- il y a 2 ans
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Aujourd’hui il débat avec les auditeurs sur l'annonce du gouvernement sur le rehaussement du niveau Vigipirate à "urgence attentat" après l'attaque à Moscou.
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00:00 - Europe 1 - Pascal Prohevo, de 11h à 13h sur Europe 1
00:04 - Vivre encore et toujours avec la menace terroriste.
00:08 Le gouvernement rehausse donc le niveau vigi-pirate,
00:10 à urgence attentat après l'attaque à Moscou revendiquée par l'Etat islamique
00:14 et les menaces qui pèsent sur notre pays.
00:16 L'attaque vendredi dans la capitale russe a fait au moins 137 morts et 182 blessés.
00:21 En France, des établissements scolaires ont été piratés, menacés d'attaque ce week-end.
00:26 Je voudrais qu'on écoute tout d'abord Claude Moniquet.
00:28 Il est spécialiste terrorisme, vous le savez, et renseignement.
00:32 Il était interrogé pour Europe 1 par Laurent Tessier.
00:35 - L'état de la menace terroriste en France est très élevé.
00:38 Il était très élevé déjà depuis plusieurs mois,
00:40 en particulier bien sûr depuis le 7 octobre.
00:42 Il y a eu plusieurs démantèlement de réseaux,
00:44 entre autres par exemple un réseau de très jeunes adolescents franco-belges
00:48 qui préparaient apparemment des attaques des deux côtés de la frontière.
00:52 Il y a eu d'autres alertes en Europe.
00:54 Tout cela avait concouru à avoir un niveau de menace élevé
00:57 et qui évidemment s'est encore considérablement accru
01:01 depuis vendredi soir avec l'attaque de Moscou,
01:03 puisque cette attaque prouve que l'état islamique a récupéré
01:06 des capacités de projection et qui lui ont permis en l'occurrence
01:09 de commettre son attentat le plus grave jamais perpétré en Europe,
01:14 dans une capitale qui est quand même extrêmement surveillée.
01:16 - Je vous parlais des menaces qui existent auprès des enseignants,
01:19 des lycées, collèges.
01:21 Jean-Rémi Girard est le président du syndicat enseignant Le SNAL,
01:25 qui l'était interrogé pour Europe 1 toujours par Laurent Tessier.
01:28 - Il y a une certaine inquiétude forcément,
01:30 parce que l'école a quand même été attaquée
01:33 à plusieurs reprises ces dernières années
01:35 et qu'on voit que ça a une tendance à se multiplier et à se banaliser.
01:40 Les forces de police ne sont pas extensibles.
01:43 Il y a quand même des dizaines de milliers d'écoles primaires,
01:45 par exemple sur le pays, on ne peut pas mettre un policier
01:48 en permanence devant chaque école primaire.
01:50 Il y a certains endroits où effectivement il y a un peu plus de patrouille,
01:53 un peu plus de présence.
01:54 Ça demeure quand même assez cosmétique.
01:57 Et puis nous, ce qu'on dit aussi,
01:59 c'est qu'on manque de présence à l'intérieur des établissements.
02:02 C'est qu'on n'a pas eu d'amélioration au niveau d'encadrement
02:07 sur les vies scolaires, sur les personnels adultes
02:10 au sein des établissements qui sont toujours un petit peu en sous-effectif.
02:16 - Gérald Darmanin vient de prendre la parole.
02:18 Me dit à l'instant Laurent Tessier, le ministre de l'Intérieur.
02:20 Écoutons-le.
02:21 - La menace est stable, elle peut toucher tout le monde à tout moment.
02:24 Et ce n'est pas seulement le cas de la France.
02:25 C'est ce que j'essaye de répéter.
02:26 La France, parce qu'elle porte des valeurs universelles,
02:29 parce qu'elle est pour la laïcité,
02:31 parce qu'elle porte des valeurs de courage et de libération,
02:35 est aussi particulièrement menacée,
02:37 notamment, bien sûr, pendant ces événements extraordinaires
02:39 que vont être les Jeux Olympiques.
02:41 Nous avons un système de renseignement fort heureusement extrêmement efficace.
02:46 Nous empêchons des attentats à se dérouler quasiment tous les mois.
02:50 - Et puis Malika Sorel est désormais numéro 2
02:52 de la liste du Rassemblement National pour les élections européennes.
02:55 Elle était l'invitée de Sonia Mabrouk ce matin à 8h10 sur Europe 1 et sur CNews.
02:59 Écoutons-la.
03:00 - La France tombe.
03:01 C'est une réalité.
03:03 La France tombe.
03:03 Nous sommes confrontés à un chaos tout azimut.
03:06 Le chaos migratoire, le chaos sécuritaire,
03:09 le chaos économique avec des fermetures d'entreprises chaque jour.
03:14 - Donc qui faisait sans doute un parallèle entre ce chaos
03:19 et pourquoi pas ces attentats possibles sur le sol de France.
03:22 Nous sommes avec Marie. Bonjour Marie.
03:24 - Bonjour, bonjour monsieur Pro.
03:25 - Vous vous appelez d'où Marie ?
03:27 - De Lyon.
03:28 - Et vous êtes inquiète ?
03:31 - Je suis très inquiète, très inquiète pour moi-même,
03:34 bien évidemment, et surtout pour mes enfants et petits-enfants,
03:37 pour les futures générations.
03:38 - Ils ont quel âge aux enfants ?
03:40 - Je trouve ce climat très anxiogène,
03:44 à la limite de la paranoïa,
03:45 parce qu'on se dit "Où que j'aille,
03:50 je risque potentiellement un risque".
03:53 Alors effectivement, je suis en train de me suivre à Manin,
03:55 à l'instant que vous avez fait écouter.
03:59 Oui, effectivement, il n'y a pas qu'en France,
04:01 mais en l'occurrence, nous habitons la France,
04:03 donc c'est déjà chez nous que nous nous inquiétons.
04:07 Alors ensuite, c'est dramatique.
04:10 C'est dramatique.
04:11 Nous vivons une situation dramatique.
04:13 - Moi-même, je n'ai jamais connu, parce que j'ai un autre âge que le vôtre,
04:17 mais c'est très anxiogène, monsieur.
04:20 Oui, très.
04:21 - On peut être d'autant plus inquiet que dans un pays extrêmement sécurisé,
04:26 comme le sont parfois les dictatures,
04:27 et c'est le cas sans doute de Moscou et de Vladimir Poutine,
04:30 que même dans un pays comme celui-là,
04:33 où les libertés individuelles sont moindres qu'en France,
04:36 eh bien, il y a eu un attentat extrêmement important.
04:39 - Oui, parce que l'Allemagne n'est pas reconnaissable.
04:43 L'Allemagne n'est pas reconnaissable.
04:45 - Oui, vous avez raison.
04:47 Mais alors ça se traduit comment dans votre vie quotidienne ?
04:50 - Dans ma vie quotidienne,
04:53 pour moi-même, à vrai dire,
04:56 je ne crains pas trop pour moi-même,
04:59 mais quand je me promène avec mes petits-enfants,
05:02 je suis très craintive,
05:04 c'est-à-dire que je me retourne assez souvent pour voir si je suis suivie, par qui.
05:08 Vous voyez, c'est la limite de la paranoïa, je le reconnais.
05:12 - Ils ont quel âge, vos petits-enfants ?
05:14 - Il a 8 ans.
05:16 Après, mes petites-filles ont 20 ans, mais bon, elles sont grandes.
05:20 - Mais par exemple, ils vous parlent de ça, vos enfants, petits-enfants,
05:23 même les grandes qui ont 20 ans ?
05:25 - Non, non, non, pas du tout.
05:27 Elles ne sont pas du tout concernées, pas du tout.
05:29 - Mais la sorte, j'imagine.
05:31 - Moi, le petit, je n'en parle pas.
05:33 Ce n'est pas mon rôle, déjà, les parents n'en parlent pas.
05:36 On essaie de le protéger, vous comprenez, il faut protéger nos enfants.
05:39 Ils ont bien le temps de vivre dans la terreur.
05:42 - C'est ce qu'on appelle le terrorisme.
05:44 Ce que vous dites incarne ce qui est précisément le terrorisme, c'est-à-dire que ça terrorise.
05:50 - Oui, mais vous êtes comment, monsieur Provecboffi ?
05:53 Vous avez 4 filles, comment vous les visitez ?
05:55 - Je fais comme tout le monde.
05:57 Je fais comme tout le monde et elles ne sont pas...
06:00 Elles sont dans la ville, elles sont dans Paris, elles sortent.
06:03 Qu'est-ce que vous les jouissez ?
06:05 - Vous allez au Berguelafayette, on se dit "ça peut péter".
06:07 Vous allez au cinéma, je veux dire où que vous alliez,
06:10 finalement, il n'y a que chez soi qu'on soit tranquille.
06:13 Enfin, j'exagère un peu, si vous voulez,
06:17 mais dans l'absolu, c'est un peu ça.
06:19 On ne sait plus parce que le drame peut frapper à n'importe quel moment.
06:25 - Oui, bien sûr.
06:27 C'est le principe d'ailleurs du terrorisme.
06:29 Alors, il y a eu d'autres terrorismes dans les années 70, par exemple.
06:33 Il y avait la bande abadère et il y avait les brigadeurs rouges.
06:36 Il y avait même des enlèvements.
06:39 Moi, je me souviens, il y avait un grand patron allemand qui devait s'appeler...
06:42 - Monsieur Empin.
06:43 - Alors, il y a le baron Empin qui avait été effectivement enlevé en France.
06:46 Et puis, il y avait un autre grand patron allemand qui s'appelait Hans-Martin Schleyer, je crois.
06:51 - Oui, mais c'était de la même génération.
06:53 - Voilà, donc qui avait été...
06:55 - Mais bon, ça c'était l'extrême gauche.
06:57 - Oui, et Action Directe, hein.
06:59 Action Directe a tué Georges Besque, qui était le patron de Renault, un soir.
07:04 Ruedegar Killer.
07:06 Il y a toujours eu effectivement cela, mais ce terrorisme islamique,
07:11 effectivement, il est très présent en Occident, bien sûr.
07:16 - Voilà, quand c'est politique, les attaques, les attentats extrémistes des années Badère et compagnie en 70,
07:25 ça devait cibler que les patrons d'entreprises, les juges, c'était très ciblé.
07:30 - Parce que là, vous marchez dans la rue...
07:33 - C'est une salle de concert, c'est un stade de football.
07:37 - Ben voilà, alors c'est terrible.
07:39 - Vous avez raison.
07:40 - Moi je ne peux qu'être très triste.
07:42 - Il y a peut-être des gens d'ailleurs qui sortent moins, qui vont...
07:44 On le sait bien, d'ailleurs, après l'attentat du 13 novembre,
07:47 pendant un certain temps, des gens ont sans doute hésité à aller au cinéma, en salle de concert, etc.
07:52 - Bien sûr, regardez tous ces pauvres gens qui sont morts au Bataclan, sur la promenade.
07:56 - Enfin je veux dire, le prêtre qu'on a assassiné dans l'église, je veux dire, même dans les petits villages...
08:02 - Marie, je vais vous remercier, pardonnez-moi de vous couper,
08:08 mais c'est vrai que votre témoignage est très intéressant parce que je pense qu'il représente...
08:12 Il y a beaucoup de gens qui auraient pu dire aujourd'hui exactement les mots que vous venez de dire.
08:17 Il est très représentatif, je pense.
08:19 Et c'est pour ça aussi que c'est intéressant d'écouter les uns et les autres
08:23 et de donner la parole aux auditeurs, en l'occurrence d'Europe 1,
08:26 parce que ce que vous avez dit, beaucoup de gens peuvent se retrouver dans vos mots.
08:31 Et je voulais vous en remercier pour cela, dans cette ville de Lyon,
08:35 belle ville de Lyon, où l'équipe de France a perdu ce week-end.
08:39 J'ai regardé un peu le football...
08:41 - Oui, oui, j'étais en sorée, mais oui, bien sûr.
08:43 - Alors, il y a quelque chose qui m'a frappé, je pense que le bleu du maillot, qui est sublime...
08:47 - Magnifique.
08:48 - Il ne vous fait pas penser à un bleu ?
08:50 - Ah bah oui !
08:51 - Non, celui de l'Europe 1.
08:53 - Ils nous ont copié !
08:54 - Je pense que c'est le bleu Europe 1, c'est exactement...
08:56 - Un bleu pétrole.
08:57 - Alors, j'ai entendu "bleu roi". Vous trouvez que ça c'est un bleu pétrole ?
09:00 Pour moi, ce n'est pas un sale bleu pétrole.
09:02 - Ça, ça s'appelle un bleu pétrole, le bleu Europe 1 ?
09:06 - Un petit peu, quand même.
09:08 - C'est un peu, quand même. Il y a bleu marine, il y a plein de variations de bleu.
09:12 - Oui, non mais je me doute.
09:13 - Il y a le bleu marine, comme vous le savez, il y a le bleu ciel...
09:16 - Oui, oui, j'ai un petit peu gêné les bases.
09:18 - Le bleu roi, qu'est-ce qu'il y a encore ?
09:20 - Vous avez raison, le bleu pétrole, c'est plus vert.
09:22 - Oui !
09:23 - Le bleu roi, vous avez raison.
09:24 - Est-ce que c'est bleu roi ?
09:25 - Le nuancier nous dit que c'est plus bleu roi.
09:27 - Oui.
09:28 - Le nuancier de couleur.
09:30 - C'est pas vrai, c'est pas quelqu'un qui fait...
09:32 - Non, c'est pas mon pote.
09:34 - Non, non, mais...
09:36 - Quand vous faites...
09:38 - Non mais vous avez raison, c'est plus le bleu roi.
09:40 - Quand vous faites ce qui ne vous est pas arrivé, refaire votre appartement.
09:43 - Il y a un monsieur qui arrive.
09:45 - Si vous avez beaucoup d'argent, vous vous faites devenir un décorateur,
09:47 je ne vous conseille pas parce que tous les appartements après se ressemblent,
09:49 c'est moche, il vaut mieux que ce soit personnel.
09:51 Mais si vous faites un peintre, le peintre vous dit que vous voulez du blanc.
09:55 Vous allez dire "je veux que mon mur soit blanc".
09:57 Donc à ce moment-là, il vous appelle ce qu'on appelle un nuancier.
10:00 Un nuancier, c'est des échantillons en carton.
10:03 - Plusieurs blancs ?
10:04 - T'as un blanc mat peut-être, un blanc gris.
10:07 Et c'est ça le nuancier.
10:09 Mais il faut tout vous apprendre.
10:11 - C'est pas quelqu'un ?
10:13 - Non, je suis nuancier !
10:15 Comment ça va ? J'ai essayé de nuancer vos propos !
10:18 - C'est le nuancier !
10:20 - Vous savez pas ça ?
10:22 - Mais non, je ne sais pas ça !
10:24 - Mais on le trouve dans les séries de bricolage aussi,
10:26 au rayon peinture des magasins de bricolage.
10:28 - Mais vous allez jamais chez Bricorama ?
10:30 - Le Roi Merlin, jamais !
10:32 - Ou quoi, Bricorama ou Télérama, comment ça s'appelle les autres ?
10:34 - Télérama, je sais rien, je sais pas.
10:36 - Le Roi Merlin, je sais rien.
10:38 - Le Roi Merlin, il faut dire deux, trois mots quand je dis un, il faut en dire trois.
10:42 - Donc Bricorama, Le Roi Merlin, qu'est-ce qu'il y a encore ?
10:46 - Bricomarché ?
10:48 - Non, c'est ce qu'on appelle un nuancier !
10:50 - D'accord, bon, faut pas que je cherche ton numéro alors !
10:53 - Bon, la pause, à tout de suite.
10:55 - Pour réagir avec...
10:56 - Et surprise ! Restez avec nous parce que triple surprise !
11:00 - Non !
11:01 - À 12h04, 12h05, 12h06.
11:03 Triple surprise qui concerne Émilie Dez,
11:06 Madame Géraldine Hamon ici présente,
11:09 - Merci !
11:10 - Et notre chorale, chorale parce que c'est lundi.
11:15 - Oh !
11:16 - Et oui, puisque la semaine dernière, on a raté le lundi, ça avait...
11:18 - Échec !
11:19 - Il s'est pas content, notre ami...
11:21 - Alain Liberti ?
11:22 - Non, Alain Liberti, il est très content Alain Liberti, il est reparti à Tahiti.
11:28 - Non, Jessy Garonne était pas content.
11:30 - Jessy Garonne était très mécontent !
11:32 - Oh, ça va me manquer, très mécontent !
11:34 - On ait massacré son disque !
11:35 - Attention à la pub !
11:36 - À tout de suite !
11:37 Pour réagir et donner votre avis sur Europe 1, rendez-vous sur la page Facebook de Pascal Proé.
11:42 - Cher Émilie, qu'il est 12h06, je voulais vous faire écouter quelque chose qui s'est passé tout à l'heure à 11h,
11:51 lorsque j'exprimais avec délicatesse sans doute, le bonheur pour moi de vous retrouver et d'un plaisir partagé chaque semaine.
12:02 Je voulais qu'on réécoute précisément ce que vous avez dit.
12:05 - Émilie Dez est avec nous pour le rappel des titres.
12:07 - Bonjour Émilie, c'est une nouvelle semaine qui commence, c'est toujours un plaisir d'être avec vous.
12:11 - Pas de plaisir partagé.
12:13 - Pas de plaisir partagé !
12:15 - Voilà, voilà, voilà, ça s'appelle... Est-ce qu'on peut réécouter ?
12:20 - Émilie Dez est avec nous pour le rappel des titres.
12:22 - Bonjour Émilie, c'est une nouvelle semaine qui commence, c'est toujours un plaisir d'être avec vous.
12:26 - Pas de plaisir partagé.
12:27 - Pascal, c'est un plaisir partagé, j'ai cru !
12:29 - Ah, vous avez entendu ça en enregistrement ?
12:31 - Moi j'entends pas ça en...
12:32 - Moi j'entends pas ça en... Vraiment, ça m'a un peu déçu.
12:36 - Non !
12:37 - Mais c'est la vie, c'est la vie !
12:38 - Toujours très heureuse de travailler avec vous, Pascal.
12:40 - Bon, il était 12h06. Et, alors, on a des réclamations de Madame Middleton,
12:43 parce que, chère Géraldine, il semblerait que vous ayez pris quelques libertés avec Madame Middleton.
12:50 Comment l'avez-vous appelée ?
12:52 - Merci de nous rejoindre, vous écoutez repas en Pascal Prot de retour dans moins de 10 minutes.
12:55 Nous parlons de la Kate Middleton.
12:57 - La pauvre Kate !
12:59 - La princesse !
13:00 - On va parler de la Kate Middleton !
13:02 - I'm so sorry !
13:04 - Donc Buckingham vient de nous appeler, je voudrais qu'on réécoute précisément.
13:08 - Merci de nous rejoindre, vous écoutez repas en Pascal Prot de retour dans moins de 10 minutes.
13:12 Nous parlons de la Kate Middleton.
13:14 - Oh non, Kate, I'm sorry !
13:16 - Alors, en plus, le professeur d'anglais, vous parlez merveilleusement la langue de Shakespeare.
13:23 Et donc Buckingham est en alerte.
13:25 - Bon, juste un truc, parce que, qu'est-ce qui se passe, monsieur Fabrice ?
13:33 - Je voulais envoyer notre générique d'émission, déjà.
13:35 - Alors, voyons, le générique d'émission, envoyez.
13:39 - Et la troisième petite surprise que je voulais vous dire, évidemment, c'est de célébrer ce lundi,
13:51 comme nous le faisons chaque lundi.
13:53 On a des gens, vous demandez à des gens des personnalités d'interpréter.
13:57 - Oui, avec Florian Carasou-Maillan et Géraldine, on demande à des gens d'interpréter le scénario.
14:01 - Et là, vous l'avez, il faut reconnaître la voix.
14:03 - C'est une voix de la maison.
14:05 - C'est une voix de la maison, alors écoutons.
14:07 - Qui réinterprète la chanson, qui a même réécrit les paroles.
14:09 - D'accord, je le dis pour ceux qui nous écoutent pour la première fois sur Europe 1,
14:13 chaque lundi, nous célébrons Jessie Garonne, qui avait écrit cette chanson merveilleuse.
14:18 C'est lundi, tchou !
14:20 - A peu près ça, oui.
14:22 - Et donc, comme c'est lundi, nous passons cette chanson chaque lundi.
14:25 Et là, on a innové, puisqu'on demande à des personnalités de chanter la chanson.
14:29 - Exactement. - A leur façon.
14:31 C'est lundi, dans mon lit,
14:36 les 11h, oh oh, mal au cœur,
14:40 mal dormi, oh oh, envie de pipi,
14:45 déjeuner, oh oh, café,
14:48 oh oh, la radio, oh oh, Pablo Blanco,
14:53 oh oh, Pascal Praud,
14:55 oui ça, c'est vraiment trop.
14:57 - C'est trop bien ! - C'est énorme, c'est super !
15:00 - Mais comment il fait avec la musique ?
15:02 - Grosse production !
15:04 - Il sait jouer de la guitare, il a l'air !
15:06 - Oui, c'est un vrai musicien et il est musicien !
15:08 - Mais c'est Jo-Hume, alors ! - Non, c'est pas Jo-Hume !
15:11 C'est lundi, oh oh, c'est lundi,
15:15 oh oh, on va faire la nuit !
15:17 - Il officie tous les soirs pour la libre-antenne.
15:19 Olivier Delacroix nous a interprétés, c'est lundi,
15:22 dans cette superbe chanson.
15:24 - Mais je ne connais pas sa voix, mais c'est un génie,
15:26 c'est Olivier Delacroix !
15:28 (musique)
15:32 - Vous avez vu ce qu'il dit ? Pas rien !
15:34 Pascal Praud !
15:36 - Ah non, c'est bien !
15:38 - Et donc plusieurs personnalités de la radio sont prêtes au jeu.
15:41 - Et on termine, ah bah tiens, on va faire un petit jeu, tous les deux.
15:43 On va faire un petit jeu tous les deux, parce qu'on parlait du,
15:46 comment dire, on parlait du,
15:49 de la couleur du maillot de l'équipe de France.
15:51 - Oui ! - Qui est un bleu.
15:52 - Bleu, oui. - Il est sublime, il est beau ce maillot,
15:54 avec des parements bleu-blanc-rouge, des petites liserées,
15:57 pas des parements, les liserées bleu-blanc-rouge.
15:59 Donc on va jouer à un jeu parce qu'il y a plein de bleus.
16:01 Donc vous allez dire la couleur du bleu,
16:04 moi je vais dire une autre couleur de bleu,
16:06 vous dites bleu foncé, et celui qui s'arrête a perdu.
16:09 - D'accord ! - Bon allez, alors,
16:11 donc voilà, vous dites, vous partez avec bleu quoi ?
16:15 - Allez, je pars avec bleu azur. - Bleu azur.
16:17 Bon, bah moi je dis bleu pétrole.
16:19 - Pourquoi vous regardez devant vous, là ?
16:21 - Non, non, non, ça c'est...
16:23 - Ah il s'est fait... - Non, non, non, ça c'est pas bien !
16:26 - Il s'est fait séquer... - Il est devant vous !
16:28 - Il a fait sa fiche avant !
16:30 - Je ne sais rien du tout !
16:32 - Vous avez passé toute la pleule répertorieuse !
16:35 Mais vous avez 5 ans !
16:37 - Il y en a au moins une quinzaine !
16:40 - Bon alors, allez-y !
16:43 - Non, non, moi je joue plus avec vous !
16:46 Non, allez, non je m'en vais !
16:48 - Mais Marine !
16:50 - Le plus simple ! - Non !
16:52 - Bon, il est parti, alors il y a bleu saphir,
16:54 bleu clair, bleu foncé, bleu marine,
16:56 bleu outremer, bleu turquoise, bleu indigo,
16:58 bleu nuit, bleu pastel, et...
17:00 voilà.
17:02 Bon, j'ai gagné tout seul !
17:04 Il est 12h11, nous revenons dans une seconde !
17:07 - Ah, vous m'avez fait...
17:09 Mais pourquoi vous êtes parti ?
17:11 - Non, non, moi je ne joue pas avec des tricheurs comme vous !
17:13 - Mais je...
17:15 - Vous avez fait votre anti-seige, si !
17:17 - C'est pas bien ce que vous avez fait !
17:19 - Il est 11h12 !
17:21 Allez, la pause et on va...
17:23 on va revenir à l'actualité, sérieusement !
17:25 - Oui, sérieusement ! - A tout de suite !
17:27 - De 11h à 13h, vous écoutez Pascal Praud et vous réagissez en composant !
17:30 Ce numéro, à tout de suite sur Europe 1 !
17:32 - Appelez Pascal Praud au 01 80 20 39 20 T.
17:35 - De 11h à 13h sur Europe 1.
17:37 - Viverez encore toujours avec la menace terroriste,
17:39 nous en parlons il y a quelques instants,
17:41 et figurez-vous que Jean-Éric nous a appelés.
17:44 Bonjour Jean-Éric, puisque vous êtes concerné,
17:48 au premier titre, avec ce qui s'est passé ce matin.
17:51 Est-ce que vous pouvez nous dire précisément où vous êtes,
17:54 ce que vous faites et ce que vous avez appris ?
17:56 - Bonjour Pascal, et bonjour à toute l'équipe,
17:58 bravo pour votre émission.
18:00 C'est pas dans mon habitude d'appeler
18:03 pour passer en direct comme ça sur les médias,
18:07 mais là, je trouvais important de témoigner,
18:09 donc je suis Vosgien, j'habite dans les Hauts-de-Vosges,
18:13 et nous avons été informés,
18:16 pas directement par le lycée,
18:18 mais par les médias locaux,
18:21 qu'une menace, un attentat avait lieu
18:24 sur le lycée de mon enfant, de mon gamin,
18:26 de 15 ans, en seconde,
18:28 lycée Malraux à Remirmont.
18:30 - Et vous n'en savez pas évidemment,
18:32 si c'est un coup de fil simplement,
18:34 si c'est une menace plus précise ?
18:36 - Apparemment c'est précis,
18:38 ça a été précisé par mail,
18:40 j'ai eu une copie de ce mail que j'ai survolé,
18:42 qui vraiment précisait des actes graves
18:46 pour ce lycée-là en particulier.
18:49 - Des actes graves ?
18:50 Là vous m'inquiétez, c'est-à-dire que c'est pas une menace ?
18:53 - C'était une menace,
18:56 c'était une menace qui prévoyait,
18:58 j'ai pas lu le texte complètement,
19:01 mais ils ont pris la décision
19:04 d'évacuer totalement les 1000 élèves
19:07 pour les mettre en sécurité.
19:09 - Et là vous êtes où ?
19:11 - Alors là je suis à 200 mètres du lycée,
19:14 je suis stationné pour aller le récupérer.
19:17 - Pour aller rechercher votre fils.
19:19 Il est dans quelle classe ?
19:21 - Il est en seconde.
19:23 - Et vous êtes à 200 mètres,
19:25 donc vous étiez j'imagine d'une très grande inquiétude,
19:27 mais entre le moment où la décision a été prise
19:29 de sortir les élèves et le moment où effectivement ils sortent,
19:32 il s'est passé combien de temps ?
19:34 On a attendu un peu ou ?
19:37 - Je n'en sais vraiment pas plus,
19:39 c'est lui qui me donnera ces informations
19:41 quand je le récupérerai.
19:43 Moi j'étais informé de ça sur les coups de 10h, 10h30,
19:47 et donc j'ai essayé de le contacter,
19:51 j'ai réussi à discuter avec lui par SMS,
19:54 ils étaient à l'extérieur en sécurité,
19:57 et je n'en sais pas plus aujourd'hui.
19:59 - Mais là vous dites que vous êtes à 200 mètres du lycée,
20:02 vous voyez votre fils, vous voyez des élèves ?
20:04 - Pas encore, je suis dans la voiture,
20:06 stationné, et j'attendais d'abord la communication avec vous
20:10 pour avancer.
20:11 - Ce qui serait pas mal, c'est peut-être qu'on se rappelle,
20:14 parce que là il est 12h18, vous allez récupérer votre fils,
20:17 et ce qui serait pas mal, c'est qu'on se rappelle dans quelques minutes,
20:20 d'abord on est rassuré parce qu'il ne s'est rien passé,
20:24 est-ce qu'on peut donner ce lycée,
20:26 ou est-ce que ce lycée,
20:28 est-ce qu'on garde l'anonymat, Jean-Éric ?
20:31 Moi je pense que ce serait bien qu'on puisse donner ce lycée
20:34 qui a été évacué, parce que c'est une information.
20:36 - Tout à fait, c'est le lycée André Malraux à Romirement.
20:40 - Ah bon, le lycée André Marmont,
20:42 alors peut-être qu'on peut essayer de notre côté d'appeler
20:46 ce lycée pour voir s'il répond,
20:48 et si on peut avoir ou le proviseur ou quelqu'un de l'encadrement,
20:53 et puis moi ce que je vous propose, Jean-Éric,
20:55 vous avez combien d'enfants ?
20:57 - Deux enfants, un grand de 37 ans et un plus petit de 15 ans.
21:01 - Ah oui effectivement, là il s'est passé entre les deux 22 ans.
21:05 - Oui, il s'est passé des choses.
21:07 - Il s'est passé des choses, comme vous dites.
21:09 Bon, et il est doué ce... comment il s'appelle votre fils ?
21:14 - Médéric.
21:15 - Médéric, et ça se passe bien à l'école ?
21:17 - Très bien, très très bien, aucun problème.
21:19 - Est-ce qu'il sait déjà ce qu'il veut faire ?
21:22 - Clairement c'est très compliqué, pas vraiment.
21:26 - C'est vrai qu'à 15 ans c'est pas vraiment facile.
21:28 - À cet âge-là c'est difficile.
21:29 - Mais parfois certains le savent.
21:31 Bon, ce que je vous propose Jean-Éric, vraiment,
21:34 c'est qu'on se rappelle, parce que parfois je le dis
21:36 et puis les gens ne nous rappellent pas toujours,
21:38 moi je souhaiterais vraiment qu'on puisse poursuivre,
21:40 bien évidemment, parce que c'est important,
21:43 l'information que vous nous avez donnée,
21:45 heureusement il n'y a pas de conséquences graves,
21:48 simplement une inquiétude, forcément,
21:51 le père que vous êtes, pour l'enfant, bien sûr,
21:53 parce que demain quand il va retourner en cours,
21:55 j'imagine qu'il y a une petite inquiétude.
21:57 - Surtout que nous on est quand même dans une zone,
22:00 l'Evo, c'est une zone rurale, on n'est pas en grande ville,
22:02 on n'est pas à Lyon, on n'est pas à Paris,
22:04 on ne se sent pas vraiment concerné,
22:07 on ne s'est jamais senti vraiment concerné
22:09 par ces menaces directes,
22:11 et là on est confronté, nous, dans la ruralité,
22:14 Remy-Remont c'est une ville de 10 000 habitants,
22:17 moi j'habite dans une ville qui fait que...
22:19 - C'est un peu comme un village,
22:21 c'est un peu comme un village,
22:23 c'est un peu comme un village,
22:25 c'est un peu comme un village,
22:27 c'est un peu comme un village,
22:29 c'est un peu comme un village,
22:31 c'est un peu comme un village,
22:33 c'est un peu comme un village,
22:35 - On le saurait à moins.
22:37 - Voilà. - Vraiment merci,
22:39 on s'appelle tout à l'heure,
22:41 il est 12h21.
22:43 - Pas de soucis.
22:45 11h13, Pascal Praud sur Europe 1.
22:47 On reste sur ce sujet,
22:49 peut-être de la menace terroriste,
22:51 peut-être de la menace terroriste,
22:53 et on peut évoquer cela avec Serge,
22:55 peut-être, en même temps qu'on peut
22:57 parler de ce qui s'est passé,
22:59 au-delà de la menace terroriste à Paris,
23:01 de ce qui s'est passé en Russie vendredi.
23:03 Bonjour. - Bonjour, Pascal.
23:05 - Quel est votre sentiment,
23:07 vous aviez envie d'intervenir sur le sujet de la France,
23:09 ou sur ce qui s'est passé en Russie ?
23:11 - Bah, sur ce qui s'est passé en Russie,
23:13 moi je pense que c'est déjà prémédité,
23:15 on ne fait pas ça comme ça,
23:17 on n'envoie pas 10 mecs
23:19 aux casse-pipes
23:21 sans une préparation bien avant.
23:23 D'ailleurs, les Américains
23:25 avaient envoyé un message
23:27 en expliquant qu'il ne fallait pas
23:29 qu'ils se baladent le soir
23:31 ou dans les rassemblements
23:33 en Russie, une semaine auparavant.
23:35 Je pense que le MI6
23:37 est responsable, et que l'OTAN
23:39 et les USA sont responsables
23:41 de ce qui vient de se passer.
23:43 Donc on a réussi à déstabiliser le pouvoir
23:45 à l'intérieur de la Russie
23:47 pour déstabiliser en même temps Poutine.
23:49 Voilà.
23:51 - Serge, j'entends ce que vous dites,
23:53 mais pour le moment c'est un attentat
23:55 qui est revendiqué par l'État islamique.
23:57 - Non, l'État islamique en tant que
23:59 Ramadan ne fait absolument aucun attentat.
24:01 - Au contraire. - Moi j'en doute.
24:03 - Bah, vous en doutez, c'est...
24:05 Dans cette période-là, ça peut être...
24:07 Mais ce qui est intéressant,
24:09 bon, moi je veux bien que vous ayez
24:11 une thèse ou une analyse
24:13 complotiste là-dessus,
24:15 mais pour le moment... - C'est pas complotiste,
24:17 c'est réaliste, c'est pas pareil.
24:19 - Oui, c'est ce que dit toujours un complotiste.
24:21 Mais par définition,
24:23 de là où vous êtes, de là où je suis,
24:25 je suis bien incapable
24:27 d'avoir des informations
24:29 définitives. Ce qui m'étonne toujours, c'est
24:31 comment vous,
24:33 de Paris, où je ne sais pas où vous habitez
24:35 d'ailleurs, comment... - Oui, 94,
24:37 41. - Comment vous pouvez-vous
24:39 faire une opinion définitive
24:41 sauf à l'avoir eue avant même que
24:43 l'attentat ait lieu ?
24:45 - Parce que j'ai des informations
24:47 qui viennent directement de...
24:49 de Russie. Moi j'ai des amis russes,
24:51 j'ai beaucoup de... Vous savez, je vous l'avais dit la dernière
24:53 fois, je suis d'origine russe,
24:55 je suis pas un complotiste, je suis pas...
24:57 On dit pro-russe,
24:59 ouais, je suis pro-russe, je le dis
25:01 franchement, je suis pro-russe parce que...
25:03 - Mais convenez que si vous êtes pro-russe et que vous avez
25:05 des amis russes, convenez que les
25:07 Russes eux-mêmes, pour des raisons évidentes,
25:09 auront une analyse
25:11 qui sera celle de Poutine qui
25:13 "les arrange". - Pas forcément.
25:15 - Bah si. - Non, pas forcément, non, non, non.
25:17 - Bah par exemple, pour le moment,
25:19 Poutine explique
25:21 que c'est de la faute de l'Ukraine.
25:23 Pour le moment, je vous le répète, rien
25:25 ne va dans ce sens-là. Rien.
25:27 - De toute façon, il y aura des...
25:29 Le problème de
25:31 l'Europe, de l'Occident et de
25:33 l'Ukraine, c'est qu'ils arrêtent pas de mentir. Vous avez
25:35 vu Macron, ce qu'il a expliqué à la télévision,
25:37 il est interviewé par une
25:39 ukrainienne qui a dit que...
25:41 D'ailleurs Macron a dit "oui, les accords
25:43 de Minsk n'ont pas été respectés par Poutine",
25:45 c'est faux ! C'est l'Ukraine qui a bombardé
25:47 le Donbass et c'est une ukrainienne qui
25:49 lui en a parlé à Macron. Il faut pas inverser
25:51 les rôles. Je sais que
25:53 vous êtes obligés de défendre
25:55 l'Ukraine pour ne pas avoir de problème. - Ah non, je suis obligé de rien du tout, alors.
25:57 - Oui, en revanche. - Alors vous voyez,
25:59 alors ça, ça c'est une...
26:01 Là, je vous prends flagrant délit de complotisme.
26:03 - Oui. - Voilà. Je suis obligé, mais par qui ?
26:05 - Bah par le gouvernement, l'État.
26:07 - Le gouvernement m'appelle,
26:09 il dit "allô monsieur Paul,
26:11 est-ce que vous pouvez défendre l'Ukraine s'il vous plaît ?"
26:13 - Non mais vous avez été...
26:15 Vous êtes passé au tribunal de l'Arkham,
26:17 non ? Il me semble. Pour avoir fait
26:19 quelques propos qui n'étaient pas...
26:21 qui n'étaient pas... ça n'allait pas dans le sens du plus
26:23 près de ce que vous voulez. - Moi, ce que vous dites n'est pas exact.
26:25 Ce que vous dites n'est pas exact. Je ne suis pas passé au
26:27 tribunal de l'Arkham pour des propos que j'aurais tenus.
26:29 J'ai été interrogé
26:31 comme mes confrères et mes consœurs
26:33 et les dirigeants de C News
26:35 pour être interrogé
26:37 globalement sur C News.
26:39 Ils nous ont posé des questions, de savoir comment on travaillait,
26:41 etc. - Oui, oui. - Mais là,
26:43 je vous assure, j'adore
26:45 être avec des gens qui ne pensent pas
26:47 comme moi et même qui sont sur votre
26:49 ligne. Parce que je sais que ce que vous dites
26:51 là, beaucoup de gens le pensent. Beaucoup de gens
26:53 pensent que je suis obligé de dire quelque chose.
26:55 Beaucoup de gens pensent que je reçois mes ordres
26:57 de je ne sais qui. Beaucoup de gens pensent ça.
26:59 Eh bien, ils se trompent. Je ne peux pas vous dire
27:01 autre chose. Ils se trompent. D'ailleurs, si vous écoutez
27:03 ce que nous disons à l'heure
27:05 des pros, qui est
27:07 une émission un peu plus
27:09 politique, en tout cas plus
27:11 polémique que celle que nous
27:13 faisons entre 11h et 13h,
27:15 vous devriez entendre que nous sommes
27:17 souvent en opposition avec la
27:19 politique d'Emmanuel Macron, si vous me permettez.
27:21 - Oui, oui, oui.
27:23 Je vous permets.
27:25 - Donc, ça met
27:27 par terre le raisonnement que
27:29 le gouvernement m'obligerait à défendre
27:31 l'Ukraine. Je ne défends rien du tout.
27:33 - Oui. La dernière fois
27:35 que je vous ai eu au téléphone, vous aviez dit que les
27:37 Ukrainiens, il fallait continuer
27:39 à envoyer de l'armement. Vous savez, en envoyant de l'armement,
27:41 on fait plus de morts, donc la paix n'arrivera jamais.
27:43 - Non, je ne sais pas si j'ai dit ça.
27:45 Je dis toujours la même chose sur
27:47 le débat. Je dis que les Français pourraient être concernés.
27:49 Voilà. C'est-à-dire qu'on pourrait les
27:51 mettre dans la boucle et leur demander ce qu'ils pensent.
27:53 Voilà, de ce sujet-là. - On ne leur demande jamais.
27:55 Vous savez que la Constitution... - Et la deuxième chose que je
27:57 dis toujours sur ce sujet, c'est que l'agresseur,
27:59 c'est la Russie. Voilà.
28:01 C'est tout. - Oui, oui, oui. Enfin, non, moi, je ne pense
28:03 pas. Je pense l'inverse. Non.
28:05 C'est son point de vue. On a le droit d'être dans un pays libre.
28:07 - L'agresseur, c'est difficile de penser que c'est
28:09 l'Ukraine qui a agressé la Russie, si vous
28:11 me permettez. Après, vous nous expliquez qu'il y a
28:13 des raisons multiples, comme tu t'achètes.
28:15 - Pascal, ils ont...
28:17 Pascal, ils ont agressé le Donbass
28:19 en 2014. On n'en parlait pas.
28:21 - Et Poutine a prévenu une fois, deux fois,
28:23 trois fois. Vous savez, les Russes sont comme ça. Au départ,
28:25 ils sont très gentils. On est un peuple... Vous savez,
28:27 les Russes sont un peuple absolument
28:29 admirable. Vous allez en Russie.
28:31 Je pense que vous avez dû
28:33 y aller probablement
28:35 une fois ou deux. - Oh, je suis allé
28:37 dix fois, mais ça ne veut rien dire, parce que
28:39 j'arrivais le lundi, puis j'en partais le jeudi après un match
28:41 de football. Je vous assure, bon,
28:43 je ne suis pas resté longtemps à chaque fois.
28:45 Je ne connais pas la Russie. - Moi, je les connais bien.
28:47 C'est des gens qui sont très sympathiques, mais il ne faut pas leur...
28:49 Vous savez, quand on va dans
28:51 une caverne où il y a un ours, si on le
28:53 réveille un peu trop fort, il vous met une tarte dans la gueule.
28:55 Excusez-moi l'expression.
28:57 - Il va rarement dans des cavernes.
28:59 - Je vais rarement dans des cavernes
29:01 où il y a des ours.
29:03 Mais ne doute pas,
29:05 je vais dans des tavernes, parfois, où je rencontre
29:07 des...
29:09 - Poutine, c'est l'ours.
29:11 - Oui, mais j'ai bien compris l'affaire. J'ai bien compris la métaphore.
29:13 Bon, il est 12h27.
29:15 On arrive à sourire sur un sujet qui, a priori,
29:17 ne l'est pas beaucoup.
29:19 C'est vrai que vous êtes déjà allé dans une caverne ?
29:21 Merci encore Serge. Merci beaucoup de votre témoignage.
29:23 C'est toujours intéressant d'échanger
29:25 avec des gens qui ne sont pas d'accord avec soi.
29:27 Est-ce que vous êtes déjà allé dans une caverne ?
29:29 - Non, ça ne m'est jamais arrivé. - Vous avez vu un ours ?
29:31 - Non, pas encore.
29:33 - Un ours en vrai ? - Oui, en vrai.
29:35 - J'en ai vu un au zoo.
29:37 - Ah oui, oui. Vous allez au zoo, un petit peu ?
29:39 - Quand t'as des enfants, tu vas au zoo, les autres vincennes.
29:41 Tu fais...
29:43 En fait, quand t'as des enfants, tu fais plein de choses
29:45 que tu ne feras plus jamais de ta vie.
29:47 Par exemple, une balade au bateau mouche,
29:49 tu vas à Versailles avec des enfants,
29:51 t'irais malheureusement pas tout seul.
29:53 Parce que, quand t'as des enfants,
29:55 notamment à Paris,
29:57 parce que c'est pas terrible d'avoir des enfants à Paris,
29:59 c'est mieux de les avoir en région parce qu'ils font du sport,
30:01 tu es sur la plage, n'importe où.
30:03 Mais à Paris, tu te dis "Qu'est-ce que je vais faire de mes enfants
30:05 dimanche après-midi ?"
30:07 - Ah, c'est la seule question que vous vous posiez ?
30:09 - Le dimanche, oui. Autrement, le lundi,
30:11 je me posais d'autres questions.
30:13 - Il y a plein de choses à faire, ça.
30:15 - Oui, j'ai envie de dire,
30:17 une fois sur deux, tu fais un truc habituel,
30:19 tu vas dans le parc, bidule, etc.
30:21 - Bidule !
30:23 Vous en parlez avec passion !
30:25 - Mais non, parce que c'est tellement triste le dimanche à Paris,
30:27 avec les enfants. Paris, c'est pas une ville pour les enfants.
30:29 Paris, c'est une ville pour les adultes.
30:31 C'est formidable.
30:33 - Vous auriez pris à me sortir au parc le week-end, par exemple.
30:35 - Il est 12h29, je vais vous dire ce que je pense de Paris après.
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