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  • il y a 2 ans
Après Louis Boyard, c'est un autre député Insoumis qui met en cause les policiers après la mort d'un jeune homme à Aubervilliers. Le député Boyard avait dans un premier temps twitté : ""Rien n’a changé depuis la mort de Nahel. Ici, un préfet de police justifie le meurtre d’un jeune. Rien ne justifie la peine de mort. Voilà pourquoi les crimes policiers s’enchaînent dans les quartiers. Toujours les mêmes drames, les mêmes deuils. Toujours les mêmes excuses."

Cette fois, à l'Assemblée c'est le député Sébastien Delogu (LFI) qui revient quasiment dans les même termes sur la mort d'un adolescent à La Courneuve après un refus d'obtempérer :

"Des jeunes sont tués dans nos quartiers pour de simples refus d'obtempérer. La peine de mort est-elle abolie pour tout le monde dans notre pays ? Près d'un an après le meurtre de Nahel exécuté par un policier, que reste-t-il ? Son nom a été sali, sa mère a été insulté et son bourreau a touché près d'un million d'euros. Nous sommes dans une société inhumaine et injuste où les jeunes racisés sont tués pour un simple refus d'obtempérer.

Le Préfet de police jette de l'huile sur le feu et peuvent être assimilés à l'apologie de la peine de mort. Nous réclamons la justice pour Nahel, pour Wanys et pour tous les autres. Souhaitez-vous être le marche-pied du fascisme qui grandi dans notre pays ? "
Regardez la séquence ci-dessus

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Transcription
00:00 Monsieur le Premier ministre, la peine de mort est-elle abolie pour tout le monde dans notre pays ?
00:05 Je veux commencer par rendre un hommage à Oanis, 18 ans,
00:09 dont la vie a été fauchée par la police pour un refus d'obtempérer.
00:14 Sa mort nous questionne.
00:15 La présomption de légitime défense défendue par l'extrême droite s'applique-t-elle déjà aux jeunes de nos quartiers ?
00:23 Près d'un an après le beurtre de Nahel, tué à bout portant par les policiers,
00:27 que reste-t-il ? Son nom a été sali, sa maman a été insultée, ses soutiens ont été bestialisés.
00:35 Et son bourreau, lui, a empoché plus d'un million d'euros et a été traité comme un héros
00:40 par toutes celles et ceux qui abîment la République au quotidien.
00:45 Vous entretenez une société inhumaine, injuste, où les jeunes racisés, eux,
00:50 sont tués dans nos quartiers pour un seul refus d'obtempérer.
00:54 Hier, lorsque j'ai entendu le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, justifier sans aucune compassion
01:01 le meurtre de Juanis, j'ai pensé à ce que disait Aimé Césaire.
01:06 Ce n'est pas par la tête que les civilisations pourrissent, c'est d'abord par le cœur.
01:11 Les paroles du préfet de Paris jettent de l'huile sur le feu quand il faudrait l'éteindre.
01:16 Elles peuvent être assimilées à une incitation à la violence et en l'espèce à une apologie à de la peine de mort.
01:22 Monsieur le Premier ministre, notre peuple a besoin que chaque citoyen soit traité de façon identique
01:29 pour trouver le chemin de la fraternité.
01:32 Notre jeunesse a le droit à la dignité pour embrasser la promesse de l'égalité.
01:38 Notre République a besoin de la justice pour retrouver la paix.
01:42 Nous réclamons la justice pour Nahel. Nous réclamons la justice pour Juanis et pour tous les autres.
01:48 Allez-vous appliquer les principes fondateurs de notre République à tous ces enfants ?
01:53 Ou souhaitez-vous être le marchepied du fascisme qui grandit et qui menace l'unité du peuple dans notre pays ?
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