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  • il y a 2 ans
La ministre de l'Enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, s'exprime au lendemain d'une mobilisation propalestinienne, au cours de laquelle, selon l'école, des "propos accusatoires" ont été prononcés à l'encontre d'une étudiante de l'Union des étudiants juifs de France, qui a été "empêchée d'accéder à l'amphithéâtre" où se déroulait la mobilisation. Les faits ont été signalés au procureur par le biais de l'article 40

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Transcription
00:00 Madame la ministre, à contrario, est-ce qu'un amphithéâtre entier aux couleurs de la Palestine est quelque chose que vous trouvez anormal ou choquant ?
00:07 Alors, ce qui s'est passé hier sans autorisation, alors que Sciences Po permet d'avoir des débats dans un amphithéâtre,
00:17 et la manière de l'afficher, la manière de le produire, oui, c'est intolérable, ça a été anormal.
00:24 La manière d'interdire l'accès à certains étudiants, quels que soient les propos tenus, et ceci va être effectivement porté devant la justice.
00:33 Il y a eu, comme je le disais tout à l'heure, un article 40 déposé aujourd'hui, et donc ce qui s'est passé est clairement anormal,
00:41 et une ligne rouge, comme je l'ai dit et comme Sciences Po l'a dit, a été franchie.
00:45 Une dernière question, est-ce que le conflit israélo-palestinien n'est pas en train tout simplement de s'importer dans nos universités ?
00:51 Est-ce que vous êtes inquiète de l'influence de certains réseaux islamistes dans plusieurs établissements ?
00:55 Alors, je pense que le conflit israélo-palestinien, il est présent quelque part dans le monde entier,
01:03 il est présent dans notre université comme partout ailleurs, et je dirais que s'il est présent dans un débat politique,
01:10 dans un débat raisonné, qui donne de la controverse et qui permet à chacun de s'exprimer dans le respect, c'est une chose.
01:18 Mais il ne peut pas attiser des haines, et c'est là où nous devons montrer une certaine fermeté,
01:23 je dirais comme certains le font, c'est-à-dire qu'il faut à la fois nommer les choses, mais aussi à la fois permettre le respect des gens,
01:30 et c'est là où on dépasse finalement le cadre d'une université qui doit être finalement un entre protégé d'études et de débats respectueux,
01:42 et dans ce sens, il est en train effectivement, et nous ne laisserons pas faire, c'est pour ça que nous agissons avec les établissements,
01:50 de dériver, et on peut débattre, on peut discuter, on peut même prendre position, mais dans le respect,
01:57 et c'est ce point de se positionner dans un respect républicain sur lequel nous allons encore une fois nous y atteler et prendre des mesures et agir.
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