00:00 [Musique]
00:02 Donc on traite et on valorise 357 000 tonnes de déchets par an,
00:06 donc des déchets ultimes, donc non valorisables.
00:08 C'est à peu près moitié-moitié entre des tonnages qui proviennent de collectivités,
00:12 comme Saint-Etienne-et-Tropole, Loire-Forêt ou Forêt-Est,
00:14 et puis le reste sont des activités de déchets industriels,
00:17 donc déchets d'activité économique.
00:18 Première étape, c'est d'arriver à la pesée.
00:20 Oui.
00:21 C'est ça ? Comment ça se passe en fait ?
00:22 C'est ça. Donc l'ensemble des camions qui viennent sur le site de Bordematin
00:25 vont passer au niveau de ce pont bascule.
00:27 D'accord.
00:27 Donc on a un pont bascule entrée et un pont bascule sortie.
00:30 On peut se passer au milieu de ce flux,
00:31 et si jamais il y a un déchet radioactif à l'intérieur,
00:33 on a une procédure spécifique qui se met en place pendant le charge.
00:37 Donc en fait, on va amener les déchets sur des quais de transfert,
00:40 les transférer sur des camions plus gros,
00:41 et donc limiter le nombre de camions sur la route.
00:43 Bon alors là, on a suivi le parcours des différents camions qui arrivent.
00:46 Ils sont pesés, ils viennent ici, c'est le quai de vidage, c'est ça ?
00:49 Exactement. Ici, on est sur le quai de vidage,
00:50 donc sur le site de Bordematin, on a quatre zones pour vider les camions.
00:53 Ok.
00:53 Ensuite, on a deux types d'engins qui vont travailler sur la zone.
00:55 Oui.
00:56 Le compacteur qu'il y a là-bas qui va écraser le déchet.
00:58 Donc son rôle, en fait, c'est qu'il fait à peu près 40 tonnes.
01:01 Il est très lourd et il a ce qu'on appelle les pieds de mouton.
01:04 Donc il a des roues en métal avec des aspérités dessus,
01:08 et ces aspérités vont aider en fait à écraser le déchet.
01:10 À écraser et à casser un peu les sacs.
01:13 Exactement.
01:13 Très bien.
01:14 Et augmenter la densité du déchet, puisque nous, l'enjeu, en fait,
01:16 c'est de mettre le plus de déchets possible dans le volume le plus petit possible.
01:19 Très bien.
01:20 Voilà.
01:20 Donc les déchets ne sont pas directement en contact avec le sol, avec la terre.
01:23 Non, non, bien sûr.
01:24 Avant de mettre la moindre tonne de déchets, on va protéger en fait,
01:27 et on va s'isoler de l'environnement.
01:28 Oui.
01:29 Donc pour ce faire, on va mettre une première couche d'argile, en fait,
01:31 sur un mètre à peu près, comme si on beurrait un moule, en fait.
01:36 Oui.
01:37 On fait près le même principe.
01:38 Et ensuite, on va monter une barrière de sécurité active.
01:40 Donc c'est une membrane.
01:41 Ça ressemble à un liner de piscine.
01:42 C'est le même principe qui va monter jusqu'en haut du casier
01:45 et qui va nous permettre de nous isoler, encore une fois, de l'extérieur.
01:48 C'est quoi, Benoît, tous ces tuyaux ?
01:50 Il y en a un peu de partout, j'en vois.
01:52 Donc tous ces tuyaux, en fait, il y a 14 km de canalisation sur le site.
01:55 Ah oui.
01:55 Ce sont des tuyaux en polyéthylène, en fait, qui vont nous servir, en fait,
01:58 à récupérer le biogaz qui est produit par la fermentation de déchets
02:01 pour l'amener derrière, sur notre plateforme de valorisation.
02:03 Donc là, on est sur la plateforme B2M, donc Biogaz Bordematin.
02:07 On est sur la plateforme sur laquelle on va valoriser le biogaz
02:09 qu'on a capté dans le massif de déchets.
02:11 Parfait. C'est génial.
02:12 En complément...
02:13 Côté revalorisation, il est incroyable.
02:15 Voilà. Pour ce faire, on produit les besoins en électricité de 12 500 habitants.
02:20 Et en complément, on a des échangeurs thermiques.
02:22 Ce sont des gros cylindres métalliques qui sont dessus.
02:24 On va récupérer la chaleur de combustion du moteur
02:26 pour chauffer un fluide qui va amener de la chaleur
02:29 sur le réseau de chaleur de thermie.
02:31 Donc on va fournir de la chaleur aux habitants de thermie, également.
02:33 On va dire une des dernières étapes, c'est ça ?
02:35 Exactement, c'est ça.
02:36 Ici, on va traiter ce qu'on appelle le lexivia,
02:38 donc en gros, le jus de poubelle.
02:40 Le jus de poubelle.
02:41 L'eau qui va percoler, en fait, à travers le massif de déchets.
02:43 On est au fond de notre poubelle.
02:45 Exactement, c'est le même principe, sauf que c'est à plus grande échelle.
02:48 Ici, on a mis en place une installation depuis le début des années 2000
02:52 qu'on vient maintenant de modifier,
02:54 puisqu'on a des nouveaux essais de rejet.
02:55 Donc on a un traitement qui est fait sur ce lexivia
02:58 pour pouvoir le rejeter au milieu naturel.
03:00 Un bon petit jus de poubelle.
03:02 C'est vachement vert ici. Il y a des déchets sous nos pieds ?
03:05 Non, il n'y a pas de déchets sous nos pieds.
03:07 Ici, on est sur le terrain naturel.
03:09 Pour le savoir, s'il n'y a pas de tuyau, c'est qu'il n'y a pas de déchets.
03:12 Et là, je le vois, il y a un plongeoir pour s'entraîner à plonger.
03:15 Voilà, c'est un plongeoir pour milan.
03:17 C'est une plateforme de nourrissage pour les milans royaux
03:20 pour que les milans décollent du bois d'Alus, le bois qui est face à nous,
03:24 viennent récupérer la viande et viennent se nourrir dans le bois derrière.
03:27 Bon, Benoît, merci beaucoup. On a fait un bon petit tour.
03:30 On a vu le côté gaz, le côté déchets, le côté eau de poubelle aussi.
03:34 C'est très complet, mais on a aussi des oiseaux et une nature qui se reforment ici.
03:38 Donc c'est très intéressant.
03:40 Écoutez, c'était avec plaisir.
03:42 Ça nous permet de communiquer sur notre métier.
03:44 Ça permet de voir aussi toutes les actions qu'on peut faire de valorisation et de biodiversité.
03:47 Et puis maintenant, vous savez comment qu'on fait.
03:49 Exactement. À très bientôt. Bye bye.
03:51 Sous-titrage Société Radio-Canada
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