00:00 La région Auvergne Rhône-Alpes vous présente Voyons voir.
00:07 Cette semaine Voyons voir s'intéresse à la santé et à la prévention dans
00:24 notre région.
00:25 Depuis début mars ce bus sillonne les routes et s'arrête dans les lycées
00:29 afin de sensibiliser les jeunes au risque du papillomavirus
00:33 et à l'importance de la vaccination.
00:35 Pendant quatre jours le véhicule s'est stationné dans la cour du lycée
00:38 professionnel Notre-Dame-du-Château à Monistrol-sur-Loire en Haute-Loire.
00:43 Répartis sur 22 créneaux, 300 jeunes au total, provenant aussi du lycée
00:48 général et technologique, ont pu profiter des informations et rappels
00:52 essentiels autour des HPV qui se transmettent par contact intime.
00:56 HPV c'est pour les papillomavirus humains, c'est une grande famille de virus
01:01 et il en existe 200 types différents.
01:04 Il y en a qui sont plus dangereux que d'autres.
01:06 Dans 90% des cas en fait ça va être éliminé naturellement de quelques mois
01:10 jusqu'à deux ans.
01:11 Mais du coup dans 10% des cas c'est ce qu'on va appeler des infections persistantes.
01:16 Donc à terme on va dire le plus grand danger ça va être de créer des cancers.
01:20 Pour que le message passe de manière pédagogique, des ateliers interactifs
01:24 ont été créés
01:26 avec notamment un quiz élaboré en partenariat avec le centre Léon Bérard de Lyon.
01:32 Les jeunes jouent en équipe par tablette afin de favoriser le dialogue.
01:36 Ça a permis de vérifier qu'on avait bien écouté, qu'on savait les risques
01:40 qu'on prenait et surtout réaliser à quel point ça touchait tout le monde.
01:43 Je retiens qu'il y a eu des nouveaux cancers il y a 6400 cas.
01:47 C'est vrai que je trouve ça énorme.
01:49 À la fin il y a du coup un livret récapitulatif de tout ce qu'on a dit
01:52 avec en plus une FAQ.
01:54 Si jamais ils ont d'autres questions plus tard,
01:56 ou même ça peut faciliter aussi le dialogue avec leurs proches ou leur famille, etc.
02:01 Pour se protéger, le meilleur rempart reste le vaccin.
02:05 En France depuis 2007, pour les filles, et 2021 pour les garçons,
02:10 il est officiellement recommandé de vacciner les jeunes entre 11 et 14 ans,
02:14 avec un rattrapage possible entre 15 et 19 ans révolus.
02:18 Dans ce cadre, le vaccin est pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles.
02:23 Si pour l'instant la couverture vaccinale reste largement insuffisante dans le pays,
02:28 on observe que la pédagogie procure ses effets à l'issue des ateliers.
02:32 Oui, je pense que je vais me faire vacciner, c'est important quand même,
02:34 parce qu'il faut se protéger pour protéger les autres aussi.
02:38 En dessous de 18 ans, il faut avoir l'accord des parents.
02:42 La démarche pourra donc être enclenchée par la suite.
02:45 Nous on ne vaccine pas sur place, parce que comme on a dit,
02:46 notre message c'est vraiment l'information, la sensibilisation,
02:50 mais on propose quand même des ressources.
02:51 On leur indique par exemple qu'ils peuvent se faire vacciner auprès des sages-femmes,
02:55 des pharmaciens, des pharmaciennes, infirmiers, infirmiers,
02:58 auprès des médecins traitants,
03:00 et qu'il existe aussi certains centres de vaccination où ils peuvent derrière, eux, y aller.
03:05 Une enseignante, elle-même directement touchée, trouve la démarche intéressante.
03:09 J'ai été impactée quelques années plus tard dans ma vie d'adulte,
03:13 suite au papillomavirus, et j'ai dû être opérée.
03:16 Alors moi, mes jeunes, je leur dirais, foncez,
03:18 allez faire ce vaccin qui est un dolor et qui n'a aucune conséquence,
03:21 si ce n'est d'éviter une future maladie, voire un cancer plus tard.
03:26 Pendant la phase pilote, entre mars et juin, 15 lycées au total
03:31 vont voir le bus prévention santé de la région s'arrêter dans leur enceinte.
03:35 À l'été 2024, un premier bilan sera dressé.
03:38 Il permettra d'adapter si besoin le format et les messages à partir des retours terrains.
03:44 Je crois qu'on est le deuxième établissement dans la grande région,
03:46 au Vergue-Gronalpes, à accueillir ce dispositif.
03:49 Et pour nous, c'est une vraie chance pour nos jeunes.
03:52 En fait, nos jeunes sont des personnes à part entière
03:55 et on ne peut pas s'occuper d'eux qu'en tant qu'élèves seulement.
03:58 On doit aussi s'occuper de toutes les dimensions de leur personne,
04:01 y compris la dimension santé.
04:03 Dans la seconde partie, vous verrez qu'un autre dispositif informatif
04:07 a été mis en place de façon temporaire à l'entrée du lycée
04:11 pour sensibiliser les jeunes sur la prévention des cancers de manière générale.
04:15 En attendant, faisons un saut dans le Cantal
04:18 pour découvrir le Green Cab, un cabinet dentaire nomade.
04:21 À Schotzegg, petite ville du Cantal connue pour ses bains,
04:29 au milieu du chant des oiseaux et du clapotis de l'eau,
04:32 on peut entendre un bruit plus mécanique.
04:34 La fraise du dentiste du Bourg qui soigne une carie.
04:42 La particularité d'un désert médical,
04:44 c'est que les gens ne trouvent pas d'endroit pour se faire soigner.
04:49 Si bien qu'en dentaire, les pathologies ont le temps d'évoluer
04:54 et elles sont plus complexes à soigner.
04:56 Ici, manifestement, la carie est devenue très profonde,
05:01 a atteint la pulpe de la dent, c'est-à-dire communément appelée le nerf,
05:07 et je vais être obligé de dévitaliser cette dent.
05:11 Un soin réalisé dans un cabinet pas tout à fait comme les autres.
05:15 Dans ce désert médical, le spécialiste accueille des patients
05:18 dans une cellule écologique de soins dentaires,
05:21 alimentée en panneau solaire et dotée d'équipements high-tech.
05:25 Un cabinet temporaire voué à rester 6 mois dans chaque commune qu'il parcourt.
05:30 Un projet innovant financé en grande partie par la région Auvergne Rhône-Alpes.
05:35 Ce cabinet a la particularité de pouvoir être déplacé
05:38 parce qu'il a été construit dans un conteneur maritime récupéré.
05:42 C'est la solution qu'on a trouvée pour apporter immédiatement une offre de soins
05:46 là où il n'y en a plus.
05:48 Il est donc en grande partie financé par les dentistes libéraux,
05:52 mais nous avons reçu une forte subvention de la région
05:57 qui nous a permis de réaliser et concrétiser ce projet.
06:00 Situé juste devant le centre hospitalier du Bourg,
06:03 ce cabinet temporaire est facilement accessible
06:06 et permet à des milliers d'habitants de se faire soigner.
06:09 J'habite à 20 kilomètres par là, et c'est l'un des plus proches qu'il y a.
06:13 Il a récemment ouvert, donc je l'ai vu sur le journal,
06:16 et du coup j'ai sauté sur l'occasion parce que pour avoir des médecins chez nous,
06:20 c'est la catastrophe.
06:21 Avec près d'une quinzaine de patients reçus chaque jour depuis sa mise en place en janvier,
06:25 le dispositif permet à tous les habitants de recevoir des soins
06:29 en attendant l'installation d'un dentiste dans la ville.
06:35 Retour en Haute-Loire au lycée professionnel Notre-Dame-du-Château
06:39 de Monistrol-sur-Loire.
06:41 En plus du bus prévention santé qui stationne dans la cour,
06:44 l'établissement accueille un dispositif interactif de prévention
06:48 spécialement destiné aux 15-25 ans.
06:51 Composé de 12 visuels,
06:53 l'exposition présente les différents facteurs de risque de cancer
06:56 sur lesquels nous pouvons agir,
06:58 comme l'alcool, le tabac, l'alimentation ou encore la sédentarité.
07:03 Le but c'est de sortir de la sphère familiale
07:05 où parfois les enfants n'ont pas forcément accès à certains sujets avec leurs parents
07:11 et de pouvoir avoir un regard totalement objectif
07:14 et du coup de pouvoir répondre avec cette distance affective
07:19 et ça leur facilite la verbalisation, les questions, etc.
07:23 Comme souvent, l'objectif est de lutter contre les idées reçues.
07:26 Il y avait des questions sur, par exemple, le surpoids à l'obésité,
07:29 savoir si ça avait un impact sur les cancers.
07:31 En majorité, les gens vont vous dire que non,
07:34 que ça a un impact peut-être sur leur physiologie,
07:36 mais pas forcément sur les cancers, alors que oui.
07:39 J'ai appris que la consommation d'alcool
07:42 était aussi très mauvaise pour la santé par rapport au foie, etc.
07:48 Pour rappel, 40% des cancers seraient évitables
07:51 grâce à un changement des comportements.
07:54 Prévenir plutôt que guérir en informant dès le plus jeune âge,
07:57 c'est donc l'objectif que se donne cette campagne,
08:00 réalisée en partenariat avec le Centre Léon Bérard.
08:03 Pour ce qui est du bus Prévention Santé,
08:05 il continuera à se déployer sur l'ensemble de la région,
08:09 auprès des lycées volontaires,
08:11 sur les prochaines années scolaires 2024-2025 et même 2025-2026.
08:16 La région Auvergne-Rhône-Alpes vous a présenté Voyons voir.
08:23 Sous-titrage Société Radio-Canada
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