00:00 Ces pêcheurs, au large de la côte nord du Portugal, viennent du bout du monde.
00:07 Dans la région, la moitié des membres d'équipage ne sont plus portugais, mais indonésiens.
00:14 Les pêcheurs indonésiens qui travaillent ici n'ont pas d'initiation quand ils ont des problèmes.
00:18 Les familles indonésiennes, non, les familles personnelles, elles ont pas de sécurité, c'est pas légal.
00:38 Depuis le début, il y avait beaucoup de gens qui travaillaient, puis il y en a eu de moins en moins.
00:44 Aujourd'hui, si ce n'était pas eux, 90% de notre travail serait déjà terminé.
01:06 Dans les autres pays, il n'est pas possible que la loi portugaise soit conquisée avec beaucoup de lutte.
01:13 Avec beaucoup d'années de lutte, les migrants se sont engagés, se sont engagés, sont allés à l'assemblée, sont allés à la rue,
01:19 pour lutter pour leurs droits.
01:21 Et cette loi portugaise permet encore que les gens puissent se régulariser en Portugal,
01:28 dès qu'ils ont un travail.
01:30 Le travail est un facteur structurant de la personne qui migre.
01:35 Depuis 2018, le Portugal régularise aussi les migrants entrés illégalement sur le territoire,
01:40 pourvu qu'il déclare leurs revenus.
01:42 Un nouvel amendement, introduit en 2022, prévoit même un visa temporaire de 6 mois pour les étrangers à la recherche d'un emploi.
01:49 Avec une politique migratoire parmi les plus ouvertes d'Europe,
01:53 le Portugal a vu sa population née à l'étranger doubler en 5 ans.
01:57 L'an dernier, 1 million d'étrangers étaient recensés au Portugal, soit un dixième de la population du pays.
02:03 Si les Brésiliens restent de loin le premier contingent d'immigrés,
02:07 les Indiens, les Népalais, les Bengalais ou les Pakistanais figurent désormais dans le top 10 des nouveaux arrivants.
02:13 Dans la petite ville de Sao Teotónio, au sud du pays,
02:23 les restaurants indiens et népalais sont aujourd'hui plus nombreux que les restaurants portugais.
02:28 De nombreux habitants sont partis chercher du travail ailleurs,
02:31 et des ouvriers agricoles venus d'Asie du Sud ont pris le relais dans les exploitations fruitières de la région.
02:36 Chaque printemps, des milliers de travailleurs étrangers viennent récolter les fruits.
02:41 C'est comme ça que Ritu Katri et son mari sont arrivés.
02:44 Aujourd'hui, ils ont réussi à économiser suffisamment pour acheter un petit café.
02:49 J'ai gagné plus.
02:51 Quand j'ai plus de fruits, je paye plus.
02:55 Je garde le plus possible, je gagne un peu, je le mets dans le banque et je l'achète.
03:02 Mais mon père m'a aussi aidé.
03:04 Le mari de Ritu Katri a obtenu le statut de résident cinq ans après son arrivée,
03:09 et un passeport portugais deux ans plus tard.
03:13 Quand il a eu l'âge de six ans, il jouait très bien au football.
03:16 Il a commencé à jouer au club de Santa Antonia.
03:21 Il ne savait pas parler notre langue.
03:24 Il parlait très bien le portugais et l'anglais.
03:27 Il ne savait pas notre nourriture, il n'aimait pas notre nourriture,
03:30 il ne savait pas notre culture et il ne voulait pas aller au Népal.
03:34 Avec le vieillissement de la population,
03:37 la pénurie de main-d'œuvre est particulièrement aiguë dans certaines régions du Portugal.
03:42 Luis Carlos Villa vit dans une zone isolée du nord-ouest du pays.
03:47 Pour lui, les travailleurs étrangers, qu'il embauche en toute légalité
03:51 par l'intermédiaire d'agences de recrutement, sont essentiels.
03:55 Mon père est sorti de la France pour gagner de la vie.
03:58 Et ces gens sont dans la même situation.
04:01 Nous devons comprendre leur nécessité de gagner de la vie,
04:06 de faire des rendements.
04:09 Mais nous avons besoin de cette main-d'œuvre, car nous ne l'avons pas.
04:13 C'est une réalité.
04:14 Les Portugais, au moins à l'intérieur,
04:16 ont cette perception. Il n'y a pas de main-d'œuvre portugaise.
04:20 L'année prochaine, ma famille peut-être sera en Portugal.
04:25 Et ma femme peut-être aussi.
04:29 Les sondages montrent que l'ouverture à l'immigration n'a cessé de croître au Portugal.
04:37 Malgré la récente montée du Parti d'extrême-droite Chega,
04:41 qui prône la tolérance zéro pour l'immigration illégale.
04:46 L'immigration est un objectif.
04:50 L'immigration est un objectif.
04:54 ♪ Piano ♪
04:56 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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