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  • 05/04/2024
Face à la crise que connaît l'Éducation nationale, Emmanuel Macron a annoncé que «l’école doit rester un sanctuaire». En revanche, pour l’ancien ministre, Jean-Marie Le Guen, «ce n’est pas avec des coups de menton qu’on va résoudre le problème».

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Transcription
00:00 Vous avez précisé d'ailleurs que ces annonces avaient eu lieu avant l'annonce des drames que l'on a connue.
00:06 Je laisse de côté le débat pour savoir si c'est 3 ans, 5 ans, c'est un vieux débat.
00:12 Est-ce qu'il faut être agrégé de mathématiques pour être à l'école maternelle ?
00:18 Ou est-ce qu'au contraire il faut essayer de prendre des gens assez jeunes,
00:21 de les motiver sur le métier d'enseignant et de leur donner les outils qui correspondent à la pédagogie des enfants qui sont en face de eux ?
00:28 C'est un débat pédagogique qui est important mais qui n'est pas au centre de notre discussion, je crois, aujourd'hui.
00:33 Recruter plus d'enseignants plus facilement, sans aucun doute.
00:37 Je pense que le président de la République, là je fais un point politique, je pense que ce n'est pas à lui de faire ce type d'annonce.
00:43 Il y a un ministre de l'Éducation nationale, une ministre de l'Éducation nationale, éventuellement d'ailleurs un Premier ministre.
00:49 Je pense qu'il y a une dispersion. Là, je peux rejoindre un peu le sentiment qui est apparu dans notre discussion.
00:57 À savoir qu'on se demande si on n'est pas en train d'amener sans arrêt des petites mesures à court terme et s'il n'y a pas un problème de plan d'ensemble.
01:05 Oui, donc je crois qu'il y a un problème de plan d'ensemble et ce serait sans doute plutôt au président de la République de réfléchir et de proposer à ce niveau-là.
01:12 Je note quand même, et pour aller vite, c'est que dans le débat politique ou intellectuel de notre pays,
01:20 on est au béabat par rapport à la hauteur des problèmes qui sont devant nous.
01:24 Parce que, je le redis, ce n'est pas avec des coups de menton qu'on va résoudre le problème.
01:29 Après, il faut que ça descende dans les X milliers d'écoles et X centaines de quartiers qui sont dans nos cités.
01:37 Et ça, c'est autre chose. Plus de fermeté, pourquoi pas ? Moi, je n'ai pas de problème là-dessus.
01:42 Plus d'autorité. Il faudrait déjà que les enseignants soient armés pour le faire, aient envie de le faire et les moyens de le faire.
01:49 Ce sont des questions qui ne sont absolument pas résolues. On fréquente tous plus ou moins les écoles.
01:54 On voit qu'on est quand même loin de ce que nous pouvons souhaiter et de ce qui, spontanément, viendrait se mettre en place.
02:01 Donc tout ça, plus quelques autres. J'ai parlé tout à l'heure du problème des réseaux sociaux.
02:06 On pourrait parler de la toxicomanie. On pourrait parler de la psychiatrie infantile.
02:13 Il y a des dizaines de milliers de gosses qui sont abandonnés dans des troubles qui se traduisent après, parfois, par des comportements violents.
02:23 L'impact, y compris du cannabis, est évident sur des jeunes qui ont pris l'habitude de fumer à 13 ou à 14 ans.
02:31 Cela dit, plus de muscles que M. Darmanin pour aller dans les cités et tout ça.
02:37 On peut continuer à jouer je ne sais pas quel film. Cela n'aboutit à rien par rapport à un problème qui est celui de la consommation de masse de ce type de produits dans notre société.
02:49 Donc tous ces problèmes sont devant nous. Et il n'y a pas de politique publique qui sont proposées.
02:54 [Musique]
02:58 [SILENCE]

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