45 RTL
09:47 [SILENCE]
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