00:00 Face aux attaques russes et à la déstabilisation de l'Europe,
00:04 nous devons envisager de nouvelles actions de soutien à l'Ukraine.
00:07 Celles-ci doivent répondre à des besoins très précis.
00:11 Je pense notamment au déminage, au cyber, à la production d'armes sur place,
00:16 sur le territoire ukrainien.
00:18 Certaines de ces actions pourraient nécessiter une présence
00:21 sur le territoire ukrainien sans franchir le seuil de belligérance.
00:27 Rien ne doit être exclu.
00:28 -Cette guerre peut s'arrêter à n'importe quel moment
00:31 si la Russie décide de retirer ses troupes en Ukraine.
00:34 -Sans franchir le seuil de belligérance.
00:36 Le seul problème, la belligérance, on comprend.
00:38 La co-belligérance, c'est un concept extrêmement flou.
00:43 Vous ne trouverez pas de définition précise
00:45 dans le droit international des conflits.
00:47 Pour être tout à fait trivial, qui définit le seuil de co-belligérance ?
00:50 Le camp d'en face.
00:51 Pour l'instant, depuis le 24 février 2022,
00:54 la Russie dit que nous sommes co-belligérants.
00:56 Je répète ce que j'ai dit depuis hier.
00:58 Est-ce que la Russie a pour autant envoyé
01:00 ses avions Sukhoi sur la France ?
01:03 Elle nous fait la guerre depuis avant le 24 février 2022.
01:05 Elle va continuer, mais de façon hybride.
01:08 C'est aussi le signal donné par la France pour dire
01:11 on vous voit.
01:12 Après le risque, au-delà de l'isolement sur ce seul sujet,
01:15 c'est qu'on voit se défiler, se définir,
01:18 une espèce de mano-mano à mano entre la France et la Russie.
01:21 Je peux vous dire qu'en Allemagne ou en Italie,
01:23 ils sont assez bien contents de laisser
01:25 toutes ces polémiques au coq français.
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