00:00 Monsieur le Premier ministre, la peine de mort est-elle abolie pour tout le monde dans notre pays ?
00:05 Je veux commencer par rendre un hommage à Oanis, 18 ans,
00:09 dont la vie a été fauchée par la police pour un refus d'obtempérer.
00:14 Sa mort nous questionne.
00:15 La présomption de légitime défense défendue par l'extrême droite s'applique-t-elle déjà aux jeunes de nos quartiers ?
00:23 Près d'un an après le beurtre de Nahel, tué à bout portant par les policiers,
00:27 que reste-t-il ? Son nom a été sali, sa maman a été insultée, ses soutiens ont été bestialisés.
00:35 Et son bourreau, lui, a empoché plus d'un million d'euros et a été traité comme un héros
00:40 par toutes celles et ceux qui abîment la République au quotidien.
00:45 Vous entretenez une société inhumaine, injuste, où les jeunes racisés, eux,
00:50 sont tués dans nos quartiers pour un seul refus d'obtempérer.
00:54 Hier, lorsque j'ai entendu le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, justifier sans aucune compassion
01:01 le meurtre de Juanis, j'ai pensé à ce que disait Aimé Césaire.
01:06 Ce n'est pas par la tête que les civilisations pourrissent, c'est d'abord par le cœur.
01:11 Les paroles du préfet de Paris jettent de l'huile sur le feu quand il faudrait l'éteindre.
01:16 Elles peuvent être assimilées à une incitation à la violence et en l'espèce à une apologie à de la peine de mort.
01:22 Monsieur le Premier ministre, notre peuple a besoin que chaque citoyen soit traité de façon identique
01:29 pour trouver le chemin de la fraternité.
01:32 Notre jeunesse a le droit à la dignité pour embrasser la promesse de l'égalité.
01:38 Notre République a besoin de la justice pour retrouver la paix.
01:42 Nous réclamons la justice pour Nahel. Nous réclamons la justice pour Juanis et pour tous les autres.
01:48 Allez-vous appliquer les principes fondateurs de notre République à tous ces enfants ?
01:53 Ou souhaitez-vous être le marchepied du fascisme qui grandit et qui menace l'unité du peuple dans notre pays ?
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