00:00La rubrique santé en partenariat avec La Semaine.
00:05La rubrique santé avec le fonds de dotation Merci, Talpia et le centre hospitalier régional Mestianville.
00:24Ça y est, c'est l'heure de prendre soin de vous dans S comme santé.
00:28Même contenu, mais nouveau format cette saison.
00:30L'occasion d'évoquer toujours des projets en matière de santé, de bien-être et de sécurité au travail.
00:37Et notre rubrique cette fois-ci n'est pas pour les phobiques de l'aiguille, n'est-ce pas François Braune ?
00:41Non, effectivement, bonjour.
00:43Bonjour, nous allons évoquer la vaccination.
00:46Alors chaque automne, c'est la même rengaine.
00:49On parle de vaccination sur la grippe par exemple ou le Covid ces dernières années.
00:52Est-ce qu'on parle de saisonnalité, de périodicité où finalement on se fait vacciner tout au long de sa vie ?
00:59C'est un petit peu les deux.
01:00On parle de saisonnalité pour les pathologies de saison.
01:03Vous l'avez cité, la grippe, le Covid, la bronchiolite de l'enfant.
01:07Mais on parle de périodicité pour un certain nombre de vaccins qui sont la plupart du temps les vaccins obligatoires.
01:12Que ce soit le tétanos, la dystérie, la coqueluche et d'autres.
01:16Alors sans cette vaccination qui est, on va dire, soit obligatoire, soit facultative selon certaines pathologies,
01:23à certains moments de la vie, on peut mettre en danger les autres, se mettre en danger soi-même ?
01:28Comment le voir ?
01:29C'est bien sûr se mettre en danger soi-même, puisqu'il y a un certain nombre de pathologies qui sont extrêmement dangereuses.
01:35On a parlé de la rougeole chez les jeunes enfants, de la coqueluche, la bronchiolite par exemple.
01:40Mais la grippe, le Covid, sont des pathologies qui peuvent être extrêmement dangereuses dès lors qu'on est ce qu'on appelle un public cible,
01:47c'est-à-dire des personnes fragiles, déjà d'une façon générale à plus de 65 ans.
01:52Et on peut mettre en danger aussi les autres, puisque si vous êtes en contact avec des jeunes enfants ou avec des personnes fragiles,
01:57que vous n'êtes pas vacciné, vous allez pouvoir transporter la maladie et leur transmettre.
02:01Alors on l'a dit, à cette période de l'année, on va plutôt penser à des vaccinations courantes, comme la grippe et désormais le Covid.
02:07Mais on peut aussi évoquer d'autres choses, comme le papillomavirus ou VRS.
02:12Vous parliez de bronchiolite pour les nourrissons, avec des avancées aussi.
02:16Alors la grippe, bien sûr, vous le dites très bien, c'est la période Covid aussi.
02:20Maintenant, il faut mettre ça dans un package, entre guillemets, puisqu'en plus, on a un vaccin, ce qu'on appelle le multivalent,
02:26c'est-à-dire qui permet de vacciner contre les deux.
02:29On n'est pas bon.
02:29On n'est pas bon en France sur ces vaccinations, puisqu'on considère qu'entre 50 et 60% de la population fragile,
02:36donc de plus de 65 ans, est vaccinée, ce qui est largement insuffisant,
02:39et de l'ordre de 20% des soignants, ce qui est quand même quelque chose de plutôt inquiétant,
02:44parce qu'eux sont en contact avec des personnes fragiles, même si, par exemple, dans les maisons de retraite,
02:50c'est plutôt 70% des gens qui sont vaccinés.
02:54Globalement, on devrait être au-delà de 90% si on veut une campagne de vaccination efficace.
02:57Donc ça, c'est la vaccination saisonnière.
03:01C'est insuffisant.
03:02Il faut continuer à insister.
03:03Il faut continuer à expliquer aux gens pourquoi il faut se faire vacciner.
03:06Et puis, vous l'avez dit, papillomavirus, VRS, c'est-à-dire la bronchiolite.
03:10Alors, papillomavirus, c'est quelque chose qui est intéressant, puisque c'est vraiment la politique de prévention.
03:15Alors, c'est autour du cancer du col de l'utérus, plus précisément.
03:19Le cancer du col de l'utérus, mais pas que.
03:20Parce qu'on a souvent imaginé que c'était que ça.
03:23On disait, bon, les garçons, ce n'est pas la peine.
03:24Non, 100% des cancers du col de l'utérus sont liés à une infection à papillomavirus.
03:31De l'ordre de 40% des cancers également de l'anus et des cancers ORL aussi, également, sont liés à ce vaccin.
03:39Et si on vaccine les jeunes entre 11 et 14 ans, globalement, on peut prolonger jusqu'à 19, mais c'est 11-14, la cible.
03:45On éradique 100% de ces pathologies.
03:48Il faut voir que le cancer du col de l'utérus, outre son coût, qui est de l'ordre de 250 millions par an, en termes de soins, c'est 1 500 morts par an.
04:02C'est énorme.
04:03Avec cette simple vaccination, on le supprime complètement.
04:07D'autres pays ont entamé, il y a 15 ans, cette campagne de vaccination.
04:10La Suède, par exemple, en 2027, n'aura plus de cancer du col de l'utérus.
04:15Alors comment vous expliquez, au regard de ces chiffres-là, qu'il y a encore un recul, c'est peut-être pas le terme, mais en tout cas, qu'il y ait un a priori autour de ces vaccinations-là qui existent depuis de nombreuses années maintenant ?
04:28Probablement parce qu'on n'a pas expliqué suffisamment aux gens.
04:31Se faire vacciner contre la grippe, on n'a pas la grippe cet hiver, ok, on comprend.
04:34Là, on prend date pour 15 ans plus tard.
04:38Et puis on se dit, oh, les enfants, c'est pas la peine.
04:40Il y a une connotation aussi de rapport sexuel dans tout ça.
04:43On se dit, mais mes enfants, à 11 ans, ils ne vont pas avoir de rapport sexuel, c'est pas la peine de les vacciner.
04:48Oui, certes, mais c'est entre 11 et 14 ans qu'il faut vacciner, puisqu'ils peuvent rencontrer le virus d'une autre façon.
04:53Donc il y a toute une explication à faire à la population.
04:56Et il faut vacciner les garçons comme les filles.
04:59C'est vraiment toute une tranche d'âge qui doit être vaccinée.
05:02Le petit plus, c'est le coût finalement de cette vaccination, le coût maximal qu'aurait cette vaccination,
05:08serait de l'ordre de 200 millions par an, pour en gagner 240 et encore plus dans 15 ans.
05:13Mais c'est dans 15 ans.
05:15On a une vision de la prévention qui n'est pas très bonne dans notre pays.
05:19C'est ce que j'allais dire.
05:20On est plus dans le curatif que dans le préventif.
05:22C'est pas la première fois, d'ailleurs, qu'on le dit sur ce plateau.
05:24Il faut le répéter, vous savez, je regardais les chiffres de l'investissement dans le préventif en France.
05:29On dit souvent la France met beaucoup d'argent dans la santé.
05:32C'est globalement 11,7% de notre produit intérieur brut.
05:36Eh bien, dans ces 11,7%, il n'y a que 1,8% dédié à la prévention.
05:40C'est ridicule.
05:41Merci en tout cas pour ces premiers chiffres.
05:44Pour revenir à la vaccination de manière plus globale,
05:47est-ce que le fait d'utiliser le terme personne vulnérable ou personne fragile
05:51n'exclut pas aussi une partie de la population ?
05:54On se sent peut-être moins concerné, que ce soit vous et moi, par exemple, sur ce geste.
05:58Moi, je suis très âgé, donc je me sens concerné.
06:01Je ne me permettrai pas.
06:03Non, effectivement.
06:04Mais pourquoi on cible ces personnes ?
06:06Parce que c'est des personnes qui risquent de faire des formes graves
06:09et donc d'aller à l'hôpital.
06:11Et ce n'est pas le moment de surcharger l'hôpital.
06:13On a bien vu ce que ça pouvait donner.
06:15Donc c'est un petit peu un intérêt, je dirais, de santé publique globale.
06:19Il y a l'intérêt individuel et il y a l'intérêt de santé publique.
06:23Quand on est plus jeune, qu'on n'a pas de facture de risque,
06:25on entend souvent les gens dire
06:27« Oui, moi j'ai fait une bonne grippe, j'ai été au lit pendant trois jours, ce n'est pas grave ».
06:30Effectivement, ce n'est pas grave.
06:31Mais en faisant cette bonne grippe, vous avez peut-être contaminé des personnes fragiles
06:35dans votre entourage.
06:37Donc il ne faut jamais oublier que dans toutes ces pathologies infectieuses,
06:41d'une façon générale, le primordial, ça reste les gestes barrières.
06:45Le masque, quand on est malade et qu'on a de la fièvre, et se laver les mains.
06:49Déjà, rien que ça, c'est très bien.
06:51Et puis, ce n'est pas sympa d'avoir une grippe en plus.
06:54Non, ce n'est pas très fun, nous sommes d'accord.
06:57Pour terminer sur cette rubrique,
06:59on l'a un petit peu dit tout au long de cette rubrique,
07:04mais je souhaitais quand même encore revenir là-dessus.
07:07On sent que c'est encore une priorité en France,
07:09et de santé publique d'ailleurs,
07:11de parler de vaccination à travers des campagnes.
07:15Oui, c'est vraiment nécessaire,
07:17puisque je vous le disais, sur la grippe, nous n'avons pas de bons chiffres.
07:2020% des soignants, c'est catastrophique.
07:2260% des plus de 75 ans, c'est largement insuffisant.
07:25Alors, on a des cibles qui marchent bien.
07:28On parlait rapidement de la bronchiolite.
07:30Bon, ce n'est pas trop mal, on n'a pas encore les chiffres
07:32sur la vaccination, soit de la maman au huitième mois de grossesse,
07:35soit de l'enfant à la naissance.
07:37Mais par exemple, on a beaucoup parlé de rougeole
07:38ces dernières années, qui peuvent être graves pour l'enfant.
07:42Eh bien, on a atteint 94,7% de jeunes enfants,
07:47de nourrissons vaccinés,
07:48sachant que la cible idéale est 95%,
07:50donc on n'est pas trop loin.
07:51Donc, il faut continuer, il faut continuer,
07:53il faut rappeler ça en permanence.
07:55Merci beaucoup, en tout cas, d'avoir détaillé la vaccination
07:58sur ce plateau.
07:59Désolée, encore pour les phobiques de l'aiguille,
08:01on a essayé de ne pas trop mettre d'images.
08:02Mais ça ne fait pas mal, ça ne fait pas mal.
08:04Il faut prendre son temps, ça ne fait pas mal.
08:06Merci encore pour toutes ces informations.
08:09On tourne la page santé,
08:11mais l'info continue sur Moselle TV, bien évidemment.
08:13La rubrique santé, avec le fonds de dotation Merci,
08:28Talpia et le centre hospitalier régional Mestianville.
08:34La rubrique santé, en partenariat avec La Semaine.
Commentaires